15 septembre 2014 - Conférence sur l'Irak à Paris


Retour sur une photo de groupe :

la « Conférence internationale sur

la paix et la sécurité en Irak »,

Paris, Quai d'Orsay, 15 septembre 2014






La réunion à Paris, lundi 15 septembre, d'une conférence internationale d'une trentaine de participants, à l'invitation française et en co-organisation par les présidents français et irakien, avait un double objectif : de communication et d'image d'abord, en permettant une « photo de famille » parisienne attestant d'un début de structuration d'une coalition d'Etats répondant à un appel initial américain à intervenir en Irak contre « Daech », illustré par la longue tournée du secrétaire d'Etat John Kerry auprès de (presque) tous les Etats de la région ; politico-militaire ensuite, de définition des formes et objectifs de réponse sur le terrain à la spectaculaire installation de l'Etat islamique au Nord-Irak - au-delà donc des seules zones syriennes qu'il contrôlait jusque-là. A l'exemple de ce que nous avions tenté pour la coalition anti-Kadhafi en septembre 2011, il y a trois ans jour pour jour, (mais il s'agissait alors, il est vrai, d'une « coalition victorieuse » de 62 participants invités à l'Elysée par le président Sarkozy, aux fins de reconstruire « la Libye nouvelle » post-Kadhafi : voir notre texte du 9 septembre 2011), l'observation de la « photo de famille » d'hier suscite quelques réflexions. Sur les présents, bien sûr 1; et sur les absents, peut-être plus encore.


Invités, ou pas ? Les Iraniens, absents.


Téhéran n'a pas participé à la conférence de Paris. Pourtant, peut-être revenue aux sains principes de la realpolitik, la France, mettant donc en sourdine ses franches réticences des deux dernières années à l'encontre de Téhéran 2 , souhaitait la participation de la République islamique, acteur régional majeur en Irak (avec des intérêts convergents avec les Occidentaux) et en Syrie (où son soutien au régime de Bachar Al-Assad va à l'encontre des objectifs des Occidentaux). Les Etats-Unis se sont opposés à cette participation pour des questions de politique intérieure américaine : les lobbys pro-israéliens et pro-saoudiens, une fois de plus en convergence, sont très actifs à Washington, auprès des Républicains comme des Démcorates, contre l'hypothèse d'une « normalisation » des relations avec Téhéran. Mais aussi à cause des pressions saoudiennes, et sans doute d'autres Etats arabes sunnites du Golfe, réunis avec John Kerry à Djeddah le 11 septembre, et révulsés à l'idée d'offrir un fauteuil à l'Iran dans une conférence internationale sur l'Irak patronnée par Washington 3. En revanche, et logiquement, les autorités irakiennes, directement concernées au premier chef et pour toutes sortes de raisons qui dépassent les seules affinités confessionnelles, ont regretté l'absence des Iraniens. On aura noté que le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a souligné lui aussi que « la participation de la Syrie et de l'Iran à la conférence internationale sur l'Irak aurait été utile ».


Du coup, non invité, Téhéran a déclaré a posteriori ne pas avoir en réalité cherché à participer. Sortant de l'hôpital après une opération de la prostate dont les médias iraniens ont largement rendu compte, le Guide suprême Ali Khamenei, rappelant ainsi à qui l'aurait oublié sa prééminence en matière diplomatique, a affirmé avoir personnellement refusé que l'Iran participe, malgré des sollicitations américaines répétées: (Dès les premiers jours de l'offensive des djihadistes), "les États-Unis, via leur ambassadeur en Irak, ont demandé une coopération contre Daesh. J'ai refusé, car ils ont les mains souillées (…) Le secrétaire d'État américain (John Kerry) a également demandé personnellement à (son homologue iranien) Mohammad Javad Zarif et il a refusé" 4


