- Foire aux questions

- Question  : C'est bien joli d'aller s'installer à la campagne, mais de quoi va-t-on vivre là-bas ? Avec quelles ressources ?
On trouve plus facilement du travail en ville. A la campagne il y a peu ou pas d'emplois proposés.
- Réponse : Il y a beaucoup d'activités à imaginer et à créer en milieu rural. Par exemple, la forte demande de fruits et légumes biologiques, très supérieure à l’offre, autorise la création de nombreux emplois dans le secteur de la production agricole et de la transformation. De plus, avec le développement du télétravail, certaines activités habituellement pratiquées en ville peuvent l'être maintenant à la campagne. Et les Phares par eux-mêmes vont générer des créations d'activités et d'emplois spécifiques.
Il faut aussi savoir que des milliers de petites communes rurales sont en recherche de repreneurs pour leurs commerces ou entreprises artisanales (voir les annonces de SOS-villages et autres associations luttant contre la désertifications de nos campagnes, ainsi que les annonces dans les magazines spécialisés comme "Passerelle-ECO" et "Villages").
 
- Q : Ce contre-exode ville-campagne que vous vous proposez d'accompagner ou de promouvoir, n'est-il pas réservé à des retraités, des rentiers ou certaines catégories socioprofessionnelles particulières ?
- R : Le refus de « perdre sa vie en essayant de la gagner » concerne toutes les catégories socioprofessionnelles… Les motivations pour quitter la ville sont diverses : voir le constat à la page 2 "Définition du concept".
 
- Q : Vivre à la campagne n'est pas facile quand on a des enfants scolarisés car il n'y a pas des écoles dans tous les villages. Avez-vous une solution à ce problème ?
- R : En France, l’éducation est obligatoire, mais pas la scolarisation. Les parents ou groupe de parents sont libres de s'organiser pour enseigner eux-mêmes les matières obligatoires à leurs enfants à la maison ou dans une école privée qu'ils créeront dans leur quartier. L’inscription à une école par correspondance est aussi une autre solution.
 
- Q : On risque d'avoir des difficultés à faire des courses et à trouver ce qu'on cherche dans les commerces de proximité probablement peu nombreux. Serons-nous alors obligés de faire de longues distances pour s'approvisionner ?
- R : Tout est une question d’organisation. Les Phares favorisent la mise en lien des stagiaires ou des résidants, qui peuvent décider de centraliser leurs commandes et d’effectuer des achats groupés. L'un des principes promus par les Phares est celui de "produire local pour consommer local", autant que possible, ce qui réduira la nécessité d'aller s'approvisionner au loin. Pour les éventuels achats au loin, le co-voiturage est conseillé et à promouvoir.
 
- Q : Les municipalités et les directions départementales des territoires (DDT) s'opposent à l’éparpillement de l’habitat. La politique de l'urbanisme actuellement va dans le sens de la concentration des logements en agglomération afin de profiter des réseaux (VRD) existants , ce qui évite ainsi d'en construire de nouveaux, il en est de même pour les transports publics , y compris le ramassage scolaire, le souci des collectivités étant l'économie sur les équipements et les services.
- R : La rénovation de bâtiments est une alternative à la construction neuve. Un projet de restauration peut constituer un chantier école pour l’équipe de stagiaires du Phares local, qui se fera un plaisir de venir vous aider !
 
- Q : Je crains de ne pas pouvoir m'intégrer rapidement dans ce nouveau cadre de vie rural car j'ai toujours vécu en ville. En quoi le Phares pourra-t-il m'aider en ce sens ?
- R : C’est toute la raison d’être des Phares : favoriser la préparation à ce changement et l’intégration dans votre nouveau cadre de vie. Le réseau constitué par les stagiaires, locataires du Phares ou résidants déjà implantés localement, offrira un lien de sympathie et de solidarité facilitant cette intégration. La réseau Phares milite auprès des pouvoirs publics pour faire évoluer la législation de l'urbanisme afin de faciliter l'obtention de permis de construire pour des habitations légères ou pour des villages entiers autonomes et indépendants des réseaux classiques (eau, gaz, électricité, épuration des eaux usées, etc). Lire à ce sujet le projet de loi "Cochet, Mamère et De Rugy" en 2008 (précédente législature).

 

- Q : Que se passe-t-il si je constate, au bout de quelques semaines, que la région que j’avais choisie initialement ne me convient pas ?

 

- R : Tout stagiaire peut quitter un Phares et aller s’installer dans un autre Phares, si tel est son désir. C'est là l'avantage de faire partie d'un réseau national : on bénéficie de son soutien par des propositions alternatives dans d'autres régions.

 
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