Bibliothèque

Photo RLD - Océanopolis Brest



Vo
ici quelques ouvrages à l’appui des discussions en cours sur ce site. A vous de compléter cette liste non exhaustive,
non hiérarchisée volontairement.


SCIENCES HUMAINES

-La Relation d’Aide et la Psychothérapie de Carl G. ROGERS (ESF 1979)

 

-Le développement de la personne Carl G. ROGERS (ESF)

 

-Les Triomphes de la Psychanalyse de Pierre DACO (Marabout 1978)

 

-Psychologie du Transfert Carl G. JUNG (Albin Michel 1980)

 

-Psychologie de l’inconscient Carl G. JUNG (L.U. Georg.)

 

-Psychopathologie de l’Enfant de J. de AJURIAGUERRA & D. MARCELLI ( Masson 1984)

 

-Œdipe toi-même de Marcel RUFO (Anne Carrière/Livre de Poche 2002)

 

-Enseignement de 7 concepts cruciaux de la psychanalyse J-D NASIO (Payot 1992)

 

-Névrose, Psychose et Perversion Sigmund  FREUD, traduit par J. Laplanche (P.U.F.1973)

 

-Introduction à la psychanalyse Sigmund FREUD (Payot)

 

-Le Cri primal Arthur JANOV (Flammarion)

 

-L'Ambiguïté Humaine de Maurice AUROUX  (Buchet/Chastel 1985)

 

-Les derniers instants de la vie d’Elisabeth KUBLER-ROSS (Labor et Fides 1975)

 

-SOLITUDE de Françoise DOLTO (Vertiges Publications Paris 1985)

 

-Encyclopédie de la symbolique des rêves Georges ROMEY (Quintessence)

 

-Les mots pour le dire de Marie CARDINAL (Poche)

 

-Amour et violence : le défi de l’intimité de Roland COUTANCEAU (Paris, Odile Jacob, 2006 & 2011)

 

-Vivre après l’inceste. Haïr ou pardonner ?  Roland COUTANCEAU (Paris, Desclée de Brouwer, 2004)

 

- Psychothérapie intégrative – Manifeste de Richard MEYER (DG Diffusion, en Librairie Octobre 2010)


- Fragments d'un discours amoureux de Roland BARTHES (Éditions du Seuil 1977)


- Le salon des confidences d’Élisa BRUNE (Odile Jacob 2013)


- Moi-peau de Didier ANZIEU (Dunod 2001)


-La culture du narcissisme de Christophe LASCH (Flammarion 2008)

 

-L'art de la méditation de Matthieu RICARD (Pocket Évolution janvier 2010)

-La méditation m'a sauvé de Phakyab RINPOCHE & Sofia STRIL-REVER (Collection Cherche midi, novembre 2014)




SOCIOLOGIE SOCIÉTÉ


-Observations cliniques en psychologie du travail de Christophe DEJOURS (PUF, 2010)

-L’effondrement de la civilisation occidentale d'Erik CONWAY & Noami ORESHES (L.L.L. Les Liens qui Libèrent-2014)

 

-Souffrances Sociales : philosophie, psychologie et politique d’Emmanuel RENAULT (La Découverte, 2008)


-La Finance pousse au crime de Xavier RAUFER (Éditions Choiseul 2012) 


-La prospérité du vice de Daniel COHEN (Albin Michel 2009)


-Les Stratégies absurdes de Maya BEAUVALLET (SEUIL 2010)


-Homo economicus de Daniel COHEN (Albin Michel 2012)

 

-La société des égaux de Pierre ROSANVALLON (SEUIL)

 

-Les Drogués du Pouvoir de Jacques BAGUENARD (ECONOMICA 2006)

 

-Sept ans de solitude d’Eric HALPHEN (Denoël 2002)

 

-Taïwan Connection de Thierry JEAN-PIERRE (Robert Laffont 2003)

 

-La Force qui nous manque d'Eva JOLY (Les Arènes)

 

-Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ? d'Eva JOLY (Les Arènes)

 

-Les Frères invisibles  Ghislaine OTTENHEIMER  Renaud LECADRE (Albin Michel 2001)

 

-Des frères et des affaires de Sébastien FONTENELLE (Denoël)

 

-Le Prix de l’incompétence de Christine KERDELLANT (Denoël)

 

-Le Devoir de déplaire d’Eric de MONTGOLFIER (Michel Lafon 2006)

 

-Les Voyous de la République de Jean MONTALDO (Albin Michel 2001)

 

-Les Corrompus de Jean MONTALDO (Albin Michel 1971)

 

-Grand O d’Alain BAUER (Denoël)

 

-L’Etrange Monsieur Joseph d’Alphonse BOUDARD (Club Loisir 1999)

 

-La France et ses mensonges de François de CLOSETS (Denoël 1977)

 

-Le Divorce Français de François De CLOSETS (Fayard 2008)

 

-Le Mal Français d’Alain PEYREFITTE (Plon 1976)

 

-Quand la Chine s’éveillera d’Alain PEYREFITTE (Plon 1973)

 

-Le Miroir des Princes de Luc JACOB-DUVERNET (Seuil 1994)

 

-Le Président et moi de Philippe RIDET  (Albin Michel 2005)


-Le Vrai Pouvoir d'un Citoyen de Jean-Luc TOULY (François Bourin Éditeur 2012) 


-Justice et Politique - Le Couple Infernal de Patrick MAISONNEUVE (Plon 2015)

 

-Tête de Turc de Günter WALLRAFF (La Découverte 1986)

 

-« J’étais un chef de gang » de Lamence MADZOU (La Découverte 2009)

 

-Le Défi du Juste Taylor CALDWELL (Presses de la Cité 1981)

 

-Journal de Plozévet d’Edgar MORIN (Editions de l’Aube 2001)

 

-Cheval d’Orgueil de Pierre-Jakez HELIAS (Edition Bretagne 1975 et Pocket 1999)

 

-Des pierres contre des fusils de Nicole & Félix LE GAREC (Bretagne Films 2007)

 

-Adieu Bugaled Breizh de Yann QUEFFELEC (Le Rocher Juillet 2009)

 

-Médecin-chef à la prison de la Santé de Véronique VASSEUR (Le Livre de Poche, 2001)

 

-L’Hôpital en danger de Véronique VASSEUR (Flammarion, 2005)

 

-Urgences pour l’Hôpital de Patrick PELLOUX (Le Cherche Midi Nov. 2008)

 

-Le Trésor des contes d’Henri POURRAT (Omnibus, 2009)

 

-Le compte à rebours a-t-il commencé ? Albert JACQUARD (Éditions Stock 2009)

 

-Le Quai de Ouistreham de Florence AUBENA (L’Olivier, 2010)

 

-L’envie de Sophie FONTANEL (Robert Laffont)


-Les dieux voyagent toujours incognito de Laurent GOUNELLE (Pocket 2012)


-Allah est grand, la République aussi de Lydia GUIROUS (Éditions JC Lattès)


-Dieu, les affaires et nous de Jean d'ORMESSON Chez Robert Laffont (aout 2015)


-Tout ce qu'il ne faut pas dire de Bertrand SOUBELET (Éditions Plon, mars 2016) - Le Parisien et Le Télégramme rapportent la sanction pour ce Commandant de l'Outre-mer: placé "hors cadre" et remplacé


-Justice & Politique Le couple Infernal de Patrick MAISONNEUVE (Éditions Plon, octobre 2015)

 

               

 

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RIRE, c'est risquer de paraître fou;

PLEURER, c'est risquer de paraître fragile;

ALLER VERS QUELQU'UN, c'est risquer de s'engager;

MONTRER SES SENTIMENTS, c'est risquer d'exposer son MOI profond;

PARTAGER SES IDÉES avec quelqu'un, c'est risquer de les perdre;

AIMER, c'est risquer de mourir un peu;

ESPÉRER, c'est risquer d'échouer;

POURTANT LE PLUS GRAND DANGER DE TOUS,

C'EST DE NE RIEN RISQUER DU TOUT.

                         PABLO NERUDA (Poète Chilien 1904-1973)


 Mano Solo, la mort d'un poète écorché vif

D'une voix déchirante, il chantait le désespoir, la mort qui le guettait et le Paris populaire sur des mélodies tantôt sombres, tantôt entraînantes : Mano Solo, artiste écorché vif et atypique, atteint du sida depuis de longues années, est mort, hier, à 46 ans.

