Les Enfants

L’éducation de ses enfants a été un des soucis les plus constants de René Benjamin. Dès la naissance de son premier fils, Jean-Loup, il l’observe, jour après jour, et note ses faits et gestes. Il a rempli, entre 1917 et 1926 un carnet de 273 pages qui lui est presque entièrement consacré, et dont les premières lignes, datées du 30 septembre 1917, sont : « Loup étant né le 28 mai, j’ai acheté ce carnet le 29, pour écrire tout de suite… ses mots et nos impressions. Mais la vie est courte, la guerre bien occupante, les journées filent ; ce gosse parle peu ; je commence aujourd’hui, et il a déjà quatre mois et deux jours !

C’est un personnage. Il rit au réveil et en se couchant. Entre temps, il est sérieux, ou alors il faut que ce soit extrêmement rigolo… Les bonnes lui disent : "Vous". Il occupe trois femmes du matin au soir… Enfin j’ai l’impression qu’il est le patron, et que nous sommes chez lui, à son service. »

En mai 1918, dès le début des bombardements de Paris, Goum – il s’était lui-même prénommé ainsi en se regardant dans une glace – est envoyé chez sa grand’mère maternelle , à Saumur, et son père note : « Maintenant qu’il est parti, en même temps que les pièces sont vides, l’appartement redevient propre. Tant pis ! On s’était parfaitement accoutumé qu’il fût un peu sale. J’étais devenu moins maniaque grâce à cet enfant. Je regardais avec attendrissement ses animaux en caoutchouc lavable servir de presse-papiers à mes manuscrits, et je supportais son pot dans mon bureau…L’image de ce moutard est partout et notre esprit, cent fois par jour, est forcé d’évoquer Saumur pour consoler Paris. »

 

Ce carnet est rempli d’envolées lyriques, comme celle-ci que j’extrais d’une longue rêverie : « Aujourd’hui, 1er juin, tandis que j’écris ces lignes, il fait un beau temps formidable, un ciel léger, un vent doux, un soleil d’une lumière fine, dans un air transparent. Le jardin des Sourds-Muets, avec son vieil air français, rajeuni par un étonnant printemps, a le charme de la France même.

Sur son divan, face à la fenêtre ouverte, pleine de ce paysage, et dont les rideaux de mousseline se soulèvent doucement, Beth sommeille, pour rattraper sa nuit dernière et pour prendre aussi une avance sur la prochaine. Elle est très blonde, la mâtine pour ce 1er juin. Elle est drôle. Elle a un cou charmant. Ses pieds espiègles ont envoyé promener ses pantoufles. Que tout cela marque pour moi de complet bonheur !…

Oui, seulement, il se lève aujourd’hui  une fantastique, terrible et affreuse bataille, dans ce soleil jovial et printanier. Et depuis trois jours, quoique je continue mes notes sur Goum, tous, nous ne pensons qu’à ça ; nous avons la gorge serrée ; nous vivons dans l’angoisse ; nous ne dormons pas ; nous ne digérons pas ; et nous achetons, pour n’y rien voir de neuf, des journaux nouveaux toutes les dix minutes.

Pendant ce temps-là pourtant, Goum qui n’a que douze mois et quatre jours, Goum fait dans sa voiture bondissante une promenade qui l’ébaubit et le remplit de joie. Les promenades dominicales à Saumur sont choses admirables. Marie Louise se joint aux bonnes de Louise ; on prend Jean-Crin par la main ; on pousse les bagnoles d’Anne et de Goum, et on part le long de la Loire, sous le soleil, dans la poussière, au diable vauvert. Les arbres défilent le long des voitures. Goum ahuri met son poing dans sa bouche, et a son chapeau de coutil rose qui lui dégringole sur l’œil…

