1951 / 25 août Les lumières de Lubbock, ETATS-UNIS



Article publié dans Inforespace n° 16 - 1974 - SOBEPS


(Cliché 42 de M. Carl Hart Jr.)

Le samedi 25 août 1951, à Lubbock (Texas), quatre professeurs du Collège Technique de la ville s'étaient réunis pour passer une soirée consacrée à l'astronomie. 

Ils avaient l'habitude de se rencontrer pour discuter de diverses questions et ce soir-là, le sujet choisi concernait les micrométéorites. 

Il y avait là W. L. Ducker, spécialiste des industries du pétrole; le Dr A.G. Oberg, professeur de génie chimique; le Dr W.I. Robinson, professeur de géologie, et M. George, professeur de physique. 

Vers 21 h 20, ils aperçurent un groupe de lumières bleu-vert traverser le ciel à vive allure du nord vers le sud. 

La formation était composée grossièrement en demi-cercle, Environ une heure plus tard, ces lumières reparurent, mais cette fois elles n'étaient plus en formation régulière. 

A peine 20 minutes plus tôt, vers 21 h 00 par conséquent, à 425 km de Lubbock, à Albuquerque (Nouveau-Mexique), une observation intéressante avait déjà été faite. 

Un employé de la commission à l'énergie atomique de la très secrète Sandia Corporation, et son épouse virent une «sorte d'aile volante» passer rapidement et silencieusement au-dessus de leur domicile, à un peu moins de 300 m d'altitude. L'objet avait une forme en V et sa taille était une fois et demie celle d'un B-36. 

Des bandes noires étaient disposées sur toute la longueur de l'engin dont l'arrière était éclairé par 6 à 8 paires de faibles lumières bleuâtres. 

Il se dirigeait du nord vers le sud. 

Les services de la 34ème escadrille de défense aérienne stationnée à Kirtland transmirent un rapport complet sur ce cas à l'Air Technical Intelligence Center (ATIC), chargé à l'époque par l'U.S. Air Force de recueillir ce genre de témoignage. 

L'enquête révéla qu'à l'heure de cette observation, il y avait un Constellation à 80 km à l'ouest d'Albuquerque et un B-25 au sud de la ville, mais rien au-dessus de celle-ci. 

Le même type d'objet fut observé à Lubbock vers 21 h 10. 

L'épouse d'un rancher était sortie pour aller décrocher du linge quand elle rentra précipitamment, toute bouleversée. 

Elle venait de voir «un avion sans ailes» passer rapidement et silencieusement au-dessus de leur maison. 

A l'arrière de l'objet, elle put distinguer des lumières bleuâtres disposées par deux. 

Ce témoignage ne fut révélé que quelques jours plus tard directement au capitaine E.J. Ruppelt, le témoin et son mari ayant craint à l'époque qu'on les prenne pour des fous !

Le capitaine Edward J. Ruppelt qui allait devenir, le 27 octobre suivant, le directeur du New Project Grudge, une des nombreuses commissions officielles d'étude du phénomène qui se succédèrent de 1947 à 1969, fut chargé à l'époque d'enquêter sur ces importants témoignages (1). 

Durant les deux semaines qui suivirent, les professeurs de Lubbock revirent au moins une douzaine de fois les mêmes lumières. 

Consciencieux, ils notèrent le maximum de caractéristiques sur l'évolution du phénomène. 

C'est ainsi qu'ils constatèrent que les lueurs apparaissaient toujours brusquement à environ 45° d'élévation et que leur direction de vol allait du nord au sud. 

Ils remarquèrent également que ces lumières se déplaçaient à une vitesse angulaire de 30° par seconde.

 Les professeurs essayèrent en vain d'estimer l'altitude et la vitesse réelle des objets bien qu'il y eut souvent de deux à trois vols par nuit. 

On apprit plus tard que des centaines de témoins répartis dans la région de Lubbock avaient fait des observations semblables durant cette période.


(Cliché 41 de M. Carl Hart Jr.)

