- Définition du concept

Suite au constat alarmant :

-         1) En France, plus de 130000 personnes sont sans logis, à la rue… Leur trouver un hébergement stable et digne, les aider à reconstruire leur vie et à se réinsérer socialement constitue à l’évidence un devoir de solidarité citoyenne.                                                                          

-         2) Les personnes mal logées et celles ne trouvant pas de logements adaptés à leurs critères de recherche (économiques, géographiques,…) sont plus de 3000000, selon la Fondation de l’Abbé Pierre.

-         3) Les professionnels de la construction ne sont pas parvenus à combler leur retard de production de logements (400 000 à 500 000) survenu il y a plus de 25 ans.

-         4) Du fait de la concentration des activités, 80% de la population vit en ville , c’est-à-dire sur 10% du territoire national, là où les prix du logement augmentent plus vite que dans le reste du pays.

-         5) Se loger en ville pèse trop lourd : près du quart du budget des ménages.

-         6) Pour de nombreux citadins, les longs trajets pour aller au travail, les pollutions et pertes de temps afférentes, causent stress et fatigue qui, sur la durée, minent la santé et les relations humaines.

-         7) Selon les sondages, de 30 à 50% des citadins (hommes et femmes), en recherche d’une meilleure qualité de vie, accepteraient de migrer vers le milieu rural. Entre 1/3 et la moitié de la population consentirait à l’exode urbain.

-         8) Nos campagnes se désertifient rapidement d’année en année ; des milliers de petites communes voient leurs commerces de proximité, leurs bureaux de poste et leurs écoles se fermer les uns après les autres.

-         9) Plus de 1000 exploitations agricoles ferment chaque année, alors que la France manque de produits de l’agriculture biologique et doit les importer de l’étranger. La production agricole BIO a besoin d'être développée.

-         10) Parmi les quelque 3 millions de demandeurs d’emplois, une partie d’entre-eux, capables de mobilité, pourrait accepter un emploi en milieu rural ou péri-urbain, moyennant une éventuelle adaptation ou reconversion après formation.

Les P.H.A.R.E.S.
Pôle Humain d'Animation Régionale Environnementale et Solidaire
apportent une solution globale, concrète et immédiate aux problèmes individuels et collectifs mentionnés ci-dessus.
Ils favorisent l'autonomie et la sécurité dans au moins 5 domaines essentiels de l'existence :
l'alimentation, l'habitation, l'emploi, l'éducation et la santé.

Qu’est-ce que le réseau des relais Phares ?
 
Les Relais Phares sont des centres d’accueil, de formation, d’accompagnement et d’hébergement provisoire de citadins désireux de s’implanter dans les territoires ruraux.
 

Ces Relais Phares, espaces privés, peuvent être créés dans différents types de propriétés vacantes : grandes maisons, hameaux, villages, fermes et terres agricoles, domaines avec manoir ou château, terrains constructibles ou susceptibles de le devenir, friches industrielles à reconvertir, etc.

Véritable « sas » de transition entre vie urbaine et vie rurale, le Phares constitue le chaînon manquant pour promouvoir et faciliter l’exode urbain.

 

Les deux missions du Phares :
 
1. L’accueil des stagiaires pour une durée de moins d'un an, le temps de les former à l’écologie appliquée ainsi qu’à l’autosuffisance sur les plans de l’alimentation, de l’habitat et de l’énergie, leur permettant de rechercher leurs lieux d’implantation définitifs : maison, ferme, éco-village, éco-hameau, village abandonné, bâtiments divers à rénover ou terrains constructibles...
 

2. La constitution d’un pôle de développement régional solidaire, à caractère écologique. Il sera centre d’animation, de communication et de mutualisation, véritable « source de Vie » pour toute la région environnante. Il s’appuiera, pour cela, sur le réseau de solidarité constitué par les stagiaires, les anciens stagiaires déjà installés ainsi que les autochtones ralliés au concept.

Le réseau des relais Phares couvrira les territoires ruraux français à raison d’un par « pays » (il  existe au moins 378 pays en France).

 

Pourquoi les Phares ?
 

De caractère holistique, le concept de PHARES est de nature à apporter, à lui seul, par un effet de synergie et de transversalité, une solution globale aux problèmes rémanents de notre société, à savoir notamment :

 

-    Eradication de la misère, de la pauvreté, du chômage et de l’exclusion

-    Réduction des concentrations urbaines et des mégalopoles

-    Réduction du nomadisme, des bidonvilles, du problème des banlieues, des zones de non-droit et plus généralement de l’insécurité

-    Suppression de l’exode rural et développement des régions agricoles (dont zones péri-urbaines)

     -    Développement de la culture vivrière bio, avec pour avantage la réponse à un marché français en demande croissante, ce qui réduira les importations en rapprochant la production de la consommation, limitant ainsi les transports et leur pollution.

     -    Autosuffisance sur les plans de l’alimentation et de l’habitat

     -    Coopération amicale et fraternelle entre les populations rurales et citadines

     -    Protection de la nature et de l’environnement

     -    Développement durable

     -    Economies budgétaires pour l’Etat.

 

Le présent concept a pour but de générer une véritable culture de développement sociétal caractérisée
par la coopération et la solidarité à la place
de la concurrence et de la compétition.
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