On marche, on marche… Enfin les bonnes sont vannées. On s’arrête dans une prairie fraîche et haute en herbe, entre la route et la Loire. On s’essuie, on souffle, on se vautre. Goum, de sa bagnole, assiste à ce spectacle qui rappelle les noces de coiffeur. Il réclame son biberon. On le lui donne. Puis les bonnes cueillent, en se pinçant, en se chatouillant, en se faisant tomber, des bottes de marguerites. Le ciel est merveilleux comme ici à Paris. La Loire est suave. L’air est un plaisir à respirer ; et Goum ne s’en prive pas. Il vient d’avoir une dent pour son anniversaire. Il use dessus une pomme d’api qu’il vient de retrouver dans le fond de sa voiture. Enfin, Jean-Crin, de temps en temps, se hausse jusqu’à lui, pour lui faire d’affectueuses grimaces.

Tek ! Tek !.. Attends ! Attends ! répond Goum ; et il prospère heureux, dans ce coin d’Anjou , par ce 1er juin 1918, dimanche, où dans les vallées de l’Oise, de l’Ourcq et de la Marne, se joue tragiquement le sort du pauvre pays. »

Peut-on rester insensible à cet art d’écrire et d’aimer… ses enfants ?

 

C’est six mois plus tard que René Benjamin reprendra le fil de ses rêveries et de ses notations sur son petit carnet noir. Entre temps, « il est arrivé cette chose extraordinaire : la fin de la guerre, et la Victoire… De ce long été de séparation… il me reste, avec la mémoire d'une sorte de tumulte sentimental, le clair souvenir d’une quinzaine à Saché où ce Goum a été vraiment le "Roi" annoncé par sa grand’mère.

Vieille maison, tout petit bonhomme ; des pierres ruinées, des arbres centenaires, une terre foulée, retournée, qui date sans doute d’Adam et d’Eve, avec un ciel immense, qui, lui, a l’âge de Dieu ; et là-dessous, là-dessus, parmi ces choses séculaires, l’enfance, avec ses premiers rires et ses premiers pas. Immobiles, le pays, la demeure, les bois et les champs l’ont regardé, servi et aimé, et il a vécu son été le plus beau peut-être, mais d’un bonheur inconscient, car il n’y avait que nos cœurs à nous pour être émus de tout ce passé qui, docile et discret, aidait l’avenir.

Cette maison est admirable, parce que chaque siècle et sans doute chaque famille lui a fait une face à sa propre image. Et comme la campagne qui est tout autour a deux aspects aussi, elle a l’air d’offrir une façade rieuse et gaie aux bois qui sont massés devant, forts, sérieux et sombres, tandis qu’elle est sévère et sans couleur du côté qui regarde l’Indre, et sa vallée claire et légère.

Le dos de la maison est romantique, d’un romantisme sombre, en deux teintes, blanc et noir, qui fait penser aux Ecossais et à Walter Scott on dirait un fusain de 1830. C’est la façade dramatique : on songe en la regardant le matin, par un temps gris, aux amours tragiques d’un poète, à la folie d’Ophélie, à quelque conspiration, à des visages blêmes, à la peur et à la colère. Le soir, pourtant, tout s’éclaire une minute, quand le soleil se couche en beauté. Alors la pierre rosit, et il semble que ce soit un peu de la joie du devant qui transparaît.

Tournez en effet par l’allée de droite ou celle de gauche, et vous serez devant une autre demeure, avec d’autres pensées. Là c’est le vieux logis heureux. Les premiers soleils, dès l’aube, l’illuminent : on ouvre les contrevents dans un éblouissement de clarté. Et puis il y a un toit plein de douceur familiale, un toit d’ailleurs qui a la beauté et la gravité de la vieillesse, mais dans lequel les hirondelles font leurs nids et couvent leurs œufs.

