Gary McKinnon Le Hacker contre la dissimulation

  




Gary McKinnon, né à Glasgow en 1966, également connu sous le nom Solo, est un hacker britannique accusé par les États-Unis d'avoir réussi le « plus grand piratage informatique militaire de tous les temps ».

Cet administrateur système au chômage est accusé d'avoir pénétré dans 97 ordinateurs appartenant à l'US Army et à la NASA, en 2001 et en 2002

Les réseaux informatiques américains qu'on l'accuse d'avoir pénétrés appartenaient à la NASA, à l'armée de terre, à la marine, au Ministère de la Défense, à l'armée de l'air, ainsi qu'au Pentagone.

Les États-Unis estiment que les crimes dont il est accusé ont causé des dommages évalués à entre 700 000 et 800 000 USD2.

McKinnon a protesté qu'il cherchait seulement à établir l'existence de vaisseaux spatiaux conduits par des extraterrestres et a dit être absolument certain que les Américains ont réussi à récupérer une technologie antigravité extra-terrestre. 

Le Figaro a décrit un homme qui « ne se lave plus, vit en peignoir dans son appartement, perd son travail et que sa petite amie quitte »

Il passe ses journées et ses nuits à pirater les ordinateurs militaires américains, obsédé par la recherche d'informations sur les extra-terrestres et tout cela depuis sa chambre dans le nord de Londres.





Procédure judiciaire






McKinnon a d'abord été poursuivi et arrêté sur la base du Computer Misuse Act (Loi concernant les délits informatiques) par la National Hi-Tech Crime Unit britannique en 2002, mais a été relâché sans être inculpé et sans supplément d'information.

Il a été à nouveau arrêté en juin 2005 et cette fois-ci relâché sous caution et sous conditions, entre autres qu'il n'aurait plus le droit d'accéder à Internet





S'il est extradé aux États-Unis et reconnu coupable, McKinnon risque jusqu'à 70 ans de détention. 

Il a fait savoir qu'il se battrait contre les procédures d'extradition et qu'il préférait passer devant un tribunal britanniquepuisqu'il n'a que peu confiance dans le système judiciaire américain.

Suite à la perte de son procès en appel en Grande-Bretagne contre son extradition le 30 juillet devant la Chambre des Lords, ses avocats avaient déposé une ultime requête auprès de la Cour européenne des droits de l'homme évoquant les traitements inhumains ou dégradants qu'il subirait en détention s'il venait à être condamné aux États-Unis. Mais McKinnon a été débouté le 28 août 2008

Il ne peut donc plus s'opposer à son extradition. 

Ses avocats ont cependant décidé de faire de nouveau appel en se basant sur le fait qu'un syndrome d'Aspergera été diagnostiqué chez leur client

Cet appel a été également rejeté mais selon ses avocats, McKinnon pourrait plaider coupable d'avoir enfreint la loi nationale encadrant les usages informatiques et être ainsi jugé sur le territoire britannique, ce qui suspendrait son extradition

Le ministre de l'intérieur britannique a suspendu, le 27 octobre 2009, la procédure d'extradition et a annoncé qu'il examinerait avec beaucoup d'attention les nouveaux éléments versés au dossier médical de Gary McKinnon.





Le pirate informatique anglais Gary McKinnon, accusé d’avoir fouillé dans 97 serveurs du Gouvernement Américain entre 2001 et 2002 avait été arrêté en 2002 par l’unité nationale contre le crime de haute-technologie du Royaume- Uni.

Il a ensuite été poursuivi pour effraction dans les réseaux informatiques de la NASA et de l’armée américaine. 

Il a reconnu avoir passé deux ans à rechercher des preuves photographiques d’un vaisseau spatial alien et des technologies avancées dans le domaine de l’énergie.

L’Amérique a obtenu qu'il soit extradé, et il pourrait être condamné à 60 ou 70 ans de prison et une forte amende. 

Il lui est interdit d’utiliser l’Internet.

Gary McKinnon a fait appel devant la Cour européenne des Droits de l'Homme.



Gary s’est confié à Spencer Kelly, présentateur de « Clic » sur la BBC, pour raconter son histoire, avant son audition d’extradition le mercredi 10 mai.


Spencer Kelly : Vous êtes accusé d’avoir pénétré les réseaux de l’armée, la Marine, l’Armée de l’Air, le département de la Défense, et la NASA, entre autres choses. Pourquoi ?


Gary McKinnon : J’étais à la recherche d’éléments d’une technologie qu’on laisse au placard, désignée par moquerie sous le nom de technologie Ovni. 

Je pense que c’est le secret le mieux gardé au monde en raison de sa charge de dérision, mais c’est une chose très importante. 

Les retraités ne peuvent pas payer leurs factures de carburant, des pays sont envahis pour que des nations occidentales s’attribuent des contrats pétroliers, et pendant ce temps des membres du gouvernement secret dissimulent des technologies concernant l’énergie libre.


SK : Comment avez-vous procédé pour trouver ce que vous recherchiez dans les ordinateurs de la NASA, ou du Département de la Défense ?