Dans la soirée du 31 août, M. Carl Hart Jr., un jeune photographe amateur alors étudiant en 1re année au Collège Technique de Lubbock, était couché à l'étage de son domicile et regardait le ciel étoilé quand brusquement une formation de lumières apparut au nord, traversa rapidement le ciel et disparut au-dessus de la maison. 

Pensant que ces lueurs pouvaient repasser, il se leva immédiatement et chargea son appareil photographique, un Kodak 35. 

Il régla la lentille (f 3,5) et le temps de pose (1/10 de seconde), et descendit dans la cour située derrière son domicile. 

Il n'eut pas longtemps à attendre, car bientôt les lumières réapparurent : Carl Hart Jr. prit rapidement 2 photos. 

Quelques minutes plus tard, il y eut un nouveau passage et le jeune homme prit trois clichés supplémentaires.

Selon le témoin, ces lueurs étaient plutôt ternes, de teinte bleu-vert et évoluaient dans une formation parfaite en V. 

Il ajouta qu'elles avaient parcouru 120° du ciel en 4 secondes, c'est-à-dire la même vitesse angulaire que celle estimée par les professeurs. 

Ce soir-là, d'autres témoins observèrent des vols similaires et mentionnèrent des objets du même type que ceux décrits par Hart. 

Une femme signala cependant qu'elle avait vu une sorte de «jalousie» volante, tandis qu'un autre témoin parla d'une «double grille». Deux opérateurs de la tour de contrôle d'un aéroport proche de Lubbock rapportèrent avoir observé eux aussi les fameuses lumières à plusieurs reprises (2).

Ce même 31 août, une dame et sa fille virent un objet «en forme de poire» à Matador (Texas), à un peu plus de l10 km au nord-est de Lubbock. 

Il était 12 h 30 quand, circulant en voiture sur une route dégagée, elles remarquèrent la présence de cet objet d'aspect métallique à 140 m environ de leur véhicule, juste à côté de la route et à une altitude estimée à une quarantaine de mètres.

Cet OVNI dérivait lentement vers l'est, contre le vent, «à une vitesse inférieure à celle nécessaire pour le décollage d'un Piper Club», devaient déclarer les témoins. L'objet avait à peu près les dimensions du fuselage d'un B-29. 

Les deux femmes notèrent une sorte de «hublot» latéral, avant que l'engin ne reprit rapidement de la vitesse en s'élevant dans le ciel selon une trajectoire en spirale et ne disparût à leur vue, Une de ces femmes connaissait particulièrement bien les avions puisqu'elle était l'épouse d'un officier aviateur et qu'elle avait séjourné pendant des années au voisinage d'aérodromes : on peut donc se fier à son témoignage lorsqu'elle affirme qu'il ne pouvait s'agir d'aucun appareil connu.

Les documents photographiques pris par Carl Hart Jr, furent analysés par les laboratoires de l'ATIC à Wright Field. 

Le jeune homme ne remit que quatre des cinq négatifs qu'il possédait : clichés 41 à 44. 

Ces négatifs étaient sales et griffés à la suite des nombreuses manipulations précédant leur remise à l'USAF.

 On ne distingue sur ces photographies du ciel aucune étoile, alors que les lueurs sont parfaitement nettes. 

On peut en déduire soit que ces objets étaient beaucoup plus brillants que les étoiles, soit que la lumière émise impressionnait plus fortement la pellicule. 

Sans point de référence précis, il n'est possible de déterminer ni l'altitude, ni la vitesse, ni le diamètre des points lumineux.

Certains essais visant à reproduire des documents identiques dans des conditions similaires à celles que Hart rencontra, échouèrent. 

C'est ainsi qu'on tenta de photographier une lumière se déplaçant à la vitesse indiquée par le témoin, avec un appareil identique au sien. 

Les expérimentateurs ne réussirent que deux clichés en 4 secondes.

(Cliché 43 de M. Carl Hart Jr.)

