21-4-2012-Bahreïn-Grand-Prix-Formule-1

« Bloody Formula #1 »  Jours de colère

autour du Grand Prix de Formule 1 du Bahreïn


Bahreïn, avril 2012: variation graphique sur la F1

Un Grand Prix de Formule 1 est d'abord et avant tout un barnum médiatique dont la raison d'être première est évidemment l'importance des enjeux économiques. En consacrant des sommes plus que conséquentes à leurs équipes -écuries à leurs propres couleurs ou écuries privées- les constructeurs automobiles, les motoristes, les fabricants de pneumatiques, y jouent une partie de leur image de marque pluriannuelle auprès du grand public. Les dépenses de communication y sont colossales: les cigaretiers et autres vendeurs de boissons alcoolisées, désormais parfois bridés dans certains pays occidentaux par des législations anti-tabagiques et anti-alcooliques, ont heureusement trouvé chez les émergents -les BRICS- de gigantesques marchés de substitution, des plus prometteurs pour le cancer du poumon et la cirrhose alcoolique... La Fédération internationale de l'automobile, dirigée par Jean Todt, brasse donc des sommes vertigineuses sous la houlette financière d'un Bernie Ecclestone dont l'âge désormais respectable (81 ans) n'a apparemment pas calmé des appétits financiers légendaires 1: la qualification de « grand argentier de la Formule 1 » est particulièrement adaptée au détenteur de ses droits commerciaux. D'autant qu'il peut, ces dernières années, mettre en concurrence sonnante et trébuchante un nombre croissant d’Etats émergents à la recherche d'une place au soleil médiatique par la construction de circuits de Formule 1 (Abu Dhabi, Istanbul, Singapour, Shanghai, Sepang, Yeongam, etc.). Or, le calendrier annuel ne pouvant excéder vingt grands prix, le tout-puissant patron financier de la Formule 1 peut facilement faire monter les enchères. Officielles et officieuses.


En 2011 comme en 2012, un Grand Prix

de Bahreïn aux enjeux très politiques

Manama, début avril: manifestation du Wefaq contre le Grand Prix et pour les libertés

Venons-en au Bahreïn. Le circuit de Formule 1 de Sakhir, au centre de l'île, à proximité de l'Université de Bahreïn, a connu son premier Grand Prix en 2004, quelques princes de la famille royale des al-Khalifa, dont le prince-héritier Salman ben Hamad, aussi riches qu'apparemment désoeuvrés, s'étant entichés de ces compétitions automobiles. Avec le soutien intéressé de l'oncle du roi et éternel premier ministre (depuis 1971), principal maître d'ouvrage de tous les grands projets d'infrastructures dans le royaume.

En 2011, la saison de Formule 1 au Bahreïn était rapidement partie dans le mur. A cause de la fâcheuse séquence du « Printemps démocratique de Manama », en février-mars 2011, suivie de mois de répression tous azimuts des oppositions. Malgré tous les efforts du régime, le Grand Prix avait d'abord été repoussé en octobre, puis finalement annulé (à la demande de Manama, et non de la FIA), la sécurité des participants ne pouvant à l’évidence être garantie. L’année 2012 s'annonçait donc décisive pour la réputation du royaume qui risquait, en cas de nouvelle annulation, de perdre toute crédibilité auprès de la FIA. La tenue du Grand Prix a donc été un serpent de mer médiatique au Bahreïn et dans la presse internationale dès le début de l'année. Avec, en janvier, deux démonstrations du « calme revenu » : un modeste tournoi de tennis (passé totalement inaperçu, malgré les efforts -louables, mais laborieux- de la presse locale), et surtout le salon aéronautique du Bahreïn, annexe du célèbre Salon britannique de Farnborough. Destinée principalement à la clientèle du Golfe et de ses nombreuses compagnies aériennes, ce salon, il est vrai localisé sur l’ancienne base aérienne de la RAF dans le sud désertique de l’île, s’est déroulé dans le calme. Les opposants n’ont pu alors que faire brûler des pneus et lancer quelques cerfs-volants dans l’espoir -déçu- de gêner les démonstrations aériennes.