GM : Contrairement à ce que la presse aimerait vous faire croire, ce n’était pas si difficile. 

J’ai recherché des mots de passe en blanc, j’ai écrit un tout petit script en langage Perl qui reliait d’autres programmes de recherche de mots de passe en blanc, ainsi vous pouvez interroger 65.000 machines en moins de huit minutes.


SK : Vous dites avoir ouvert des ordinateurs ayant un statut supposé de haute protection, correspondant à un haut niveau de responsabilités, sur lesquels personne n’avait institué de mot de passe ? 

Qui n’avaient que le mot de passe par défaut ?


GM : Oui, c’est bien ça. Un rapport officiel américain a encore récemment publié un rapport dénonçant le très très bas niveau de sécurité fédérale.


SK : Pendant combien de temps avez-vous fouillé ? Une semaine ?


GM : Non, pendant deux ans.


SK : Et vous êtes passés inaperçu pendant cette période ?


GM : Oui. Je faisais attention aux heures. 

Je jonglais avec les fuseaux horaires. 

La nuit il n’y a pas beaucoup de gens devant les machines. 

Mais une fois un ingénieur-réseau m’a vu et nous avons dialogué sur WordPad, ce qui était très, très étrange. 

Il a demandé : « Qu’est-ce que vous faites ici ? » ce qui m’a surpris. 

J’ai répondu que je faisais partie de la Sécurité Militaire informatique, et ça l’a totalement convaincu.

SK : Avez-vous trouvé ce que vous recherchiez ?


GM : J’ai observé un genre de vaisseau ou de satellite, mais construit par des moyens que je n’avais jamais vus auparavant. 

Il n’y avait pas de rivet, pas de soudure, ça avait l’air construit d’une seule pièce.


SK : Qu’avez-vous trouvé à la NASA ?


GM : Une des personnes était un expert photographique de la NASA, [Donna Hare] et elle avait dit que dans le bâtiment 8 du Centre Spatial Johnson ils passent leur temps à retoucher les images satellite à haute résolution pour effacer les ovnis : ils ont des dossiers nommés "filtrées" et "non-filtrées", "à traiter" et "brutes".

J’ai sorti une image d’un de ces dossiers, mais je ne disposais que d’une connexion téléphonique très lente, à 56K, et, en utilisant une commande à distance j’ai dégradé l’information de couleurs à 4bit avec une résolution d’écran vraiment très basse, mais l’image s’affichait toujours par saccades. 

Et ce qui est apparu sur mon écran était étonnant. 

Tous mes efforts étaient enfin récompensés.


C’était une image de quelque chose qui n’était certainement pas synthétique. 

Ca se trouvait au-dessus de l’hémisphère terrestre. 

Un genre de satellite. 

En forme de cigare avec des dômes géodésiques au-dessus, en-dessous, vers la gauche, la droite et à ses extrêmités, et bien que ce soit une image de basse résolution ça apparaissait bien défini. 

Cette chose flottait dans l’espace, avec l’hémisphère terrestre bien visible en-dessous, et sans rivets, ni soudures, rien qui ait l’aspect de nos constructions habituelles.


SK : Est-il possible que ce soit une représentation artistique ?


GM : Je ne sais pas. Pour moi, c’était plus qu’une coïncidence. Cette femme avait dit : "C’est ce qu’on peut voir, dans ce bâtiment, dans ce Centre Spatial". 

J’ai pénétré dans ce bâtiment, et c’est exactement ce que j’ai vu.


SK : Avez-vous une copie de ce document ? 

Elle a été capturée sur votre machine…


GM : Non, la visionneuse à distance affiche image par image. 

C’est une application Java, donc on ne peut rien sauver sur son disque dur, ou du moins seulement une image à la fois.


SK : Ainsi vous avez obtenu au moins une image ?


GM : Non.


SK : Que s’est-il produit ?


GM : Quand j’ai été coupé, l’image a juste disparu. 

J’ai été coupé pendant que je téléchargeais l’image.


SK : Quelle serait la punition appropriée pour quelqu’un comme vous ?


GM : Premièrement, en raison de ce que je recherchais, je pense que j’étais moralement correct. 


Bien que je le regrette maintenant, je pense que la technologie d’énergie libre devrait être publiquement divulguée. 

Je veux être jugé dans mon propre pays, pour intrusion informatique, et je veux que les Américains fournissent la preuve avant de m’extrader, parce que je sais il n’y a aucune preuve d’un quelconque dommage.

La NASA a déclaré à « Clic » qu’elle n’entendait pas discuter des questions de sécurité informatique ou des problèmes légaux. 

Elle a nié avoir jamais trafiqué des images dans le but de tromper et déclaré qu’elle avait une politique d’ouverture et de totale divulgation, ajoutant ne détenir aucune preuve directe de la vie extraterrestre.


Source & interview video.


Une autre interview de Gary McKinnon est disponible, réalisée par Kerry Cassidy & Bill Ryan dans le cadre de leur

 Projet Camelot.

