Les Noces de Cana.

 

 

À l'occasion d'un séjour en Israël, nous eûmes le privilège de marcher dans les pas du Christ, en allant sur les lieux supposés de sa naissance, de sa vie et de sa mort. En tout cas, ce pèlerinage étant organisé dans un cadre catholique, ce furent les évangiles canoniques qui nous servirent d'itinéraire et de guide. La ville de Cana, située à proximité de Nazareth, en Galilée, fut l'une de nos premières visites. C'est dans cette localité, au cours d'un repas de noces, que Jésus changea l'eau en vin. En effet, interpellé par sa mère Marie qui lui dit que le vin est devenu manquant, Jésus répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue. » Il s'agit là d'une bien curieuse réponse du fils à sa mère, qui ne manque pas d'intriguer. S'agissant de cet épisode rapporté dans l'évangile de Jean, un message de l'au-delà, reçu en soirée du lundi 2 novembre 2009 et complété par la suite, nous apporte de très intéressantes précisions : 

 

« Le Seigneur n'a pas changé l’eau en vin à Cana, là où vous êtes allés. C'est à Cana, au sud du Liban, que le miracle s'est produit. Le miracle de l'eau s'est bien produit à Cana, au Liban. Non, ce n'était pas le mariage de Jésus, mais celui d'un admirateur de Jésus qui l'avait invité avec sa mère et ses disciples. Il s'agissait du mariage de Nathanaël et de Marie. Nathanaël devint, par la suite, le disciple de Jésus.

 

 

 

 

Quant à la réplique plutôt surprenante de Jésus, elle ne s'adressait pas à sa mère, mais à la jeune mariée qui portait le même prénom. C'est pour elle, en effet, que le Seigneur Jésus s'est exprimé en ces termes. Marie, la jeune mariée, a constaté rapidement que le vin allait manquer. C'est la raison pour laquelle elle s'en confia à Marie, la mère de Jésus, pour savoir s'il lui était possible de demander à son fils de réaliser un prodige, parce qu'elle savait que Jésus avait déjà fait parler de lui en ce sens. Marie, la mère de Jésus, s'approcha donc de son fils en lui formulant cette requête de Marie qui l'accompagnait.  Mais, Jésus n'avait pas l'intention de produire le miracle attendu.

 

Le Maître Jésus avait déjà mis à profit la puissance de son esprit sur la matière, au cours des précédentes années de sa vie dans la communauté essénienne. Mais ces miracles ne furent pas dévoilés hors les limites de la secte, et n'eurent aucun écho parmi les évangiles canoniques, malgré leur connaissance plus tard avérée. 

 

Le miracle spectaculaire de Jésus n'était pas au programme des festivités. L'heure n'était pas venue pour lui de réaliser un tel exploit. C'est pour cela qu'il dit un peu vertement à Marie, mais également à sa mère par la même occasion, que son heure n'était pas encore venue de se révéler aux yeux du monde qui l'entourait. Mais, pressé par cette demande qui venait du cœur de Marie et qui servait aussi le jeune marié nouvellement acquis à sa cause, Jésus n'a pas résisté à l'appel de ces cœurs attendris.

 

Il a mis néanmoins en garde les invités contre tout excès de boisson alcoolisée. Il ne voulait pas encourager la beuverie, contraire à ses principes de vie. C'est là tout le sens de son étonnante réaction. Le Seigneur ne voulait pas montrer l'exemple de l'excès, lui qui mesurait toute chose avec justesse. Il profita d'ailleurs de cet instant privilégié pour dire aux invités que la vigne et le vin étaient le symbole de leur vie. Il leur rappela que le sang qui coulait dans leurs veines était semblable à la sève de la vigne et qu'il convenait de couper  pour la vigne comme pour l'humain  les membres morts ou défaillants. Il voulait dire par là que les activités nuisibles semblables aux sarments inutiles de la vigne, devaient être séparés du corps et jetés au feu, afin que la vie donne de beaux et bons fruits. Le fruit sain ne peut croître qu'à partir d'un corps et d'un esprit sains. L'enseignement fut entendu mais très rarement compris parmi les invités. Mais le Seigneur savait que sa mission ne faisait que commencer. 

 

Tel fut donc l'imbroglio rapporté de façon incomplète dans l'évangile de Jean. Parfois, il y eu confusion dans les paroles rapportées du Maître Jésus. C'est la raison pour laquelle certains écrits évangéliques sont parfois hermétiques ou incompréhensibles. »