20 juin 2015 - Direction Chartierville!

publié le 20 juin 2015 à 14:33 par Christian Martin   [ mis à jour : 20 juin 2015 à 14:51 ]
Samedi matin, 20 juin, nous nous mettons en route, ma conjointe et moi, pour Chartierville, afin de nous rendre au marché aux puces, organisé au profit de la Société canadienne du cancer. 


Souvent, lorsqu'il s'agit de circuler dans nos cantons, je prends le volant et Diane se fait navigatrice. Elle est une excellente navigatrice alors que je suis dépourvu de tout sens de l'orientation. Je me perds en tondant la pelouse chez nous. Non, j'exagère, mais à peine...


Bref, nous voici sur la route 212 vers La Patrie. La journée est superbe, nous regardons le paysage - magnifique -, et nous jasons à bâtons rompus. Un moment comme je les aime. À droite, à l'intersection, à La Patrie. Sitôt sortis des limites de la ville, de nouveau un panorama à couper le souffle. Il en sera ainsi jusqu'à Chartierville.


Le Centre communautaire est facile à dénicher. Il se trouve presqu'à l'entrée du village. Confirmant que nous sommes au bon endroit, des objets sont étalés devant l'entrée: meubles, pneus imposants, skis... 


Je gare notre véhicule. Directement devant nous, une rangée de voitures, V.U.S., minivans... Plus loin, légèrement sur notre droite, un terrain de jeu. Terrain de balle? Emplacement pour la patinoire, l'hiver? Je l'ignore, je n'ai pas vraiment fait attention. Directement sur notre droite, des modules pour les enfants. Derrière, un bâtiment dans lequel, je l'apprendrai plus tard, se cache la cantine et les toilettes. Le Centre communautaire, avec tous ses trésors, se trouve sur notre gauche.


Bien sûr, nous nous attardons d'abord à l'exploration des objets à l'extérieur. Je remarque les pneus mentionnés plus tôt ainsi qu'une planche (snow board?) et des skis. Plus loin, tout près de l'entrée du bâtiment, il y a un orgue de salon. Diane s'attarde encore un peu et nous entrons.


Avant la salle principale du Centre communautaire, il y a un petit vestibule dans laquelle est installée une dame, derrière une table, avec la caisse. Face à elle, se trouvent quelques objets d'antiquités offerts pour l'encan silencieux annoncé sur Facebook. Il y a trop de monde à mon goût dans cet espace restreint. Je passe droit, m'attendant à trouver ma conjointe sur mes talons. Nop! Elle traîne auprès des antiquités. Je comprends alors qu'elle a bien l'intention de prendre tout son temps, aujourd'hui, de profiter de chaque moment. Elle a bien raison. À moi de ralentir et mes ardeurs et la vitesse de mon exploration des lieux


Je laisse donc Diane à ses affaires et m'engage dans la première allée, celle de droite. Le bout de la première table contient des ornements de Noël. Première pensée: "Diane va aimer ça." Un regard rapide sur le reste du contenu de cette table. Bof! Je rebrousse chemin. 


L'allée du centre me semble plus prometteuse. J'ai repéré des "bebelles électroniques". Bon, elles ont toutes un âge certain, mais qui sait... J'examine un moment... Tout compte fait, je n'ai besoin ni d'un vidéoscope, ni d'un lecteur DVD, ni d'un lecteur 8 pistes… 


Je crois que c'est à ce moment que j'aperçois Sylvie St-Laurent une première fois. Elle est à quelque distance, tout au bout de l'allée. Elle est occupée avec des clients. Sylvie fait partie des organisateurs de l'événement. Nous nous saluons d'un sourire. Nous nous sommes reconnus. Je connais Sylvie St-Laurent de l'époque où nous étions tous deux membres de l'Association des Auteurs des Cantons de l'Est. Je l'ai retrouvée depuis peu sur Facebook. 


Coup d'oeil vers Diane qui, comme prévu, est tombée dans les ornements de Noël comme Obélix dans la potion magique. Peu après, je trouve les deux boîtes de disques (vinyles, 33tr). Je regarde toujours les vieux longs-jeux pour ma collection de disques de contes et d'histoires pour enfants. Je déniche deux ou trois trucs qui me sont complètement inconnus. Je les prends, le prix faisant que je n'ai pas grand chose à perdre s'ils ne conviennent pas à ce que je cherche. 


Passage rapide dans un premier lot de livres. Rien d'intéressant. Puis, dans un présentoir, un vieux Fleuve Noir Anticipation. Je prends. Je tombe ensuite sur un superbe exemplaire de "L'espion aux cent visages", un Bob Morane, édition Marabout Junior! À ce moment, je décide de fouiller systématiquement chaque lot de livres. Bref, je suis revenu à la maison avec sept ouvrages, dont un Gabrielle Roy et deux titres à caractère historique.


Pendant ce temps, ma conjointe va bon train, accumulant les trouvailles. 


Au moment de quitter les lieux, vers midi, quelques mots échangés avec Sylvie St-Laurent qui nous confie qu'ils en sont au quart de l'objectif fixé. J'ignore comment s'est déroulé l'après-midi, mais nul doute qu'elle nous informera, sur Facebook, des résultats obtenus par cette cinquième édition du marché aux puces. Alors que j'écris ces lignes, il reste encore toute la journée de demain, dimanche 21 juin, pour accumuler des sous pour la Société canadienne du cancer. Et demain, c'est la journée des sacs à 5$. Le moment idéal pour profiter des aubaines.


Je veux ici lever mon chapeau, en l'occurrence, ma casquette, aux organisatrices et organisateurs du marché aux puces de Chartierville au profit de la Société canadienne du cancer. La somme de travail que représente un tel événement est considérable. Même avec l'aide de généreux bénévoles. Et entendons-nous bien. Chartierville ce n'est pas Montréal. Ce n'est pas Sherbrooke. Diantre! Ce n'est même pas Cookshire! Et pourtant, malgré la population réduite, malgré l'éloignement, ces gens obtiennent des résultats surprenants et, surtout, convaincants. J'ignore comment vous y parvenez, mais je ne peux qu'en déduire que ces résultats reposent sur la somme des efforts investis. Je vous admire. Bravo!


Christian Martin 


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