Et la République islamique, à travers différents médias, de renvoyer les Occidentaux à leurs alliances problématiques avec des Etats (sous entendu : « arabes du Golfe ») qui ont contribué à mettre en selle les djihadistes de tout poil en Syrie et en Irak en les finançant et en les armant. On peut d'ailleurs estimer que cette non-participation a sans doute fait l'affaire des deux principaux courants qui traversent la diplomatie iranienne 5 : pour les « conservateurs » de l'idéologie révolutionnariste antiaméricaine, qui ne veulent pas d'une réconciliation avec Washington, malgré des convergences d'intérêts assez manifestes sur le dossier irakien ; pour les « réformateurs » autour du président Rohani, qui auraient pu être attaqués par les premiers pour leur participation à Paris, ce qui aurait affaibli en interne leur position pour la négociation sur le nucléaire en cours entre Vienne et Genève -étant entendu que la levée des sanctions internationales est la priorité principale de Rohani, car elle conditionne la mise en œuvre de son programme de réformes économiques.


Par ailleurs, une revue très rapide et incomplète des médias iraniens permet de souligner que Téhéran s'inquiète, au-delà de Daech en Irak, de ce qui pourrait se produire en Syrie, au détriment du régime de Damas dont les Iraniens, leurs alliés du Hezbollah libanais et la Russie sont des soutiens essentiels. La crainte patente des Iraniens est que les bombardements de la coalition sur les positions de l'EI en Irak ne se déplacent très vite vers Raqqa ou Alep, sans bénéfice stratégique ou politique pour Damas. Si la France a déclaré ne pas vouloir intervenir en Syrie, les Etats-Unis ont explicitement évoqué cette possibilité, Daech circulant de part et d'autre d'une frontière coloniale que l'Etat islamique déclare avoir abolie au début de l'année 2014.


Paris et Washington à fronts renversés sur l'Iran


Dans ce dossier iranien, la conférence de Paris montre ainsi une situation à fronts renversés. Paris, activiste sur l'Irak (peut-être pour rappeler aux Américains leur lâchage sur la Syrie en septembre 2013, ce qui aurait permis à l'Etat islamique de se renforcer au détriment de « l'opposition modérée ») paraît vouloir jouer l'ouverture vers Téhéran sur le dossier de l'Etat islamique. La venue du président Hollande à Bagdad, puis à Erbil, vendredi 12 septembre, a été la première visite officielle occidentale après la formation du nouveau gouvernement d'union dirigé par Haïdar al-Abadi successeur de Nouri al-Maliki ; et le président fédéral irakien, le Kurde Fouad Massoum, était co-organisateur de la conférence de Paris. En revanche, Paris maintient sa fermeté sur le dossier nucléaire, passé ces dernières semaines au deuxième plan derrière l'Etat islamique, mais qui reste central pour l'avenir de la région.


De son côté Washington, qui avait témoigné à Genève fin 2013 d'une attitude plutôt conciliante sur le dossier nucléaire, au point de permettre à de nombreux commentateurs d'annoncer, peut-être un peu trop tôt, une réconciliation américano-iranienne, affirme à Paris une position ferme contre la présence des Iraniens, pour les raisons intérieures et saoudiennes que nous avons rappelées ci-dessus. Il est vrai que les dernières informations sur les négociations nucléaires, à la mi-septembre, incitent au pessimisme: l'hypothèse d'un échec prend corps, un an après une ouverture plutôt prometteuse à Genève.



Des participants arabes sunnites qui ont mis l'Etat islamique en selle


On peut s'interroger sur la place accordée par Washington et Paris, dans la coalition en gestation, à l'Arabie saoudite et aux autres Etats du Conseil de coopération du Golfe. Car certaines de ces pétromonarchies, soit en tant qu'Etats (Arabie, Qatar et Koweït principalement), soit à travers de mystérieuses « grosses fortunes privées » ou fondations civiles ou religieuses donc liées aux pouvoirs en place (ces « grosses fortunes » sont habituellement principalement localisées au Koweït, en Arabie et aux Emirats) ont été, ces dernières années, les principaux pourvoyeurs idéologiques et financiers des djihadistes sunnites radicaux, au nom de la lutte contre le régime de Bachar Al-Assad certes, mais surtout contre le chiisme, et pour le containment de la République islamique d'Iran.