Fort de ces réussites, le régime bahreïni a confirmé le Grand Prix, et en a fait un enjeu politique majeur, censé confirmer le retour à l’ordre dans le royaume. Il a amplifié pour cela les vastes opérations de communication publique achetées très cher à des agences internationales et autres spin doctors anglo-américains 2. L'enjeu du maintien est également, et évidemment, économique. Comme dans les autres pays touchés par les « printemps arabes », la fréquentation touristique a chuté au Bahreïn: les statistiques mensuelles officielles ne peuvent que laisser sceptique quand on les confronte à la réalité de grands hôtels désertés, et à la faible visibilité des Saoudiens qui, avant 2011, envahissaient habituellement Manama les jeudis et vendredis. Car le Grand Prix attirait en moyenne une centaine de milliers de spectateurs sur trois jours, générant le plus gros chiffre d'affaires de l'année touristique 3. De leur côté, les oppositions au régime entendaient bien renouveler l'épisode de 2011, en contraignant la FIA à renoncer à l'organisation du Grand Prix, confirmant ainsi en direction des observateurs internationaux que « l'ordre » n'était en rien revenu dans le royaume, malgré un an de répression et de lobbying médiatique.


Pour une fois, la presse sportive internationale a donc été contrainte de s'intéresser à la (géo)-politique. Et de tenir, pendant des mois, et surtout ces dernières semaines, la chronique des soubresauts politiques susceptibles de permettre, ou au contraire d'empêcher, la tenue du Grand Prix du Bahreïn. Nombre de rumeurs ont couru au fil des articles, bien évidemment impossibles à vérifier. Bernie Ecclestone se serait ainsi vu offrir la nationalité bahreïnie: certes, celle-ci est fort difficile à obtenir si l'on ne remplit pas un certain nombre de critères très politiques (cf.nos chroniques des 14 et 18 juillet 2011), mais l'argument a sans doute été moyennement décisif pour Bernie. On a aussi évoqué un dépassement de la somme de 40 millions de dollars, contribution annuelle habituelle du régime de Manama « aux organisateurs de la FIA »- formule restant quelque peu elliptique, même si certains commentateurs perspicaces ont tendance à mettre le nom d'un octogénaire bien connu derrière les « organisateurs ». Au sein de la FIA, face aux réticences de quelques écuries, Jean Todt comme Bernie Ecclestone ont lourdement pesé dans le sens des autorités bahreïnies, sur la base d’un raisonnement « exclusivement sportif et sécuritaire ». Ecclestone déclarant ainsi péremptoirement : « Il n’y a aucun problème au Bahreïn. Les problèmes n’existent que dans les médias, qui n’ont aucune idée de ce qui se passe là-bas. Rien ne s'y passe. Je connais des gens qui y vivent. C’est calme et paisible ! ». On relèvera toutefois, pour le porter à leur crédit, que certains acteurs de la Formule 1, ont exprimé leurs réticences personnelles et politiques à venir au Bahreïn. La déclaration de l'ancien champion britannique Damon Hill au Guardian le 4 avril n'est pas passé inaperçue dans le milieu de la Formule 1 et au-delà: « Il faut prendre en compte la douleur, la colère et la tension [the pain, anger and tension] au Bahreïn […] Les manifestations n'y ont pas diminué. J'espère que la FIA ne considère pas qu'il s'agit seulement d'une bande de jeunes excités qui lancent des coktails molotov (...). Car on voit rarement 100 000 personnes risquer leur vie en protestant pour rien ! » 4. Devenu consultant et commentateur sportif, Hill avait déjà, en 2011, exhorté la FIA à ne pas « se cacher la tête dans le sable pour ne pas voir la réalité de la situation » dans le royaume bahreïni : la BBC l’avait alors qualifié de « conscience morale » de la Formule 1…

La décision de maintenir l'épreuve a été finalement prise par la FIA au tout dernier moment: elle a été officiellement annoncée vendredi 13 avril, 8 jours à peine avant le début des essais, ce qui n'a pas été sans poser de gros problèmes logistiques aux écuries.


