01 février 2004

     Rotary news

                                                                      Club Troyes Val-de- Seine

       NUMERO 1   3 février-11mars 2004

 Voici donc le 1er numéro de l’organe de  liaison ressuscité du club Rotary Troyes Val-de-Seine. Se voulant résolument moderne, il est électronique. Le temps béni où, après Jean-Claude MIOCQUE et Bernard JOUAN, Pierre AUCLIN (14 ans), puis Jacques BARRANGER (10 ans) ont assuré seuls la rédaction du bulletin, sa mise en page dactylographiée, son impression, sa reliure et enfin son expédition, est révolu. Les modalités de ce nouveau lien sont explicitées plus loin  (réunion du 17 février).

Un mot sur les mérites de cette formule plus souple et plus facile à réaliser. Ce successeur du bulletin n’est pas un succédané. Il doit contenir tout ce qu’on est en droit d’en attendre : mot et informations du président, programme, comptes-rendus des réunions et activités du club, suggestions et avis approbateurs ou critiques des membres, et aussi, à l’initiative de chacun, des digressions philosophiques, historiques, humoristiques… et si possible des illustrations reproductibles à l’ordinateur (dessins, photos, documents).

 Une évolution donc, et non une révolution, qui a le grand avantage de faire participer l’ensemble du club à une œuvre collective dont chacun se sentira responsable.

 

                                             Février 2004


Mardi 3 février

 À 19 heures, nous sommes 19 membres, y compris quelques épouses fidèles, pour accueillir un sympathique revenant, Philippe CONTANT qui, après des années de relâche rotarienne, est venu nous parler de « l’évolution de la profession d’administrateur judiciaire ». Notre président fondateur, Jean PIGNEROL, nous avait entretenus en son temps de sa profession de syndic, ancêtre de celle d’administrateur judiciaire. Il était particulièrement intéressant de voir le chemin parcouru depuis 1982, année d’arrivée de Philippe à Troyes.

L’administrateur judiciaire, administre certes les entreprises en difficulté, mais reçoit aussi des missions plus ou moins spécifiques confiées par les tribunaux.

Etant donnés les changements du contexte dans lequel elle s’exerce, la profession a été soumise à une évolution de ses statuts, résultat du vote de lois successives.

En 1982, on a des syndics et des administrateurs provisoires.

En 1984, il existe 2 professions distinctes, administrateur judiciaire et liquidateur, dont le nom, on en convient avec Philippe, n’est pas très «sexy», mais on n’a semble-t-il pas trouvé mieux jusqu’ici.

Ces professions ont en commun d’être des professions libérales, de ne pas être des charges, d’avoir ensemble un fonds de garantie et d’être contrôlées par un Conseil national qui assure leur représentation, la formation et la discipline. À souligner que les administrateurs ont une compétence nationale, et les liquidateurs, régionales.

Le but initial, qui était avant tout de sauver l’entreprise en assistant les dirigeants tout en essayant dans la mesure du possible de dédommager les créanciers en réalisant l’actif, s’est trouvé sensiblement modifié par l’obligation de tenir compte de l’évolution des données politiques, économiques et sociales. Un exemple en est la demande fréquente de mise en place d’un plan social.

De spécialistes de la crise de l ‘entreprise due à des problèmes de trésorerie ou de litiges au niveau du pouvoir ou des actionnaires, nécessitant la recherche d’une solution, les administrateurs ont maintenant en théorie de plus un rôle de prévention. Mais celle-ci est devenue «une tarte à la crème» dont tout le monde se mêle, hommes politiques, collectivités territoriales, organismes professionnels, consulaires, syndicats…

En conclusion, les réformes ont proliféré (1976, 1982, 1985, 1988, 1994, 2003) apparemment toujours en retard sur les événements. En sera-t-il de même pour celle de 2004 en discussion parlementaire ? N’est-ce pas inévitable devant l’accélération des processus telle la réduction inexorable de la durée de vie des produits et donc des marchés.