L'Arabie saoudite wahhabite, à travers sa politique régionale mais aussi à travers une cléricature wahhabite offensive et richement dotée, a largement contribué à confessionnaliser ces rivalités (sunnisme vs chiisme), au moins autant que le sectarisme du premier ministre chiite sortant Nouri al-Maliki en Irak. Que ces financeurs du Golfe, qui avaient déjà, on peut le rappeler, largement soutenu l'Irak (sunnite) de Saddam Hussein dans sa longue guerre contre l'Iran (1980-1988), se retrouvent maintenant verbalement menacés par l'Etat islamique est une chose 6. Qu'ils ne soient pour autant pas mécontents que ce même Etat islamique soit une menace pour l'Iran en est une autre, dans le cadre de la rivalité de puissance régionale au Moyen-Orient. Ils n'ont donc pas nécessairement intérêt à la disparition totale de Daech, loin de là.


Du coup, certains observateurs ont qualifié la présence des représentants du Golfe à Paris de « service minimum », et ressortant pour le moment principalement de la traditionnelle « politique du chéquier » -on finance les intervenants militaires, à défaut de participer sur le terrain. Des interventions ponctuelles ont été médiatisées en 2011 et en 2014 (dans l'espace aérien libyen, dans les deux cas, mais il s'agissait visiblement, à la demande occidentale, d'afficher une "participation arabe" à des coalitions qui ne regroupaient guère que les Occidentaux. Concernant l'Etat islamique, Riyad (qui, pour renforcer la barrière électronique marquant sa longue frontière avec l'Irak, a mobilisé plus de 30000 hommes) s'est ainsi déclarée vouloir « former des combattants syriens modérés » -dont on sait qu'ils sont depuis 2012 en pleine déconfiture face aux djihadistes. Doha, décidément beaucoup plus prudent depuis juin 2013, n'a pas encore tranché sur la mise à disposition de la coalition de l'immense base américano-qatarie de Al-Udeid. Les Emirats arabes unis et le Koweït sont restés très silencieux, laissant les Américains et leurs alliés utiliser les bases dont ils disposent sur leur sol (à Abou Dhabi en ce qui concerne la base interarmes française). L'Egypte est trop plongée dans ses difficultés intérieures et à sa « lutte antiterroriste » contre les Frères musulmans, pour participer à quoi que ce soit à l'extérieur. Les Etats du Maghreb, qui ont laissé partir d'importants contingents de volontaires du djihad vers la Syrie (en particulier la Tunisie), se sont quant à eux fait remarquer par leur absence et leur silence. Côté « bloc sunnite », il est donc évident que chacun a son propre agenda, dont l'engagement militaire sur le terrain du nord-Irak n'est pas nécessairement premier.


La Turquie dans une position inconfortable, une fois de plus.


La participation turque  à une intervention en Irak est obérée par une multitude de facteurs entremêlés.


Les 49 otages (dont 46 Turcs) du consulat général de Mossoul, « retenus » par Daech depuis la prise de la ville en  juin (et sur lesquels Ankara maintient un silence absolu et impose l'embargo aux médias turcs), ne peuvent évidemment qu'inciter Ankara à la prudence 7. Par exemple en ne bloquant pas, malgré la pression des Etats-Unis, les revenus pétroliers de l'Etat islamique, qu'ils viennent de la zone pétrolifère de l'Euphrate syrien, ou de la région de Mossoul. La contrebande de pétrole fournissant par ailleurs, traditionnellement, des revenus non négligeables aux populations turques et kurdes de régions orientales économiquement défavorisées.