Mano Solo est décédé, hier, à 46 ans, emporté par plusieurs anévrismes. C'était un véritable poète du Paris populaire, amoureux de la capitale. De sa voix déchirante et vibrante, reconnaissable entre mille, Mano Solo le révolté parlait aussi du désespoir de toute une génération face aux échecs amoureux, à la drogue et surtout de sa détresse due au sida, dont il était atteint depuis la fin des années 1980. Ces chansons étaient très noires dans les années 1990 mais la rage de vivre qui en émanait donnait de l'espoir, porté par des mélodies pleines de pêche qui faisaient guincher les salles de concert. Dans les années 2000, à partir de l'album «Dehors», ses œuvres étaient plus optimistes. Et le chanteur, soigné par la trithérapie, n'aimait plus qu'on lui colle l'étiquette du «chanteur du sida». Son dernier album, «Rentrer au port», est

Sorti en septembre 2009
Tango, flamenco, java...son œuvre engagée lui a valu trois disques d’or. Au fil de ses albums (une dizaine), il a réussi à marier la chanson réaliste et le rock indépendant, avec des sonorités variées issues du tango, du flamenco, de la java parisienne, de rythmes africains et du jazz manouche.  Mano Solo était aussi peintre et dessinateur, et illustrait généralement les pochettes de ses albums.  

 

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DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

60ème ANNIVERSAIRE 10 Décembre 2008

Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

 

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire , libérés de la terreur et de la misère, a été proclamée comme la plus haute aspiration de l’homme.

 

Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.

 

Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations.

 

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

 

Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

 

Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

 

L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

 

 

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La mer est plus belle

Paul Verlaine – Sagesse

 

La mer est plus belle

Que les cathédrales,

Nourrice fidèle,

Berceuses de râles,

La mer sur qui prie

La Vierge Marie !

 

Elle a tous les dons

Terribles et doux.

J’entends ses pardons

Gronder ses courroux.

Cette immensité

N’a rien d’entêté.

 

O ! si patiente,

Même quand méchante !

Un souffle ami hante

La vague, et nous chante :

« Vous sans espérance,

Mourrez sans souffrance ! »

 

Et puis sous les cieux

Qui s’y rient plus clairs,

Elle a des airs bleus,

Rose, gris et verts …,

Plus belle que tous,

Meilleure que nous !



 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA BRETAGNE

Sources WIKIPEDIA & LE TELEGRAMME (Août 2011)

 

La Bretagne est une péninsule à l'extrême ouest de la France. Pythéas (vers -330) la nomme Kyrtoma, et nomme Prettanike ou Brettaniai l'ensemble des terres qu'il visite au delà de la Manche. Elle est alors peuplée par des peuples gaulois, donc celtes. Mais ce sont d’autres, Celtes venus de Grande-Bretagne, qui lui donnent son nom actuel: les Bretons.

 

Quelques données sur la Bretagne à l’identité singulière qui découle de son histoire particulière :

-elle est constituée de quatre départements (Côtes d’Armor ; Finistère ; Ile-et-Vilaine ; Morbihan) en attente d’une réunification avec le cinquième, la Loire-Atlantique.

-un sondage « Parler breton au XXIème siècle », effectué sur les quatre départements et publié dans Le Télégramme du 13 août 2011, indique que

. 172.000 personnes parlaient le breton en 2009 contre 246.000 en 1997 (hors population scolaire et moins de 15 ans)

. 70% d’entre eux ont plus de soixante ans

. 35.000 bretonnants parlent le breton tous les jours. Ils étaient 68.000 en 1997

Une récente étude le prouve: les Bretons sont très attachés à leur région. Cette forte identité est un puissant moteur qui agit sur la culture, l'économie et la cohésion sociale.

Aux yeux de certains Jacobins, la défense d'une culture régionale ne peut se faire qu'au détriment de la culture nationale ou du sentiment d'appartenance à l'Europe. Cette vision de la société est complètement dépassée, à en croire une étude menée, en février et mars2008, par le Centre de recherches pour l'action politique en Europe (Crape, qui dépend de Sciences po Rennes). Ce laboratoire s'est penché sur la double identité régionale et nationale, très fréquemment affirmée par les Bretons. Pour ce faire, 900 personnes ont été sondées. Les résultats sont éloquents. 65,2% des personnes interrogées se disaient très attachées à la Bretagne et 29,1% attachées. Pour autant, le sentiment d'appartenance à la France était aussi très fort:49% se disant très attachées à la nation ou assez attachées (42%). Seul 1,5% revendiquait une identité exclusivement bretonne. On le voit, l'identité bretonne est parfaitement palpable. Elle s'est affranchie des clichés folkloristes et passéistes qui, longtemps, lui ont collé à la peau. Depuis quelques décennies, elle se nourrit du quotidien. Chaque génération apportant sa pierre à  l'édifice.

Des locuteurs mais une langue qui décline
Il y a encore quarante ans, seuls les militants de la langue bretonne avaient une réelle conscience de cette identité, et la mettaient en avant. Dans les années 70 et 80, la musique bretonne a fait voler en éclat ce schéma. Révélant à ceux qui l'ignoraient cette partie intégrante, et bien souvent enfouie, de leur culture. Les Bretons ont commencé à vibrer en masse à l'évocation de Stivell à l'Olympia ou des soeurs Goadec qui, en 1973, martelaient de leurs sabots le plancher de la scène de Bobino. Et quelques années plus tard, à l'écoute de «L'Héritage des Celtes» de DanarBraz. Artiste qui, rappelons-le, a été choisi pour représenter la France à l'Eurovision en 1996. Avec le titre «Diwanit Bugaleg», qui évoquait les écoles Diwan. La littérature, aussi, a contribué à renforcer considérablement l'identité bretonne. PerJakezHelias (1914-1995) et Xavier Grall (1930-1981) étant les auteurs phares de la seconde moitié du XXesiècle. Le second, maniant un français très lyrique et flamboyant. Paradoxalement, l'identité bretonne s'est renforcée alors que la langue bretonne perdait du terrain. «En 2009, 172.000 personnes parlaient le breton, contre 246.000 dix ans plus tôt. 80.000 locuteurs sont décédés. Et seulement 9.000 nouveaux brittophones sont apparus», explique Fanch Broudic, auteur de «Parler breton au XXIesiècle». Face à ces chiffres, Lionel Buannic, journaliste bretonnant, reste optimiste (lire ci-dessous). «Il y a 46.000 personnes de moins de 40 ans qui parlent breton. Et plus de 13.000 enfants scolarisés qui apprennent leurs mathématiques ou leur histoire en breton. Il y a plus de 5.000adultes qui apprennent le breton en cours du soir. Le breton est tout, sauf une langue du passé.» 
Didier Déniel  (Le Télégramme du 13/08/2011)

 

Un foisonnement culturel

De tout temps, la musique a accompagné avec vigueur l'identité bretonne. À ce jour, la production bretonne se classe au second rang national, derrière celle de la région parisienne.

Alan Stivell, Gilles Servat, DanarBraz - un million d'exemplaires pour «L'Héritage des Celtes» - ont été les premiers à brandir leurs galettes de vinyle bretonnes. Toujours dans la même veine, ont suivi Denez Prigent, Merzhin, Alan Simon, Cécile Corbel, qui fait un carton au Japon, Nolwenn Korbell. Et bien d'autres encore... Depuis une trentaine d'années, la scène bretonne alimente aussi la scène française. Rennes a donné au rock et à la pop tricolores Marquis de Sade, Étienne Daho, Niagara... Et plus tard, Pascal Obispo qui a pris son envol artistique sur les bords de la Vilaine. Plus à l'ouest, Christophe Miossec et Yann Tiersen continuent à puiser leur inspiration les yeux rivés sur la mer d'Iroise. Renan Luce revient souvent à Morlaix, sa ville d'origine. Yelle, la jeune Costarmoricaine, est partie récemment à la conquête des scènes américaines. NolwennLeroy, elle, vient de franchir la barre des 600.000exemplaires de son album «Bretonne».

Terre de festivals
Cette intense activité musicale a donné naissance à un réseau très dense de production et de distribution qui n'a jamais eu besoin de la capitale pour exister. La profusion de groupes et d'artistes, et l'amour des Bretons pour la musique, la fête et les rassemblements conviviaux, a incité les organisateurs de festivals à se lancer. Vieilles Charrues, Interceltique, Bout du Monde, Cornouaille, Fête du Bruit dans Landerneau... attirent, chaque année, des dizaines et des dizaines de milliers de spectateurs. En faisant souvent des pieds de nez aux nuages menaçants.

