Mon parcours

Je ne suis ni médecin ni chercheur.Si la lecture de ce blog vous conduit à vous poser des questions sur votre traitement, c'est à voir et à discuter avec votre médecin.

Diabétique de type 1 depuis 1980, j'ai la chance de ne pas avoir eu de complications pour les yeux, les reins, etc.
Je suis traité par insuline, et depuis quelques années sous pompe.

J'ai une formation scientifique (bac + 5 en biologie, géologie et surtout écologie). 

Entre 1997 et 1998, j'ai développé tout un tas de pathologies pas forcément graves mais inquiétantes car empirant très vite : une forte infection urinaire, isolée mais impressionnante, des tendinites multiples et très gênantes, une candidose récidivante, un rhume des foins (je travaille souvent en zone rurale en période de floraison des graminées), des diarrhées de plus en plus fréquentes, des éternuements réguliers à la poussière, de multiples maux de ventre, des phénomène étranges d'endormissement de quelques secondes à la fin de certains repas, des pellicules en nombre, abondance de cérumen, une plaque constante d'eczéma au coude, un taux élevé de cholestérol (ce qui n'est finalement pas grave en soi, voir plus loin dans le site), le fait de transpirer très facilement (quand on fait l'amour, ce n'est pas toujours agréable), etc. j'oublie toujours des symptômes de cette période.

J'ai vite vu que plusieurs de ces symptômes étaient liés au lait : j'ai dans un premier temps, de 1998 à 2000, supprimé toute source de lactose, et fortement diminué les produits laitiers. Plusieurs de mes symptômes, surtout digestifs, ont diminué. Puis à partir de l'an 2000, pour les symptômes restant, j'ai appliqué à la lettre le régime dit "Seignalet" : aucun produit laitier, pas de gluten ni assimilé (blé, avoine, seigle, orge, kamut, épeautre), pas de maïs, limitation des cuissons des protéines, favoriser le cru quand c'est possible, et les huiles vierges de première pression à froid.

Et ça a changé ma vie : quasiment tous les symptômes décrits ont disparu ou ont été atténués
Me restent les éternuements à la poussière parfois, et des crise d'éternuements quand je travaille dans les zones avec beaucoup de graminées (surtout le Dactyle, très répandu) au mois de Juin. C'est plus fort durant les périodes où je suis en hyperglycémie. Mais le rhume des foins a baissé d'environ 70 % par rapport à avant le régime. Et en 14 ans, deux petites poussées de ma plaque d'eczéma au coude, sans cause identifiée (peut être une forte sensibilité au café) et une troisième plus forte, après ingestion répétée d'un lait de riz avec de l'orge, je n'avais pas vérifié les étiquettes. 

Entre temps, 2 capsulites rétractiles (épaules bloquées pendant plusieurs mois) il y a quelques années étaient des complications possibles du diabète. Néanmoins, les kiné vus à ce moment (vive l'ostéopathie bien faite et la méthode Mézières!) étaient plus d'avis qu'il s'agissait de problèmes posturaux, et pas une conséquence du diabète.

A l'époque, je me suis posé beaucoup de questions : à chaque symptôme, mes médecins me proposaient un nouveau médicament, pour voir.
J'ai vite refusé, je me serai retrouvé avec beaucoup de molécules différentes à avaler, et aucune idée par le corps médical d'où tous ces symptômes pouvaient bien venir. 
Je suis surtout heureux d'avoir refusé en 2000, de prendre des statines (anticholestérol) au vu de leurs nombreux effets secondaires, notamment sur la glycémie, et de leur utilité très très discutable. A l'époque, il y avait très très peu d'arguments pour les refuser. Mais les résultats miraculeux cités par ce médecin étaient ... suspects. 

Etonné par le décalage entre le discours médical et la réalité médicale, je me suis plongé dans ce thème pour comprendre, et pour agir sur ma santé. Il y a maintenant des milliers de personne qui suivent un régime similaire similaire, de quoi tirer des enseignements.
En 2001, le Dr Seignalet m'avait encouragé à discuter de ces relations alimentation/santé, intervenir, chercher par moi même. Une des filles du Dr Seignalet m'a renouvelé sa confiance à ce sujet.  
Mais je ne l'ai jamais fait jusqu'ici, faute de temps.
En parallèle, je me suis largement intéressé aux travaux du Dr de Lorgeril (maladies cardiovasculaires, risque fort chez les diabétiques) : intérêt d'un régime de type méditerranéen, intérêt réel des omégas 3, nécessité de diminuer les omégas 6, rôle de l'activité physique, etc. Le Dr de Lorgeril m'a aussi encouragé à témoigner sur ces thèmes, ou à les intégrer dans des formations le cas échéant.

Beaucoup d'autres lectures, et de discussions avec des scientifiques ou avec d'autres médecins, ont eu lieu.

Je vous livre ici les résultats de ces recherches, de mon expérience, et de l'expérience de nombreuses personnes qui ont la même démarche, surtout pour la gestion des diabètes, mais comme nous n'avons qu'un corps, d'autres pathologies seront aussi abordées. 

Enfin, j'y reviendrai plus tard, beaucoup de mes symptômes semblaient exacerbés quand je prenais beaucoup de café et/ou de chocolat. Ils ne m'ont plus posé beaucoup de souci depuis le début du régime Seignalet, en 2000, jusqu'en 2011 - 2012 Moins grave, mais embêtant parfois : café et chocolat

Pourquoi parler de révolutions alimentaires ?
Un ouvrage, qui analyse et décrit la conduite, les usages, les périodes de changement, dans plusieurs domaines scientifiques m'a servi de guide. Il distingue les périodes de science normale (accumulation de savoirs sur la base de certains dogmes, paradigmes), et les périodes de révolutions scientifiques (remise en cause des paradigmes existantes, nouveaux travaux scientifiques avec de nouvelles méthodes, de nouvelles interprétations, ...). 
Ecrit il y a quelques décennies par Thomas Kuhn, j'ai été frappé de découvrir, chapitre après chapitre, la situation qui prévaut en médecine et en sciences liées à la médecine depuis les années 1990.
Cette partie fera l'objet de prochains développements dans cette page : Analyse rapide de "La structure des révolutions scientifiques"