Une épreuve maintenue, mais retournée

contre le régime par l’opposition



L'opposition démocratique à la monarchie sunnite s'est, bien évidemment, saisie de la venue au Bahreïn des équipes de F1, et surtout de centaines de journalistes, dont on peut penser que, malgré les efforts sélectifs des services bahreïnis, tous ne sont peut-être pas uniquement spécialistes des mérites respectifs de moteurs des voitures en compétition 5. Les deux principaux courants d’opposition se sont donc organisés pour exploiter politiquement le Grand Prix. Ce sont le Mouvement du 14 février (ou des « Jeunes du 14 février »), collectif anonyme s'exprimant largement sur des sites internet, facebook et twitter, et fédérant les jeunes occupants de la Place de la Perle au printemps 2011, et des groupes d'opposition radicale au régime. Après avoir essayé d’empêcher le maintien du Grand Prix, ce courant a appelé à en gêner autant que possible la tenue. Les sociétés politiques enregistrées 6, au premier rang desquelles le grand parti chiite d'opposition al-Wefaq ont, quant à elles, affirmé ne pas chercher à bloquer le Grand Prix, mais vouloir profiter de sa tenue pour manifester pour les mots d'ordre de démocratisation.

De fait, les manifestations des jours précédant la compétition ont été l'occasion d'évaluer les forces de ces mouvements d'opposition. Et, une fois de plus, on relève des formes et des localisations de mobilisation qui confirment des permanences quasiment structurelles depuis le début de 2011. Plus encore qu’à l’habitude, de nombreuses petites manifestations non déclarées, donc illégales et durement réprimées, ont eu lieu quotidiennement un peu partout dans les quartiers et villages chiites de l'archipel. Elles sont le fait de jeunes manifestants très déterminés et très mobiles, à l’évidence soutenus par la population chiite locale. Nombre de portraits de Bernie Ecclestone ont été brûlés pour l'occasion, associés à des appels au renversement du roi Hamad. Une fois de plus, le parti al-Wefaq a confirmé, quant à lui, sa capacité mobilisatrice, en organisant de grands défilés déclarés, parfois autorisés, le plus souvent simplement tolérés à condition qu'ils n'approchent pas du centre ville, du quartier des affaires et des grands hôtels. Ces dernières semaines, al-Wefaq et ses alliés, principalement mais pas exclusivement chiites, ont ainsi rassemblé des dizaines de milliers de participants, parmi lesquels, comme toujours, une proportion importante de femmes: celles-ci sont très visibles puisque manifestant dans leurs abayas noires parallèlement aux hommes, en vertu du principe de la mixité séparée, en vigueur dans le Golfe et dans la Péninsule arabique. La localisation de ces manifestations dans les quartiers et villages chiites de la périphérie nord et est de Manama confirme la dimension largement socio-confessionnelle de l'opposition.

On peut souligner, même si les observateurs y portent en général peu attention, que ces dernières semaines ont également confirmé la radicalisation, qui remonte à l'automne 2011, d'une partie de la communauté sunnite, qui estime que le pouvoir est trop laxiste vis-à-vis de l'opposition chiite. Un indice inquiétant est l'existence de milices sunnites, qui agissent parfois en concomitance avec les forces de police pour mener des raids de représailles et d'intimidation dans les quartiers chiites: variante locale des baltagis cairotes et marocains au printemps 2011, ou des chabbihas syriens depuis l'été 2011. Par ailleurs, il semble bien que certains tenants de la « ligne dure » au sein du régime aient estimé qu'il n'était pas souhaitable de maintenir le Grand Prix, compte tenu de l'afflux de journalistes qu'il allait inévitablement provoquer, au risque de voir ceux-ci déborder de la seule couverture de l'épreuve sportive. D'autant, même si rien n’en a filtré officiellement, que ce Grand Prix est chapeauté par le prince héritier, que les « hardliners » proches du premier ministre ont clairement tendance à considérer comme un allié objectif de l'opposition chiite, à travers ses propositions réitérées de « dialogue national ».

