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Les peurs, les phobies et les TOC

  "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas;

c'est parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles" (Sénèque)

(Photo RL Dubuis - Belem août 2010)







1/-LES PHOBIES, LES PEURS.

 

LES ORIGINES

Le petit enfant est confronté à ses peurs d’abandon, de rejet, et souvent du noir la nuit, des piqûres, de certains animaux, etc .

Il peut s’agir de simples peurs s’atténuant au fil du temps avec l’aide de son entourage. Parfois la peur devient phobique lorsqu’elle se réveille et s’accentue à partir de l’adolescence lorsqu’il traverse les modifications biologiques causées par les « tempêtes hormonales » en particulier.

 

L’état phobique apparaît également à des périodes de la vie où nous sommes fragilisés, soit psychiquement, soit physiquement (convalescence, manque de sommeil…)

 

DE QUOI AVONS-NOUS PEUR ?

Les phobies toucheraient 4 à 10 % d’entre nous.

.La claustrophobie : peur des lieux fermés, sensation d’étouffement (risques d’évanouissement)

.Acrophobie : peur du vide, vertige des hauteurs

.Aérodromophobie : peur des voyages en avion

.Aquaphobie : peur de l’eau

.Zoophobie : peur des animaux (araignées, serpents, etc)

.Agoraphobie : peur des lieux publics et des espaces découverts. La plus handicapante, car elle peut conduire à ne plus oser sortir de chez soi

 

LES THÉRAPIES COMPORTEMENTALES ET COGNITIVES sont fréquemment prescrites, souvent en association avec des techniques de relaxation et de respiration abdominale. Elles consistent en une désensibilisation progressive face à l’objet de la peur.

 

Quelle que soit l’origine de la peur et les techniques pour apprivoiser sa peur, il peut être conseillé de suivre en parallèle un traitement léger anti-dépresseur sous contrôle médical.

 

 

 

2/-LES TOC

 

Les Troubles Obsessionnels Compulsifs font partie des pathologies de l’anxiété et touchent environ 2 % de la population.

 

Les personnes qui en sont victimes sont confrontées à des pensées souvent absurdes, répétitives, persistantes et intrusives incontrôlables : il s’agit d’obsessions.

 

En réponse à ces obsessions, la plupart des sujets atteintes de TOC se livre à des rituels (actes ou comportements) particuliers : ce sont les compulsions.

 

Les obsessions les plus fréquentes :

-peur d’être contaminé par la saleté, la poussière, les microbes,

-peur de perdre le contrôle, de se blesser ou de faire mal à autrui

-sentiment d’avoir oublié de faire quelque chose d’important(fermer un robinet, une porte, etc…)

-crainte d’avoir des pensées répugnantes, violentes, à caractère sexuel ou blasphématoires,

-souci de symétrie, d’ordre, de rangements,

.conservation des objets même les plus inutiles

 

Les compulsions qui y répondent :

.lavage des mains, du corps entier, nettoyage excessif d’objets,

.lenteur et perte de temps dans des rituels complexes de contrôle et d’organisation,

.vérifications répétées de multiples fois,

.répétition de chiffres ou de noms,

.ménage et rangement des choses selon un schéma auquel aucune dérogation n’est admise

.garder et entasser sans être capable de jeter quoi que ce soit

 

Les obsessions engendrent quotidiennement une perte de temps qui se répercute sur les activités personnelles ou professionnelles. Les spécialistes diagnostiquent un véritable TOC lorsque les obsessions ou les rituels occupent la personne au moins 1 heure par jour (6 à 8 heures pour les plus sévères).

 

La maladie commence le plus souvent à l’adolescence et touche aussi bien les hommes que les femmes.

L’évolution de cette pathologie est très variable.

Dans certains cas, les symptômes ne sont pas trop importants et diminuent avec le temps.