On est heureux rien qu’à regarder cette maison de ce côté, et sans lassitude, on peut passer des après-midis d’été à la regarder. Elle est comme une vieille chose bienveillante. Elle est aimable, pacifique, elle représente des idées douces, solides et sacrées, le foyer dans un beau pays, le bonheur familial avec l’aide de Dieu, dans un coin du monde où la terre et la vie sont bonnes pour les hommes. Elle est sereine, elle est harmonieuse ; on sent qu’on a l’âme en repos quand on l’habite ; et on comprend les pigeons, qui dans le bois, à cent mètres, en la voyant du haut des arbres, animent soudain le grand silence du matin ou du soir avec leur tendre roucoulement.

Mais Goum, qui ne sait pas que la vie est chargée de peines, et qu’à force de vivre on meurt, a regardé d’un œil indifférent cette émouvante maison, n’en a pas vu les contrastes ni la beauté, et s’y est épanoui simplement, de son quatorzième à son dix-septième mois, sans se douter de son bonheur immense. »

 

« …Cette fois, d’un bond, nous sommes dans la salle de bain de Monsieur.

Ce fut celle du grand Balzac. Sa baignoire-sabot est là, reléguée dans un coin bossuée, rouillée. Elle ne sert plus que pour imiter le père Fouettard. On tape dessus avec deux doigts, et l’âme d’airain de Balzac a l’air de répondre :

– N’est-ce pas que j’ai du talent !

Goum sourit. Car Goum ne connaît pas encore les vraies colères. Goum ignore les châtiments. Goum n’est pas accessible à la peur. Alors Goum interprète la résonance de la baignoire comme les grandes personnes qui aiment le grand homme.

Il semble qu’on fasse à sa mémoire un pèlerinage intime en allant dans sa salle de bains : c’est tout le passé qu’on y retrouve et le cœur s’émerveille. Du jardin déjà avec son contrevent clouté, et son arc de lune dans le vieux bois, elle attire, autant que la fenêtre de la cuisine, où paraît sous son bonnet propre la petite tête de la vieille Léontine. D’ailleurs on passe par la cuisine pour aller dans la salle de bains, et c’est une des belles choses de la maison, grâce à la haute cheminée, à l’immense huche, et à la haute fenêtre dans le mur épais, où le lierre extérieur a fait comme des plombs de vieux vitrail. Léontine, à quelque heure qu’on passe, est à son fourneau : elle dépense huit heures à la moindre petite sauce, mais elle se tourne et fait risette au jeune roi, qu’on emporte vers le bain. »

 

Puis le temps passe encore et nous voici au 16 novembre 1919 – « Est-ce paresse ou excès de travail : depuis un an je n’ai rien écrit sur ce petit livre ? Moi-même n’en sais rien. Les deux raisons sont vraies. Les jours filent, trop remplis. Et… il est toujours dur de poursuivre ce qu’on a commencé. Enfin, soixante dix pages sur un sujet, c’est bien assez, si la suite n’est qu’une répétition ! Ici plus que n’importe où, cet écueil est à redouter. L’esprit, je crois, se renouvelle plus aisément que le cœur : j’entends que la sensibilité garde sa forme, et que sur ses enfants surtout il est difficile de varier sa tendresse.

Le mieux est de ne pas l’essayer. J’ai de la pitié pour ceux de mes confrères qui font là-dessus de la littérature, de la pseudo-philosophie, et… du bourrage de crâne ; – de la pitié, ou un éclat de rire, car quand j’entends Géraldy ou que je lis Duhamel, c’est avant tout la rigolade qui me possède. Avec les mioches, si simples, il faut être simple comme eux, et ne pas employer de grands mots pour les expliquer, eux qui ont déjà tant de peine à en prononcer de petits. Observons, notons, et… ne déduisons pas trop… en ce qui les concerne ; car il m’est bien permis de déduire l’homme que je suis devenu depuis ma paternité… 

… Avec ces petits êtres, la fuite des jours s’accuse, plus encore qu’avec nous. Les photographies à un mois de distance, ne lui ressemblent plus. Il parle autrement. Il rit autrement. Il court autrement. Et… il ne frise plus… Mais la cervelle, en revanche, continue de « friser » merveilleusement. Le gaillard est en train de trouver son équilibre intellectuel, comme il a trouvé l’autre, et avec une aisance qui indique assez tout ce que l’hérédité de ses ancêtres lui apporte, au mâtin, car de côté, et d’autre, il a des grands-pères et des grands’mères qui ont vécu quatre vingts ans et leur vieille expérience ressuscite  dans les veines du petit bonhomme, dont elle aide le débouchonnage.

