Glossaire‎ > ‎

La souffrance

Les méditations du mois du Capricorne m’ont amenées à me pencher sur le thème de la souffrance. Au cours d’une méditation me venait le fait que l’Humanité avait suffisamment souffert et qu’il était grand temps que nous nous débarrassions de la souffrance, que nous nous en libérions. La souffrance a été une compagne fidèle tout au long du cheminement que l’humanité a accompli jusqu’à maintenant. Qu’elle frappe notre corps, notre cœur ou notre mental, elle semble être inévitable.

Pourquoi devons-nous connaître la souffrance ? Et puis il n’existe pas une forme mais plusieurs formes de souffrance, qu’en est-il exactement et comment cela se décline-t-il ? On entend parfois parler des vertus de la souffrance, existent-elles vraiment ? Et si oui, quelles sont-elles ? Est-il utopique d’espérer que la souffrance disparaisse de nos existences ? Les autres règnes, notamment les animaux, connaissent-ils la souffrance comme nous la connaissons ?

Autant de questions que je me suis posée durant ce mois et pour lesquelles j’ai cherché des réponses.
 
 

Les différentes manifestations de la souffrance :

La souffrance existe sous plusieurs formes. Elle affecte chacun de nos corps : physique, émotionnel et mental, elle existe également au niveau de la personnalité et peut-être même de l’âme.

 
La souffrance physique :

Commençons par étudier la souffrance du corps physique. Celle-ci peut-être engendrée par l’évolution naturelle du corps (comme par exemple dans le cas de grossesses et d’accouchements) par la maladie, les privations, les accidents et blessures diverses.

La souffrance physique telle que l’humanité la connaît actuellement provient d’un affinement de notre corps physique, produit de notre longue évolution. La matière qui compose notre corps physique est plus subtile et donc plus sensible qu’elle ne l’était dans les siècles précédents. Ainsi il est dit que le combattant atlentéen pouvait supporter des douleurs telles que l’amputation d’un bras et continuer à se battre comme si de rien n’était. La capacité à ressentir la souffrance physique apparaît là comme un succès de notre évolution.

Si notre corps est devenu plus sensible à la douleur, il est également plus sensible au contact du corps qui lui supérieur, le corps émotionnel. Il est également davantage réceptif aux énergies émanant de notre environnement, transmises via le corps éthérique et chez certains, le contact avec l’âme est en bonne voie de réalisation. Certains des centres présents dans le corps humains n’étaient pratiquement pas éveillés chez l’humanité passée, c’est le cas notamment des centres au-dessus du plexus solaire. A présent, et selon le stade d’évolution atteint, ils sont tous soit en voie d’éveil soit chez les plus évolués réellement actifs.

Le corps émotionnel est encore chez de nombreux le point de focalisation de la conscience. L’étroite relation existant entre le corps physique et le corps émotionnel se révèle source de souffrances physiques. Les peurs créent ainsi une hyper réactivité du corps émotionnel mettant celui-ci en tension. Ces tensions peuvent alors se répercuter sur le système nerveux qui à son tour provoque des souffrances physiques parfois aïgues.

En fait, la maladie, les infirmités et la souffrance physique sont le résultat du conflit entre des énergies et des forces et entre des forces elles-mêmes. Lorsque les forces du corps émotionnels sont très puissantes, des accidents, des blessures et certaines maladies surviennent. Il en va de même lorsque l’émotionnel et le mental entrent en conflit. Lorsque la personnalité résiste à l’énergie de l’âme, la maladie peut en découler.

Par ailleurs, plus nous sommes focalisés sur l’un de nos corps, plus nous ressentons avec acuité la douleur et la souffrance qui peuvent l’affecter. Ainsi, une personne qui souffre physiquement mais qui est dotée d’une forte personnalité parviendra à faire abstraction de sa souffrance et des limitations de son corps physique. C’est le cas de certains scientifiques et grands artistes ou même d’athlètes de haut niveau. La souffrance est toujours présente, mais elle est (au moins pendant un temps) écartée.

A l’heure actuelle, la médecine a développé de nombreux moyens permettant d’atténuer la douleur physique. A l’avenir, l’usage juste des énergiques praniques amènera la dissipation de la maladie et des maux physiques. Il guérira les souffrances du corps physique humain.