Quelques fois ils évoluent par paliers, entre lesquels ils restent modérés, mais dans d’autres cas ils s’aggravent et nécessitent un traitement.

 

Les TOC non traités sont souvent à l’origine de dépression et de repli sur soi, liés à la honte des manifestations de la maladie et à la peur du jugement des autres.

 

LES ORIGINES

Les origines sont encore mal définies et restent mystérieuses.

Dans le passé, on pensait qu’il était causé par les évènements de la vie.

Aujourd’hui il existe de plus en plus de preuves de l’implication de facteurs biologiques, neurochimiques, neurophysiologiques.

Les TOC sont notamment liés à une anomalie au niveau de certains neurotransmetteurs du cerveau, notamment la sérotonine .

Il est également acquis que le TOC est une maladie familiale : lorsqu’un patient en est atteint, la probabilité de trouver la maladie chez ses parents, frères ou sœurs est importante.

 

 

LA THÉRAPEUTIQUE

a/- Les traitements médicaux

Les médicaments qui agissent sur les actions de la sérotonine peuvent réduire de façon importante, les symptômes du TOC.

Plusieurs médicaments ont prouvé leur efficacité. Ils aident à contrôler les symptômes mais si le patient arrête son traitement, une rechute peut survenir. C’est pourquoi la plupart des personnes doivent suivre un traitement à vie.

 

b/-Les thérapies

La psychothérapie traditionnelle, visant à aider le patient à développer la compréhension de son problème, est généralement peu utile.

Cependant, comme pour les phobies, l’efficacité de la thérapie comportementale est avérée : le traitement est, en effet, couronné de succès chez la majorité des patients. Pour cela, il faut que le sujet soit fortement motivé et qu’il ait une attitude positive en matière de suggestibilité.

 

Les effets positifs de la thérapie comportementale persistent une fois le traitement achevé dans son intégralité. Mais il est à noter cependant, que certaines guérisons totales, complètes et définitives sont très rares. Il est préférable de parler de rémission.

 

c/-La stimulation chirurgicale du cerveau.

La stimulation cérébrale profonde est une technique neurochirurgicale réversible. Elle  consiste à implanter deux électrodes dans le cerveau et à les relier à un stimulateur implanté sous la peau.

Cette stimulation serait donc une alternative pour les personnes atteintes de TOC sévères chez lesquelles les traitements médicaux et psychologiques restent sans effet.

 

AU TOTAL : Se laver le visage plusieurs fois par jour, entasser chez soi de vieux papiers ramassés dans la rue, ranger tous les matins une étagère pour recommencer plusieurs fois dans la journée…

des situations qui prêteraient à rire, si elles ne survenaient pas de façon inopinée, répétée, incontrôlable, ne laissant aucun repos à l’esprit.

 

L’entourage du sujet en souffre. Voici quelques conseils :

-toujours garder à l’esprit que les personnes soufrant de TOC ne sont pas faibles ou sans volonté. Ils ne peuvent pas éviter de penser et de faire comme ils le font ;

-tout faire pour essayer de les aider à résister à leurs rituels et obsessions ;

-complimenter, encourager, même les plus petits progrès. Pour le malade, c’est un grand pas qui lui a demandé beaucoup d’énergie.

 

Si les TOC s’avèrent usant et épuisants pour ceux qui en sont victimes, il en est de même pour l’entourage.

Il ne faut pas hésiter à consulter rapidement pour permettre aux malades de se réinsérer dans la société et à leur famille « de tenir » pour  les y aider.

 

 

LES AIDES :

 

-AFTOC (Association française des personnes souffrant de troubles obsessionnels et compulsifs) : www.aftoc.fr

 

-AFTCC (Association française de thérapie comportementale et cognitive) : www.aftcc.org

 

-PSY’FORM Bretagne Penn Ar Bed: psy.fromrld@orange.fr

 

-SOURCES: WIKIPEDIA, Caisse Nationale Mutualiste,  revues psy et médicales.

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