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Gestion du stress

         Photo RL Dubuis



Pour ce qui en vaut la peine, bats-toi ; sinon, fuis.

L’inaction, l’inhibition, sont dommageables.

 

Mercredi 29 mai de 9H00 à 9H30 dans "Ligne d'Expert" sur France Bleu Breizh Izel, nous parlerons des effets du dérèglement climatique actuel sur notre mal-être passager

93.00 Mhz    JEUDI  6  MAI 2010

Robert-L. DUBUIS sera l’invité de France Bleu Breizh Izel


Vos témoignages et vos questions en direct sur l’antenne

ou dès maintenant par  mailto:psy.formrld@orange%20.fr

 

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« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmités" (O.M.S.)

 

Or, nous vivons dans un monde en ruptures, ruptures familiale et  sociale (séparation, chômage…), rupture de l’équité entre les hommes et les nations…

Un monde où l’humain a fabriqué les causes de ses peurs : peur du terrorisme international et de la croissance des extrémistes ; peur des conséquences du dérèglement climatique ; peur de l’immigration des peuples démunis ; peur de la déraison des financiers ; peur du principe de précaution… !

La courbe exponentielle de l’insécurité au travail, dans la vie affective et sociale, du devenir incertain dans une société où la fracture sociale ne cesse de s’aggraver …traduit l’inquiétude et la déprime des français.

Nous n’avons pas appris à vivre avec la peur et pourtant, si elle se modifie dans le temps, la peur a toujours existé.


Par ailleurs, un sondage de janvier 2012 révèle que pour 60% des Français, le manque d'éducation de nos concitoyens (impolitesse; incivilités; manque de courtoisie...) serait la première cause de stress.


Le stress est-il devenu chronique ? comment le définir pour mieux le gérer ?



Les méthodes de soins commencent enfin à évoluer vers une médecine holistique prônée depuis de nombreuses années.

Cette médecine intègre le corps et l’esprit…et le social même si ce dernier tarde à faire valoir ses lettres de noblesse,

peut-être faute de moyens.

Ce que l’on rejetait hier a cours aujourd’hui dans plusieurs établissements hospitaliers et autres cliniques privées :

-sophrologie

-hypnose

-méditation

-massages

-relaxation

-etc

Ainsi, le « WELLNESS » fait son apparition sous forme de business dans les lieux touristiques dits de bien-être (LA SANTE PAR LE BIEN ETRE).

Deux observations :

-1/-Ces moments de détente et de « coucounage » ne sont accessibles qu’à ceux qui ont les moyens financiers de se les offrir. En outre, ils n’ont qu’une durée éphémère, le temps d’un week-end prolongé ou de vacances. Il s’agit plus d’un loisir, d’un moment où l’on se « pose », en restant passif. On reçoit contre une facture à payer aux tiers intervenants, et le stress réapparaît dans la vie active.

-2/-Si l’on devient acteur, alors il s’agit d’un nouveau mode de vie dans lequel la détente active est pérenne : participation active où l’on se prend en charge sous la conduite de Spécialistes.




STRESS :

du latin « stringere » et « strictus », serrer & serré-pressé. Pour les Anglo-saxons : affliction & détresse. Au total: "mise en tension".

Un français sur deux est victime du stress lié à son environnement.

En Bretagne, le Finistère est le département le plus touché par le stress au travail : 86,3% (Source INSERM)

Incidence financière : le Bureau International du Travail situe entre 3 et 4% l’impact économique du stress au travail. L’Institut National de Recherche Scientifique et de Sécurité (INRS) évalue entre 2 et 3 milliards d’euros le coût du stress au travail.

 

Santé au travail : le stress au rang des priorités. Lire « VIE PUBLIQUE » du 17 06 2009

Selon Annick HAEGEL, Spécialiste de ressources humaines chez CEGOS:

-1 salarié sur 4 déclare avoir subi un problème psychologique au travail

-26% des salariés et 22% des managers indiquent que leur travail a été à l'origine de troubles psychologiques graves comme la dépression ou un burn-out (étude menée par CEGOS auprès de 1.135 personnes en novembre 2014).

 

Si vous êtes stressé, si vous pensez ne pas avoir le temps de lire l’intégralité de cette page, allez directement au chapitre  « L’URGENCE «  ci-dessous

 

En juin 2009 s’est tenue la "Semaine pour la qualité de vie au travail" organisée par le Réseau ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail). Cette manifestation s’adressait à tous les acteurs concernés par les questions de santé au travail (responsables d’entreprise, médecins du travail, partenaires sociaux, etc.) et avait pour thème cette année la prévention du stress et des risques psychosociaux au travail.