Comme à l'habitude dans ce pays où, en dehors des quartiers centraux très surveillés, il n'est guère de mur qui ne soit couvert de slogans, graffitis, fresques politiques et affichettes des portraits des martyrs, l'iconographie politique a été très riche sur et contre le Grand Prix. Le blog de Justin Gengler en offre une sélection, que l'on peut facilement développer par une recherche d'images sur le net.


Quel bilan provisoire?

La compétition a commencé, et ses résultats sportifs ne nous intéressent pas ici. L'ambiance au Bahreïn est très tendue depuis le début de la semaine : les dépêches annoncent un mort et de nombreux blessés au soir du 21 avril. Les nombreuses arrestations préventives de militants politiques ou associatifs opérées par les forces de sécurité n'ont pu empêcher les oppositions au régime de s'exprimer, et surtout d'avoir un écho au-delà de l'archipel, ce qui leur arrive rarement. Les images des forces de police quadrillant l'archipel, bloquant les zones chiites pour empêcher les manifestants d'accéder aux voies rapides menant au circuit de Sakhir, dispersant les cortèges par des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des canons à eau, ont été visibles sur tous les écrans internationaux. De même que d'innombrables dépêches d'agences et articles de la presse écrite internationale ont rendu compte des conditions très particulières du déroulement des épreuves 7. L'image du prince héritier Salman ne sort pas nécessairement renforcée de l'épisode: alors qu'il apparaît, peut-être à juste titre, comme le représentant de l'aile modérée de la famille royale, favorable depuis le printemps 2011 au dialogue national avec l'opposition, il s'est personnellement beaucoup mis en avant dans la défense de l'épreuve de F1, au côté d'un Bernie Ecclestone désormais honni dans le pays, et objet de moultes caricatures.

Quant à l’image du pouvoir, il n’est pas sûr qu’elle se soit améliorée. On peut provisoirement considérer que la stratégie de communication du régime s'est retournée contre lui. Car le feuilleton de mois d'incertitude sur la possibilité de tenir ou pas l'épreuve au Bahreïn a contraint la presse internationale à s'intéresser à l'état sécuritaire et politique dans le royaume, alors même que le « Printemps de Manama » a été remarquablement peu couvert par les médias, au contraire des autres « révolutions arabes ». Et parce que les manifestations des oppositions, quelques formes qu'elles aient prises, ont confirmé que rien n'était réglé dans le pays, au contraire des affirmations d'une presse locale aux ordres, d'une al-Jazeera Arabic  toujours d'une discrétion absolue sur son voisinage bahreïni, et des campagnes de communication des agences anglo-américaines grassement stipendiées par Manama.

On est en effet, depuis l'écrasement du « Printemps de Manama » par les forces sécuritaires bahreïnies et du Conseil de coopération du Golfe (en particulier par un contingent militaire saoudien toujours présent sur place), et dans le contexte d'une grande discrétion des Etats occidentaux (en particulier des parrains américains et britanniques de la monarchie bahreïnie), dans un statu quo conflictuel. Un régime qui ne bouge pas en matière de réformes, malgré des promesses réitérées, et continue à réprimer brutalement que ce soit sur le terrain ou dans des tribunaux à la main lourde : le président de la Commission d’enquête BICI, le juriste égypto-américain Cherif Bassiouni l’avait d’ailleurs affirmé sans ambages au début de l’année. A travers des formes diverses de manifestation -plus radicales pour le Mouvement du 14 février et les jeunes des quartiers et villages chiites ; quantitativement plus mobilisatrices et parfois impressionnantes pour al-Wefaq et ses alliés-, l’opposition est toujours bel et bien présente : Olivier da Lage souligne à juste titre "la résilience de cette opposition, censée avoir été défaite et réduite au silence". Quant à l'absence de perspectives de sortie politique à court et moyen termes, elle laisse toutes les hypothèses d'évolution ouvertes.