Chez celui dont le contact avec l’âme est fermement établi, il y a possibilité de sortir et de rentrer du corps physique comme bon lui semble. Ainsi, même si le corps physique connaît la souffrance, celle-ci n’affecte pas les autres corps de l’homme et sa conscience en est exempte.

La souffrance émotionnelle :

L’un des êtres à avoir le mieux abordé la souffrance du point de vue émotionnel et donc des désirs est le Bouddha. Selon ses enseignements, la misère et la souffrance sont l’œuvre de l’homme lui-même. La focalisation de son désir sur ce qui est indésirable, éphémère et matériel est la cause de tout désespoir, haine et rivalité.

Le Bouddha a énoncé les Quatre Nobles Vérités :

a. L'existence dans l'univers phénoménal est inséparable de la souffrance et du chagrin.

b. La cause de la souffrance est le désir d'existence dans l'univers phénoménal.

c. La cessation de la souffrance est atteinte par l'élimination du désir d'existence phénoménale.

d. Le Sentier conduisant à la cessation de la souffrance est le noble sentier octuple.

 
Après Bouddha, le Christ est venu et à orienter les hommes vers la recherche du bien de son prochain. Cela dans le but de délivrer l’homme de sa nature de désir telle que le Bouddha l’avait explicitée. En détournant le désir de ses intérêts personnels, l’individu commence à le transformer. Les notions de service et de sacrifice, d’oubli de soi et d’amour pour tous les êtres ont été introduites par le Christ. C’est seulement sur cette voie que la souffrance du corps émotionnel peut disparaître. C’est un long et ardu travail de purification, mais il conduit l’homme à la libération.
 
Le progrès de l'homme non-développé et en général l'homme peut être englobé dans l'énoncé suivant, qui en respectant l'ordre, décrit les stades du progrès de ces hommes sous l'aiguillon du désir :

1. L'impulsion amenant à expérimenter, à exister et à satisfaire la nature instinctive.

2. L'expérience, l'âpreté au gain, l'existence, suivies d'une demande renouvelée pour que le sort ou la destinée fournisse davantage de satisfactions.

3. Des cycles après des cycles de demandes pour obtenir ces satisfactions, puis une période de satisfactions de caractère temporaire et ensuite de nouvelles demandes. Telle est l'histoire de la race.

4. L'expérience, fermement recherchée et poursuivie sur les trois plans de l'évolution humaine.

5. Ensuite, la même expérience, mais cette fois en tant que personnalité intégrée.

6. La demande est satisfaite jusqu'à ce que la satiété soit atteinte, car avec le temps tous les hommes finissent par atteindre ce qu'ils demandent.

7. Ensuite, vient la demande de satisfactions spirituelles, de bonheur et de béatitude. Le "désir céleste" devient puissant.

8. La vague compréhension que deux choses sont nécessaires : la purification et le pouvoir de faire un choix approprié, ce qui constitue le juste discernement.

9. La vision des paires d'opposés.

10. La compréhension du sentier étroit qui mène entre ces paires d'opposés.

11. L'Etat de disciple et la répulsion ou la répudiation (pendant une longue période) du non-soi.

Telle est, brièvement et insuffisamment énoncé, l'histoire de l'homme tandis qu'il recherche le bonheur, la joie et la béatitude, ou bien (pour employer des termes de réalisation) tandis qu'il progresse de la vie des instincts vers celle de l'intellect. Il peut aller ensuite de cette perception intellectuelle vers le stade de l'illumination et de l'identification finale avec la réalité, lorsqu'il est désormais libéré de la Grande Illusion. Traité sur les 7 Rayons Vol. II p 152.

 

Ainsi, la clef de libération des souffrances d’ordre émotionnel réside dans une réorientation du désir. En sortant de la recherche de la satisfaction des désirs personnels et en entrant sur le chemin de l’aspiration et de la recherche du bien de l’ensemble, la souffrance émotionnelle est amenée à diparaître.

