Les groupes de parole

  Parce qu'être parents n'est pas toujours simple, parce que mettre des mots sur ses questions, inquiétudes, difficultés, évite souvent de s'enfermer dans ses problèmes et les voir s'enraciner.... 
       Je vous propose un temps pour vous, parents.....      

        ►  mercredi 12 novembre 2014 de 18h30 à 20H 

             « Vivre à l'étranger et élever son enfant dans deux cultures différentes»

Nous pourrons échanger autour de ces questions : 

Vivre à l'étranger : richesses et difficultés pour moi en tant qu'adulte et parent

Éduquer son enfant dans un pays et une culture différente :
 - quelles en sont les richesses mais aussi les difficultés ?
 - Couple parental « mixte» : comment s'entendre sur des valeurs communes ?
 - La vie à l'étranger, l'éloignement de ses racines et de sa famille : quelles difficultés rencontrons-nous ?


        ►  mercredi 28 janvier 2015 de 18h30 à 20H

             «L'anxiété chez l'enfant et ses manifestations (tics, troubles du sommeil, sauts d'humeur...) comment l'accompagner  ? »

Nous pourrons échanger autour de ces questions : 

- Qu'est-ce que l'anxiété chez un enfant ? Comment se manifeste-t-elle ?
 
 - Que faire si mon enfant a des tics ? des somatisations ? des troubles du sommeil ?


       ►  mardi 17 mars 2015 de 18h30 à 20H

             « Les relations dans la fratrie »

Nous pourrons échanger autour de ces questions :

- Les relations dans une fratrie : jalousie, rivalités... Comment le gérer ?

- Jusqu’où peut-on le considérer comme un phénomène normal ?
 Y a -t-il des moyens pour favoriser les bonnes relations entre frères et sœurs ?

      

 












 Ces groupes sont ouverts à tous. 
Une participation de 150 Kr est demandée (par pers. et par groupe) 
Pour des questions pratiques, merci de vous inscrire pour participer à un groupe (jusqu'au lundi précédent le groupe, par téléphone ou e-mail : 400.42.516 / emilie@bevand.com)

N'hésitez pas également à me faire part de vos propres questions ou idées de thèmes pour de prochains groupes...


Quelques lignes sur le dernier groupe de parole sur l'autorité parentale et les limites...

publié le 23 oct. 2012 à 05:11 par Emilie Bevand   [ mis à jour : 23 oct. 2012 à 05:19 ]

La discussion s'est engagée autour de ces différentes questions, amenées par les unes et les autres : 

- A partir de quel âge doit-on mettre des limites à son enfant ? Ces questions étaient posées par des parents d'enfants de 12 et 18 mois. 
- Les punitions, les "carottes", le chantage ? Qu'en penser ?
- La question du regard des autres sur notre éducation, d'autant plus importante dans un pays étranger ou l'on peut rencontrer des divergences de points de vue en matière d'éducation. 
- Comment gérer le fait que les limites peuvent être différentes ou évoluer d'un enfant à l'autre au sein d'une fratrie ?
- Comment gérer une colère ?
- Est-ce que l'on doit tout expliquer à l'enfant en terme de limites ou d'interdits ou est-ce qu'il y a des règles et/ou des interdits qui peuvent être posés sans explication ?
- Des limites pourquoi ? pour la sécurité de soi et des autres, pour le vivre ensemble...
- "L'éducation a bien évolué aujourd'hui par rapport à celle que nous avons reçue, nous manquons donc un peu de repères..."

Le bébé, lorsqu'il il sort de sa phase fusionnelle avec la personne qui lui divulgue soins, attention et alimentation, va faire petit à petit connaissance avec le monde qui l'entoure et faire l'expérience des autres comme personnes différentes de lui. C'est dans cet élan de découverte et d'expérimentation qu'il va aussi découvrir que des choses ne sont pas possibles, que ses parents si doux et attentionnés jusque-là se mettent à utilisr une grosse "voix" en réponse à certaines de ses actions ! C'est le début de l'éducation ! Et il n'y a pas un âge fixé pour commencer à poser des limites, les parents le sentent sûrement d'eux mêmes quand ils doivent commencer à poser un "non" face aux gestes et actes de leur enfant. Cela  arrive souvent dès le début de la phase d'exploration vers 9 mois-1 an. Bien sûr les limites ne seront pas posées de la même manière qu'avec un enfant plus grand, plus habitué aux règles de vie, mais elles peuvent déjà être nécessaires. 
Ces limites sont fondamentales car un enfant ne possède pas d'inhibition interne. Il obéit à ses pulsions et n'aspire qu'à les satisfaire. Il est dans une illusion de "toute puissance", et n'a d'autre réalité que son plaisir. 
C'est pourquoi il a besoin d'être limité pour pouvoir vivre avec les autres, sereinement. 
L'enfant qui découvre les limites et l'autorité va entrer naturellement dans une phase de test et d'opposition. Cette opposition répond à plusieurs aspirations, suivant les âges de l'enfant : 
- l'enfant veut vérifier cette nouvelle attitude parentale, vérifier que le parent qui a haussé la voix une 1è fois recommencera à chaque fois qu'il tentera le même acte interdit. 
- l'enfant veut vérifier que les limites sont toujours les mêmes, qu'en quelque sorte la parole parentale est fiable et cohérente. Les enfants ont en effet besoin de fiabilité et de permanence dans les actions. Cela les rassure. 
- l'enfant revendique son autonomie en tentant de se dégager des limites parentales. 
  
