Gérald Larose

Surtout connu pour avoir été pendant 16 ans  (1983-1999) président de la Confédération des Syndicats Nationaux (CSN), Gérald  Larose est titulaire d’une maîtrise en théologie et d’une maîtrise en service social de l’Université de Montréal. Reconnu pour son humanisme, ses talents de négociateur et son sens de la communication, il est, depuis 1999,  professeur invité à l’École de travail social de l’Université du Québec  à Montréal (UQÀM), titulaire de la Chaire sur l’insertion socio-économique des personnes sans emploi et chercheur collaborateur à divers dispositifs de recherche en économie sociale et solidaire. Gérald Larose assume  un ancrage militant notamment en présidant bénévolement  le Groupe d’économie solidaire du Québec (GESQ),  le conseil d’administration de l’entreprise d’insertion de jeunes Insertech,  le Conseil d’administration de la Caisse d’Économie Solidaire Desjardins et le Conseil de la Souveraineté du Québec.

Gérald Larose a été membre de la Commission sur l’avenir constitutionnel du Québec (Bélanger-Campeau)  et a présidé la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec, le Comité sur les pratiques commerciales dans le domaine du livre, la Consultation publique sur la «proposition de soutien et de reconnaissance  de l’action communautaire, un acteur essentiel du développement du Québec» et le chantier «Pour une société équitable» du Sommet du Québec et de la Jeunesse.

Gérald Larose s’intéresse  aux mouvements sociaux et au développement  des capacités de la société civile. Outre les relations industrielles et les pratiques de négociations, ses objets d’étude, d’enseignement et d’intervention touchent l’économie sociale, l’insertion, le modèle québécois de développement, les comparaisons internationales, la langue et la citoyenneté.

« De la génération de ceux qui ont fermé les collèges classiques pour ouvrir les CEGEPs, mes études furent pétries, comme il se doit, de philosophie idéaliste (le thomisme). La lecture avide de l’œuvre d’un jésuite géologue, paléontologue, philosophe et théologien du nom de Pierre Teilhard de Chardin fit voler en éclat l’armature philosophie acquise de mes « humanités ». Un tournant décisif. De Teilhard de Chardin je suis passé au marxisme, puis à la théologie de la libération (Gustavo Gutiérrez), puis aux mouvements sociaux (Alain Touraine) puis à Karl Polanyi. Pierre Teilhard de Chardin? Une rencontre mémorable! »



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