Ariane Brun, Sans titre, série Navarre
Marie Leroy, Éclats
Je préfère la liberté au confort, l’ivresse à la sécurité.
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Je n’assume ni mes actes, ni mon oisiveté.
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Il me semble que je n’éprouverais plus que du mépris pour moi-même, si je m’abandonnais à certains de mes désirs.
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Je suis avide de liberté. Je la vénère, sans réellement la connaître : il n’est guère de prisonnier plus complaisant que moi.
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Écrire m’exalte et m’épuise. Ne pas écrire m’est intolérable.
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Je voudrais quelquefois ne plus être réceptive au monde, aux sensations et aux sentiments, par ma seule volonté ; et, de la même manière, pouvoir tout absorber à nouveau.
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Je suis la multitude et le néant.
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Il me semble qu’il en sera à jamais fini de moi, lorsque j’aurai perdu le besoin ou le désir de créer.
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Je rêve parfois que mon corps et mon esprit ont le pouvoir de se dissocier.
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J’abhorre mon incapacité à vivre les événements simplement. Chaque décision me paraît difficile à prendre ; chaque émotion me transperce et me paralyse.
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Pourquoi m’obstiné-je à cultiver des désirs dont la réalisation me serait néfaste ?
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Il est des personnes que je m’obstine à blâmer ou à juger sévèrement : je ne peux néanmoins vivre sans l’affection et la bienveillance qu’elles me témoignent. L’extrême solitude que je vénérais autrefois m’est devenue presque insoutenable, au point que je recherche l’amitié de certains êtres que je méprisais.
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Je me laisse parfois consumer par des sentiments que je sais illusoires.