Ah ! jouissons de toutes nos forces, de tous nos yeux, de toutes nos oreilles, de ce petit âge admirable, créateur et ingénu, innocent et poétique – avant l’éducation – avant l’instruction, ces deux monstres qui nous changeront notre « Goum » en un citoyen français, à peu près pareil aux autres. »

 

« 31 décembre 1920 – Je m’y prends juste à temps pour qu’il y ait quelques notes sur 1920. J’ai l’impression d’être tout le temps attelé à ce petit livre en y écrivant une fois par an… Reprenons donc cette histoire des mioches, qui en vérité est la nôtre ; car en parlant d’eux, c’est surtout soi qu’on analyse bien. Je me rends compte de mes joies et de mes étonnements. Je discerne moins bien les petites pensées confuses et les sensations rapides des deux petites têtes et des deux petits cœurs qui, cependant, ont tant changé la maison : c’est un fait. Ils en sont la Fantaisie et la Poésie. Sans eux on s’enliserait dans des habitudes que bouleversent sans cesse leurs questions, leurs rires, leurs larmes, leur fraîcheur et leur candeur imprévue. Mais on ne peut guère que les raconter : on sent que l’explication en est téméraire. La vie qui commence est mystérieuse. Hérédité dont la part est inappréciable ; premiers contacts et premières images dont à notre âge nous ne savons plus mesurer la portée. Contentons-nous pour cette année encore de faire comme les bons conteurs : "Il y avait une fois un petit garçon et une petite fille…" Et là-dessus, n’épiloguons pas comme un cuistre. »

 

«… Henriette, Henriette, il faudra, ma fille, quand tu liras ces notes à vingt ans, avoir bien de l’indulgence pour tes père et mère, qui sont troublés par ta frimousse d’Eve minuscule. O petite fille, que vous êtes bien femme déjà : exquise et détestable, coquette et déchaînée, douce jusqu’à m’attendrir, rageuse jusqu’à m’inquiéter. Pourquoi riez-vous ? De quoi pleurez-vous ? Votre rire m’a l’air parfois d’une ironie. Vos larmes, vos éclats, vos sanglote, vos trépignements, votre façon de vous rouler comme un âne sont les marques d’une passion où mon cerveau d’homme se perd en conjectures. Vous avez, ma fille, une pâleur, qui est d’une rouée, une façon de pencher la tête sur votre adorable cou, qui damnera les hommes, une main, à la fois prometteuse et fuyante où, parbleu, on doit lire déjà votre petit caractère agité et contradictoire, tentateur et mécontent. Vous demandez en pleurant. On vous donne : vous hurlez ! Est-ce parce que demandant ceci, vous prétendez qu’on devine que vous voulez cela ? Caprice, n’est-ce pas ? La lune était cachée, la nuit où vous êtes née : il pleuvait. Elle se venge, vous pousse à droite, à gauche agite le fond de votre petite âme, qui passera peut-être une vie entière à être inquiète, mobile, ardente, puis alanguie. »

 

Et quelques années plus tard : «« Nous n’avons plus le temps, Beth ni moi, de faire tenir dans une année ce qui doit y tenir. Il faut alors que les enfants soient doués de notre électricité, qu’il répondent avant que la question soit finie, qu’ils soient accourus avant la fin de l’appel. Bref, quand je nous regarde, je m’aperçois que nous sommes des parents étranges, et je me demande : « Les enfants comprennent-ils ? » Nous n’aimons au fond que le travail. Aimons-nous les enfants ? Oui, quand ils sont parfaits, propres, intelligents, gracieux. Mais faisons-nous beaucoup pour nous mettre à leur portée ? Nous ne faisons à peu près rien, puisque nous n’avons jamais le temps de rien faire. Si bien qu’en résumé ils s’élèvent comme deux enfants des roulottes : au petit bonheur !

