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 L'aventure livadienne se poursuit !

Découvrez le Grand Royaume de Livadia !


1. Histoire


Rien ne prédestinait la petite ville de Livadia à se singulariser des autres villes de l’Orient russlave. Fondée en 1815 par le tsar Nicolas Ier à l’extrémité de la péninsule de Lazournaïa, la ville abrite rapidement un petit palais d’été et devient le lieu de villégiature favori de son fondateur.

C’est à la faveur de la grande guerre civile du printemps 2014 que Livadia sort de l’anonymat et rentre dans l’Histoire. Alors que la Russlavie sombre, le Gubernya d’Orient tombe sous la coupe des factions merksistes soutenues par la Valdisky. Ce contrôle est toutefois assez lâche, et la ville de Livadia reste sous l’autorité impériale grâce aux mesures de salut public décrétées par le Comte Ostermann-Ivanovitch. L’alerte étant passée, Livadia reconquiert son arrière-pays -la péninsule de Lazournaïa- et grâce à des talents insoupçonnées, se lance dans une grande épopée libératrice. 

Les Livadiens prennent Krasnovosk, s’enhardissent jusqu’à Verstinskia, et vont même jusqu'à Svetivostok qui tombe en leur pouvoir après un affreux massacre. Mais déjà, les Livadiens ne font plus la guerre pour le Tsar mais pour leur propre compte. Bielnost, rivale séculaire dans le commerce maritime, est mise à sac après sa reddition.

Le 30 mars, devant l’apathie du gouvernement central et souhaitant conserver les fruits de l’Orient conquis, Livadia proclame son indépendance. Le Comte de Livadia se fait Prince et organise sa satrapie. La cité gère désormais sa sphère d’influence pour son seul profit. Le butin de guerre et l’afflux des richesses permettent à la ville de croître et de s’embellir de nombreux monuments. Ses armateurs la dotent d’une grande flotte commerciale. Livadia - que ses habitants appellent tout simplement la Ville - rayonne sur tout l’Orient et les Livadiens traitent ce dernier à peu près comme un domaine colonial qui doit sous-tendre la thalassocratie livadienne.

Cet âge heureux est remis en cause lorsque le pouvoir russlave, à travers la Régente et fille du dernier tsar, se reprend en mains et entend réunir à nouveau tous les territoires de l’ex-Russlavie. Les Livadiens refusent de revenir sur leur indépendance, et prennent en gage Kalingrad (18 février 2015) où ils desservent leur cause en se rendant coupables d’affreuses tueries. Le bras de la Régence est l’armée édoranaise. Deux divisions sont déployées et reprennent Kalingrad. Imprudemment engagées sur le territoire de la Principauté, elles sont sévèrement étrillées par la Grande Armée Livadienne qui s’annexe par la même occasion la gloire d’avoir vaincu la première armée du micromonde. Le Général de Hauteville réagit vigoureusement et envoie toute une armée édoranaise à l’assaut de l’Orient. Inférieurs en tout points, les Livadiens se battent bravement, parviennent à imposer quelques coups d’arrêts à leur ennemi, mais ne peuvent reprendre l’initiative. C’est l’élément russlave du conseil impérial qui vient au secours des armes de la Ville. Un armistice est hâtivement conclu entre les Russlaves pressés de voir le départ de l’imposante armée édoranaise, et les Livadiens, soucieux d’éviter une débâcle. Le traité de paix est signé le 17 mars 2015, il met fin à la Première Guerre d’Orient et consacre une semi-autonomie de Livadia au sein de la province d’Orient.

Rapidement, le Prince de Livadia fait montre publiquement de son insatisfaction. Les Édoranais n’évacuent pas l’Orient et la Régence échange un candidat pour un autre au trône de Russlavie. S’estimant floué, le Prince de Livadia déclare à nouveau son indépendance et lance la Seconde Guerre d’Orient. Fait croustillant, Nikolai Ostermann-Ivanovitch est obligé dans cette épisode burlesque d’affirmation, de renonciation, et de réaffirmation de son indépendance à pratiquer la surenchère. Cette fois-ci, à défaut de Prince, il se Roi. 
La marée livadienne couvre à nouveau l’Orient, et vient battre les flancs de l’armée édoranaise cantonnée à Steenstand en Orient. C’est le Prince Alexandre de Klausbourg, aventurier énigmatique élevé au grade de Feld-Maréchal de Russlavie, qui met fin au conflit. Le Traité de Cheremkhovo (10 octobre 2015) acte la reconnaissance du Royaume de Livadia par l’Empire de Russlavie. Les Livadiens ont obtenu gain de cause et une paix éternelle est promise entre les deux États.

2. Géographie

Le Traité de Cheremkhovo consacre l‘indépendance de Livadia et de tout son arrière-pays. Le Royaume a une superficie de 9 000 kilomètres carré, ce qui correspond à la péninsule du Lazournaïa et à une bande de terre qui couvre la côte septentrionale du golfe éponyme.

Au 1er mai 2016, le Royaume compte environ 265.000 habitants. Livadia est le principal foyer de peuplement du pays avec une population urbaine s’élevant à près de 150 000 âmes.


3. Politique

Le régime politique du pays est la monarchie absolue. Le pouvoir est exercé par le Roi et par sa descendance masculine légitime naturelle ou adoptive. Il l’exerce par le biais de décrets enregistrés par le Conseil de la Ville qui regroupe les princes livadiens, les titulaires des grandes dignités du royaume ainsi que des personnes les plus influentes dans la vie de la Cité. 