Pour lancer cette semaine de débats et de réflexion, l’ANACT a fait réaliser un sondage national auprès des salariés sur leur perception du stress au travail. Selon ce sondage, parmi les 40% de français qui se déclarent "stressés", 60% le seraient du fait de leur travail.

Les causes évoquées concernent l’organisation du travail (surcharge, multiplication des tâches parallèles, absence de moments ce répit), le niveau des rémunérations, les relations avec la hiérarchie et les collègues, les impératifs de flexibilité liés aux changements.

Ce sondage confirme en grande partie les résultats des études publiées le 9 juin 2009 par l’Institut de veille sanitaire (INVS) sur le thème "Santé mentale et travail".

 

JT 20H de TF1, le 8/10/09 : L'adage, le travail c'est la santé, est-il faux ?

Un rapport rendu public prouve que les pathologies psychosociales, telles que dépression ou anxiété, viennent au premier rang des maladies professionnelles pour lesquelles des personnes ont consulté en 2007 auprès de médecins experts en santé au travail.

Le réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles, placé sous la coordination de l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail), rassemble 32 centres de consultation intégrés généralement dans les CHU, qui conduisent chaque année 15.000 consultations, faites à la demande essentiellement de médecins du travail.

 

Les partenaires sociaux, employeurs et salariés, ont signé un accord national sur une définition du stress au travail :

« un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ».

 

Au plan national, parmi les causes, le manque de dialogue, et le dialogue social en particulier avec un ressenti de pression.

A tel point que Syndicats et patronat négocient sur ce mal-être des salariés et les conséquences socio-économiques sur les entreprises.

 

Les conséquences : de plus en plus de suicides quelle que soit l’échelle sociale, problèmes de santé mentale, troubles psychosomatiques et musculosquelettiques, dont le :

BURN OUT concernant « un épuisement intérieur », à la fois physique et psychologique.

 

Un accord interprofessionnel sur le stress au travail .a été signé. L’Association Nationale des Directeurs de Ressources Humaines préconise « une plus grande reconnaissance au travail, et propose une participation accrue des salariés à la vie de l’entreprise. »

L’investissement dans la prévention des risques professionnels et une meilleure communication du management doivent permettre de prendre en compte la gestion du stress.

 

NB : un chapitre particulier est consacré au PTSD ou SSPT : syndrome stress post-traumatique (cliquer sur Victimologie).

 

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Identifier ses états de stress pour apprendre à les gérer :

»Pour tout ce qui en vaut la peine, bats-toi ; mais apprends à adopter une situation de fuite pour ce qui n’en vaut pas la peine ».

 

H. Seylié et Laborit nous ont légué les résultats de leurs travaux sur le stress et notamment en différenciant les états de stress positifs (eustress) de ceux plus négatifs (dystress).

 

Ainsi nous savons que le stress positif est le plus souvent nécessaire car il nous permet de conserver un état de vigilance pour nous permettre de nous préparer favorablement à vivre des situations exceptionnelles ou de performances.

 

Au contraire, le stress négatif nous place dans un état d’anxiété pouvant aller jusqu’à l’inhibition.


Même si aujourd'hui d'autres Spécialistes remettent en cause la sémantique en distinguant "le stress aigu qui mobilise nos ressources, et stress chronique qui les épuise" (Isabelle Arthus & Marie-Laurence Grézaud), il s'agit bien d'une question d'adaptation dont peut dépendre notre survie. Que le stress ne soit pas génétique, ni psychologique selon Thierry Janssen, Psychothérapeute.

 

LE CIRCUIT DES ÉMOTIONS :

 Du cerveau, l’hypothalamus est une petite glande d’où part l’ordre de réaction au stress. Il commande la mise en action de deux systèmes :

-le système nerveux sympathique, et

-le système hypophysaire,

qui entraînent des réactions différentes dans l’organisme.

 

.Le système nerveux sympathique réagit immédiatement à l’action ; c’est lui qui, par exemple lorsque l’on conduit sa voiture, permet de freiner brusquement quand passe un piéton inattendu.

 

.Le système hypophysaire est inhibiteur de l’action : sa réponse n’est pas immédiate, mais retardée. Il est plutôt sollicité lors des situations peu urgentes mais répétitives, ce qu’on appelle encore le stress chronique.

