Les curés de Saint Louis de France

Père Jean-Marie Vincent (2010 - aujourd'hui)

Le Père Jean-Marie Vincent est originaire du diocèse de Paris. Il a été envoyé à Washington par son évêque, le Cardinal André VINGT-TROIS, et la Conférence des Evêques de France. Il a été nommé curé de Saint Louis de France par le Cardinal Donald Wuerl. Succédant au Père Antoine de Romanet, il est curé de Saint Louis depuis le 1er août 2010.

Père Antoine de Romanet (2002 - 2010)  
 
Né en 1962 dans la Sarthe, le Père de Romanet est un adepte des plans et des mouvements en trois parties (ce qui constitue une "conversion" de ses études effectuées rue Saint Guillaume). Et il se trouve que jusqu'à aujourd'hui il a passé un tiers de sa vie en province (15 ans au Mans et à Tours), un tiers de sa vie à Paris (dont 8 ans à Sciences Po pour le diplôme puis le doctorat en économie internaationale, 4 ans à la paroisse Notre Dame de l'Assomption et comme délégué du diocèse de Paris pour les Journées Mondiale de la Jeunesse de l'an 2000, 2 ans au collège Stanislas puis depuis l'été 2010 à Notre Dame d'Auteuil) et un tiers de sa vie à l'étranger, dans des capitales qui sont toujours plus que strictement "nationales": Le Caire (1986-88, capitale du monde arabe), Bruxelles (1989-92, capitale de l'Europe), Rome (1992-96, capitale de l'Eglise), et Washington(2002-10, capitale du monde occidental).

Tous retiendront les plans de ses homélies, qui figuraient en détail sur la feuille de liturgie remise à tous de dimanche en dimanche, entre les textes de la Parole de Dieu et les chants de l'assemblée. En trois parties et neuf sous-parties se trouvaient exprimées les idées essentielles. Cela permettait de suivre plus facilement l'articulation des idées, cela se mettait dans la poche pour y repenser durant la semaine et cela permettait enfin de bien vérifier que l'on avancait dans le propos, et que l'on s'approchait du Credo...

Alors qu'il était aumônier général au collège Stanislas à Paris, Mgr Lustiger lui a proposé de l'envoyer à Washington. Le Père de Romanet s'y est installé à l'été 2002 avec pour mission de renforcer les liens avec le diocèse local et d'en tisser d;autres avec les grandes institutions internationales présentes dans la capitale fédérale, comme le FMI et la Banque Mondiale. Il s'est impliqué également dans l'action sociale, en direction des sans-abris, des retraités et des clandestins "parce qu'ici, beaucoup de personnes vivent aussi en situation de grande détresse". Et lorsqu'on lui demandait ce qu'il ferait après, il répondait amusé: "si vous voulez faire rire Dieu, faites des projets". (portait signé Michel Zerr, pour le Maine Libre en 2007).

                                                                                                                                                                        

 

 

 

 
                       
Père André Millot (1995 - 2002)  
 
Enfant de la Montagne Sainte Geneviève, André Millot est né en 1943 à Paris. Après des études à Henri IV et en Sorbonne, il entre au séminaire Saint Sulpice et est ordonné prêtre pour le diocèse de Paris en 1969. Un premier temps fort sera l'aumônerie du lycée Balzac, à Paris, de 1971 à 1980. Un second sera l'aumônerie du lycée Victor Duruy, au pied des Invalides de 1980 à 1989. Puis vient Saint Louis de France, de 1995 à 2002, après une année à Philadelphie. Son premier souvenir à son arrivée: son prédecesseur lui présente beaucoup de gens, dont il est difficile de mémoriser d'emblée les noms. "Oh, ne t'inquète pas, ils seront pour beaucoup partis en septembre". A l'effroi du "turnover" succède bien vite l'admiration pour la rapidité d'intégration de tous les "nouveaux" avec qui bâtir une nouvelle années dès les premiers jours de septembre.