Ainsi, c'est rarement directement pour embêter son parent que l'enfant teste les limites, mais il faut le voir davantage comme des phases de son développement et des moyens d'apprentissage. 

En grandissant, l'enfant va petit à petit intérioriser la parole parentale et faire sienne les limites imposées. Cela lui permet de constituer ce que les psychologues appellent le "surmoi" qui permet à tout être humain d'avoir intériorisé les règles de vie nécessaires à tout vie autonomme, avec d'autres. Ce ne veut évidemment pas dire qu'il ne s'opposera plus, il en a encore besoin ! Mais les limites et revendications évoluent avec l'âge. Celles de la petite enfance ne doivent plus poser de problèmes et ce sont des nouvelles qui font leur apparition.... 

Après ce petit passage théorique, quelques principes et petits  "trucs" pouvant aider au quotidien !
- être cohérent et fiable dans ses limites
- tenir bon quand c'est important pour vous
- dans l'idéal, l'autorité doit passer par les mots plus que par les cris et/ou les coups (la violence engendre généralement la violence).... Mais quelquefois, l'enfant a besoin d'être canalysé physiquement : quand il est débordé par sa colère ou qu'il est très excité et qu'il n'arrive pas seul à se calmer. Dans ces cas, le contenir physiquement (dans le cas de colère, surtout avec les petits) ou l'isoler quelques minutes peuvent être bénéfiques pour l'apaiser. 
- utiliser des petits "jeux" pour aider l'enfant à obéir vite, comme : "je compte jusqu'à 3....
-aider l'enfant qui fait régulièrement des colères à mettre des émotions sur ce débordement pulsionnel. Nommez ce qui peut le mettre en colère : "tu n'es pas content car je ne peux pas m'occuper de toi en ce moment, car je change ton petit frère. Je comprend que ça te rende en colère, mais je ne peux pas te laisser te faire mal ou casser tes jeux...." par exemple, tout en le contenant physiquement. Petit à petit, l'enfant apprendra de lui-même à nommer ses émotions, ce qui lui évitera d'en passer par la colère. 
- avec les plus grands, discuter sur les "droits et devoirs" de l'enfant, faire des contrats, etc... 
- offrir à l'enfant des moments et des espaces de liberté dans lequel il peut se défouler et faire "ce qu'il veut" : les jeux à l'extérieur permettent souvent plus le défoulement, mais aussi pour les plus petits : autoriser de temps en temps les jeux "sales" ou l'enfant peut "patouiller" comme il l'entend (jeux d'eau dans le bain, pâte à modeler, pourquoi pas un peu de cuisine...)


Pour aller plus loin.....

 Avec les enfants : les livres sont un outil très riche pour faire passer des idées... Voici quelques exemples pour les plus petits....

Ronchon le cochon qui répond toujours non !

Ronchon le cochon qui répond toujours non !

Nathalie Dujardin, Marie Morey 

Ed. Eveil et découvertes, avril 2001




Lili dit non


Lili dit non

Chen Chih Yuan
Ed. Casterman, 2009

  • Le petit garçon qui disait toujours non

    Le petit garçon qui disait toujours non

    David Foenkinos, Soledad Bravi
    Ed. Albin-Michel Jeunesse, 2011 

  • Le petit roi qui voulait qu'on lui dise non

    Le petit roi qui voulait qu’on lui dise non

    Florence Vandermarlière, Florence Guiraud
    Ed. Le Jasmin, janvier 2012













Avec les enfants de 3-5 ans, je vous conseille la collection de Catherine Dolto-Tolitch : plusieurs thèmes sont disponibles




Avec les plus grands (6-10 ans), les "Max et Lili" marchent très bien.... Là aussi de nombreux thèmes disponibles....



    Et pour les parents, je vous conseille ce livre de la psychologue Sophie Marinopoulos : Dites-moi à quoi il joue, je vous dirai comment il va.
  • Il permet de se familiariser avec les différents stades de développement de l'enfant au regard de ses jeux favoris. Elle a plusieurs passages sur l'autorité et les limites.... 




Et aussi, d'Isabelle FILLIOZAT : Au coeur des émotions de l'enfant. ed. Marabout et J'ai tout essayé "Opposition, pleurs et crises de rage : traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans", ed. . JC. Lattès. 


    






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