 

COMMENTAIRES PARTICULIERS SUR LES ÉMOTIONS :

Depuis des lustres, on nous a appris à ne pas laisser apparaître nos émotions, surtout chez les garçons où elle sont encore aujourd’hui considérées comme une faiblesse. Le résultat du refoulement est considérable : à partir des inhibitions de nombreux symptômes psycho-somatiques sont apparus.

 

Cependant depuis quelques temps on admet, en théorie pour le moment, que le Q.E. (quotient émotionnel) est au minimum aussi important que le Q.I. (quotient intellectuel. En fait, ils sont inséparables ou devraient l’être ! Les cabinets de recrutement et autres psy d’entreprise ou/et DRH devraient intégrer cette notion en management.

 

L’émotion, ou plutôt les émotions, sont la conséquence active de nos sentiments comme de nos satisfactions et de leurs contraires : frustrations, déceptions, inquiétudes…

Il est donc capital de les reconnaître, de les accepter et par conséquent de les exprimer en tant que force et non pas en tant que faiblesse (développement personnel ; gestion du stress…). Ce n’est pas être ridicule que de s’autoriser à pleurer comme à rire (les thérapies par le rire ne sont plus mises à l’index).

 

 

La réaction d’une personne à une agression dépend d’abord de l’individu lui-même :

AGRESSION + PERSONNALITE = REACTION SINGULIERE

 

 

LA STRUCTURE DE PERSONNALITE EST DETERMINANTE, et à cet égard nous ne sommes pas tous égaux.

 

FRIEDMAN et ROSENMAN ont distingué 3 types de réaction au stress :

 

1-Le type A : sujets plutôt robustes, vigoureux, impulsifs, nerveux, agressifs, toujours pressés et impatients (sous tension). Hyper-actifs, combatifs, ambitieux.

Ils ne savent pas, ou ne veulent pas, se relaxer.

Leur réaction : le combat ou la fuite.

Les réponses sympathico-médullo-surrénaliennes prédominent avec les risques d’infarctus, d’ulcère de l’estomac, d’hypertension artérielle, angine de poitrine, hémorragie cérébrale, l’hypercholestérolémie, le diabète, l’obésité.

 

2-Le type C : est à l’opposé du type A. Sujets calmes, résignés, très patients, scrupuleux. Plutôt solitaires, ils fuient parfois les réalités. Les réponses au stress sont intériorisées. Les souffrances ne sont pas exprimées, mais vécues intérieurement. Leur réaction : résignation, repli sur soi (DYSTRESS ou « mauvais stress », selon H. Seylié). Risques de dépression.

 

3-Le Type B : est le type intermédiaire. Sujets se contrôlant de façon équilibrée, travaillant sans agitation, sachant prendre du recul par rapport aux événements. Ils ont le sens de l’humour, s’expriment de façon optimiste, parce qu’ils ont confiance en eux et savent prendre soin d’eux-mêmes. Ils offrent donc de bonnes résistances aux maladies. (EUSTRESS ou « bon stress ».

 

(Pour davantage d’informations sur la personnalité, il est possible de se reporter au lien : tests et analyse psycho-morpho-graphologique).

 

LES FACTEURS DE STRESS

L’actualité nous informe d’un facteur de plus en plus répandu : il s’agit du stress au travail pouvant conduire jusqu’au suicide. Le mode de société où la compétition, les performances et les résultats, en est le principal responsable.

Les pressions exercées sur l’humain au travail, où l’on donne la préférence aux jeunes jugés plus résistants que les personnes dépassant la quarantaine, provoquent des réactions singulières adaptées ou non en fonction du type de personnalité.

Il convient d’apprendre à s’adapter (système d’adaptation) : soit, savoir négocier et être capable de dire NON calmement mais fermement en expliquant clairement les raisons de son refus ; soit, changer de situation chaque fois que possible (évitement ; « fuite ») avant que le stress chronique pouvant conduire à la dépression ne s’installe.

 

L’enfant, l’adolescent, le très jeune adulte peut ressentir les mêmes effets dans son parcours scolaire et jusqu’à l’université et les grandes écoles.

 

Mais les facteurs de stress ne se réduisent pas à ces phénomènes socio-culturels. La liste est trop importante pour ne pas risquer d’être exhaustif.

Notons à titre d’exemple qu’un événement négatif (décès d’un être cher) peut avoir les mêmes effets chez un type A ou B qu’un événement heureux bouleversant la vie d’une personne (le blues post-natal de la maman peut la conduire à une dépression, tout comme son compagnon se sentant abandonné au profit du bébé et de surcroît il prend conscience de la nécessité de sa réussite professionnelle pour assurer l’avenir de l’enfant, voire du couple en sus).