La place de la paroisse dans le coeur de chacun, véritable famille, aussi chaleureuse que réactive, frappe vivement le nouveau curé, heureux de retrouver beaucoup d'enfants et de jeunes dans une ambiance proche de ses lumineuses années d'aumonier de lycée. Lors de son premier Conseil PAstoral, on lui demande ses "plans pour Saint Louis". Spontanément, il déclare: "je vais essayer d'être un bon aumonier de lycée, et, s'il me reste un peu de temps, je tâcherai d'être aussi un bon curé!". Ces propos lui furent rappelés à son départ, pour souligner combien il avait magnifiquement allié les deux aspects. Docteur ès Sciences de l'Ordinateur (version Mac), le Père Millot a informatisé toute la gestion de la Paroisse, et créé son premier site Internet. Aimant la musique et la poésie, il s'entendait à merveille avec René Soudée, pilier essentiel de Saint Louis, qui dirigeait la chorale. Il a laissé à beaucoup le souvenir d'une pensée aussi profonde qu'originale et inspirante.

Ce furent pour lui des années "d'avant le 11 septembre". "celles d'une Amérique positive, enthousiaste, confiante en elle-même, avec un dollar roi et une Chine encore timide... une Amérique ouverte, de tous les possibles. faisant fonctionner à plein sa capacié d'intégration...". Une Amérique que le Père Millot a passionnément aimée, la visitant du Nord au Sud et d'Est en Ouest, à cheval et en voiture, pour réaliser combien les USA, ce sont véritablement 50 états au caractère propre, chacun bien affirmé. Après quelques années à Saint Roch, c'est maintenant à Saint Francois de Molitor, à Paris XVI, que le Père André Millot entretient la flamme de son dévouement apostolique.  

                                                                                                                                                                        
 
 
Père Dominique Aubert (1992 - 1995)

Né en 1948 à Paris, entré en 1968 au séminaire Saint Sulpice, ordonné prêtre en 1975 pour le diocèse de Paris, le Père Aubert a été vicaire à Saint Pierre de Montrouge, à Sainte Jeanne de Chantal et à Notre Dame d'Auteuil jusqu'en 1987, avec un ministère tourné vers les jeunes et les aumôneries. Curé de Ménilmontant de 1987 à 1990, il participe à la fondation de la "Fraternité Missionnaire des Prêtres pour la Ville" voulue par le Cardinal Lustiger pour l'évangilisation de la région parisienne.

Après une année à Philadelphie, il rejoint Washington en 1992, avec la charge de délégué des éveques américains pour toutes les communautés francophones, ce qui l'amène à de nombreux déplacements à New York (jusqu'à une fois par mois pour y célébrer la messe!). Il contribue également à la mise en place d'une communauté à Los Angeles.

Le Père Aubert a eu soucis d'ouvrir au maximum la maison paroissiale, en d'en faire un lieu de célébration, de rencontre et de vie aussi déployé que possible. C'est lui qui a terminé, aménagé et inauguré la chapelle de Garrison Street, y a installé chauffage et climatisation, et y a instauré une célébration quotidienne de l'Eucharistie. La chorale a repris un nouveau souffle, venant répéter chaque lundi soir. L'ouverture internationale, notamment vers les africains francophones, s'est trouvée renforcée.

de retour en France, le Père Aubert a été curé de Saint Paul - Saint Louis à Paris, puis à Anet en Eure-et-Loir. et est actuellement curé de la cathédrale de Chartres. Mais jamais il n'a connu une communauté aussi fraternelle que sur les rives du Potomac: "l'éloignement de nos pays d'origine conduit à une vraie chaleur humaine, tandis que la plaque tournante qu'est Washington ouvre sur le monde entier, et permet de regarder la France avec un autre regard".

                                                                                                                                                                        
 
Père Gerard Eschbach (1986 - 1992) 

Né en 1931 à Strasbourg, le Père Eschbach est entré à 19 ans au séminaire des missions africaines de Lyon. Ordonné prêtre en 1957, il poursuit ses études de philosophie jusqu'au doctorat et devient enseignant. En 1963, il s'oriente vers l'ordre dominicain, attiré par la dimension intellectuelle et de recherche qui caractèrise l'ordre des frères prêcheurs. De 1968 à 1980, il sera à Brazzaville, fondant une faculté libre de philosophie faisant rempart au marxisme déferlant alors sur l'Afrique. Puis se seront six années comme directeur général des éditions du Cerf.

