PETIT LEXIQUE DU RECOUVREMENT DE SOL EN BOIS

A
ARC


ARÊTE


AUBIER

B

BANANE



BERCEAU



BLESSURE


BORD

BOUT

BRUIT
(DE CRAQUEMENT)


C

CHANFREIN



CHANT


CLAIR





CLASSE

















CONCAVITÉ


 
CONVEXITÉ





CÔTÉ

CŒUR


D

DOS D'ÂNE


DÉLAMINAGE

DESSICCATION

DURETÉ JANKA










F

FACE

FENDILLEMENT

FISSURE

G

GERCE


I

INTERSTICE


L

LAME

LANGUETTE



M

MICRO-FISSURE




MORTAISE


N


NATUREL



NŒUD ÉTOILÉ


NŒUD GERCÉ

NŒUD
(POINTE DE)


NŒUD
(TROU DE)


NŒUD SAIN



P

PARTIE USURE









      PARTIE RACCORD



       PARTIE SUPPORT


PIÈCE

PLANCHE

R

RAINURE


RIVE



RUSTIQUE




S

STRIE MINÉRALE



SÉLECT





SOL



T

TENON





TOUT-VENANT



TROU DE VERS



 

n.m. - Déformation d'une pièce en installation dont les deux extrémités touchent la pièce adjacente (rang précédent), alors que le centre s'en éloigne. Sur le plan horizontal, la pièce est bien appuyée au sous-plancher sur toute sa longueur.

n.f. - Angle saillant formé par la rencontre de la face et d'un côté d'une pièce. Ce terme s'applique donc sur une pièce de recouvrement sans chanfrein.

n.m. - Partie «jeune» de l'arbre (tronc et branches) résultant des dernières années de croissance.

 

n.f. - Déformation d'une pièce en installation dont les deux extrémités ne touchent pas la pièce adjacente (rang précédent), alors que le centre en est bien assujetti. Sur le plan horizontal, la pièce est bien appuyée au sous-plancher sur toute sa
longueur.

n.m. - Déformation d'une pièce en installation dont les deux extrémités ne touchent pas le sol sur lequel elle repose (sur le plan horizontal), la pièce ne portant qu'en son centre.

n.f. - Toute altération de l'intégrité d'une pièce causée par une intervention humaine ou animale, présente sur la face visible des pièces uniquement.

n.m. - Partie qui borde et qui délimite la surface ou la face d'une pièce.

n.m. - Extrémité d'une pièce. Chaque pièce comporte deux bouts: le bout de tenon et le bout de mortaise.

n.m. - Bruit émis par cisaillement, par une ou plusieurs partie(s) de la structure d'un sol. Les bruits de craquement ne sont pas nécessairement émis par le recouvrement de sol lui-même; ils peuvent aussi provenir d'un sous-plancher mal assujetti aux solives ou de la structure de la solive elle-même (voir la section «Planchers bruyants»).



n.m. - Surface oblique - généralement 45° - obtenue en abattant l'arête d'une pièce.
(Le terme «V», souvent employé, est à proscrire: dérivé de l'anglais «V groove », il indique plutôt la formation en «V» obtenue lorsque deux pièces chanfreinées sont juxtaposées.)

n.m. - Côté le plus petit d'une pièce de bois équarrie. Synonyme: rive.
(Au Québec, le terme a été déformé et le parler populaire désigne cette section de la pièce de «sur le can».)

Classe de produits de recouvrement de sol en bois dur. Généralement, cette classe comprend les pièces les plus uniformes obtenues par classification des différentes pièces de sciage (suite au débitage d'une bille de bois).

Pour les essences d'érable, de bouleau jaune (merisier) et de bouleau blanc, la classe «clair» est faite des bois d'aubier.
Pour les essences de chêne (rouge ou blanc), la classe «clair» provient plutôt de la partie de cœur.


n.f. - Catégorie de produits de recouvrement de sol dont l'ensemble des caractéristiques rencontre les descriptions et les apparences généralement décrites dans les normes établies par les associations reconnues.

Ces associations sont habituellement représentatives de groupes de fabricants connus, telles que la NOFMA - «National Oak Flooring Manufacturers Association» (association des fabricants de produits de chêne), la MFMA - «Maple Flooring Manufacturers Association» (association des fabricants de produits d'érable), etc.

Les classes de produits sont aussi approuvées et publiées par différentes associations reconnues, telles que la NWFA - «National Wood Flooring Association», la CLA - «Canadian Lumberman Association» et le QWEB - «Quebec Wood Export Bureau».

Le terme «qualité» n'est pas un synonyme approprié pour nommer une classe de produits. Ce terme suppose un sens de supériorité qui ne pourrait être appliqué à la classe «rustique». Dans ce sens, on peut comprendre qu'une classe «clair» pourrait ne pas être de bonne qualité, alors qu'une classe «rustique» pourrait être de très bonne qualité.