 

La timidité accentue les émotions en situation de stress.

 

EN NEUROBIOLOGIE, le critère très régulièrement retrouvé est le dysfonctionnement du système sérotoninergique (baisse de fixation de la sérotonine). Cette hormone, ce neurotransmetteur défaillant, serait par ailleurs à l’origine de la mort violente du nourrisson.

 

LES FACTEURS DE PROTECTION et les conduites à tenir pour gérer son stress

Ce qu’il ne faut pas faire :

-s’isoler, se renfermer sur soi-même

-ne pas communiquer ; refuser toute aide

 

Ce qu’il faut faire :

-maintenir et développer son réseau social

-communiquer son mal-être à ses proches capables de l’entendre

-s’ouvrir aux autres ; acceptation de recevoir un soutien

-maintenir et développer la confiance en soi, l’estime de soi

-confiance en ses capacités personnelles à faire face aux aléas de la vie

-mettre en œuvre les stratégies de gestion du stress (lutter ou fuir ; dédramatiser, prendre du recul ; lâcher-prise )

-si nécessaire, participer aux ateliers mentionnés ci-après

-consulter son médecin traitant, un psychologue-psychothérapeute

 

Cette liste non exhaustive indique des cheminements à parcourir pour contrebalancer les éventuels effets négatifs des facteurs de risque associés au suicide

NB : la pharmacopée sous surveillance médicale peut être une aide provisoire mais… ne pas en abuser et éviter les auto-prescriptions

 

L’URGENCE :

Si rien ne va plus, si vous ressentez un sentiment d’impuissance et de dévalorisation :

1/-appelez  SOS AMITIES  02 98 46 46 46,  ou le SAMU SOCIAL au 115

2/-dialoguez avec PSY’FORM sous couvert de l’anonymat : psy.formrld@orange.fr  Il vous sera toujours répondu et nous pourrons poursuivre par communication téléphonique si vous le souhaitez.  RL Dubuis est un bénévole professionnel à votre écoute (voir également en page d’accueil)

 

LA THERAPEUTIQUE : quels moyens, quelles méthodes ?

Les ateliers de gestion du stress offrent divers moyens de recouvrer sa sérénité dans la plupart des cas par les méthodes dites de relaxation, et de l’apprentissage à mieux respirer de façon abdominale, notamment en situation de stress (par exemple, apprendre à contrôler ses émotions par la respiration).

Les techniques SHULTZ, JACOBSON, CAYCEDO/sophrologie, hypnose ericksonienne…sont les plus exercées, et leur efficacité peut être renforcée en y adjoignant les techniques du « lâcher-prise » bien connues en somatothérapie.

 

Pour les cas plus sévères, les psychothérapies cognitives et comportementales peuvent être nécessaires.

 

Les ateliers les plus performants sont ceux qui regroupent les moyens, décrits ci-avant, en y adjoignant la parole ( apprendre à dédramatiser):

-groupe de parole où chacun peut verbaliser son vécu, son ressenti, en se libérant de son inhibition grâce à l’écoute empathique (développer la confiance en soi ; s’affirmer)

-séance de relaxation et de respiration abdominale (sophrologie) ;

-restitution et renforcement du mieux-être en fin de séance ;

(1 à 2 séances hebdomadaires associées à des actions individuelles classiques de santé en termes d’hygiène de vie: alimentation équilibrée, exercices physiques réguliers, modération…voire suppression de l’alcool et du tabac…).

 

Ainsi en travaillant sur les causes identifiées du stress, dans la plupart des cas il est possible de s’adapter aux changements et aux stimulations particulières provoquées par les réactions (parfois excessives ou insuffisantes) du système nerveux et du système hormonal appelées syndrome général d’adaptation.

Le syndrome général d’adaptation se décompose en trois phases sans qu’elles interviennent systématiquement dans leur ensemble chronologique:

1-/phase d’alarme

2/-phase de résistance

3/-phase d’épuisement

 

Un stress bien géré évitera l’entrée dans la phase d’épuisement prolongé pouvant entraîner de graves maladies, voire l’entrée dans un processus irréversible.

