Activités et enseignements

L’Antenne clinique de Mons s’inscrit dans un réseau plus large dont l’horizon est à la fois national, avec la Section clinique de Bruxelles et international, avec les Sections cliniques de Paris, Barcelone et Madrid. Ces structures ont pour but d’assurer un enseignement fondamental de psychanalyse, tant théorique que clinique, qui s’adresse aussi bien aux travailleurs de la « Santé mentale », psychiatres, médecins, psychologues, orthophonistes, éducateurs, infirmiers, etc., qu’aux universitaires, et aux psychanalystes.

Participer à l’Antenne clinique n’habilite pas à l’exercice de la psychanalyse.

Le programme comprend le cours à Mons, l’élucidation des pratiques de thérapie à Mons, la présentation de cas à Tournai, ainsi que le cours d'introduction du Samedi matin à Bruxelles. Accès gratuit aux cycles de conférences à Bruxelles et au Collège Clinique de Lille.

Thème de travail // L’urgence dans la clinique

Le Cours : Comment s’orienter dans la clinique ? L’urgence (Mons)

Enseignants : Philippe Hellebois, Dominique Holvoet, Jean-François Lebrun et Guy Poblome

Les 17/10, 21/11; 12/12 ; 16/01 ; 13/03; 03/04 ; 08/05

De 19 h à 20h30 Ateliers de la Fucam, Rue des Sœurs noires, 2 – 7000 Mons.

L’on a coutume de penser que le champ de la clinique se répartit entre les cas d’urgence et les autres. Sans nier l’évidence des disparités subjectives, la psychanalyse considère plutôt que l’urgence est la chose au monde la mieux partagée. Urgence vient du latin urgere, et désigne surtout une force, une poussée constante, un ça urge aussi impérieux qu’opaque dont personne ne peut s’excepter. Si cette conjoncture se rencontre très fréquemment dans la clinique des psychoses en institution, elle ne s’y réduit pas. L’analysant ne sait pas toujours exactement ce qui l’a décidé à commencer une analyse, ni pourquoi il la continue passé un certain point. Le paradoxe, c’est qu’il va mieux tout en étant devenu un cas d’urgence. Du début à la fin, il est donc poussé par quelque chose qu’il ne peut nommer. Névrose ou psychose, quelle que soit la structure subjective en cause, l’urgence en manifeste ce qu’elle a de plus sérieux, soit son réel. Et surtout pose la question de savoir comment lui répondre !

Elucidation des pratiques (Mons)

Philippe Hellebois, Dominique Holvoet, Jean-François Lebrun

Les 17/10, 21/11; 12/12 ; 16/01 ; 13/03; 03/04 ; 08/05

De 19 h à 20h30 De 20h30 à 22h Ateliers de la Fucam, Rue des Sœurs noires, 2 – 7000 Mons

A l’époque de l’évaluation généralisée et des protocoles aussi sommaires que tatillons, il importe de maintenir des lieux authentiques de discussion entre praticiens plus ou moins aguerris. En effet, en partageant difficultés, écueils, trouvailles, astuces ou solutions, chacun trouve à s’enseigner de l’autre. Il s’agit donc d’un séminaire particulièrement important sur le plan de la formation. C’est en effet l’un des endroits où la théorie se fait concrète en rencontrant la clinique. On verra, à partir de cas présentés par les participants ses usages possibles. Comme ils sont issus le plus souvent de leur pratique en institution nous accorderons une attention particulière aux psychoses, déclenchées ou non, ordinaires ou extraordinaires ainsi qu’à la pratique à plusieurs.


Les Présentations (Tournai)

Philippe Hellebois, Dominique Holvoet, Véronique Mariage

Hôpital Les Marronniers, rue Despars, 94 à 7500 Tournai

Les 05/10 ; 23/11 ; 14/12 ; 18/01 ; 15/02 ; 15/03 ; 05/04 ; 17/05

De 9h30 à 11h30.