Merci à Philippe qui a su rendre claire, dans le bref temps imparti aux invités du mardi, une question technique complexe et changeante. Espérons qu’il n’a pas été affecté par le commentaire final, fruit de l’expérience, de Jean PIGNEROL: « il y aura toujours chaque année à peu près le même nombre de morts d’entreprises…  avec heureusement un nombre égal de créations. »                                                                                                                                                                       X BERTHIER

 

Mardi 10 février

            La recherche d’une salle de réunion ayant abouti à élire domicile provisoirement dans la salle à manger du siège, le président donne la parole à  Pierre LOTTE, Directeur de la Société générale de l’Aube, pour son exposé statutaire, agrémenté d’un diaporama sur MONEO.

            À l’image de la carte de téléphone, et compte tenu de ce que la puce CP 8 est tombée dans le domaine public, les organismes bancaires ont eu l’idée de développer une carte réservée aux petits achats d’un montant maximal de 30 € destinée à remplacer les pièces et les petits billets pour les achats de la vie courante (boulangerie, journaux, horodateurs variés). Dès lors que le problème de la recharge est réglé, on voit les avantages de vitesse de paiement et de moindre encombrement pour le consommateur comme pour le commerçant.

            La mise en place n’a pu se faire en même temps que celle de l’euro car plusieurs systèmes concurrents, basés sur des logiques dissemblables, ont  été expérimentés sans que les pouvoirs publics puissent unifier les choses en temps opportun. Après des tests à Tours et dans le Finistère, la généralisation de MONEO est intervenue sur tout le territoire métropolitain, et notamment la Champagne, à partir de juin 2003.

Mais le démarrage est très lent et le nombre de transactions en 2003 n’a même pas représenté 2 jours de transactions annuelles de la Carte bleue! La principale raison semble être le caractère payant - un forfait de 5 à 10 € par an – pour les usagers et une commission pour les commerçants, bien que les coûts de développement indiscutables d’une telle mécanique doivent être contrebalancés par les économies en matière de sécurité, de transports de fonds, de distribution de billets, pour l’ensemble du système bancaire, et de moindre coût de compensation du vandalisme (vols et autres agressions) pour la société en général, à l’instar des cabines téléphoniques il y a 15 ans.

Pour conclure, il est apparu que dans l’assistance, seules 3 à 4 personnes disposaient de MONEO et encore parce que ce service avait été mis automatiquement, et pour l’instant gratuitement, par leur banquier sur leur carte bancaire, et qu’aucun ne l’utilise !

Tous les présents ont apprécié cette très simple causerie puisque l’orateur a eu du mal à terminer sa présentation tant les questions ont fusé venant des membres comme des quatre conjointes présentes.

Symboliquement, avant de lever la séance, le président a accroché une nouvelle roue rotarienne au revers de la veste de Pierre.

                                                                                   JA LESNARD

             

Mardi 17 février

 

Le président, Jacques-André LESNARD a choisi pour le dîner mensuel entre hommes le restaurant gastronomique LES GOURMETS et c’est 19 convives qui ont profité de l’aubaine. 

En hors d’œuvres, la question de la continuation du bulletin, en suspens après le départ du talentueux Jacques Barranger apparemment irremplaçable, a été réglée de la façon suivante :

Xavier BERTHIER devient coordinateur.

Au début de chaque réunion le président de séance désigne un rapporteur qui en fait un compte-rendu. À noter que, si chacun prend gentiment son tour, celui-ci ne reviendra que deux à trois fois par an. Ce compte-rendu est ensuite rapidement transmis à Xavier (qui le met si besoin en forme, en en respectant l’esprit et si possible le style – pardon d’avance pour les éventuelles susceptibilités d’auteur froisséesNDLR ), et le stocke dans son ordinateur.

En début de mois, il transmet électroniquement au secrétaire du club la suite des comptes-rendus pour archivage papier et pour envoi à tous les membres, soit par Internet, soit par courrier, si possible avec le programme du mois suivant.

Au cours du repas quelques nouvelles ont été échangées :


Le pick-up offert par le club a été repéré roulant au Burkina-Faso avec sur ses flancs l’inscription « don du Rotary Troyes Val de Seine ». Des photos de l’évènement ont circulé au milieu des plats. Nous espérons que Jacques BARRANGER nous apportera bientôt des précisions sur cette affaire.

 Bernard JOUAN, en raison de son âge, a demandé à passer dans le cadre de réserve. Cheville ouvrière du club depuis de très longues années, il sera regretté par tous, mais ceci n’étant pas un avis nécrologique, chacun sera heureux de le revoir dans les grandes occasions auxquelles il est d’avance convié avec Madeleine.