 

Les maladies de stress les plus connues :

-l’ulcère gastro-duodénal ;

-les troubles du rythme cardiaque ; les maladies coronariennes, l’hypertension artérielle ;

-les maladies de la peau ;

-les migraines ;

-les dépressions nerveuses…

-de nombreuses autres maladies se sont développées à partir d’un état de stress (causes multifactorielles, dont le stress)

 

Une forme de stress insuffisamment traitée jusqu’à l’apparition des « cellules médico-psychologiques d’urgence » mises en place dans la procédure d’activation du « Plan Rouge » à la suite des premiers attentats et des prises d’otage, et aujourd’hui dans les situations de catastrophes naturelles et d’accidents des transports, est à évoquer sous le diagnostic de PTSD plus connu en France et en victimologie sous la traduction de syndrome de stress post-traumatique (3 ans après les attentats perpétrés sur Paris en 1979, on traitera 79% de PTSD ou troubles psychiques).

 

 

SEMIOLOGIE/SEMIOTIQUE

De Pinel (l’hypocondrie est décrite comme névrose traumatique) à Charcot (l’hystéro-traumatisme non exclusivement féminin), de Freud à Ferenczi (ébranlement de l’illusion de l’immortalité facteur déclenchant de l’hystérie), c’est l’apparition de la névrose d’effroi de Kraeppelin en 1899, et à partir de la première guerre mondiale de 1914-1918 : « les états de confusion oniriques décrits par Millian» et « le souffle des bombes créant une psychopathologie: blast psychique, ORL et abdominal » de Gilles, la névrose traumatique sera considérée et traitée suivant un protocole spécifique d’abord par les USA (Guerre du Vietnam : PTSD = affections mentales chez 15% des vétérans ; 30% des blessés ; 40% des combattants).

 

DUMAS est le premier en France à décrire le traumatisme de névrose de guerre :

-anxiété

-dépression

-hyper-sensibilité aux bruits

-insomnies

-cauchemars

sans qu’il y ait nécessairement une prédisposition telle que l’hyper-émotivité.

 

Reprenant les théories de Freud, FEMICHEL en 1945 énonce la condition de « surprise, de soudaineté » : si le sujet est chargé d’angoisses, le traumatisme n’a pas lieu. S’IL Y A EFFET DE SURPRISE, LE TRAUMATISME EST ACTIF. Or, le traumatisme n’est pas le stress, mais un événement pour un sujet qui voit sa vie menacée et pour lequel les circonstances d’apparition peuvent être précoces ou différées de quelques mois ou années.

Des évènements positifs tels que la libération d’un otage, mais a contrario des moments négatifs : réactivation du souvenir, décès d’un proche, date anniversaire…sont des éléments déclenchant des symptômes de:   

-confusion du type hallucinatoire ;

-reviviscences diurnes ;

-cauchemar d’impuissance devant les images différées  (les états mélancoliques peuvent apparaître de nombreuses années après le choc traumatique);

-habitudes morbides

-passages à l’acte du type répétitif en réponse inadaptée au traumatisme

-somnambulisme

-symptômes associés (angoisse, dépression, phobies, maladies psychosomatiques…)

 

Tout PTSD peut présenter à un moment donné des troubles de dépression sévères pouvant aller jusqu’au suicide.

 

D’où la thérapeutique du DEBRIEFING sur le modèle Mitchell:

-introduction/présentation,

-description la plus complète possible des faits au niveau de chaque sens avant, pendant et après l’événement,

-aspects cognitifs : faire exprimer les pensées, les images, 

-faire libérer les émotions et repérer les plus traumatisantes,

-description des symptômes psychologiques,

-information/formation : conseils et pédagogie du stress ; liste des symptômes latents,

-séparation sur l’instant mais suivi et conduite à tenir: C’EST LA SITUATION QUI EST ANORMALE ET NON PAS LA VICTIME DE L’EVENEMENT

 

sans oublier qu’en dehors de ces séances consacrées aux victimes, les sauveteurs sont également concernés ( NB : se reporter au chapitre VICTIMOLOGIE )

 

 

La dépression saisonnière en raison d’un manque de luminosité des mois d’hiver (cycle naturel et rythme circadien perturbés) ? la « Luminothérapie » à la mode. On constate également l’inverse des causes en été : trop de luminosité. Le point commun : réponse spécifique à la lumière ou à son absence. Attention, une dépression peut en cacher une autre. Dans tous les cas, il est donc conseillé de consulter son médecin référent.

 

STRESS ou PHOBIE des transports aériens : du simulateur d’Air France aux thérapies comportementales. Parlons-en :  psy.formrld@orange.fr

 


 

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