Le terme «grade» n'est pas davantage approprié; bien que ce soit un terme français, il n'a pas le sens recherché dans la définition d'une classe de sol.

n.f. - Sur le plan horizontal, état d'une pièce dont la surface présente un arrondi intérieur. Le centre de la pièce installée est donc plus bas que ses côtés. Dans toutes les situations, les concavités sont causées par un déséquilibre du taux de siccité de la pièce sur l'ensemble de son épaisseur totale: le revers de la pièce sera donc plus humide que sa face.

n.f. - Sur le plan horizontal, état d'une pièce dont la surface présente une rondeur saillante. Le centre de la pièce installée est donc plus haut que ses côtés. Les cas de convexité sont plutôt rares. On les rencontre dans le cas où un ponçage (sablage) a
été effectué sur un sol installé alors que les pièces étaient dans un état de concavité. Le sablage effectué, la face du sol redevient plane. Par contre, dès que le taux de siccité des pièces retrouvera son équilibre, les faces des pièces se déformeront
en convexité.

n.m. - Partie latérale, limite extérieure d'une pièce.

n.m. - Partie «vieille» de l'arbre (tronc et branches) résultant des premières années de croissance. La partie cœur est facilement identifiable sur une coupe transversale.



n.m. - Déformation d'une pièce en installation dont le centre, sur le plan horizontal, ne touche pas le sol sur lequel elle repose, alors que les extrémités y sont bien assises.

n.m. - Séparation en lamelles d'un matériau stratifié.

n.f. - Élimination de l'humidité (d'une pièce ou d'une surface). Synonyme: dessèchement.

Échelle de gradation de dureté des pièces de bois (essences), et par extension, dureté d'un produit de recouvrement de sol.

Le test de dureté «Janka» a été développé aux États-Unis vers 1920, afin de classifier la dureté de différentes essences de bois. Ce test consiste à faire pénétrer une bille d'acier de 0.444 pouce de diamètre dans la face d'un produit de recouvrement en bois dur (la bille doit pénétrer à la moitié de son diamètre, soit 0.222 pouce). Le cylindre poussant sur la bille est raccordé à un manomètre qui indique la force nécessaire pour la pénétration. Les duretés sont exprimées directement par la lecture de la pression requise.

Les résultats sont exprimés en livre/force - voir la charte des duretés Janka. Par exemple, l'érable à sucre (Acer saccharum) a une dureté Janka de 1450, soit 1450 livres/force.



n.f. - Partie visible des pièces qui recouvrent un sol (partie qui s'use). Synonyme: surface.

n.m. - Fissure légère, superficielle.

n.f. - Petite fente plus ou moins superficielle; séparation de la matière ligneuse.



n.f. - Petite craquelure pouvant apparaître sur la surface de sciage lors du séchage; on peut la retrouver sur une pièce de sol si la section gercée n'a pas été éboutée lors de la classification finale. Plus fréquente dans les classes «rustiques».



n.m. - Espace qui se forme entre deux pièces de sol. Les interstices peuvent varier en largeur, allant d'infimes à très larges. Ils se développent généralement par dessiccation de la matière ligneuse.



n.f. - Pièce dont la largeur est inférieure à 31/4 pouces (83mm).

n.f. - Pièce de forme mince et continue, généralement située à la mi-hauteur sur un des deux longs côtés d'une pièce. La languette s'insère dans la rainure; le façonnage d'insertion a une amplitude de dégagement ne dépassant pas + 3 millièmes de pouce (+ 0.003 pouce).



Fente très légère dans la matière ligneuse. Ce type de fissures est tellement léger que souvent, lors de la classification, celles-ci sont indétectables. Lors de l'installation d'une pièce, il peut arriver qu'une micro-fissure s'agrandisse et devienne visible suite aux coups portés par la frappe lors de la mise en place des points d'ancrage. Elles peuvent aussi se développer en fractures visibles suite à une prise ou à une perte importante d'humidité, et ce, après installation de ladite pièce.

n.f. - Cavité présente à l'une des extrémités (bouts) d'une pièce, destinée à recevoir le tenon de la pièce suivante; partie «femelle» d'une pièce.



Classe de produits de recouvrement de sol dont la principale caractéristique est l'importante variation de couleur entre bois d'aubier et bois de cœur. Les normes applicables à cette classe admettent aussi des nœuds sains et solides. Les longueurs moyennes des pièces de cette classe sont plus courtes que la classe supérieure.

Nœud solide dont l'apparence laisse voir des lignes partant généralement de son centre et rayonnant vers la périphérie de ce dernier.

Nœud qui, à sa surface, laisse voir une ou plusieurs gerces pouvant varier en importance.

Très petit nœud solide dont le diamètre ne dépasse pas 1/2 pouce (12.5mm) selon les normes. Cependant, dans le métier, ce type de nœud est apparenté à des dimensions beaucoup plus petites, soit 1/8 pouce (3mm) et moins.

Trou laissé dans la pièce suite au décollement du nœud lui-même, pouvant varier grandement en dimensions. Dans la classe «rustique», les petits trous de nœuds sont obturés pour donner une surface unie et acceptable. Lorsque les trous de nœuds sont trop grands et qu'ils ne peuvent être obturés, on procède au sectionnement de la pièce à cet endroit.

