Un signe de Cœur entre Ciel et Terre.

 

 « Comme chaque vendredi soir, seule devant ma TV, j’écoute le journal télévisé. Au moment où la musique du générique retentit, je suis saisie par un bruit en provenance de ma cuisine. Un bruit, comme si quelque chose tombait et se brisait.

 

Je me lève et me dirige vers cet espace. Je découvre sur ma droite avant d’entrer dans la  pièce, que de l’eau coule d’une petite table et, à mes pieds, j’aperçois deux petits morceaux de verre.

 

Immédiatement, mes yeux se dirigent vers un vase, un solifluer  rempli de petits boutons de roses rouges. Ce vase est brisé et laisse apparaître dans son verre fin, deux trous. Je suis triste car ce vase, j’y tiens beaucoup, en souvenir d’un être cher.

 

Quelques jours auparavant, ma fille avait décoré cette petite table sur le thème du verre et de la transparence. Elle avait rassemblé plusieurs objets en verre plus ou moins fin. Ce n’était pas le plus fin qui s’était brisé mais celui qui était le plus cher à mes yeux..., à mon cœur.

 

Tout de suite, j’ai pensé : « pourquoi ce vase et pas les autres ? J’ai même imaginé que le son trop fort de l’émission en était la cause, qu’il avait peut-être traversé le bois pour atteindre le verre. Non, le bois n’est pas conducteur. Mais en regardant de plus près, je constate que l’ouverture à la forme d’un cœur. Je ramasse les morceaux de verre tombés sur le sol et tente de les placer sur le vase. Il s’agit bien de leur emplacement.

 

 

 

 

Alors, je prends peur et me dit que cela n’est pas possible. Effrayée, je m’allonge sur le canapé, plus triste qu’avant, en regardant ce vase.

 

Le vase est cassé. Qui l’a brisé ? Le son de la TV ou… ? Je n’ose pas y penser. Est-ce Emeline, ma nièce qui nous a quittés en 2005 ou mon amie Mimi, âgée de 80 ans,  partie 3 mois plut tôt ?

 

Je lui avais offert ce vase pour mettre les gros boutons de roses de mon jardin.

 

En juin 2009, lors d’une communication par l’intermédiaire de Jean Pernin, Emeline me confirme que c’est bien Mimi qui a brisé le vase. »

 

 

Témoignage : Véronique - Nantes