 

La souffrance mentale :

La souffrance mentale est le produit du développement chez l’être humain de certains aspects du mental inférieur ou concret : anticipation, mémoire, imagination, pouvoir de visualiser, remords, culpabilité…

Plusieurs souffrances psychologiques et morales peuvent être citées. Elles sont toutes reliées à la peur, à la capacité d’imagination et d’anticipation. Etant donné que j’ai déjà développé le sujet des peurs dans un autre texte, je ne développerai que la première peur en guise d’illustrations :

  • Peur de perdre les acquisitions matérielles. L’un des thèmes principaux de la Bhagavad Gîta est l’enseignement à accomplir une action sans attachement. Il n’y a ni attachement au résultat, ni à l’obtention d’un quelconque gain ou peur de perdre ce qui a été acquis. Cela présage du futur détachement de l’âme vis-à-vis de la personnalité. Cette dernière a permis à l’âme d’acquérir de l’expérience et des connaissances, mais il vient un moment où celle qui doit contrôler devient l’âme. L’âme n’est plus identifiée à la personnalité, mais la personnalité devient identifiée à l’âme. Ainsi tous les acquis de la personnalité sont à abandonner. L’être humain passe alors par toute une série de processus de détachement. Jusqu’à ce qu’il ait appris la leçon de la renonciation. Puis vient la renonciation aux gains obtenus par le service. Le service se fait sans attachement quand aux résultats, aux moyens et aux personnes ou à la reconnaissance obtenue. Il y a aussi renonciation à ce que les autres peuvent faire ou ne pas faire.
  • Peur du mal causé par la souffrance provoquant anxiété
  • Peur de la mort (qui sera résolue lorsque nous aurons prouvé que la mort n’existe pas vraiment et que nous aurons appris à mourir scientifiquement)
  • Peur de l’avenir
  • Peur de la douleur physique
  • Peur de l’échec

Les souffrances psychologiques sont donc issues de compréhensions imparfaites de l’homme sur certains grands thèmes. Le mental concret se révèle incapable d’apporter les réponses à même de calmer les peurs engendrées par un émotionnel tout puissant.

La souffrance de la personnalité :

Le désir de liberté et de connaissance, la quête du bonheur sont autant d’éléments qui, s’ils ne sont pas présents chez l’être humain provoquent habituellement une vraie souffrance. La quête du bonheur pousse à l’action et au progrès, elle est en plus reliée à un vague souvenir d’une condition de félicité et de satisfaction présents chez l’âme non encore incarnée. Le vague souvenir d’un état de félicité et de complétude habite l’être humain développé. Il s’exprime à travers l’impulsion à tendre vers la divinité. Celle-ci a pour corollaire un sens de privation et d'échec.

 
Le désir de liberté conduit également à améliorer le vécu des êtres humains, on peut en avoir un exemple avec l’abolition de l’esclavage. Quant au désir de connaissances, il pousse le mental de l’homme à se développer et permet ainsi des progrès scientifiques qui eux-mêmes améliorent nos conditions de vie. Ainsi, la souffrance est un facteur d’évolution. Après un passage en conscience individuelle où le désir de liberté s’exprime chez l’individu à travers le désir de faire ce qu’il veut quand il veut comme il veut et avec il veut, avec d’éventuels abus et après que les connaissances et le bonheur ne semblent plus des éléments suffisamment, quand l’individu se rend compte que la joie et la paix ne sont pour autant pas présent, il commence à aspirer à autre.
 
Quand la nature inférieure de l’homme commence à se plier à la puissance montante de l’âme, la souffrance apparaît. Cette souffrance est due au processus de détachement mis en œuvre. L’être humain cherche à ce que la vie et la conscience de l’âme s’écoulent de plus en plus en lui. Mais la personnalité résiste, fait remonter des blocages. La bataille entre les pôles opposés que sont l’âme et la personnalité s’engage.
 
La puissance montant de l’âme s’exprime par l’émergence du sens du service. Celui-ci s’exprime dans les premiers temps par le désir de faire son devoir et un sens des responsabilités accrus. L’individu chez qui le désir se transforme en aspiration est aussi plus sensible au chagrin et à la souffrance. En effet, son corps physique et son corps émotionnel s’affinant avec son évolution, sa sensibilité est accrue. Il est plus réceptif à la peine, mais également à la joie. Il est sensible à une forme de souffrance que l’homme rustre et peu développé ignore totalement, c’est ce qui explique l’augmentation du taux de suicide dans les sociétés développées. Les peurs et le doute augmentent également et deviennent plus puissants. Le doute amène le développement scientifique puis ultérieurement, il remet en cause le mental concret dans sa capacité à apporter toutes les réponses. Arrive un stade où la souffrance des autres cause de la souffrance chez l’individu. Cette faculté de s’identifier avec une souffrance qui n’est pas spécifiquement la sienne est un passage obligatoire dans l’évolution de l’être humain destiné à prendre en charge la douleur du monde et les peurs de l’humanité.
 