Nœud dont le diamètre dépasse généralement 1/2po (12.5mm) et dont la solidité n'est pas mise en cause. Le nœud sain ne présente pas de déformations de face.



Partie de la pièce qui pourra être utilisée, poncée et vitrifiée autant de fois que le permettra son épaisseur totale. On considère que le recouvrement aura atteint la fin de sa vie utile lorsque, lors d'un ponçage, on atteindra la partie raccord. La partie usure occupe généralement 33% de l'épaisseur totale de la pièce.

Par exemple, un sol en bois dur de 3/4 pouce (19mm) d'épaisseur peut généralement être poncé et vitrifié quatre à cinq fois, pour une durée de vie totale se situant entre 50 et 75 ans.

Dans les sols de composition (dits «d'ingénierie»), la partie usure peut varier considérablement. Il demeure important, lors de l'achat, de s'informer de cette caractéristique.

Partie de la pièce qui sert à la raccorder à une autre pièce pour en faciliter l'installation. Généralement, dans les produits de recouvrement de sol en bois dur, le système de raccord est à insertion simple, et le clouage ou l'agrafage se fait dans la partie languette. Généralement, cette partie occupe 33% de l'épaisseur totale de la pièce.

Partie de la pièce qui sert de renforcement et d'assise au produit de recouvrement. Généralement, cette partie occupe 33% de l'épaisseur totale de la pièce.

n.f. - Terme générique désignant les planches ou les lames devant être installées en tant que recouvrement de sol.

n.f. - Terme utilisé pour désigner les pièces dont la largeur est de 31/4 pouces (83mm) et plus.



n.f. - Entaille longue et étroite généralement située à la mi-hauteur sur un des deux longs côtés d'une pièce. L'entaille sert à recevoir la languette de la pièce voisine.

n.f. - Terme utilisé lorsqu'une pièce de bois a été avivée. Dans l'industrie du plancher, ce terme fait référence autant aux deux plus petits côtés d'une pièce de bois qui a été équarrie (synonyme: chant) qu'aux bords des pièces sur leurs grands côtés (synonymes: côté, bord). Lorsque l'on parle d'une blessure de rive, on fait donc référence à une blessure sur les bords.

Classe de produits de recouvrement de sol dont les caractéristiques principales comprennent des nœuds solides, des nœuds étoilés, des nœuds qui ont pu être obturés de façon à les rendre plus solides, des stries minérales (de légères à importantes), des gerces obturées, ainsi que de fortes variations de couleur (comprenant sans restriction des parties de cœur et des parties d'aubier). Cette classe de produits donne généralement des pièces assez courtes.



n.f. - Ligne de coloration qui se différencie de la matière ligneuse, pouvant varier considérablement en dimensions et en formes. La coloration peut varier du noir très foncé au vert léger. Une strie minérale est dite «légère» lorsque sa dimension ne dépasse pas 4po (10cm) en longueur et n'excède pas 1/4po (6.3mm) en largeur.

Classe de produits de recouvrement de sol dont la face présente certaines caractéristiques comprenant de légères variations de couleurs provenant des parties de cœur et des parties d'aubier. À l'occasion, cette classe peut aussi présenter de légères stries minérales pouvant aller jusqu'à 4po (10cm) en longueur, sans dépasser 1/4po (6.3mm) en largeur, ainsi que quelques nœuds sains ne dépassant pas 1/4po (6.3mm) de diamètre. Cependant, la plupart des manufacturiers n'incluent pas ce type de nœuds et de stries minérales dans cette classe. La classe «sélect» est aussi désignée par l'appellation «choisie».

n.m. - Surface formant le plancher d'une habitation, d'une pièce ou d'un appartement. À l'origine, le sol sur lequel une maison était construite ne présentait pas de structure bâtie (que ce soit en bois, en dalles ou en pierres); le terme «sol» est donc passé dans le vocabulaire.



n.m. - Extrémité (bout) d'une pièce que l'on a façonnée pour en permettre l'insertion dans une mortaise; partie «mâle» d'une pièce. Le tenon et la mortaise sont d'un façonnage à insertion beaucoup plus lâche que celui d'une insertion rainure et languette. Dans le cas de recouvrement total en bois dur, les dispositifs de tenons et de mortaises sont davantage des aides à la pose que des pièces de précision.


n.m. inv. - Terme désignant que les longueurs des pièces sont de toutes dimensions et sans sélection. Toutefois, les pièces sont sectionnées de façon à éliminer les trous de nœud. Au Québec, certains producteurs utilisent le terme «atlantique» pour désigner ce type de classement, le terme anglais étant «mill run».

Trou creusé dans la matière ligneuse par des vers ou des insectes de tout acabit. La matière ligneuse évacuée leur sert souvent de nourriture, et les tunnels ainsi créés servent généralement à y déposer leurs œufs. Les trous de vers sont admis dans les classes «naturel» et «rustique», et sont beaucoup plus présents dans les essences de chêne. Toutefois, lors de la dessiccation en étuves, ces parasites sont détruits.