Ces photographies étaient floues et plus mauvaises que celles prises par Hart. 

Mais ceci n'est pas un argument suffisant pour contester l'authenticité des documents. 

A l'époque, un physiologiste du laboratoire de l'ATIC déclara d'ailleurs qu'excité par son observation, le jeune homme a très bien pu prendre trois clichés en 4 secondes. 

De plus Hart connaissait parfaitement son appareil, il avait même réalisé quelques reportages photographiques pour un journal local et possédait de ce fait une excellente technique qui lui a permis d'obtenir de très bons résultats. 

Même s'il existe des traits communs entre les observations des professeurs de Lubbock et celle de Carl Hart Jr., il faut cependant admettre qu'il y a aussi certains points de désaccord. 

Notamment en ce qui concerne le type de vol : le plus souvent désordonné, affirment les professeurs; en V parfait, dit Hart. 

Remarquez également qu'il y a une discordance entre l'éclat observé, assez terne, et celui que l'on photographia, beaucoup plus vif. 

Cette différence d'intensité lumineuse fut cependant expliquée par les services de l'ATIC. En effet, ils admirent que les sources avaient pu émettre un rayonnement invisible pour l'œil humain, mais capable d'impressionner la pellicule photographique. 

En avançant cette hypothèse, ils pensaient surtout aux rayons infrarouges qu'auraient émis des objets portés à haute température. 

Certains enquêteurs dont le professeur Menzel arguèrent cependant de ces contradictions pour conclure à une supercherie montée par le jeune Carl Hart. 

Pourtant, voyant ces photographies, les témoins de l'observation du 25 août à Albuquerque affirmèrent que c'était bien là le phénomène qu'ils avaient vu. 

Pour sa part, le capitaine Ruppelt devait d'ailleurs conclure à l'époque que «l'on ne pouvait pas prouver que les photographies étaient des faux, mais que rien ne permettait de dire qu'elles étaient authentiques non plus».

Une observation faite par un vieillard de 80 ans à Lamesa (Texas) allait fournir un argument aux adversaires de l'origine mystérieuse des «lumières de Lubbock». 

Une nuit, alors qu'en compagnie de son épouse le vieil homme scrutait le ciel pour voir les fameux objets, il aperçut deux ou trois lueurs qui ne demeurèrent visibles que quelques secondes. 

Plusieurs minutes plus tard un autre vol apparut, bientôt suivi par un troisième passage. 

C'est au cours de ce dernier survol que le témoin entendit nettement un son qui provenait d'une des lumières. 

Il s'agissait ni plus ni moins que du cri caractéristique d'un petit échassier, le pluvier. 

Ces oiseaux, proches des vanneaux, atteignent généralement la taille d'une caille et ne dépassent en tout cas pas les 30 cm. 

Un gardien de chasse fédéral interrogé par Ruppelt lors de son enquête signale toutefois que les pluviers (de même que les vanneaux) ne volent jamais en groupe. 

Ils se déplacent par deux ou trois, tout au plus à six. 

Il indiqua aussi que la poitrine huileuse de ces échassiers aquatiques pouvait très bien réfléchir une lumière et que dernièrement, il avait constaté que le nombre de pluviers dans la région était plus important que d'habitude pour la saison. 

Le capitaine Ruppelt approfondit alors son enquête dans cette direction et remarqua que certaines artères de la ville de Lubbock étaient éclairées par des lampes à vapeur de mercure donnant une lumière bleuâtre susceptible de se réfléchir sur des oiseaux. 

Mais pour se faire il fallait que ces pluviers volent à une altitude maximum de 30 m.

Pour ce qui est des témoignages des professeurs de Lubbock, l'U.S. Air Force conclut finalement que des oiseaux réfléchissant la lumière étaient probablement à l'origine des observations.

Elle ajoutait : «La vitesse angulaire de 30° par seconde paraît assez élevée pour des oiseaux en vol migrateur; elle représente en effet une vitesse de 100 km/h à une altitude de 50 m. 