La valeur de la souffrance a été enseignée afin de permettre à l’être humain de développer le détachement et donc de se détourner des désirs inférieurs, personnels et égoïstes. Cet enseignement a été perverti amenant la souffrance à être recherchée et valorisée comme offrant la possibilité, parce qu’on a beaucoup souffert sur cette Terre d’ouvrir les portes du paradis, d’amener une récompense dans l’haut-delà. Ce n’est pas la souffrance en soi qui est à rechercher, mais bien le détachement, la désidentification de la vie de la forme et l’identification de la vie de l’âme.

Quand l’être humain ne sera plus centré sur lui-même et que l’âme rayonnera à travers lui, la fatigue du corps physique, l’angoisse de la personnalité seront transmuées et transcendées. La force de guérison affluera de l’âme et la pleine santé sera réalisée. Lorsque la qualité de vie de l’âme s’écoule librement sur la personnalité, la guérison s’installe.

 
Et ainsi, la note-clef de l’ère du Verseau sera la Joie.

…et si, en servant, vous éprouvez du contentement et du plaisir, ne croyez pas y voir une indication que quelque chose ne va pas bien. La souffrance naît quand le moi inférieur se rebelle. Dirigez ce moi inférieur, éliminez le désir et tout sera joie. Initiation Humaine et Solaire p 75 à 77.

 
La souffrance a un lien particulier avec le R4, le Rayon qui met en contact les dualités : bien et mal, lumière et ténèbres, vrai et faux. Par le conflit entre ces dualités, l’homme devient capable de rejeter ce qui entrave sa pleine expression et d’atteindre ainsi la liberté spirituelle.

Ce problème ne se pose ni dans les règnes inférieurs ni dans les règnes supérieurs à l'homme. Celui-ci doit apprendre par l'expérience et par la souffrance, que la dualité de toute existence est un fait. Ce n'est qu'après cela qu'il peut choisir ce qui se rapporte à l'aspect pleinement conscient, à l'aspect purement "Esprit" de la divinité, et qu'il apprend à se centrer sur cet aspect. Étant ainsi parvenu à la libération, il découvre qu'en vérité tout est un, que l'Esprit et la matière sont unité, que rien n'existe qui ne se trouve dans la conscience du Logos Planétaire et, dans des cercles plus étendus, dans la conscience du Logos Solaire. Initiation Humaine et Solaire p 41.

 
La faculté de souffrir, propre à l'humanité, est la réaction consciente et marquante à l'entourage du quatrième règne de la nature, le règne humain. Elle est liée à la faculté de penser et de relier consciemment cause et effet. C'est un processus conduisant à quelque chose que l'on n'imagine pas aujourd'hui. Et quand je dis cela, mon frère, c'est exactement ce que je veux dire. Cette aptitude à réagir par la douleur (dans le sens où l'entend l'être humain) n'existe dans aucun des règnes subhumains, ni dans les règnes supra-humains, pas plus qu'elle n'existait dans le précédent système solaire ni qu'elle existera dans le prochain. Elle est reliée à un aspect de l'intelligence créatrice, aspect et caractéristique propres à l'humanité.
 
Cet aspect n'existait pas dans le système solaire précédent, où les autres aspects de l'intelligence créatrice fonctionnaient. Dans notre système solaire il a été développé et a passé d'un état latent à un état puissant, en rapport avec la substance du corps humain grâce auquel l'âme humaine acquiert l'expérience. Il contient le secret de la beauté en manifestation ; on peut observer sa première expression dans la perfection de certaines phases de l'art dont seul l'homme est responsable. Aucun autre règne de la nature ne crée des formes, ne produit la couleur et les sons en relation harmonieuse, si ce n'est le règne humain ; ce type d'art créateur est le résultat de siècles de conflit, de douleur, de souffrance. Les Juifs, en tant que produit de l'humanité du précédent système solaire, et constituant le résidu incarné de ce système solaire-là, ont parcouru toute la gamme des souffrances et sont à l'avant-garde des arts créateurs à l'heure actuelle, surtout dans les productions de groupe, telles que certains grands films, et dans le domaine de la découverte scientifique.