Pouvant s’appuyer difficilement sur un père et une mère toujours à la course, toujours comme deux piles électriques, il est arrivé à ces deux pauvres enfants qu’ils ont pris le parti de s’étayer l’un sur l’autre.

… Nous, nous voudrions perdre du temps avec eux, mais nous ne pouvons pas – il n’y a pas à dire. Nous croyons que nos ne pouvons pas perdre une minute ! Ils n’ont donc qu’à s’aider l’un l’autre ; et c’est ce qu’ils font de merveilleuse manière. Nous les tarabustons, nous devrions les admirer. Car enfin, les avons-nous jamais surpris en train de sa battre : jamais ! Ils sont inséparables… Ils jouent, dorment, mangent ensemble. On les surprend faisant leurs petites fonctions, se lavant, écrivant, lisant, peignant, élevant des enfants ensemble, car, à leur tour, ils ont des enfants ! Au Luxembourg ils courent en se donnant la main ! Quant ils ont un bateau, ils l’exploitent ensemble.

… C’est là qu’on voit que l’homme n’est pas né pour la solitude. On ne se hait, par la suite, que parce qu’on devient laid, physiquement et moralement. Mais l’âge de la fraîcheur est l’âge du vrai mariage.

Ils le comprennent d’ailleurs instinctivement, et ils ne font que cela : se marier ! Ce fut pendant au moins deux ans leur principale occupation. Pendant deux ans, Yeyette a traîné dans l’appartement, affublée d’un voile de mousseline, vieux rideau, qui attestait sa virginité. Je la rencontrais souvent dans le couloir, se promenant dans cet accoutrement. Elle était souvent seule. Je demandais : « Qu’est-ce que c’est que cela ? – C’est une mariée, me disait-elle, qui se promène et qui cherche des maris ! » Des maris ! Le vrai était trouvé ; c’était Goum, dès qu’il revenait de classe. Il revenait à onze heures et demie. Ils entraient ensemble, en coup de vent, dans mon bureau : « Papa ! on va se marier ! – Bon ! ne me dérangez pas. Sortez ! » A onze heures trois quarts, on trifouille de nouveau le bouton de ma porte. Je crie : « Ah ! flûte ! la paix ! » On ouvre, on entre.

– Papa, c’était pour t’apporter une lettre de mariage.

– Sortez !

Ils reculent et balbutient :

– On va te la glisser sous la porte !

Ladite porte se referme. Je vois la lettre qui arrive, dans un grattement sur le tapis. Je ris tout seul. J’étais dans un travail sérieux, ce qui d’ailleurs est peut-être mon tort. Enfin je m’y remets. Midi commence à peine à sonner que la porte est enfoncée et ils arrivent en cortège. Cette fois, ce n’est même plus la peine de protester ; ils n’entendraient pas ; ils s’avancent hallucinés, enivrés. Elle disparaît toujours sous son voile blanc, mais elle a aux bras et aux jambes et au cou, des colliers, des bracelets, des anneaux multicolores, rapportés de Venise par Madame Sardi. Lui porte l’ancien petit chapeau de velours noir de sa sœur. Il y a mis une plume. Il a l’air d’un petit prince du temps de Henri II. Et enfin ils ont pris dans le boudoir un vieux livre comme livre de messe… Ils s’en vont en chantant. Je n’ai pas protesté… Je ne peux plus travailler. Je les suis en esprit. Un quart d’heure après, c’est moi qui vais les voir dans leur chambre. Ils m’accueillent avec des cris de joie. « Papa ! tu sais pas ! Il nous est né un petit garçon ! »

 

***

 

 

 

 

 

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