Il est probable que cette vitesse angulaire ait été en fait moins grande».

«Dans tous les cas, les témoins étaient localisés dans des endroits où leurs yeux étaient sans doute adaptés à l'obscurité, c'est pourquoi les objets apparurent aussi brillants. 

L'espèce d'oiseaux responsable du phénomène n'est pas connue, mais il est hautement probable qu'il se soit agi de canards ou de vanneaux. 

Puisque les vanneaux ne volent pas habituellement en groupes de plus de 6 ou 7 individus, il s'agissait probablement de canards». 

Quant au Dr Menzel, pour lui il ne fit aucun doute que ces lueurs n'étaient rien d'autre que des lumières de la ville réfractées.

(Cliché 44 de M. Carl Hart Jr.)

En 1956, le capitaine E.J. Ruppelt avoua s'être trompé quand il avait affirmé que les lumières vues par les quatre professeurs de Lubbock étaient des oiseaux réfléchissant les lueurs de lampes à vapeur de mercure.

 Selon lui ce n'était pas non plus de la lumière réfractée, ni des vaisseaux interplanétaires, mais tout simplement «un phénomène naturel, très commun et facile à expliquer» (1). 

Malheureusement, il ne nous dit pas lequel en invoquant que sa révélation impliquerait automatiquement celle du savant qui trouva cette solution et qui désirait garder l'anonymat. 

Avouez que c'est plutôt curieux pour un phénomène prétendu «très commun» ! T.M. Wright pense que Ruppelt songeait à des papillons de nuit passant au travers de la lumière des lampes à vapeur de mercure (2). 

Ce furent là toutes les explications que l'on proposa pour les observations des professeurs de Lubbock.

 En ce qui concerne les photographies de Carl Hart Jr., aucune explication officielle n'a jamais été avancée si ce n'est celle du capitaine Ruppelt. 

Il est temps maintenant de conclure. 

Il est certain que sous certaines conditions exceptionnelles, des oiseaux à basse altitude peuvent réfléchir une lumière, mais l'intensité transmise est très faible et en tout cas du même ordre de grandeur que celle des étoiles. 

D'autre part, il semble évident que Hart n'a pas monté une supercherie et que ses documents sont on ne peut plus authentiques. 

Il existe de plus des concordances évidentes entre les principaux témoignages, à savoir ceux des professeurs de Lubbock, de Carl Hart ainsi que ceux provenant d'Albuquerque. 

L'OVNI serait donc un engin en forme d'aile d'avion (un V) portant une série de lumières sur son pourtour. 

Cette hypothèse expliquerait le caractère rigoureusement géométrique de la formation photographiée par Hart et le fait qu'elle ne se soit pas modifiée au cours d'un passage. 

Si sur l'un des clichés on constate que les lumières ont changé de position, cette modification a eu lieu par rapport à un système de référence précis : il suffit que l'objet ait légèrement basculé pour que le même effet apparaisse. 

Mais il y a un argument important contre cette hypothèse : depuis ces observations, plus jamais on n'a mentionné un OVNI ayant cette forme particulière.

 Comme on le voit, il est bien difficile de trancher, car on ne dispose finalement que de peu d'éléments précis, les plus importants, l'altitude et la vitesse réels des objets n'étant même pas estimables. 

Quoi qu'il en soit, l'affaire des «lumières de Lubbock» restera l'une des plus passionnantes et des plus mystérieuses de l'histoire du phénomène OVNI.

De la pare de P.A.R Merci à © Michel Bougard - SOBEPS - 1974.

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P.S

Voici deux observations en V comme le sujet ici au-dessus.

Se pendant c'est observations ont été vu au cours d'Oakland, en Californie deux fois.

Les liens;

observation (1)

observation (2)

Et c'est pas la dernier observations vu en V. 

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Lien de la texte (Source)

Voici deux site qui affiche le même sujet de (Les lumières de Lubbock)

http://rr0.org/

alien

http://www.forum-ovni-ufologie.com

alien

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