Littérature: 1.450 titres par an
Au niveau du septième art, aussi, les choses bouges. «Films en Bretagne», la structure d'accompagnement des tournages basée à Rennes, tourne à plein. Récemment, elle a permis à Anne Le Ny, réalisatrice originaire du Cap-Sizun, de donner les premiers tours de manivelle de son prochain long-métrage, «Cornouaille». Vanessa Paradis y interprète le rôle principal. La littérature est loin d'être à la traîne. Car chaque année, en moyenne, 1.450 titres sont publiés dans la région par plus de 255 maisons d'édition, dont 140 associatives. On le voit, la culture en Bretagne est extrêmement prolifique, mais aussi créatrice d'emplois. Pour la soutenir, la région a voté pour 2011 un budget de 35,6millions d'euros. Cette enveloppe a doublé depuis 2004
. D.D  (Le Télégramme du 13/08/2011)

 

Interview du Télégramme: Lionel Buannic: «La bataille de l'opinion est gagnée»

Journaliste et producteur TV, Lionel Buannic siège depuis deux ans au Conseil culturel de Bretagne. Selon lui, la mondialisation a joué à fond sur l'affirmation de l'identité bretonne.
On a le sentiment que l'affirmation de l'identité bretonne n'a jamais été si forte. Qu'en pensez-vous?
Effectivement, on est en droit de le penser. Les choses ont considérablement évolué depuis vingt ans. À cette époque, celui qui parlait breton était une bête rare. Le regard de la société a considérablement évolué. Aujourd'hui, la bataille de l'opinion est gagnée. J'ai le sentiment que la mondialisation a fortement marqué les esprits. L'ouverture sur le monde a entraîné une quête plus forte de repères, de racines.

La langue est-elle primordiale dans cette prise de conscience?
Non, mais elle constitue quand même un socle important, c'est un élément fort très constituant. Même chez les plus jeunes, les enfants scolarisés en immersion ou en bilingue, la notion d'identité est réelle. Ils ont conscience qu'ils manient une langue que ne comprennent pas certains de leurs copains.

L'identité bretonne n'a-t-elle pas été récupérée par le milieu économique?

Effectivement, certains se sont ralliés à cette bannière dans un but mercantile. Il est intéressant de constater qu'au fil des ans, les esprits ont évolué. Ceux qui pouvaient agir par opportunisme ont été gagnés à la cause de la Bretagne. Le dialogue entre deux mondes, l'économique et le culturel, a pu s'établir. C'est ce qui fait la force de Produit en Bretagne, fondé sur la volonté d'acheter local. Ce concept n'a pas son équivalent ailleurs dans l'Hexagone. Reste à obtenir le logo en langue bretonne. Ça ne devrait pas tarder.

Recueilli par Didier Déniel  (Le Télégramme du 13/08/2011)

 

La sécurité

Ce n'est pas encore un slogan pour attirer de nouveaux arrivants, ou des touristes. La Bretagne peut pourtant se targuer d'être l'une des régions les plus «tranquilles» de France. Statistiquement, bien sûr.

À quand les publicités vantant les mérites sécuritaires d'une ville, d'un département ou d'une région? Façon «villes et villages fleuris», avec des caméras en guise de fleurs au-dessus des panneaux d'entrée de ville: «Bienvenue dans la ville la plus sûre de France». À la mode Far West: «Ici, on vole moins qu'ailleurs». À la «Mad men» : «Achetez une résidence secondaire dans le département qui enregistre le moins de cambriolages!». Non, la sécurité n'est pas encore un thème de campagne (publicitaire). Et puis, on ne dit pas «sécurité». C'est connoté. Presque un gros mot. Dans les communes, vous ne trouverez plus d'adjoint au maire chargé de ce portefeuille. Ces élus gèrent désormais la «tranquillité publique». Il faut rassurer, pas faire peur.

En quatrième position
On parle donc plus facilement de «qualité de vie» et de «tranquillité». Et, dans ce domaine, la Bretagne est plutôt bien armée. Pardon, bien lotie. Sur les 22 régions françaises, elle se classait, en 2009, dans le top quatre des régions les plus «tranquilles» de France, derrière la Basse-Normandie, l'Auvergne et le Limousin. La Bretagne affiche un taux de 39 crimes et délits commis pour 1.000 habitants, alors que la moyenne nationale accroche les 56 pour mille. La Bretagne, c'est 5% de la population nationale, mais seulement 3,43% de la criminalité enregistrée sur le territoire. Et, ici, pas ou très peu de règlements de comptes. Pas de fourgons blindés qu'on éventre à coups de lance-roquettes. Pas ou peu de «milieu» ou de grand banditisme.

Moins de vols, moins de plaintes mais...
C'est presque sans surprise qu'on trouve, en tête du classement national, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), suivie de l'Ile-de-France et du Languedoc-Roussillon. Le taux de criminalité, comparateur le plus fiable, est deux fois plus élevé en Paca qu'en Bretagne. Cela signifie-t-il qu'il y a en moyenne deux fois plus de risques, là-bas, d'y subir un fait criminel ou délictuel? «Ces chiffres ne montrent pas la délinquance, mais l'activité de la police et de la gendarmerie», met en garde le criminologue rennais Loïk Villerbu
. Attention aux statistiques policières, répond aussi l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). «Si les services de sécurité enregistrent moins de plaintes en Bretagne, cela peut vouloir dire deux choses, indique Cyril Rizk, responsable des statistiques à l'ONDRP. Ou les Bretons déposent plainte moins facilement, ou ils sont effectivement moins victimes.» Pour le savoir, en plus des statistiques fournies par les forces de sécurité, l'ONDRP mène ses propres enquêtes de victimation auprès de la population. Leurs résultats permettent de mesurer la «délinquance vécue» et de voir si celle-ci correspond aux chiffres officiels. Pour la Bretagne, très clairement, la région semble effectivement «beaucoup moins exposée» aux atteintes aux biens (vols, cambriolages, etc.).

Tissu socio-économique solide
«En revanche, c'est moins le cas pour certaines formes d'atteintes aux personnes, comme les violences non crapuleuses (NDLR: violences «gratuites», dont le but est autre que le vol), détaille Cyril Rizk. Cela pourrait concerner les violences commises sous l'emprise de l'alcool, type bagarres du samedi soir, ou les violences intrafamiliales.» «On peut tout de même affirmer que, globalement, la Bretagne est une région calme», souligne Loïk Villerbu. Tranquillité qu'il explique par «un sentiment d'appartenance culturelle et une cohésion sociale plus forts qu'ailleurs». Autres explications: une activité socio-économique plus favorable, et «l'absence de grande capitale régionale, à part Nantes». «C'est une région à visage humain», résume le criminologue.

 Qualité de vie     

La Bretagne est à la mode. Son patrimoine, sa culture, ses paysages préservés, ses villes à taille humaine, en font une région où il fait bon vivre. Une qualité de vie qui attire de plus en plus.

 

L'apport des associations

Le tissu associatif breton est l'un des plus denses de l'Hexagone. Pas par hasard. Une toile d'araignée qui contribue pour beaucoup à cette qualité de la vie que l'on reconnaît à la Bretagne.

 

Une mixité sociale préservée

Mis à part quelques îlots dessinés par quelques privilégiés, la mixité sociale est une réalité palpable dans les campagnes et sur les côtes bretonnes. Toutefois, de grands progrès restent à faire dans les quartiers périphériques des grandes villes.

 

Des opportunités d'emploi mais...
Si la région a plutôt bien affronté la crise, les salaires bretons ne sont pas toujours mirobolants. En revanche, le logement reste globalement abordable, le réseau routier est gratuit et l'entraide n'est pas un vain mot.

 
Le modèle breton 

La Bretagne reste tendance depuis une bonne décennie. Le récent succès de l'album de Nolwenn Leroy, «Bretonne » (600.000 exemplaires vendus) en fut le dernier révélateur....Hubert Coudurier

 

La Bretagne comptait plus de 3,12 millions  dont 885 906 dans le Finistère en 2009. Si les toutes nouvelles projections de l'Insee se vérifient, la Bretagne comptera dans trente ans 3.873.000 habitants, soit 753.000 de plus qu'aujourd'hui. Grâce à un fort pouvoir d'attraction, elle sera l'une des quatre régions dont la démographie progressera le plus. (7/12/2010)

Le Finistère est le département breton qui attire le plus grand nombre de visiteurs. Il occupe la 7ème place en France pour la fréquentation touristique grâce à un nombre impressionnant de sites naturels, de musées et d’attractions. (Ouest-France du 31/10/2009).

(OFFICIEL/TGV : BREST & QUIMPER à 3 heures de PARIS en 2017). Entre temps les aéroports de Brest et de Quimper se développent.

 


Photo RL Dubuis

RETOUR A L’HISTOIRE AVEC WIKIPEDIA

Les migrations des Britto-romains

Elles ont lieu vers l'Armorique. À l'appel des Romains, des contingents bretons (fœderati) viennent de l'île de Bretagne, actuelle Grande-Bretagne et s'installent d'abord sur la frange littorale de l'Armorique où ils rejoignent des contingents peu nombreux de lètes francs arrivés dès les IIIe siècle et IVe siècle afin de la défendre contre les incursions de pirates venant du Nord de l'Europe qui sévissent en Manche, puis s'enfoncent dans les terres pour mater les révoltes des bagaudes.