Il y aura, comme vous pouvez le voir, une relation étroite entre ce quatrième dessein de Sanat Kumara, le quatrième règne de la nature, le règne humain et le quatrième rayon, celui d'Harmonie par le Conflit. C'est la relation équilibrée de ces trois facteurs, consommée à la quatrième initiation, qui produit, dans sa plénitude, la beauté du dessein créateur immuable de l'âme individuelle, ou – sur un niveau différent du processus initiatique – du dessein immuable de l'âme universelle du Seigneur du Monde.

Traité sur les 7 Rayons Vol. V page 195-196.

 
Le R4 revenant en incarnation, l’art créateur humain va être stimulé comme il ne l’a jamais été auparavant. Le cycle de souffrance touche à sa fin.
 

Le lien entre la souffrance et l’énergie Capricorne :

Une autre question que je me posais concernant cette thématique de la souffrance est de savoir en quoi elle est particulièrement reliée à l’énergie Capricorne.

Ce 10ème signe du zodiaque est l’archétype des Maîtres de Sagesse. Véhiculant les R1, R3 et R7, la planète exotérique et ésotérique du Capricorne est Saturne R3, la planète du karma et de la responsabilité créatrice. La planète hiérarchique est Vénus R5 dont la particularité est d’amener la fusion des trois aspects du mental (inférieur ou concret, de cœur et supérieur ou abstrait).

Saturne en position ésotérique fait passer l’individu de la question du karma individuel (ça c’est Saturne en exotérique) à celle du karma de l’ensemble. Elle nous montre donc qu’un Maître de Sagesse est celui qui, affranchi de son propre karma, porte sur ces épaules le karma et la souffrance de l'ensemble.

Nous vivons sur une "planète de douleur" et il arrive un moment où ayant atteint le stade d’un initié de haut niveau, l’être humain peut commencer à soulever le fardeau de l’humanité dans son ensemble et à avoir sa part de responsabilité dans l’allégement de ce fardeau.

Ces personnalités spirituelles, ces adeptes et ces Maîtres ont lutté et combattu pour la victoire et la maîtrise sur le plan physique, se sont débattus dans les miasmes, les brouillards, les dangers, les difficultés, les souffrances et les peines de la vie journalière. Ils ont parcouru pas à pas le sentier de douleur, ont passé par toutes les expériences, ont surmonté toutes les difficultés et ont vaincu. Ces Frères Aînés de la race ont chacun dû subir la crucifixion du moi personnel, et connaissent cet ultime et total renoncement, qui est, à son heure, le lot de chaque aspirant. Il n'est aucune agonie, aucun sacrifice déchirant, aucune via dolorosa qu'ils n'aient eus à traverser en Leur temps, et c'est en cela que résident leur droit de servir, et la force de Leur appel. Connaissant la quintessence de la douleur, la profondeur du péché et de la souffrance, Leurs méthodes peuvent être exactement adaptées au besoin de l'individu ; en même temps, sachant que la libération s'achète au prix de souffrances et du sacrifice de la forme au moyen des feux purificateurs, ils peuvent agir d'une main ferme, persévérer même quand la forme semble avoir subi une pleine mesure de souffrance, et leur amour triomphe de tous les échecs, parce qu'il est fondé sur la patience et l'expérience. Ces Frères Aînés de l'humanité sont caractérisés par un amour qui ne se lasse jamais, et qui agit toujours pour le bien du groupe ; par une connaissance qui a été acquise à travers un millier de vies au cours desquelles Ils ont parcouru la voie de l'évolution depuis le début presque jusqu'au sommet ; par une expérience basée sur le temps lui-même et acquise à travers une multiplicité de réactions et d'interactions personnelles ; par un courage qui est le résultat de cette expérience et qui, étant le fruit de siècles d'effort, d'échecs et d'efforts renouvelés, et ayant finalement mené à la victoire, peut être maintenant mis au service de la race ; par une détermination éclairée et intelligente, coopérative et qui s'adapte au groupe et au plan hiérarchique, s'harmonisant ainsi au but du Logos Planétaire ; enfin, Ils se distinguent par la connaissance du pouvoir du son. Ce dernier fait est à la base de cet aphorisme qui affirme que tous les véritables occultistes se reconnaissent par leur connaissance, leur volonté dynamique, leur courage et leur silence. "Savoir, vouloir, oser et se taire". Connaissant parfaitement le plan et possédant une vision claire et illuminée, Ils peuvent dédier Leur volonté déterminée et inébranlable au grand travail de création par le pouvoir du son. C'est ce qui Les incite à se taire lorsqu'un homme ordinaire parlerait et à parler lorsque celui-ci se tait.Initiation Humaine et Solaire p 30 à 34.