Pour en terminer avec le barnum automobile, laissons Damon Hill conclure avec lucidité : « La Formule 1 réunit toutes les conditions pour obtenir le titre de « Bad boy » du sport mondial. Il est vrai que personne dans ce sport ne revendique le rôle de porte-drapeau des valeurs morales pour l’humanité toute entière…. »  8



Quelques slogans et mots d'ordre autour du Grand Prix


- Slogans officiels

« uniF1ed » (lire: « Unified »)

« Unie, une nation en fête - Formule 1 »

« F1 - Thank You for Coming !" »


- Slogans de l'opposition chiite

« Vous faites la course sur le sang de nos martyrs »

« Boycott Formula #1 Bahrain »


  Appel du Collectif du 14 février à une semaine de manifestations contre le Grand Prix                     


Les sources de notre article


* Revue de presse des dépêches d'agences et des sites bahreïnis 2011-2012.

* Le blog de Justin Gengler, et plus particulièrement ses chroniques des 17 et 21 avril 2012: http://bahrainipolitics.blogspot.fr/ . Avec un aperçu de l'iconographie de l'opposition au Grand Prix.

* Le blog d'Olivier da Lage, et plus particulièrement sa chronique du 21 avril 2012:

http://odalage.wordpress.com/2012/04/21/bahrein-les-habits-neufs-du-roi/ .

* Le dernier rapport d'Amnesty International sur l’état des droits de l’homme et de la répression au Bahreïn (début avril 2012):

http://files.amnesty.org/archives/3858_Bahrain_REPORT_web.pdf



NOTES:

1 Le Monde Magazine du 21 avril 2012, p.31, signale que, à l'occasion de leur divorce, la jeune épouse croate de Bernie vient d'obtenir des tribunaux londoniens la modeste indemnité de 892 millions d'euros. Dans cette affaire du Bahreïn, Jean Todt est -une fois de plus-  à la remorque de Bernie Ecclestone - un peu comme la Chine est à la remorque de la Russie sur le dossier des sanctions contre la Syrie... Parmi un florilège de déclarations: "D’un côté, il y a [au Bahreïn] des aspects politiques désagréables, mais c’est comme ça un peu partout dans le monde. D’un autre côté, nous représentons un sport. Nous sommes persuadés que ce Grand Prix se déroulera aussi bien que celui de Chine." (http://motorsport.nextgen-auto.com/Jean-Todt-evoque-le-Grand-Prix-de-Bahrein,40138.html)

2  Comme à l'habitude, les dépêches de la Bahrain News Agency débordent ainsi d'un enthousiasme légèrement forcé. Par ex.: http://www.bna.bh/portal/en/news/504672

3 Les bénéfices de l'organisation du Grand Prix sont toutefois discutés, compte tenu des contributions directes et indirectes que tout pays organisateur  doit verser à la FIA.  Cf. http://mideast.foreignpolicy.com/posts/2012/04/19/bahrains_formula_one_for_failure

5   En janvier-février 2012, le régime avait bloqué l’entrée de nombreux journalistes, pour éviter qu’ils ne rendent compte des manifestations du 1er anniversaire du « Printemps de Manama », le 14 février.

6 Rappelons que les partis politiques sont interdits au Bahreïn, mais tolérés sous forme de « sociétés politiques » enregistrées auprès des ministères de l'Intérieur et de la Justice. Certaines sociétés politiques sont « de fait », refusant de passer par les fourches caudines de l'enregistrement officiel.

7 Justin Gengler relève que sur les quelques 4314 articles consacrés au Grand Prix recensés par Google au 21 avril 2012, 4082 abordent le sujet sous l'angle politique, et presque tous en critique à la situation au Bahreïn.



Caricature de Latuffe, 2012 (source: J.Gengler)


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