Autres membres du projet Camelot 




Image : Kerry Cassidy & Gary McKinnon :



16 Août 2008

La Cour Européenne des Droits de l'Homme a accordé un sursis à l'anglais Gary McKinnon, agé de 39 ans, empêchant provisoirement son extradition vers les Etats-Unis pour y être jugé. 

La peine encourue est d'une soixantaine d'années d'emprisonnement.

Il est accusé d'avoir fouillé dans 97 serveurs du Gouvernement Américain entre 2001 et 2002 pour y chercher des preuves de la présence aliène.

Son appel devrait être examiné de nouveau à Strasbourg le 28 Août prochain. 

En cas d'échec, il pourrait être aussitôt remis aux autorités américaines.

Quelques observateurs se demandent cependant ce qui se passerait si le gouvernement obtenait finalement qu'il soit jugé aux Etats-Unis. 

Les activistes en faveur de la Divulgation trouveraient certainement, en marge du procès, un nouveau moyen de relancer la question de fond dans les medias américains.


Vendredi 16 Janvier 2009


Le pirate informatique Gary McKinnon a décidé de plaider coupable, selon la législation britannique. 

Il joue sa dernière carte pour éviter l'extradtion aux Etats-Unis, où il risque une peine de 70 ans d'emprisonnement.

McKinnon est accusé de s'être introduit dans 53 ordinateurs de l'Armée américaine, et 26 de l'US Navy, dont ceux d'un arsenal, dans le New Jersey, qui est chargé de fournir en munitions la flotte atlantique.

Il avait également fouillé dans 16 ordinateurs de la NASA, un du Ministère de la Défense, et un autre de l'US Air Force.

Le Times rappelle qu'il s'était fait prendre en 2002, "alors qu'il était connecté sur un ordinateur du Johnson Space Centre de Houston, au Texas, en essayant de télécharger une photo assez imprécise, en noir et blanc. Il pensait qu'elle montrait un vaisseau alien."

Gary McKinnon

Les ufologues aimeraient bien voir cette image, qui est au centre de l'accusation, pour en juger par eux-mêmes.

Les autorités n'avaient pas eu de difficultés à le localiser parce qu'il utilisait son adresse email personnelle... 

Le procureur britannique fera connaître sa réponse le 20 janvier. 

Entre-temps, la justice américaine a laissé entendre que sa condamnation pourrait être ramenée à quelques mois.

Gary McKinnon continue d'affirmer qu'il n'a causé aucun dommage à ces matériels informatiques.



Dimanche 25 Janvier 2009

Gary McKinnon pourrait éviter l'extradition vers les Etats-Unis. 

La Haute Cour de Londres a finalement décidé vendredi que son sort serait maintenant entre les mains deKeir Starmer, procureur général et directeur des affaires publiques.

Ca permettrait d'éviter à la NASA de devoir exposer les faiblesses de ses systèmes de sécurité à l'époque, et de présenter comme preuves les images que Gary avait cherché à télécharger.

Au fond, il n'est pas certain que la nouvelle administration américaine tienne à s'embarrasser de cette affaire, et le fait qu'il puisse être jugé en Grande-Bretagne pourrait arranger tout le monde.



Vendredi 31 Juillet 2009

Il avait été interpellé en 2002. 

La Cour européenne des droits de l'homme a jugé l'an dernier que son extradition était compatible avec sa maladie d'Asperger. 

Aujourd'hui la dernière procédure d'appel a été rejetée par la Haute Cour de justice, la plus haute instance judiciaire de Grande-Bretagne.


Mercredi 28 octobre 2009

Le hacker anglais Gary McKinnon, agé de 43 ans, avait été interpellé en 2002 à la demande du gouvernement américain. 

Il risque toujours une peine de 60 à 70 ans dans une prison de haute sécurité s'il est extradé vers les Etats-Unis.

Ses avocats avaient entre-temps réussi à démontrer qu'il souffrait du syndrome d'Asperger, une forme d'autisme. Cependant, début octobre, la Cour suprême du Royaume-Uni rejettait son appel.

Alan Johnson, ministre de l'intérieur britannique, vient de décider de suspendre la procédure d'extradition, afin "d'examiner très attentivement de nouveaux éléments de nature médicale présentés par ses avocats."

Gary McKinnon

Il a "stoppé le compte à rebours" pour laisser le temps à la défense de former un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'homme, qui siège à Strasbourg.

Alan Johnson a justifié cette mesure en annonçant : 

"Nous devons veiller à ce que l'Article 3 de la Convention européenne des Droits de l'homme soit respecté."

Gary McKinnon est accusé d'avoir pénétré dans 97 ordinateurs de la NASA et de l'armée américaine. Il a reconnu que c'était pour y rechercher des preuves de contacts avec les extraterrestres.

Il aurait découvert que les Etats-Unis ont bénéficié de technologies exotiques, comme l'antigravité, et entretiennent une flotte secrète en orbite.

L'affaire était devenue un enjeu politique depuis plusieurs mois en Grande-Bretagne. 

Les partisans de Gary McKinnon mettent en cause les accords d'extradition qui seraient trop favorables aux Etats-Unis.