  

Et l’âme, est-ce qu’elle souffre ?

 
La souffrance de l'âme lorsque la personnalité dévie du droit chemin n'est qu'une façon de parler symbolique. Il n'y a ni douleur ni vraie souffrance, et souvent pas même de connaissance de l'événement, parce que la vibration n'est pas assez élevée pour pénétrer le lieu élevé où demeure l'âme. Dans les cas où l'âme est impressionnée, elle éprouve, si j'ose m'exprimer ainsi, un sentiment d'occasion perdue, donc de frustration, mais rien de plus, car la patience de l'âme ainsi que celle de la Hiérarchie sont illimitées. Lorsque nous parlons symboliquement et disons que l'âme souffre, il ne faut pas l'interpréter dans le sens ordinaire.
 
Les souffrances du Christ, ou du Logos planétaire, ou de Dieu lui-même, ne peuvent se comprendre en termes de réactions de la personnalité. Nous employons les mêmes mots, mais ils signifient alors "identification détachée et isolée". Cela vous apporte-t-il un enseignement, ô mes frères ?
 
Une identification erronée provoque de la douleur ainsi que des souffrances, des afflictions, et des effets divers. Une bonne identification amène à saisir et à comprendre le comportement psychologique de celui qui souffre, mais non à souffrir ou à être affligé comme nous l'entendons normalement. Guérison Esotérique p 272-273.
 
Vous qui pensez à Nous, bien à l'abri dans nos prétendues retraites, vous pouvez difficilement comprendre à quel point Ceux Qui sont liés à la Hiérarchie sont capables de s'identifier à toute la souffrance présente du monde, et combien Leur réaction à la malheureuse condition de l'humanité transforme Leur devoir de se tenir à l'écart en une suprême agonie spirituelle. Ils comprennent les réactions de l'humanité dans toutes leurs profondeurs ; ils les saisissent et les comprennent, car Ils ne font qu'un avec tous les hommes. Ceci implique une compréhension beaucoup plus vaste que vous ne pouvez le saisir, compréhension qui ne peut être correctement exprimée que par le mot "identification". Ils ont besoin du soutien inébranlable de tous Leurs disciples, de l'amour constant, de la loyauté, de la réponse indiscutée au besoin humain qui leur permettront de porter plus facilement le lourd fardeau que le karma des hommes a placé sur Leurs épaules et qu'Ils portent volontairement. L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. I p 131.

La souffrance chez les autres règnes de la nature :

Les devas, ne possédant ni volonté, ni dessein ni plan, ne connaissent pas la souffrance.

Les animaux souffrent dans leur corps physique et leur corps émotionnel. Plus ils approchent les humains comme dans le cas des animaux domestiques et plus ils deviennent sensibles à la douleur. Il n’est ainsi pas rare qu’un chien ou un chat développe une maladie telle que le Cancer en rapport avec les difficultés émotionnelles vécues par son maître. Même si cela semble négatif à première vue, il s’agit en fait d’un réel progrès démontrant le raffinement de la sensibilité animale.

Il existe des citations parlant de la souffrance de Dieu. Je crois que la compréhension de cette forme de souffrance est encore hors de notre portée. C’est une souffrance qui est indépendante de la sensibilité et prend place sur les niveaux mental et intuitif. La souffrance de Dieu est impersonnelle et en rapport avec le tout.

Comments