Lorsque les dernières légions romaines quittent l'île de Bretagne en 411, ils confient la défense de l'île aux Britto-romains. Rapidement, les raids des Pictes depuis la Calédonie (actuelle Écosse, au-delà du mur d'Antonin) et surtout des Irlandais (depuis l'Hibernie) se multiplient contre le Pays de Galles, en même temps que s'installent à l'est de l'île des peuplades germaniques, et notamment les Angles et les Saxons qui repoussent les Bretons à l'ouest. Il semblerait même que ce soient les raids et la colonisation des Irlandais qui auraient été un facteur décisif dans le départ de certaines vagues migratoires bretonnes vers le continent.

Alors, des communautés entières de Bretons (cité-clan) émigrent en Armorique depuis les régions de l’ouest de la Bretagne insulaire (surtout depuis le Devon et la Cornouailles) sous la conduite de leur chefs religieux et laïcs. Ces émigrants apportent avec eux leur culture, leur organisation et probablement leur langue, bien qu'il soit difficile de dire si le breton de l'époque était similaire ou non à la langue des Gaulois armoricains. Il est également difficile de quantifier la population armoricaine au moment des émigrations. Certains auteurs, bien que les projections soient hasardeuses, estiment que les Bretons représentaient au maximum la moitié de la population de la pointe de Bretagne.

Une partie des migrations bretonnes au VIe s.

Pendant cette période de migration, l'histoire de la Bretagne recouvre à la fois la Grande-Bretagne, d'où proviennent les migrants et la plus grande des deux péninsules de l'Armorique (l'autre péninsule armoricaine étant le Cotentin) qu'on finira par appeler Petite Bretagne, puis simplement Bretagne.

Notons que l'émigration bretonne en provenance des Îles Britanniques eut lieu également sur tout le territoire normand de l'Armorique, notamment le Cotentin et le département du Calvados particulièrement la région autour de Caen, comme l'ont confirmé les recherches du professeur Léon Fleuriot. Les liens du territoire qui devint plus tard la Normandie avec l’île de Bretagne ont toujours été des plus étroits. La Normandie a été particulièrement riche en saints bretons : sa côte faisant face à celle de la Grande-Bretagne, il serait invraisemblable que les immigrés des Ve et VIe siècles aient évité systématiquement ses rivages. Saint Patrick saint irlandais d'origine bretonne (né en Bretagne insulaire) est honoré dans plus de six paroisses normandes. Saint Méen dans trois d’entre elles. L’« exemption » de Sainte-Mère-Église est une enclave de cinq paroisses du diocèse de Bayeux survivance d’un ancien monastère de Saint Mewen, forme bretonne moderne Méen, cornique Mewan. Sainte Anne, Saint Armel, Saint Aubin, Saint Méen, Saint Samson sont honorés dans de nombreux lieux de Normandie. La densité des toponymes bretons en Normandie est également remarquable. Quatre paroisses bretonnes à l'embouchure de la Seine, en plus de l'abbaye de Pental et dans son voisinage : Saint-Maclou (variante de saint Malo), Saint-Thurien (Saint Turioult en 1376) et Saint-Samson-de-la-Roque, formèrent une entité bretonne jusqu'au Moyen Âge et restèrent dépendantes de l’évêché de la métropole bretonne de Dol en tant qu’enclaves de Neustrie et des bords de la Seine de l’Évêché de Dol-de-Bretagne jusque 1790. La métropole bretonne de Dol-de-Bretagne était la plus ancienne et la plus importante abbaye-évêché bretonne de type celtique datant des premiers temps de l'émigration.

Le morcellement et la grande étendue des possessions et dépendances du diocèse de Dol, qui est le seul diocèse breton dans ce cas - ce qui prouve son ancienneté et son importance - s'explique par la dispersion des premières colonies bretonnes des premiers temps de l'émigration des Ve et VIe siècles, dont elle avait la charge et pour lesquelles elle devait être un grand centre spirituel, sur les côtes de la Bretagne et la Normandie actuelles.

Les chefs bretons traversent la Domnonée insulaire avant de passer la Manche. Il faut avoir à l’esprit que la mer a été en général un facteur d’unité : elle unissait plus qu’elle ne divisait. Dans les traditions relatives à la colonisation de la Bretagne par les Bretons nous retrouvons des royaumes doubles de ce genre. De nombreux lieux seront nommés du nom des chefs de ces clans (plou-, tre-, lan-, ...). Les sept saints fondateurs de la Bretagne, saint Pol Aurélien (évêque de Léon), saint Corentin (évêque de Cornouaille), saint Patern (évêque de Vannes), saint Samson (évêque de Dol), saint Brieuc (évêque de Saint-Brieuc), saint Malo, évêque d'Aleth, évêché transféré à Saint-Malo) et Saint-Tugdual, appelé aussi Tudy, Tutuarn et Pabu (évêque de Tréguier), sont probablement la version christianisée de ces chefs de clan investis de pouvoirs religieux.

La plus grande des deux péninsules de l'Armorique devient alors la Bretagne mineure, ou Petite Bretagne, puis n'est plus appelée que Bretagne.

Il semble que vers l'an 600 l'émigration soit achevée.

La proportion de migrants bretons

Il est très difficile de connaître exactement la proportion de migrants bretons et quelle était leur place dans la société. Étaient-ils des seigneurs qui régnaient sur des paysans latinophones ou celtophones? (Commes les Hongrois avec les Roumains en Transylvanie avant la révolution agraire de 1921).

Avaient-ils fusionné avec la population ouest-armoricaine sans doute celtophone (c'est à dire la Bretagne historique car l'Armorique était un territoire qui allait jusqu'à la Seine, au-delà c'était la Belgique)). (comme le suggère la toponymie du IXe siècle où les noms de lieu, qu'ils soient issus du latin ou du brittonique, étaient prononcés à la celte et non à la latine (le -acum prononcé -ac et non pas é, y ou ay)?

Les Bretons et les Francs

À la fin de l'Empire romain d'occident en 471, les Wisigoths et les Francs occupent la France mais il reste, au nord, le royaume de Syagrius. On ne sait pas si l'ouest de l'Armorique (Bretagne) faisait partie de ce royaume. En 486, ce roi est vaincu à la bataille de Soisson. Selon Procope de Césarée, les Francs vont alors s'attaquer à l'est de l'Armorique. Mais alors qu'ils pillent et qu'ils se battent contre les "Arborykhes", ils se rendent compte qu'ils ne pourront les vaincre et s'allient donc avec eux. Ces derniers deviennent vraisemblablement alliés avec les Francs car ils ne payent pas de tribut. Il semblerait, toujours selon Procope que leur alliance fut facilitée car ils étaient tous les deux chrétiens.


Photo RL Dubuis

 
 

Des principautés au duché : Bretons et Francs

Les Bretons et les Mérovingiens

Avant le VIIIe siècle, le territoire des Bretons sur le continent ne s'étend que sur la partie occidentale de la Bretagne actuelle. Rennes et Nantes sont ainsi des comtés francs, faisant partie du territoire de la Neustrie, et qui seront réunis par la suite dans la marche de Bretagne, afin de prévenir le royaume franc des incursions bretonnes.

La constitution du royaume de BretagneVIIIe ou IXe siècle : premier texte contenant du vieux-breton et parvenu jusqu’à nous. Connu sous le nom de manuscrit de Leyde (parce qu'elle est conservée dans la ville de Leyde aux Pays-Bas), il s'agit d’un traité de botanique.

 

La destruction du royaume de Bretagne par les Normands

Après 907, les querelles des grands seigneurs affaiblissent la Bretagne. Au détriment des deux fils (Rudalt et Derien) et deux gendres d'Alain le Grand, Gourmaëlon, comte de Cornouaille, se fait reconnaître roi. Les conflits entre seigneurs provoquent insécurité et anarchie. Les raids vikings reprennent, menés par les chefs Ohtor, Hroald et surtout Ragenhold. Des groupes s'installent en différents lieux d'implantation (notamment dans la région de Nantes).

En 909, à la suite de la mort d'Alain le Grand, Foulque Ier d'Anjou reçoit le comté de Nantes. Il est chargé de lutter contre les Normands et les Bretons. Néanmoins Nantes est prise par les Normands en 914 et devient le cœur de l'implantation scandinave en Bretagne.

 

La Bretagne Viking

En 919, les Vikings s'emparent de la Bretagne et établissent leur capitale à Nantes.

