Sa biographie


Salih Amara est née en Algérie et a rejoint son père en 1952 en France. Après mai 1968, elle milite activement au sein de l'immigration « pour être sujet de son Histoire ».

Après 1974, pour casser le mythe de l'immigration au sens masculin du terme, elle crée une troupe de théâtre (10 filles et 3 garçons), Kahina, dénonçant la condition des femmes (mariages forcés, viols organisés...). la piècePour que les larmes de nos mères deviennent une légende sera jouée pendant 6 ans à travers toute la France, suivie de La famille Bendjelloul depuis 25 en France, jouée jusqu'en 1983. Ces pièces ne sont pas publiées.

Forte de cette expérience, en 1979, elle co-fonde Le Journal sans frontière, puis en 1981 L'Association de la Nouvelle Génération Immigrée (ANGI) pour mettre en évidence que « l'intégration est un mouvement nécessairement réciproque ». Elle reste présidente de l'ANGI à Aubervilliers pendant 22 ans au cours desquels elle crée au sein de l'association : une galerie d'art (ART'O), un centre d'hébergement pour jeunes femmes maghrébines en fugue, des universités d'été et des classes vertes pour les enfants, ainsi que des ateliers d'art dans les prisons (notamment le CJD de Fleury, (l'ANGI est la première association à œuvrer dans les prisons), un réseau d'accueil et d'hébergement pour les exilés algériens dans les années 90 etc.

En 1981, en même temps que l'ANGI, elle co-fonde Radio-Beur (aujourd'hui privatisée sous le nom de Beur FM)

En 1983, elle co-fonde avec diverses associations Le collectif parisien pour l'égalité des droits et contre le racisme pour accueillir les marcheurs de la marche dite des Beurs.

Elle écrit, après les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises, la pièce Responsable mais non coupable (non publiée).

Elle publie en 2006 à l'Harmattan L'impasse de la République, récit d'enfance (1956-1962) (ISBN 2-296-01388-0)