Sur un plan plus politique, la Turquie « laïque, mais sunnite » est également dans une position inconfortable résultant du soutien qu'elle a apporté, depuis 2012, à l'opposition armée syrienne y compris, en l'occurrence, à des groupes islamistes radicaux, dont des groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda. Ceux-ci ont souvent transité par le territoire turc pour aller combattre le régime de Bachar Al-Assad, et ont reçu d'Ankara (ou via Ankara, quand les financeurs étaient originaires du Golfe sunnite) armes et soutien logistique. Or, une partie de ces djihadistes se retrouvent désormais dans l'Etat islamique qui a, par ailleurs, attiré dans ses rangs la très grande majorité des combattants étrangers du djihad, eux aussi arrivés via la Turquie. Pour ne pas braquer l’EI, la Turquie, pourtant présente, a évité de signer le communiqué de Djeddah du 11 septembre qui a scellé l'accord entre dix pays arabes (les six membres du Conseil de coopération du Golfe, la Jordanie, l'Egypte, le Liban, l'Irak) et les Etats-Unis pour combattre le groupe extrémiste.


Au plan régional, Ankara craint que l'approfondissement du conflit au nord-Irak ne se traduise par une montée en puissance accrue des mouvements kurdes, en Syrie, où le PYD, branche locale du PKK kurde turc, contrôle désormais une partie notable de la frontière syro-turque ; et en Irak, où le KRG, gouvernement du Kurdistan autonome au sein de la fédération irakienne, se renforce plus encore grâce au soutien politique et militaire des Occidentaux : ceux-ci ont fait des peshmergas leurs acteurs locaux principaux, en attendant l'hypothétique reconstitution d'une armée irakienne qui s'est débandée à Mossoul au début de l'été. La proclamation d'une indépendance du Kurdistan d'Irak s'éloigne ces dernières semaines, après la formation du gouvernement d'union al-Abadi à Bagdad, mais elle reste un possible potentiellement inquiétant pour Ankara.


Ayant désormais sur l'ensemble de son territoire plus d'1,5 million de réfugiés syriens (certains médias turcs évoquent 2 millions), dont seuls une petite partie est encadrée dans les camps officiels installés à l'est depuis 2012, la Turquie, confrontée à un nombre croissant d'incidents quotidiens entre population turque et réfugiés syriens, n'a aucune envie de recevoir sur son territoire d'autres réfugiés originaires du nord-Irak. Ces dernières semaines, les chrétiens assyro-chaldéens et les yézidis n'ont pas été particulièrement bienvenus aux postes-frontières turcs. Et, en cas de difficultés pour l'Etat islamique en Syrie et/ou en Irak, l'idée d'un reflux des djihadistes vers la Turquie ne peut qu'inquiéter Ankara, qui se souvient par ailleurs de l'attentat à la voiture piégée à Reyhanlï, dans la province de Hatay, en mai 2013, qui avait fait 52 victimes, et qui était vraisemblablement un signal adressé à Ankara.


Au plan des principes, on rappellera enfin la position traditionnelle de refus par le Turquie d'utilisation de son territoire par des forces étrangères comme base de départ pour des attaques contre un pays voisin : on se souvient de l'épisode de 2003, quand l'Assemblée nationale turque avait refusé aux Américains, qui commençaient à débarquer sans autorisation des troupes dans un port turc, la possibilité d'attaquer l'Irak par le nord.


La Turquie doit donc manoeuvrer entre son appartenance à des organisations de sécurité occidentales -l'OTAN au premier chef (dont elle abrite une grande base aérienne à Inçirlik) ; les contraintes d'un environnement régional fortement conflictualisé (la Syrie, l'Irak) ; et des choix politiques et diplomatiques depuis 2011, face aux printemps arabes, qui se sont révélés ultérieurement pour le moins hasardeux, sur le dossier syrien tout particulièrement ; mais aussi vis-à-vis de l'Egypte, où son soutien au président frériste Mohamed Morsi a brouillé Ankara avec le « nouveau régime » du président-maréchal al-Sissi.