À partir de 919 la plupart des communautés religieuses fuient en Angleterre ou en France, bientôt imitées par la noblesse et les notables. De cet exode date la vénération des reliques de saints emportés par les moines dans les lieux de leur exil : celles de saint Corentin à l'abbaye de Marmoutier de Tours, de saint Gwenaël à Courcouronnes, de saint Samson à Saint-Symphorien d'Orléans, de saint Salomon à Pithiviers, saint Guénolé à Montreuil, saint Maudez à Saint-Mandé, et de saint Magloire à Paris.

Débarqué d'Angleterre vers 931, Alain Barbe-Torte, fils de Mathuédoï, comte de Poher et petit-fils du roi Alain le Grand rejoint les Bretons révoltés de Cornouailles. Ensemble, ils tuent un chef viking nommé Félécan mais doivent battre en retraite quand les Normands de la Seine, menés par Guillaume Longue Épée, viennent prêter main forte aux Normands de Bretagne (plus exactement aux Normands de la Loire). Alain repart en Angleterre mais reste en contact avec sa patrie grâce à la médiation de l'abbé Jean de Landevennec. Lorsqu'en 936, il débarque à nouveau en Bretagne, les Normands sont affaiblis d'autant plus que Guillaume Longue Épée, ne compte pas leur venir à l'aide Alain libère la Bretagne en les chassant de Nantes en 937, puis en gagnant la Bataille de Trans le 1er août 939, date qui devint la fête nationale.

 

La Bretagne après les Vikings

Une dispute ne tarde pas à naître entre la dynastie fondée par Alain Barbetorte, duc de Bretagne et comte de Cornouaille, et celle de Juhel Berenger, comte de Rennes. Par alliances les Thibaldiens, comtes de Chartres et de Blois, contrôlent le comté de Rennes, les comtes d'Anjou le comté de Nantes. En 930, le comte d'Anjou, Foulque Ier est reconnu comte de Nantes, Hugues le Grand le qualifiant comme tel dans une de ses chartes. Foulque Ier passe la plus grande partie de sa vie à combattre les raids vikings. Le comté de Nantes est alors étroitement lié à la dynastie angevine des Plantagenêts jusqu'au début du XIIIe siècle.

En 987, le comte de Rennes Conan Ier le Tort, bat les Nantais et prend le contrôle de la Bretagne. Cette victoire de Conan sera de courte durée.

Mais il aura le temps de s'intituler, dans une charte notice pour le Mont Saint Michel, Britannorum princeps. Raoul Glaber, moine franc contemporain (né en 985), indique qu'il s'est fait couronner à la manière des rois, sans doute par une source tierce. Cette même année, Hugues Capet se fait élire roi de France par les pairs de ce pays. Le chef de Bretagne ne fait pas partie de ces électeurs malgré son importance. Cela peut signifier que la Bretagne n'était pas considérée comme partie du royaume de France à cette époque. Une certaine suzeraineté pouvait cependant être possible mais en tant que domaine externe au royaume de France. Le nouveau comte d'Anjou, Foulques Nerra s'inquiétant de son ascension politique se proclame le défenseur des intérêts de la maison de Nantes et il lui livre combat. Conan Ier est tué dans la défaite, lors de la seconde Bataille de Conquereuil en 992.

En 1008, à la mort de Bérenger, fils de Conan Ier, la régence est exercée, jusqu'à sa mort en 1034, par Havoise de Normandie, fille de Richard Ier de Normandie pour son fils Alain III de Bretagne. En 1027, Alain III porte toujours le titre de rex mais est le plus souvent qualifié de princeps Britanniae, comes totius Britanniae. Un acte est établi in presentia domni nostri Alani totius Britanniae princeps (en 1088, la Bretagne est qualifié de royaume). En 1033, à la suite d'un refus et d'une guerre, Alain prête allégeance à son oncle. A la mort de celui-ci en 1035, il s'émancipe par deux actes fondateurs. Primo, affirmant son droit régalien, il fait son frère puiné, Eudon comte. Il fonde ainsi la maison de Penthièvre, tutrice des nouveaux évêchés de Trégor et de Saint Brieuc. Secundo, il fait de Guillaume, fils illégitime, alors âgé de huit ans, de Richard et héritier contesté par les barons normands, sa pupille. Il soutient ainsi un parti militaire normand qui donnera trente ans plus tard, lors de la reconquête de la Grande Bretagne sur les saxons, les meilleurs fiefs aux seigneurs bretons.

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Moyen Âge médian

 

La Bretagne capétienne

En 1209, Philippe-Auguste (Philippe II de France) fit établir une convention pour régler le mariage de la jeune duchesse Alix de Thouars (9 ans) avec le petit Henri (5 ans), fils d'Alain, comte de Penthièvre. Les barons bretons rendent hommage à l'enfant Henri de Penthièvre.

Mais en 1213, dans le but de renforcer son pouvoir en Bretagne, le roi de France Philippe Auguste impose le prince capétien Pierre Mauclerc comme baillistre, c’est-à-dire administrateur du duché et tuteur de son fils, le duc Jean Ier de Bretagne. Ce fut Pierre Mauclerc qui introduisit les hermines dans le blason de la Bretagne. Il épouse la cause de son fief et défend son indépendance face au roi de France.

Dès la fin du XIIIe siècle et bien avant la réunion du Duché de Bretagne au domaine royal du Royaume de France, l'administration ducale abandonna le latin au profit du français, sans passer par le breton. Jusqu'au XIIIe siècle, les actes administratifs et juridiques sont rédigés en latin, puis le français concurrence le latin dans les actes de la chancellerie

Guerre de succession de Bretagne

De 1341-1364, la guerre de Succession de Bretagne ou guerre des Deux Jeanne, voit s’affronter le demi-frère du dernier duc, Jean de Montfort, père du futur duc Jean IV, (bientôt soutenu par le roi d'Angleterre) et sa nièce, la comtesse Jeanne de Penthièvre mariée au neveu du roi de France, Charles de Blois.

À l'issue de la guerre, une forme tempérée de la loi salique est introduite en Bretagne.

· 1351 : Combat des Trente.

· 1352 : les États de Bretagne, qui constitueront le Parlement de Bretagne, sont mis en place.

·  29 septembre 1364 : Bataille d'Auray : victoire de Jean IV et de la maison de Montfort qui était le parti breton opposé au candidat (Charles de Blois) du roi de France. La Paix est conclue par le premier traité de Guérande le 12 avril 1365 qui entraîne l'abdication de la duchesse Jeanne et l'hommage de Jean IV au roi de France pour le duché pairie de Bretagne (le 13 décembre 1366).

· 1373 : Abandonné par sa noblesse qui fait appel au suzerain royal (Charles V), Jean IV repart en exil en Angleterre. Le roi de France Charles V nomme son frère le duc d'Anjou (époux d'une fille de Jeanne de Penthièvre et Charles de Blois) lieutenant-général en Bretagne.

·  1378 : Le roi de France tente d'annexer la Bretagne au domaine royal, ce qui provoque le rappel par les Bretons de Jean IV.

Malgré une dernière requête de la rivale de Jean IV, Jeanne de Penthièvre, le Parlement de Bretagne prononce l'annexion pour félonie le 18 décembre 1378; celle-ci ne pourra néanmoins pas être appliquée. Le second traité de Guérande (15 janvier 1381) règle la neutralité bretonne dans le conflit anglo-français.

Moyen Âge final

Durant cette période, les Ducs bretons sont de fait indépendants comme le prouvent leurs relations avec le Vatican par exemple.

en 1418, le pape Martin V qui appelle Jean V à protéger le clergé breton puisqu'il tient son pouvoir de la largesse divine comme tout roi et prince (sicut omnis rex et princeps. En 1452 le pape autorise le Duc a choisir lui-même les candidats aptes à occuper les cinq principaux sièges épiscopaux de la péninsule.

· Les Ducs de Bretagne ne prêtent pas l'hommage lige au roi de France car "le duché ne le doit pas.

· 12 février-4 juillet 1420 : Attentat de Champtoceaux, le duc Jean V est enlevé par le comte de Penthièvre, fils de Jeanne de Penthièvre. Jeanne de France, duchesse de Bretagne, assiège les places rebelles et fait libérer son mari qui confisque le biens des Penthièvre.

·1464 : Parution du Catholicon breton, dictionnaire breton-latin-français de Jehan Lagadeuc qui est le premier dictionnaire trilingue du monde, le premier dictionnaire breton et le premier dictionnaire français de cette envergure.

· 1465 : François II participe à la ligue du Bien public, alliance avec les États bourguignons, le duc Charles de Normandie, le duc d'Alençon et le comte d'Armagnac contre le roi de France Louis XI, sans succès (traité de Caen).