Un changement du siège du club est envisagé depuis quelques temps. Un tour de table n’a pas permis de trancher.

Pour, la situation centrale, la beauté (un peu datée ?) du cadre, l’habitude.

Contre, service devenu inexistant, organisation difficile des repas.

Aucune décision n’est prise pour un autre lieu (T.C.T. ?) mais il est souhaitable de prévoir une solution car resterons-nous longtemps désirés au cercle Saint-Pierre ?

Des propositions sont faites pour attribuer, tout ou partie des 3.977 € dont dispose notre T.P.G. (Trésorier pédiatre général) pour nos œuvres, à Huma-club (Jacques SIBAUD et Bernard GILLIER), à Regain (présidente Colette GULDEMANN), sans oublier la Ligue contre le cancer. Il est rappelé le principe d’aider en priorité des associations locales s’intéressant si possible aux jeunes.

Etienne COPEL aux programmes depuis bientôt 3 ans, voyant s’épuiser son carnet d’adresses, demande des suggestions pour les réunions futures. Plusieurs idées sont émises : visite des nouveaux Ets Jacquot aux Ecrevolles (Pierre AUCLIN), Ateliers S.N.C.F. à Romilly (Alain Pinçon), Ets Soufflet à Nogent (Pierre LOTTE en liaison avec le club local.

Pour fêter grandiosement le Centenaire du Rotary international qui tombe en 2005, le futur président, Jean FrançoisGRANVEAU, qui a déjà quelques idées, aimerait en recevoir d’autres des membres du club.

En conclusion soirée très conviviale au cours d’un bon repas.

                                  

 

                                                                                        G HODIN

 


Mardi 24 février

 

C’était un mardi 24 février, pour un apéritif au club, pendant les vacances scolaires de février. Nous étions peu nombreux, d’autant que le président JAL était parti au ski mais, même si le chat n’était pas là, les souris s’étaient bien retrouvées rue de la montée St Pierre. Nous étions 15, sous la présidence de JF GRANVEAU, et nous avons eu le plaisir d’accueillir des invités que connaissaient Jean-Louis et Françoise CHATON (rien à voir avec les souris…  fine plaisanterie de BS qui voulait, c’eût été dommage,  qu’elle ne figure pas dans le compte-rendu – NDLR) . Devant ces invités, M. et Mme Gérard BOUTTEN  (20 rue de Riche bourg à St Pouange – tél. : 03 25 54 1 79 60), chacun s’est présenté, tant sur un plan professionnel que sur ses antécédents au Rotary. M et Mme Gérard BOUTTEN ont ensuite parlé d’eux.  M. a évoqué son passé dans la banque et des organismes apparentés qui l’ont amené à beaucoup déménager (13 fois en tout). Il a eu une expérience rotarienne  pendant 3 ans, à Lille, dans un club où les repas semblent avoir été le principal thème de réunion. Mme, née Santin, est d’origine troyenne, ce qui les a conduits à prendre leur retraite, près de leurs enfants, à proximité de Troyes. Ces gens charmants ont posé beaucoup de questions sur le fonctionnement de notre club. J’espère que nous aurons le plaisir de les revoir.

 

JFG a conclu de quelques mots cette sympathique soirée «entre nous ».

 


                                                                                         B SOTO-MAYOR

 

                                                                        ***

 

                                                  Mars 2004

 


Mardi 2 mars

 

Vacances obligent, mais la raison est-elle suffisante et justifiée ? nous sommes douze pèlerins ce soir. Réunis autour de Jacques-André et de son «vice», Jean-François, et après avoir vidé les dernières bouteilles de la réserve en toute convivialité, le président nous entretient de divers sujets :

            La conférence de District aura lieu le samedi 3 avril 2004 à Chalon-sur Saône (demandez le programme).

            Un projet de grand soirée «Gospel» est initié par Gabriel JEUNOT de Troyes Comte de Champagne avec les 3 clubs pour commémorer le centième anniversaire du Rotary.



L’association «Regain» ayant été désignée comme bénéficiaire de notre aide, Jacques SIBAUD demande la concrétisation sans tarder de notre obole.

