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La Continuité de Conscience par L. Gleyze

Le Tibétain, par l’intermédiaire d’Alice Bailey* a écrit dans " La guérison ésotérique " page 309 :

" Les gens ordinaires et tous ceux qui n’ont pas encore pris la troisième initiation, mettent l’accent sur leur corps physique et s’identifient facilement avec lui. Le sujet de la mort éveille en eux, une crainte morbide et ils répugnent à l’aborder avec compréhension. Ils ont une peur innée de la solitude et de la perte de ce qui leur est familier. "

Mais il précise, page 366 " contrairement à ce que pourrait croire un observateur, le mourant n’est pas inconscient, mais se rend pleinement compte intérieurement de la suite des évènements. "

Et page 374 : " A la mort du corps physique, l’intégrité de l’homme intérieur est maintenue, il reste lui-même. Il est indemne et sans entrave. Il est un agent libre par rapport au plan physique et ne réagit plus qu’à trois facteurs prédisposants :

    • La qualité de son équipement astral-émotionnel.
    • L’état mental dans lequel il vit habituellement.
    • La voix de l’âme souvent peu familière, mais parfois bien connue et aimée.

L’individualité n’est pas perdue. "

C’est ce que j’ai découvert à la mort de ma mère en 1976, et après l’avoir accompagnée dans ses derniers moments. Elle a fait un emphysème pulmonaire, est entrée dans le coma. Je l’ai massée, lui ai tenu la main, lui ai parlé par la pensée et j’ai senti qu’elle entendait, qu’elle comprenait puisqu’elle me répondait, par la même voie. Je l’ai vue partir mais le contact et la conversation ont continué. Ce contact que j’ai eu avec elle, j’ai pu l’établir avec d’autres membres de la famille puis avec des personnes connues et inconnues.

Ainsi, ce que m’a dit en partie, l’un d’entre eux :

" Ce que je veux te dire, c’est qu’après les jours, ou plutôt, la période qui suit notre désincarnation, la souffrance disparaît, la notion de perte de liens affectifs, n’a plus la même vigueur. Les choses sont acceptées, la page est tournée, on oublie beaucoup. Il ne reste que quelques points, que la sensation de certaines situations et l’obligation nous apparaît de faire la synthèse de notre vie, d’en tirer la leçon, d’harmoniser les vues, les sentiments et les volontés de mieux faire. Alors, se déroule devant nous, toute une succession de situations où nous avons été bien, moins bien, franchement mauvais et tout d’un coup, les raisons de nos actes nous apparaissent alors que nous ne les avions pas forcément décelées sur terre. C’est l’étincelle de compréhension de toute une vie qui jaillit, le pourquoi de notre vie et la façon dont nous y avons répondu. C’est merveilleux et effrayant à la fois : sur une page, les motifs, sur l’autre les réponses à ces motifs. Oui, c’est un peu une balance, c’est un peu la réponse à ses propres questions, le face à face avec soi et là, on ne peut plus reculer comme on a pu le faire tant de fois avant. Si on recule, on " s’emmène " avec soi. J’ai essayé de secouer le miroir en vain, puis progressivement, la lumière apparaît, des explications surgissent ou des résolutions naissent et se forgent des décisions, un nouvel essor, une nouvelle volonté, le dessein d’un nouveau chemin qu’il faudra prendre. "

Voilà pourquoi, il est indispensable, chacun à sa manière mais toujours dans l’amour, avec des paroles d’apaisement, de calme, d’aider celui qui va partir, et surtout de ne pas le retenir par notre propre peur. Il est donc nécessaire d’être le plus au clair avec notre propre mort. Si un dialogue a pu être établi avant le décès, ne pas l’arrêter et le poursuivre jusqu’à ce qu’il vous soit dit que l’essentiel a été perçu, et qu’une autre porte s’ouvre…

Être disponible. Être à l’écoute.

C’est ce que j’ai transmis dans deux fascicules " Anubis " et " Dialogue avec des voix- Anubis 2 " L. GLEYZE.

*Alice Bailey a traduit par écrit, l’enseignement que le maître tibétain " Djwal Khool " lui a dicté par télépathie.

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