De 1986 à 1992, il fut curé de la paroisse Saint Louis, cele-ci appelant de ses voeux un dominicain pour succèderau Père de Rocquois. Le Père Eschbach y a prolongé toute la dynamique de son prédecesseur, avec un accent particulier sur la formation des enfants, et de leur catéchètes! Il a beaucoup travaillé pour l'organisation des retraites des jeunes, et faisait de ceux-ci son absolue priorité. "Trois ans d'expatriation et d'absence de soutien, à 40 ans, cela ne remet pas en cause la Foi; à l'adolescence, faute de ce soutien, cela peut être redoutable".

Sur un autre registre, il a organisé le transfert de la maison paroissiale depuis Porter Street en passant par Cromwell Drive jusqu'à Garrison Street, où il lanca les travaux de construction de la chapelle. Il a aussi considérablement renforcé notre présence à Sainte Jeanne de Chantal, devenue hebdomadaire, avec l'aide puissante du P. Scanlon, curé de Sainte Jeanne, qui fut pour lui d'un grand soutien. Il a enfin développé et structuré nos liens avec le Diocèse de Washington, en lien étroit avec le Cardinal Hickey.

La grande attention du P. Eschbach aux enfants a continué à s'épanouir de 1992 à 2007 dans sa responsabilité de délégué des communautés francophones en Europe Centrale, "de Strasbourg à Moscou et d'Oslo à Athènes", coordonnant une vingtaine de paroisses, avec une priorité absolue pour les jeunes. Il est actuellement (2010) au couvent Saint Jacques des Dominicains (Paris XIII).

                                                                                                                                                                        
                                                                                                                                                 
 
Père Réginald de Rocquois (1968 - 1986)
 
Décédé le 17 février 1992 à Paris, le Père de Rocquois a été pendant 18 ans le curé de notre paroisse. D’une grande piété et d’un grand recueillement, il avait une foi vivante.

Les paroissiens et paroissiennes qui l’ont connu se souviennent de quelqu’un qui avait le don de l’accueil. Sa table était ouverte aussi bien aux diplomates, aux personnalités, aux hauts dignitaires de l’Eglise, qu’aux personnes très simples. Il avait de grands talents culinaires et se levait à 5 heures du matin pour faire la cuisine pour tous les diners qu’il organisait (notamment son fameux canard à l’orange ou ses rognons flambés à l’armagnac).

Il était toujours là pour réconforter et pour aider les personnes dans la détresse. Il rendait visite aux malades avec un grand dévouement. Il a aussi créé le jumelage de notre paroisse avec Saint Martin de Delatte en Haïti.

                                                                                                                                                                        
 
 
 
Père Donat Guillaume (1960 - 1968)
 
Issu de l'ordre franciscain, le Père Guillaume arrivait d'une paroisse de Casablanca qu'il avait fallu ferner lors du grand exode des francais à la fin de la priode coloniale. D'un naturel timide, ne connaissant pas l'anglais en arrivant, il habita d'emblée à la cure de l'Epiphanie, où il lui fallut vivre avec un curé aux antipodes de sa culture. Il débuta modestement en utilisant la chapelle des soeurs de l'Adoration Perpétuelle (dont la supérieure était belge). Cette chapelle était située V Street, près de l'église St Paul. En 1962, grâce à la bienveillance du Père Mc Williams, curé de l'Epiphanie, la messe eut lieu dans cette paroisse chaque dimanche.

Le catéchisme eur lieu à Calvert School sur Rhode Island Ave., puis dans les locaux de l'école paroissiale de l'Annociation. Outre des activités de scoutisme, il existait aussi des cercles d'ACI, des équipes Notre-Dame... Le Père Guillaume poursuivit les prédications de Carême qui avaient été inaugurées en 1957 par le R.P. Carré, dominicain. Jésuites et Dominicains se succédèrent pour ces Conférences: c'est ainsi que le R.P> de Rocquois vint de Lyon en 1966...