La psychanalyse propose deux modes d’abord différents de ce que l’on appelle un cas clinique. L'un est l'exposition par le clinicien de sa pratique, dans laquelle le patient comme l’analyste sont impliqués. L'autre est l'explicitation par le patient lui-même de son propre cas. L’entretien avec un patient hospitalisé reprend cette double modalité. À partir de la conversation avec un analyste, il peut saisir ce qui a fait rupture dans sa vie, et réfléchir à la meilleure façon d’y répondre. Ensuite, après le départ du patient, en faisant retour sur ce discours dans le cadre d’une réflexion collective, nous pouvons dégager la logique du cas et les perspectives de traitement.


Conférences du Champ freudien (Bruxelles)

"Quatre concepts du dernier Lacan"

  • 13 octobre 2018, L’interprétation-jaculation par Éric Laurent
  • 8 décembre 2018, Urgence !, par Christiane Alberti
  • 12 janvier 2019, Sublimation et escabeau, par Esthela Solano
  • 23 mars 2019, Inconscient et parlêtre, par Miquel Bassols

Les conférences se tiennent les samedis de 15h00 à 17h15 à la Maison des Associations Internationales - rue Washington, 40 - 1050 Bruxelles — inclus dans l’inscription à l'Antenne Clinique


Cycle d'introduction à la lecture de Freud et Lacan (Bruxelles)

Sept samedis matins (13 oct., 10 nov., 8 déc. 2017, 12 janv., 23 mars, 27 avr. et 18 mai 2019) à la Maison des Associations Internationales — rue Washington, 40 — 1050 Bruxelles ; excepté les cours des 27 avr. & 26 mai qui auront lieu au local de l’ACF, Rue Defacqz, 16 à 1000 Bruxelles – inclus dans l'inscription à l'Antenne Clinique

  1. 9h-10h30 : Gil Caroz, Yves Vanderveken et Alfredo Zenoni
  • Dynamique du transfert

Le transfert est une dimension présente dans toute relation pédagogique, thérapeutique ou d’autorité – amour et supposition de savoir sur son être – fût-ce dans sa dimension dite négative. Mais c’est la psychanalyse, à partir de son expérience, qui en a isolé la nature comme telle. Il présente donc une dimension épistémique, thérapeutique et politique. Seule la psychanalyse a conceptualisé sa fonction biface : à la fois moteur et principal obstacle à la cure. Seule la psychanalyse a fait fond dans son expérience sur son maniement – maniement qui soit autre que de s’engouffrer dans le fol espoir de vouloir l’éliminer, le liquider, ou d’en faire usage comme suggestion ; diptyque qui fonde toute thérapie. En quoi la psychanalyse s’en différencie radicalement, et pose un choix éthique qui a ses conséquences politiques.

2. 10h30-12h : Alexandre Stevens, Bruno de Halleux et Monique Kusnierek

  • Le trajet du transfert dans l’enseignement de Lacan

Le transfert est appréhendé, dans le Séminaire XI, comme l’un des quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. Nous tenterons cette année de suivre les diverses transformations qui lui sont apportées dans le parcours de l’enseignement de Lacan. Dans une analyse, les aventures du transfert s’expérimentent sur le versant de l’amour dans un premier temps (l’analyste, partenaire de la demande d’amour) et sur le versant pulsionnel dans un deuxième temps (l’analyste comme partenaire pulsionnel). Mais que reste-t-il du transfert à la fin d’une analyse ? Que reste-t-il de l’amour adressé au savoir, au moment de la chute du Sujet supposé Savoir ? Et comment le sujet vit-il la pulsion, une fois le partenaire analyste chu ?

Le séminaire VIII sera notre fil de l’année, nous l’enrichirons au cours des séances par des textes de Lacan et de Jacques-Alain Miller (le Séminaire XI, La proposition d’octobre La méprise du SsS, Le tout dernier Lacan, l’Un tout seul... ) qui ouvriront une perspective sur ce trajet.