Gérard BOUTTEN, préretraité rotarien, installé depuis 2 ans dans l’agglomération troyenne dont sa femme est originaire, demande à rejoindre notre club. Nul doute, qu’après approbation du comité, ce dernier soit mis sur l’orbite des futurs présidentiables.

Grâce à l’hospitalité de Jean-François GRANVEAU, la conférence du 23 mars aura lieu au T.C.T. (et non  au siège comme il était  indiqué sur le programme initial) à 19h30 avec repas.

Les modifications à apporter à l’annuaire sont à transmettre à notre secrétaire, Louis JAILLANT.

Indigne rapporteur ( mais non !  NDLR ), je n’ai pas noté la date de la fiesta organisée par le club de Bar-sur-Seine dont nous sommes le parrain. Le prochain compte-rendu devrait répondre à votre attente.

Enfin, après d’autres bavardages habituels et parfois intempestifs, la séance est levée, une fois n’est pas coutume, à 20 heures.

                                              

                                                                                                                                                  B.  GILLIER

Mardi 11 Mars

Conférence « Les Violences Urbaines »

par le Commandant LACLEMENCE,

commandant le CRS 35 et professeur de sociologie à l’UTT.

 

Après avoir présenté l’héritage du monde romain (centre ville et « bande d’une lieue ») dans l’organisation actuelle de nos villes, le commandant met en exergue les grandes différences (historiques, culturelles …) entre la France et le monde anglo-saxon, modèle qui cherche à s’imposer, par quelques exemples :

-        L’Angleterre regroupe environ 70% de sa population dans quelques villes en 1860. Ces villes sont constituées d’un regroupement de communautés étanches, issues de villages ruraux, d’immigration.

-        Dans le même temps, la population rurale représente 80% en France. Le décès des hommes (révolution, terreur, guerres napoléoniennes …) favorise le retour des femmes vers leurs villages. La troisième République scelle la nation avec l’école et l’apprentissage obligatoire, l’autorisation de constituer des associations et la possibilité de manifester dans la rue.

L’organisation des bandes nous est ensuite présentée : Les bandes comportent dorénavant des individus de 8, voire moins, à 25 ans. Ce phénomène fait cohabiter à la violence originelle, oedipienne (indispensable à la construction de tout individu) pour les moins de 14 ans une violence de frustration, de révolte pour les plus de 18 ans. On peut noter la perte des rituels du passage de l’enfance à l’adulte. Face à ce phénomène quelle peut-être la répression appropriée ?

Puis le commandant Laclémence évoque 6 paradoxes autour de la violence :

1.      la tolérance 0 cible et médiatise sur l’acteur et non pas sur la victime. Attention au passage de la force de la loi à celle de la loi de la force par un armement des victimes.

2.      le besoin d’anonymat se superpose à celui du regroupement (stade, fête de la musique …). Ceci entraîne de multiples ruptures.

3.      aujourd’hui l’homme peut être partout et nulle part. cf. 11 septembre, monde virtuel …

4.      Sommes-nous prêts à accepter notre propre violence ?

5.      nous avons la mémoire de la violence et cette mémoire nous hante, il nous faut obligatoirement la légitimer.

6.      On prône l’ordre mais ce serait plutôt le désordre qui nous gouverne. Cf. remplacement du feu rouge (succession ordre, désordre) par le rond point (désordre permanent mais autogéré)

Le commandant conclue sur la médiatisation beaucoup trop importante de la violence notamment celle des banlieues. Elle ne représente que 8% du total mais on ne parle quasiment que d’elle.

Enfin il se livre au jeu des questions réponses : l’intégration est et sera-t-elle possible ? quel est le rôle des médias ? Parle t-on de la violence ou du sentiment de cette violence ? …

Nouvelles rotariennes :

§  Les idées concernant la journée de notre club au mois de mai sont à remonter à Bertrand Soto-Mayor.

§  Le club doyen organise une visite du centre de formation des personnels du niveau Etat-Major à Mailly le Camp le lundi 29 mars à 19h. Voir mail de Jacques André du 10 mars.

Le Président Jacques André conclue cette brillante soirée à 20h30, signe de l’intérêt de l’ensemble des participants pour notre orateur.

M ARRAGON

              

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