Nous terminerons cette chronique en relevant qu'une prochaine réunion sur le financement de la lutte contre L'Etat islamique se tiendrait à Manama, Bahreïn. Nous ne manquerons pas de commenter alors la liste des invités, des présents et des absents.




NOTES

1  Selon le site du ministère français des Affaires étrangères (dont le classement est alphabétique) :

- les cinq membres permanents du Conseil de sécurité : Chine, Russie, Etats-Unis, Royaume-Uni, France

- des Européens : Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, République tchèque,

- des pays arabes  : Arabie saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats arabes unis, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Oman, Qatar

- autres : Canada, Japon, Turquie ; Ligue des Etats arabes, ONU, Union européenne

2 Réticence qui avait été tout particulièrement affichée par le ministre Laurent Fabius et remarquée à la conférence de Genève sur le nucléaire, en novembre 2013 ; et répétée par le président Hollande en Israël puis en Arabie saoudite, lors de son déplacement officiel dans ces deux pays fin novembre-début décembre 2013. Depuis 2012, la France a « rééquilibré » sa diplomatie dans le Golfe, s'éloignant quelque peu du Qatar pour revenir nettement vers l'Arabie saoudite, dont le prince héritier a été reçu à Paris début septembre pour « coordonner et renforcer les relations bilatérales ».


3 On ne sait trop s'il faut prendre au sérieux une dépêche de la radio officielle iranienne IRIB prétendant que le Bahreïn, par la voix de son ministre des Affaires étrangères avait insisté pour que l'Iran participe à la conférence. Si cette demande était avérée, elle traduirait une sérieuse inflexion de la diplomatie bahreïnie, qui vitupère depuis des années, et surtout depuis 2011, les « menées subversives de Téhéran » auprès de la communauté chiite de l'archipel.

4Propos rapportés par les agences iraniennes officielles ISNA et IRNA, et par la radio IRIB.fr

5 Voir, sur ce point, l'analyse de Clément THERME, dans Diplomatie no 70, septembre-octobre 2014, dont nous rendons compte dans notre billet du 15 septembre 2014.

6L'Etat islamique, désormais dirigé par l'auto-proclamé « calife Ibrahim » conteste au souverain saoudien le droit d'être « protecteurs des deux Saints-Lieux » (La Mecque et Médine) ; et aurait adopté comme nouveau slogan anti-saoudien : « Nous arrivons ! » (à La Mecque). Cf.JP.PERRIN, Coalition contre l'Etat islamique : l'étrange retrait des pays arabes, Libération, 16/9/2014.

7 Le complexe de bâtiments du consulat général turc à Mossoul serait d'ailleurs devenu le quartier général du «calife Ibrahim», Abou Bakr al-Baghdadi




LES SOURCES


* La photo de famille en très haute définition :

http://www.haaretz.co.il/polopoly_fs/1.2434479.1410794053!/image/3977513450.jpg


* Ministère français des Affaires étrangères, Paris :


Irak - Conférence internationale sur la paix et la sécurité - Discours
d'ouverture de M. François Hollande, président de la République (Paris,
15/09/2014)
http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=bafr2014-09-15.html#Chapitre1

Irak - Conférence internationale sur la paix et la sécurité - Intervention
de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement
international, (Paris, 15/09/2014)
http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=bafr2014-09-15.html#Chapitre2

Irak - Conférence internationale sur la paix et la sécurité - Conclusions
(Paris, 15/09/2014)
http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=bafr2014-09-15.html#Chapitre3


* Des points de vue officiels et officieux iraniens :


http://french.irib.ir/analyses/articles/item/340784-huit-raisons-pour-l%E2%80%99absence-d%E2%80%99une-coop%C3%A9ration-irano-am%C3%A9ricaine-contre-l%E2%80%99ei

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/340645-la-lutte-contre-%C2%ABdaech%C2%BB%E2%80%A6-exige-t-elle-une-coalition-r%C3%A9gionale-et-internationale-akil-hussein


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