Adoration

"L'adoration n'est pas un luxe mais une priorité...Benoît XVI, Angélus, 28 août 2005

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Pendant ce temps de prière silencieuse et d'adoration, la communauté est portée devant le Seigneur, particulierement ceux et celles que la maladie ou le handicap éloignent habituellement des rassemblements liturgiques, ainsi que les intentions qui ont été déposées.

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"Le mot grec est proskynesis. Il signifie le geste de la soumission, la reconnaissance de Dieu comme notre vraie mesure, dont nous acceptons de suivre la règle. Il signifie que liberté ne veut pas dire jouir de la vie, se croire absolument autonomes, mais s’orienter selon la mesure de la vérité et du bien, pour devenir de cette façon, nous aussi, vrais et bons. Cette attitude est nécessaire, même si, dans un premier temps, notre soif de liberté résiste à une telle perspective. Il ne sera possible de la faire totalement nôtre que dans le second pas que la dernière Cène nous entrouvre. Le mot latin pour adoration est ad-oratio  contact bouche à bouche, baiser, accolade et donc en définitive amour. La soumission devient union, parce que celui auquel nous nous soumettons est Amour. Ainsi la soumission prend un sens, parce qu’elle ne nous impose pas des choses étrangères, mais nous libère à partir du plus profond de notre être...(Benoît XVI, JMJ, Cologne 2005)

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 « Venez, …adorons le Seigneur » (Ps 94) 

C’est un appel constant de l’Eglise, ce fut le thème des JMJ de l'été 2005, à Cologne : « nous sommes venus l’adorer » (Mt 2,2) ; c’était le plus grand souhait de Jean-Paul II en cette Année de l’Eucharistie (oct. 2004-oct. 2005) pour tous les fidèles : « je ne demande pas que l’on fasse des choses extraordinaires, mais si le fruit de cette année consistait seulement à raviver la célébration de la messe dominicale dans toutes les communautés chrétiennes et à faire croître l’adoration eucharistique en dehors de la Messe, cette année aurait atteint un résultat significatif » (lettre Apostolique Mane Nobiscum Domini pour l’Année de l’Eucharistie).

Dans l’Eucharistie, comme dans chaque sacrement, nous recevons la vie divine ; dans la contemplation, la grâce reçue est assimilée, elle façonne tout notre univers intérieur, nos pensées, notre volonté, notre mémoire ; elle nous transforme.

La forme par excellence de contemplation eucharistique se trouve dans l’adoration silencieuse devant le Saint Sacrement : c’est contempler la présence réelle du Christ dans les Saintes Espèces, « regarder quelqu’un qui me regarde » (Père Cantalamessa), se laisser imprégner de sa présence et y prendre force, ouvrir son coeur à l’écoute du Seigneur, dans un coeur à coeur.

 « La contemplation chrétienne n’est jamais à sens unique… Il s’agit toujours de deux regards qui se rencontrent : notre regard et le regard de Dieu sur nous. Si des fois, notre regard flanche et vient à manquer, le regard de Dieu lui, pourtant, ne vacille jamais. La contemplation eucharistique se contente parfois d’un simple acte de présence en compagnie de Jésus, à rester sous son regard, pour lui donner à lui aussi la joie de nous contempler, nous qui malgré notre état de créature vaine et pécheresse, sommes le fruit de sa passion, nous pour qui il a donné sa vie » (L’Eucharistie, notre Sanctification, P. Cantalamessa).

Ne redoutons donc ni l’aridité, ni l’ennui, ni la perte de temps ! Le Seigneur sait bien que nous pourrions faire mille autres choses ; mais combien sera-t-il reconnaissant de ce temps que nous lui aurons donné, de ce temps passé en sa compagnie, à ses côtés ; et combien ne recevrons-nous pas !

Tous les vendredis, de 17 h à 18 h, il y a adoration du Saint Sacrement à la Maison Paroissiale : c’est le Seigneur qui nous invite, qui nous attend ; vient qui veut, le temps qu’il veut, pour rencontrer le Seigneur, l’aimer, et se laisser aimer et transformer, pour être en sa présence et compagnie.

« Puisse l’adoration eucharistique en dehors de la Messe, constituer un souci tout spécial des communautés paroissiales et religieuses ; restons longuement prosternés devant Jésus présent dans l’Eucharistie, réparant ainsi par notre foi et notre amour, les négligences et même les outrages, que notre Sauveur doit subir dans de nombreuses parties du monde” » (JP II). A la suite des mages, venez, adorons le Seigneur !

                                                                                                                                                                            Marie-Caroline Russell
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