·1485-1488 : Guerre folle ; le duc de Bretagne participe à une rébellion contre le pouvoir royal, pendant la régence d’Anne de Beaujeu

En 1487, l'armée française achève la soumission du royaume et pénètre en Bretagne. Les places de Chateaubriant, Vitré, Ancenis et Clisson s’ouvrent à elle. L'armée française atteint Vannes : elle est forte de 12 000 hommes. Ploërmel, qui résiste, est prise et mise à sac. L’armée royale échoue au siège de Nantes : la garnison et la population, aidées par des volontaires cornouaillais conduits par le marchand Michel Marion, rennais et guérandais, appuyés par des mercenaires anglais, allemands et hollandais, brisent le blocus. L’armée française doit évacuer la Cornouaille où les paysans se soulèvent. Le baron de Rieux rallie le camp du duc et Vannes est libérée en mars 1488

La guerre reprend, et le 28 juillet 1488, a lieu la bataille de Saint-Aubin du Cormier. L’armée française, forte de ses mercenaires suisses et d'une artillerie actionnée par des spécialistes italiens et suisses, prend villes et châteaux. Après la prise de Fougères, la bataille de Saint-Aubin du Cormier oppose l'armée du duc de Bretagne, de 11 500 hommes, à l’armée française de 15 000 hommes. La victoire royale est décisive.

Août 1488 : François II doit accepter le traité du Verger, signé le 19 août 1488. Le duc s’engage à éloigner du duché les princes et tous les étrangers qui s’étaient mêlés de la guerre contre le roi de France ; il ne mariera pas ses filles sans l'avis et l'agrément du roi de France ; Saint Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin sont remis en garantie au roi dont les droits sur la succession ducale sont réservés pour le cas où le duc décèderait sans enfant mâle.

Septembre 1488 : le duc François II meurt d’une chute de cheval. En dépit de trente ans de politique d’indépendance, le règne de François II aboutit à un échec. L'armée bretonne était affaiblie par le double jeu de plusieurs de ses chefs, notamment aux frontières. La bourgeoisie bien qu’active, l'administration, bien que correctement organisée, ne pouvaient dégager suffisamment de moyens pour contrer une France plus forte

L'historien américain Eugen Weber pointe en ces termes les conséquences de l'annexion de facto de l'État breton : « Après l’union forcée avec la France, les villes bretonnes furent envahies par des Français qui écrasèrent ou même remplacèrent les commerçants locaux, francisèrent les gens qu’ils employaient ou touchaient d’une autre façon. Les ports du roi comme Lorient ou Brest, étaient des villes de garnison en territoire étranger et le terme de colonie était fréquemment employé pour les décrire».

1490 : Anne se marie par procuration avec Maximilien d'Autriche, ce qui provoque une nouvelle guerre avec le roi de France. Charles VIII fait reconnaître la nullité de ce mariage conformément au traité de 1488, et épouse Anne en 1491 à la demande de celle-ci qui refusait d'être unie à d'autres que le roi.


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Époque moderne

1498 : Louis XII rompt son propre mariage avec Jeanne de France pour épouser la duchesse et reine douairière Anne, veuve de Charles VIII.

·1514 : Claude de France, fille d'Anne et de Louis XII, hérite de la Bretagne et épouse François Ier, malgré l'opposition de sa mère, et après la mort de cette dernière. Elle lègue le duché à son époux.

·1524 : À la mort de Claude, François son fils hérite du duché. Il est couronné à Rennes le 6 août 1532 et reconnu duc sous le nom de François III. Le roi François Ier, son père, conservant l'usufruit du duché.

·21 septembre 1532 : union de la Bretagne et de la France requise par les États de Bretagne, l'édit d'union étant précédé et suivi d'autres documents :

o le premier document publié est la Lettre de Vannes en août,

o il est suivi de la signature de l'Édit d'Union entre la Bretagne et la France,

o  pour rassurer le parlement, le roi François Ier confirme les privilèges de la Bretagne par l'Édit du Plessis-Macé en septembre.

· 1536 : François III meurt, bien avant son père. Son frère Henri lui succède comme dauphin du royaume de France et comme duc de Bretagne, mais ne sera pas couronné.

·1547 : Le dauphin-duc Henri monte sur le trône de France sous le nom d'Henri II. Toute allusion à un duc de Bretagne disparaît, mais les privilèges fiscaux et réglementaires subsistent, défendus par les États de Bretagne contre les empiètements royaux.

·1590-1598 Guerre de la Ligue : Du chef de sa femme, Marie de Luxembourg (1562 † 1623), comtesse de Penthièvre, le duc de Mercœur (gouverneur de Bretagne) ambitionne de se faire proclamer duc de Bretagne et s'allie avec le roi Philippe II d'Espagne. Celui-ci a d'autres vues et pense installer sa fille Isabelle (descendante aînée d'Anne, de Claude et des derniers Valois) à la tête d'un duché de Bretagne reconstitué. Henri IV amène Mercœur, brouillé avec Philippe II, à une soumission honorable. C’est le dernier Ligueur à se rallier, ce qui permet :

· en 1598 la signature de l’Édit de Nantes, qui pacifie définitivement la France à la fin des guerres de religion

·1675 : révolte du papier timbré : les villes bretonnes se joignent à la révolte de Bordeaux au printemps, et les Bonnets rouges de Cornouaille suivent en été. La révolte qu'il ne put endiguer, est réprimée par le duc de Chaulnes qui demanda l'intervention des armées du roi et la punition des factieux.

Les insurgés étaient en contact avec la Hollande et attendirent des secours qui ne vinrent pas. La répression est féroce. Des centaines de Bretons sont pendus ou roués. Sébastien Le Balp, un des chefs de l'insurrection est assassiné fortuitement d'un coup d'épée par le marquis de Montgaillard, noble du Languedoc, ancien colonel de l'armée française au régiment de Champagne, chef de la réaction de la noblesse contre l'insurrection populaire, qui était alors prisonnier des Bonnets Rouges. Madame de Sévigné a raconté dans sa lettre en date du 5 janvier 1675 à Mme de Grignan, sa fille, que des soldats français en garnison à Rennes ont embroché un enfant breton pour le rôtir ! : " Ils s'amusent à voler ; ils mirent l'autre jour un petit enfant à la broche ! ". Une rue de Rennes est évacuée de ses habitants, et partiellement démolie.

· 1720 : conspiration de Pontcallec : des membres de la petite noblesse, en contact avec l'Espagne, mènent un soulèvement anti-fiscal contre le Régent, Philippe d'Orléans. Le marquis de Pontcallec et six autres conjurés sont arrêtés, jugés et exécutés sur la place du Bouffay à Nantes sur l'ordre de l'abbé Dubois, ministre.

Les débuts de la Révolution

Les 44 députés bretons aux Etats généraux de 1789 sont, pour beaucoup, les promoteurs des idées "patriotes". Pour Bailly, c'est en Bretagne "que le désir de liberté a enfanté les premiers projets de république et a préparé cette funeste division avec ceux qui voulaient la monarchie […] Les Bretons étaient d'excellents patriotes, mais ardents, excessifs"

·4 août 1789, dite « Nuit du 4 août » : à Paris, l'assemblée constituante proclame à l'unanimité l'abolition de tous les privilèges féodaux, ce qui inclut ceux des provinces, en partie à l’initiative des députés bretons et angevins du club breton. La Bretagne « province réputée étrangère » perd ainsi son existence juridique, son autonomie, son Parlement, et ses particularités administratives, fiscales et juridiques, garanties par l'édit d'Union de 1532.

·        Le découpage de la Bretagne en départements, en 1790, recoupe la division existante de la province en présidiaux. L'évêché et le présidial de Nantes coïncidant à peu près, la Loire-Inférieure en reprend presque exactement l'emprise à quelques aménagements près, notamment à sa frontière sud sur les Marches séparantes entre Bretagne et Poitou. La définition du Morbihan se fait sans difficulté sur un moyen terme entre les limites du présidial et celles de l'évêché de Vannes, cette ville en restant naturellement le chef-lieu. Le Finistère est établi sur le présidial de Quimper un peu retouché, malgré les contre-projets des députés brestois qui réclamaient d'obtenir le chef-lieu autour d'un Finistère entier ou réduit à sa moitié nord. Le grand présidial de Rennes hérité de l'ancienne Domnonée est divisé entre Saint-Brieuc et Rennes. Les départements des Côtes-du-Nord et d'Ille-et-Vilaine qui en sont issus sont arrondis aux dépens de leurs voisins. Une âpre négociation entre villes fait échouer le projet d'un département autour de Saint-Malo.