La Constitution stipule que le Conseil de la Ville peut casser certaines délibérations royales en quelques cas, mais dans les faits, il n’est que la créature docile du souverain qui décide de sa composition.

Le Roi décore ses sujets les plus méritants de l’Ordre Royal de Livadia, qui récompense les efforts consentis à «l’indépendance, la prospérité et la gloire de la Ville. »

Le traité de Chermkhovo fait du Royaume de Livadia un État indépendant mais associé à l’Empire de Russlavie. De facto, le pays est un protectorat russlave mais conserve une souveraineté intérieure complète.


4. Armée

L’Armée Livadienne a une fonction purement défensive. Le Roi est son commandant en chef. Elle compte environ trois mille hommes et se compose d'un régiment.

L'armée livadienne, quoique de fondation récente, a une histoire militaire riche. Il faut citer notamment le LIV Régiment, aujourd'hui dissous.

Cette unité était le groupe de combat d'élite de la Grande Armée Livadienne qui, pour mémoire a gagné ses lettres de noblesse, en tenant tête à l’armée édoranaise lors des deux guerres d’Orient. 

Aujourd'hui, le VII régiment est  la seule unité militaire de Livadia . Il est affecté à la défense de la Ville et de ses frontières. Il compte, entre autres, le bataillon des Gardes Livadiennes qui assure la sécurité de la famille royale et qui marche en tête du VII régiment.

La Marine Livadienne emploie mille hommes et déploie trois vaisseaux: deux patrouilleurs (NML 14 octobre, NML Ventspils) et une frégate (NML Ludmilla). Le pays n’entretient pas d’aviation militaire. 


5 - Cultures et religions.

Le Royaume de Livadia ne se singularise guère culturellement de l’Orient russlave. Sa spécificité provient de sa religion. Livadia est en effet le seul pays à majorité zorthodoxe de l’aire russlave. Cathodoxe avant l’indépendance, la population s’est convertie à la suite des menées évangélisatrices de la Reine de Livadia (La famille royale, d’origine zaxonne, est resté de confession zorthodoxe) et du frère prédicateur Conrad de Zaxe. 

Au 14 août 2015, le Roi entérine cette conversion, proclame la Zorthodoxie religion d’État, cependant il garantit la liberté de culte.


6 - Économie 


La guerre et les butins ont permis à l’économie livadienne de faire un formidable bond en avant. Le pays est une puissance économique régionale. En 2014, l'éminent historien Guennadi K. Iakovlev écrit:

«Les rentrées d'argent de Livadia étaient désormais énormes comparées à celle d'antan. Le Prince avait entrepris de promouvoir l'industrie, dans l'esprit du mercantilisme. Il prit un certain nombre de mesures pour faire progresser le commerce et l'industrie, il favorisa la population urbaine de toutes les manières possibles. Les villes obtinrent une autonomie fort étendue, la bourgeoisie fut exemptée du service militaire. Le prince embaucha des spécialistes étrangers, noordzelandais surtout, à des conditions très intéressantes, pour rechercher les minerais d'or et d'argent, créer de nouvelles industries. Il accueillit cordialement tous les étrangers, à la condition qu'ils forment les fabricants et ouvriers livadiens avec zèle et sans manigances secrètes. Déjà des dizaines de nouvelles tanneries, filatures, et autres usines, des ateliers de mécanique, et des chantiers navals donnaient du travail à quarante mille ouvriers. Le commerce maritime, activité séculaire de Livadia, allait d'ailleurs croissant. Libéré du joug russlave amorphe et abrutissant, ses sujets créaient, produisaient et progressaient. Industrieux, et épargnés par les maux de la guerre civile, il créaient un commerce florissant.

Livadia, elle aussi, changeait. La belle endormie était devenue la capitale d'un État dynamique. Ce qui attira dans la région un grand nombre de moujiks. La ville vit croître ses revenus et sa population qui atteignait désormais soixante mille âmes. Les hauts lieux de la ville était toujours le palais d'Été et l'Opéra le long de la grande avenue, mais la ville provinciale avait changé. Comblant les espaces non construits derrière les remparts, elle avait grandi. et était désormais percé de nombreuses avenues où s'alignaient de beaux hôtels particuliers illuminés la nuit par l’éclairage public. Son essor était très rapide, et elle avait supplanté Svetivostok qui, depuis sa mise à sac, peinait à se relever de ses cendres. Le prochain but gouvernementale avoué serait de créer une grande flotte commerciale livadienne et de concentrer tous les rouages de l'importation et de l'exportation dans la chère ville.

Les vieux Livadiens ne reconnaissaient plus leur ville, mais ils reconnaissaient que Nikolai Ier est nécessaire. Ce prince offrait à son peuple les réformes répondant à ses besoins profonds. La vieille Livadia avait épuisé ses forces. Sa mission était accomplie, son rôle jouée, elle pouvait disparaître. Un nouvel Orient devait voir le jour. Le peuple était prêt à se mettre en marche, et il avait enfin un chef.»
L'auteur anticipe sur les succès du négoce maritime qui est devenu aujourd'hui le domaine d'excellence de la Ville. Il perçoit également la mise en place d'une politique de libre-échange qui a favorisé l'émergence d'une grande flotte marchande livadienne. Ainsi, le pouvoir économique de la Ville est entre les mains d'une haute bourgeoisie d'armateurs choyée par son souverain.

Aussi, alors que son voisin russlave connaît de manière endémique la guerre civile et  la flémingite, les Livadiens bénéficient d'un niveau de vie élevé.

 

Nos remerciements au CMV scanthélois pour la réalisation du drapeau livadien.

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