Danielle Juteau

Danielle Juteau est professeur émérite au département de sociologie de l’Université de Montréal qu’elle a rejoint en 1981, après avoir obtenu son doctorat (Université de Toronto) en 1974 puis enseigné à l’Université d’Ottawa.

Ses intérêts de recherche portent principalement sur les rapports sociaux constitutifs des différenciations et hiérarchisations sexuelles et ethniques. Notons une contribution  à la théorisation de l’ethnicité et des frontières ethniques, à la compréhension d’enjeux contemporains comme le pluralisme, la citoyenneté et la transformation des systèmes de sexage, à l’analyse comparative, notamment dans le cadre des échanges Canada-Hongrie, et à l’impact des politiques sociales.

Après avoir contribué à l’essor initial des études féministes à l’Université d’Ottawa, Danielle Juteau a fondé en 1988 le Groupe de recherche ethnicité et société (GRES) et le Centre d’études ethniques des universités montréalaises (CEETUM) dont elle a assuré la direction entre 1991 à 1995. Elle fut Titulaire de la Chaire en relations ethniques de l’Université de Montréal depuis sa création en 1991 jusqu’en 2003.

Parmi ses ouvrages scientifiques, mentionnons: Un métier et une vocation : le travail des religieuses au Québec de 1901 à 1971, écrit en collaboration avec Nicole Laurin et paru aux Presses de l’Université de Montréal en 1997, sur le travail des religieuses, effectué hors salariat  à l’extérieur du foyer, lequel est comparé à celui des mères-épouses et des salariées.  L’ethnicité et ses frontières (PUM 1999) propose une théorisation des dimensions internes et externes des frontières ethniques qui rapports sociaux ethniques qui transcende l’ethnicité-essence  et l’ethnicité-illusion.

Ses travaux actuels incluent une recherche comparative  sur la théorisation de l’ethnicité dans le système-monde et une critique féministe et matérialiste du substantialisme féministe.


Le sexage : un concept trop radical pour le XXième siècle?
Par son approche féministe matérialiste, Guillaumin a su dépasser l’opposition entre féministes radicales et féministes marxistes, et transcender leurs lacunes respectives. Quel est l’apport spécifique de la théorie du sexage, ce rapport d’appropriation constitutif des catégories de sexe ? Comment ce rapport s’articule-t-il à d’autres rapports sociaux? Quelle est sa pertinente actuelle, face aux analyses intersectionnelles et postcoloniales?




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