NB : les présidiaux étaient eux-mêmes issus de l'évolution des bailliages médiévaux.

La chouannerie bretonne

L'insurrection bretonne en 1793 a des causes multiples, notamment la perte des spécificités régionales, des privilèges commerciaux, la conscription de 1792, la constitution civile du clergé et la misère de la population. Elle est militairement réprimée.

·         La Bretagne participa aussi à la « petite chouannerie » de 1815.

·         Elle prit une part moins active dans l'insurrection de 1832.

Époque contemporaine

En 1870 éclate l'affaire du Camp de Conlie où une armée, dans les départements de l'ouest, fut abandonnée dans des conditions sanitaires épouvantables, par manque d'organisation et incompétence du gouvernement français.

La Première Guerre mondiale a été très néfaste pour la Bretagne, puisque quelque 240 000 appelés ont péri entre 1914 et 1918 soit, d'après le poète Jean Markale, une proportion de 1 sur 4, alors que la moyenne nationale française, elle, était d'1 sur 8.

Des mouvements autonomistes et indépendantistes se développent à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle, n'obtenant jamais une forte audience (voir l'article Emsav). Un Parti national breton a cependant existé de 1931 à 1944, et différentes revues ont vu le jour durant les années d'entre-deux-guerres, comme le Breiz Atao (« Bretagne toujours »). Certains en sont même allés jusqu'à des actions terroristes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le mouvement nationaliste organisé, très faible et coupé de la population, voit dans la collaboration une occasion de se renforcer contre « l'oppresseur » français. En juin 1940, il y a eu une brève tentation allemande d'une Bretagne indépendante, mais en juillet, la tentative des séparatistes bretons fit long feu On doit à la vérité de dire que la quasi-totalité du Mouvement breton organisé politiquement a collaboré d'une manière ou d'une autre pendant la guerre34. Par contre, il y eut aussi de nombreux résistants en Bretagne, dont la topographie se prêtait bien aux caches et bases secrètes. Des maquis (dont le maquis de Saint-Marcel) s’organisent en Bretagne, et jouent un rôle crucial lors de la Libération, en 1944.

Suite à un mouvement initié depuis 1917 avec les "régions Clémentel", en 1941, l'État français décide la création des régions administratives. Une région nommée Région de Rennes apparaît, qui reprend les quatre-cinquièmes du territoire de l’ancienne province, la Loire-Atlantique étant exclue. Cette exclusion fait toujours débat.

La Bretagne d'après-guerre fait face à un exode rural et à une émigration massive, en raison d'un sous-développement général des infrastructures et du tissu économique. En 1950, sous l'impulsion d'hommes politiques locaux, le CELIB (Comité d’étude et de liaisons des intérêts bretons) est créé. Rapidement, ce mouvement réussit à fédérer l'ensemble des forces politiques bretonnes et à exercer un lobbying actif auprès de l'État pour obtenir les moyens du désenclavement, avec notamment la mise en place du Plan routier breton. La Bretagne en sort profondément transformée.

Les années 1950 et 1960 voient apparaître un mouvement musical et culturel qui participe à la popularité de la Bretagne, par la création et le développement des bagadoù, la relance du kan ha diskan, le renouveau de la harpe celtique et de la lutte bretonne, de nouvelles expériences d'enseignement du breton à l'école. Parallèlement, l’usage du breton régresse fortement.

Au début des années 1970, le chanteur et musicien Alan Stivell devient une référence internationale, participant à une nouvelle perception de la Bretagne par les Bretons eux-mêmes et les non-Bretons (voir l'article "musique bretonne").

Dans les années 1960, EDF construit une centrale nucléaire expérimentale à Brennilis, dans les Monts d'Arrée, exploitée conjointement par EDF et le CEA. Arrêtée depuis 1985, elle est en démantèlement (déconstruction) depuis 1997 et devrait être totalement déconstruite en 2016. C'est le premier cas de démantèlement de centrale nucléaire en France.

En mars 1972, les ouvriers du « Joint Français », une usine de Saint-Brieuc, font grève pour obtenir une augmentation de salaire. La grève dure huit semaines.

Le 16 mars 1978, l'Amoco Cadiz fait naufrage à quelques centaines de mètres du rivage du petit port de Portsall en Ploudalmézeau. Il s'ensuit une marée noire qui pollue très gravement les côtes du nord et du nord-ouest de la Bretagne.

En février et mars 1980, la population de Plogoff, commune de la Pointe du Raz, s'oppose à l'implantation d'une centrale nucléaire sur sa commune, malgré l'envoi d'une force publique chargée de protéger le chantier. La protestation reçoit un large soutien médiatique en France et en Europe. Le projet de centrale est abandonné après les élections présidentielles de 1981.

Bibliographie (et liens hypertextes permettant de lire les auteurs des textes ci-dessus)

·         Histoires anciennes

o        Alain Bouchart, Les grât croniques de Bretaigne : tant de la grande Bretaigne depuis le roy Brutus qui la conquist et la appela Bretaigne iusques au temps de Cadualadrus dernier roy breton etc., Paris, Jehan de la Roche, 1514.

o        Pierre Le Baud, Histoire de Bretagne avec les chroniques des maisons de Vitré et de Laval, 537 pages et 215 pages, Paris, chez Gervais Alliot, 1638,in-f°.

o        Bertrand d'Argentré, Histoire de Bretaigne, Paris, J.Dupuys, 1582 et édition de 1588, édition de 1582 saisie par le pouvoir royal français -- édition de 1588 censurée puis interdite par le pouvoir royal français du roi de France Henri III.- 3e édition Paris, Nicolas Buon, 1618, 4e édition Rennes, Vatar, 1668.

o        Dom Lobineau, Histoire de Bretagne, 2 vol. in-folio, Paris, Veuve Muguet, 1707.

o        Histoire des ducs de Bretagne. Dissertation historique sur l'origine des Bretons sur leur établissement dans l'Armorique et sur leur premiers rois, Paris, Rollin et fils, Libraire, 1739.

o        Dom Morice et Dom Taillandier, Histoire de Bretagne, Paris, Veuve Delaguette, 1750-1756. 2 vol. in-f°

o        Dom Morice et Dom Taillandier, Mémoires pour servir de preuves à l'Histoire de Bretagne, Paris, Ch.Osmont, 1742-1746. 3 vol. in-f°

·         Histoires générales

o        Arthur Le Moyne de la Borderie, Histoire de la Bretagne, 6 volumes in--4 °Rennes, Plihon, 1905-1914. 6 vol. 4 ° (tome IV publié par B. Pocquet, tomes V & VI écrits par B. Pocquet).

o        Collectif d’universitaires des universités de Brest, Nantes, Rennes, Toute l’histoire de Bretagne, dans l'Ile de Bretagne et sur le continent, Morlaix, éd. Skol- Vreizh, 1996. 800pp in--8 °.

o        Reynald Secher & René Le Honzec, Histoire de Bretagne, éd° Reynald Seycher, B.D. en 10 tomes parus entre 1991 et 1998.

o     Joël Cornette, Histoire de la Bretagne et des Bretons. Tome 1. Des âges obscurs au règne de Louis XIV ; tome 2. Des Lumières au XXIe siècle, 432 et 448 pages, Paris, Le Seuil, 2005. Nouvelle édition, Le Seuil, 2008, 733 et 749 pages. (ISBN 978-2-7578-0995-2) (ISBN 978-2-7578-0996-9)

o        Collectif sous la direction de J.-Chr. Cassard, A. Croix, J.-R. Le Quéau et J.-Y. Veillard, Dictionnaire d’histoire de Bretagne, Skol Vreizh, Morlaix, 2008, (ISBN 978-2-915623-45-1)

·         Préhistoire et Antiquité

o        Patrick Galliou, L'Armorique romaine, Brasparts, éd. Bibliophiles de Bretagne, 1984. Rééd. Crozon, Armeline.

·         Histoire de la Bretagne au Haut Moyen Âge

o        Myles Dillon, Nora Chadwick, Christian-J. Guyonvarc'h, Les royaumes celtiques, P., Fayard, 1974. Rééd. Crozon, Armeline.

o        Léon Fleuriot, Les origines de la Bretagne, P., Payot, 1980. (ISBN 2-228-12710-8)

o        Christian Y.M. Kerboul, Les royaumes brittoniques au Très Haut Moyen Age, Sautron, Éditions du Pontig & Spezet, Coop Breizh, 1997. (ISBN 2-84346-030-1).

o        Christiane M.J. Kerboul-Vilhon. Gildas Le Sage, Vie et œuvres, Éditions du Pontig, Sautron, 1997, (ISBN 2-9510310-2-5).

o        E.G.Bowen, Saints seaways and settlements, University of Wales Press, 1977.

o        J.C. Cassard, Les Bretons de Nominoë, Édition Beltan, Brasparts, 1990. Rééd. P.U. Rennes. 2002. (ISBN 2-86847-776-3).

