Dans le menu de la colonne de gauche, vous accédez à des règles vérifiées et détaillées, ainsi qu'à des suggestions pour enseigner l'orthographe.

Une comparaison de six grammaires parues entre 1569 et 1808, permet de se rendre compte de l'évolution des usages et de la prescription :
  • 1569 :  le cas du pluriel des noms en –ou n'est pas spécifiquement abordé. Finales en –eulx/ -aulx évoquées
  • 1709 : on considère que –s aussi bien que –x sont possibles : des caillous / des cailloux
  • 1720 : les noms en –ou ont leur pluriel en –s, le pluriel en –x n'est pas mentionné.
  • 1744 : bijou, caillou, chou et "vérou" prennent –x, tandis que les autres (notamment hibou) prennent –s, sans qu'on distingue cas général ou exception.
  • 1759 : Les noms en –ou sont inclus dans la même catégorie que les noms en –eu, -eau, -oeu qui prennent –x au pluriel. Sont signalées les exceptions bleu, clou, trou et matou qui prennent –s au pluriel.
  • 1778 : deux catégories sont signalées sans distinguer cas général et exceptions. (Le pluriel de bijou est –s)
  • 1798 : La règle générale est –s, on signale quelques noms en –ou prenant –x.
  • 1808 : La règle générale est le pluriel en –x. 5 mots en –eu et en –ou, dont l'adjectif bleu, sont listés comme des exceptions en –s.
 Antoine FETET conclut fort justement : Il nous semble que l'étude de l'évolution de ce point d'orthographe dans l'histoire de la langue peut nous conduire à nous interroger sur la pseudo-évidence de beaucoup de règles qui semblent "aller de soi", et sur la conviction souvent partagée que c'est par manque d'attention, d'efforts ou de mémoire que les élèves font encore des "fautes" alors que, pourtant, "on a vu la règle !" 
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livre orthographe.html
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Gilles Colin,
13 oct. 2013 à 06:14
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Gilles Colin,
18 avr. 2015 à 07:11
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