·         Le duché de Bretagne

o        Jones (Michael), "La Bretagne ducale. Jean IV de Montfort (1364-1399) entre la France et l'Angleterre. Rennes, Presses univ. de Rennes, 1998, 268pp. ISBN 2-86847-297-4.

o        Kerhervé (Jean), L'État breton aux XIVe et XVe siècles, 2 vol., P., Maloine, 1987. ISBN 2-22401703-0. 2-224-01704-9

o        Kerhervé (Jean) éd. "1491. La Bretagne terre d'Europe". Actes du colloque international de Brest (1991). Brest, Centre de recherche bretonne et celtique, 1992, 523pp.

o        Leguay (Jean-Pierre) et Martin (Hervé), Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532, Rennes, Ed. Ouest-France, 1982, 446 pages. (ISBN 2-85882-309-X)

o        Mauny (Michel de), Anne de Bretagne, Rennes, éd. Kanevedenn, 1976.

·         La Bretagne du XVIe siècle à la Révolution française

o        Mauny (Michel de), 1532. Le grand Traité franco-breton, P., Librairie française, 1971.

o        Arthur de La Borderie, La Révolte du Papier timbré advenue en Bretagne en 1675, Saint-Brieuc, 1884.

o        Mauny (michel de), 1532-1790 Les dessous de l'Union de la Bretagne à la France, P., éd. France-Empire, 1986.

o        Dupuy (Ant.), Histoire de l'union de la Bretagne à la France, P., éd. Hachette, 1880, 2 vol. de 447pp et 501pp.

·         Joël Cornette, Le marquis et le Régent. Une conspiration bretonne à l'aube des Lumières, Paris, Tallandier, 2008 (sur la conspiration de Pontcallec).

·         La Bretagne depuis 1789

o        Dupuy (Roger), La Bretagne sous la Révolution et l'Empire, 1789-1815, Rennes, éd. Ouest-France, 2004.

o        Guiomar (j-y) "Le Bretonisme", Rennes, Soc. d'histoire & d'archéol. de Bretagne.

·         Histoires thématiques

o        Marcel Planiol, Histoire des Institutions de la Bretagne (Droit Public et Droit Privé), 3 vol., Éditions du cercle de Brocéliande, Rennes 1953-1955 ; ouvrage couronné par l'Institut, publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique.

o        Vallerie (Erwan), Communes bretonnes et paroisses d'Armorique, Édition Beltan, Brasparts, 1986.

o        J.De Mey, Les Monnaies de Bretagne, vol. de 158 p., Numismatic pocket, Bruxelles, 1970.

·         Linguistique interceltique : Gaulois, Gallois, Breton Armoricain, Cornique, Gaëlique

o        I.C.Zeuss, GRAMMATICA CELTICA e monumentis vetustis tam Hibernicae linguae quam Britannicarum dialectorum Cambriacae Cornicae Aremoricae comparatis Gallicae priscae reliquis construxit I.C. Zeuss, Phil.DrHist.Prof., editio altera curavit.H. Ebel, .Ph.Dr., Acad.Reg.Hib.Soc.Hon., Acad.Reg.Boruss.Adi.Comm.Epist. Berolini, Apud Weidmannos MDCCCLXXI.

Notes et références

         eupedia.com [archive]

1.       eupedia.com [archive]

2.       eupedia.com [archive]

3.       Pape (Louis), La Bretagne romaine, Ouest-France université, 1995, p. 258.

4.       Joël Cornette. Histoire de la Bretagne et des Bretons. Tome I. Paris, Seuil, 2005, p. 109.

5.       Joël Cornette, Histoire de la Bretagne et des Bretons, Tome I, Paris, Seuil, 2005 ; réed. "Points Seuil", 2008.

6.       Camille Jullian, Histoire de la Gaule, 1907-1921

7.       Pental est un composé toponymique breton, penn désignant la tête et tal le front, autrement dit "l'extrémité du promontoire" )

8.       Nora K. Chadwik, Les Royaumes celtiques

9.       La Bretagne continentale est appelée Llydaw en gallois : la terre en longueur

10.    Sidoine Apollinaire

11.    Hervé Le Boterf. Les Royaumes brittoniques au très Haut Moyen Âge. Sautron :Éditions du Pontig-Coop Breizh, 1997. ISBN 2-9510310-3-3 ISBN 2-84346-030-1, p 46 et 84-85

12.    Hervé Le Boterf. Les Royaumes brittoniques au très Haut Moyen Âge. Sautron :Éditions du Pontig-Coop Breizh, 1997. ISBN 2-9510310-3-3 ISBN 2-84346-030-1, p 90 et suivantes

13.    Hervé Le Boterf. Les Royaumes brittoniques au très Haut Moyen Âge. Sautron :Éditions du Pontig-Coop Breizh, 1997. ISBN 2-9510310-3-3 ISBN 2-84346-030-1, p 202

14.    Jean-Christophe Cassard, « Avant les Normands, les Vikings en Bretagne » in Jöelle Quaghebeur et Bernard Merdrignac, Bretons et    Normands au Moyen Âge. Rivalités, malentendus, convergences, Presses Universitaires de Rennes, 2008, p.103

15.    « Au jour des Kalendes du mois d'août, jour que les Bretons décrétèrent être solennisé par la gent de Bretagne, par toutes les générations, parce que de là et après, commença derechef la Bretagne à être habitée par ses natifs et Bretons user des lois de leurs ayeux.» - Pierre Le Baud, Cronicques & Ystoires des Bretons.

16.    Alano totius Britanniae regnum obtinente (Cartulaire de Redon 24eme lune[Quand ?] de 1088, contentio capellani comitis et monarchi

17.    Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand, 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6) [lire en ligne [archive]], p. 126

18.    Judith Everard. « Le duché de Bretagne et la politique Plantagenêt aux XIIe et XIIIe siècles », in Marin Aurell et Noël-Yves Tonnerre éditeurs. Plantagenêts et Capétiens, confrontations et héritages, colloque des 13-15 mai 2004, Poitiers. Brepols, 2006, Turnhout. Collection Histoires de famille. La parenté au Moyen Âge. ISBN 2-503-52290-4, p 202

19.    Judith Everard. « Le duché de Bretagne et la politique Plantagenêt aux XIIe et XIIIe siècles », in Marin Aurell et Noël-Yves Tonnerre éditeurs. Plantagenêts et Capétiens, confrontations et héritages, colloque des 13-15 mai 2004, Poitiers. Brepols, 2006, Turnhout. Collection Histoires de famille. La parenté au Moyen Âge. (ISBN 2503522904), p 202

20.    Un seul passage rédigé en vieux breton a été relevé parmi les textes anciens, dans un acte du Cartulaire de Redon, les contractants fixent les clauses du contrat en latin mais détaillent les limites du bien-fonds en breton[1] [archive]

21.    Histoire de la langue bretonne, [archive]

22.    Cet épisode est retracé de manière allégorique par le chant "An Alarc'h" (le Cygne) dans le livre Barzaz Breiz.

23.    Du Guesclin Georges Minois Fayard

24.    Toute l'histoire de Bretagne;Skol Vreizh

25.    Toute l'histoire de la Bretagne;Skol Vreizh

26.    L'État breton tome 2 de l'Histoire de la Bretagne et des Pays Celtiques, Morlaix, Skol Vreizh, 1966

27.    L'État breton tome 2 de l'Histoire de la Bretagne et des Pays Celtiques, Morlaix, Skol Vreizh, 1966)

28.    Eugen Weber, La fin des terroirs. La modernisation de la France rurale. 1870-1914, Paris, éd. Fayard, 1992, p. 695

29.    "La Révolte du Papier Timbré advenu en Bretagne en 1675", Arthur de La Borderie, Saint-Brieuc 1884

30.    Cité par J. Cornette, Histoire de la Bretagne et des Bretons'', Paris, 2005, T. II, p. 134.

31.    Une histoire de la Bretagne, de Jean Markale et Patrice Pellerin. Éditions Ouest France, 1994, p 46. ISBN 2-7373-1516-6

32.    De 1940 à 1941, réapparition d'une Bretagne provisoirement incomplète, un provisoire qui dure encore. Etienne Maignen dans Bulletin et mémoires de la société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine, tome CXIV, 2010, pages 237 à 258.

33.    Michel Nicolas, cité par Henri Fréville dans Archives secrètes de Bretagne 1940-1944. Éditions Ouest France, 2004, 2e édition revue et augmentée, p 342.
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