Documentaire - Odyssee de l'espace, Le mystere de Venus.


Mise à jour du 4 décembre 2012.

Vénus

Résumé du documentaire

Un monde volcanique où aucun astronaute ne s'aventurera jamais !
La planète sœur de la Terre est une énigme. 
Les températures de surface y dépasse y dépassent les 500 ° C et l'air est saturé en oxyde de carbone.
Comment deux planètes si proches en taille et de composition similaire, Venus et la Terre peuvent-elles être si différentes ?  

-1) Vénus et la Terre : Ressemblances & différences.
-2) Qu'est ce que Vénus ?
-3) Les grandes découvertes : 1930, 1950, 1960, 1970 
-4) Les recherches soviétiques
-5) Vénus et "L'effet de serre"
-6) La navette Atlantis et l'expédition Magellan
-7) Les reliefs et cratère Vénusiens
-8) Les prochaines vagues d'exploitations et outils
-9) Qu'apprendre de Vénus


Vénus est une planète du Système solaire. 
C'est la deuxième des huit planètes du Système solaire en partant du Soleil, et la sixième par masse ou par taille décroissantes.

La distance de Vénus au Soleil est comprise entre 0,718 et 0,728 UA, avec une période orbitale de 224,7 jours. 
Vénus est une planète tellurique, comme le sont également Mercure, la Terre et Mars. 
Elle possède un champ magnétique très faible et n'a aucun satellite naturel. 
Elle est, avec Uranus, l'une des deux seules planètes du Système solaire dont la rotation est rétrograde, et la seule ayant une période de rotation (243 jours) supérieure à sa période de révolution. 
Vénus présente en outre la particularité d'être quasiment sphérique — son aplatissement peut être considéré comme nul — et de parcourir l'orbite la plus circulaire des planètes du Système solaire, avec une excentricité orbitale de 0,0068 (contre 0,0167 pour la Terre).

Vénus est presque aussi grande que la Terre — son diamètre représente 95 % de celui de notre planète — et a une masse équivalente aux quatre cinquièmes de celle de la Terre. 
Sa surface est dissimulée sous d'épaisses couches de nuages très réfléchissants qui lui confèrent un albédo de Bond de 0,75 et une magnitude apparente dans le ciel pouvant atteindre -4,6, valeur dépassée uniquement par la Lune et le Soleil. 
Étant plus proche du Soleil que la Terre, elle présente des phases au même titre que la Lune et Mercure selon sa position relative par rapport au Soleil et à la Terre, son élongation ne dépassant jamais 47,8°.
L'atmosphère de Vénus est la plus épaisse de celle de toutes les planètes telluriques, avec une pression au sol atteignant 9,3 MPa (91,8 atm) au niveau de référence des altitudes vénusiennes. 
Cette atmosphère est composée d'environ 96,5 % de dioxyde de carbone et 3,5 % d'azote, avec de faibles concentrations de dioxyde de soufre et de divers autres gaz. 
Elle contient d'épaisses couches nuageuses opaques constituées de gouttelettes de dioxyde de soufre et d'acide sulfurique surmontées d'une brume de cristaux de glace d'eau qui donne à la planète son aspect laiteux lorsqu'on l'observe depuis l'espace. 
Ces nuages réfléchissent l'essentiel du rayonnement solaire, de sorte que la puissance solaire parvenant au sol sur Vénus représente moins de 45 % de celle reçue au sol sur Terre, et est même inférieure d'un quart à celle reçue à la surface de la planète Mars.

L'atmosphère de Vénus est près de cent fois plus massive que celle de la Terre et possède une dynamique propre, indépendante de la planète elle-même, avec une super-rotation dans le sens rétrograde en quatre jours terrestres, ce qui correspond à une vitesse linéaire au sommet des nuages d'environ 100 m/s (360 km/h) par rapport au sol. 
Compte tenu de sa composition et de sa structure, cette atmosphère génère un très puissant effet de serre à l'origine des températures les plus élevées mesurées à la surface d'une planète du Système solaire : près de 740 K (environ 465 °C) en moyenne à la surface — supérieures à celles de Mercure, pourtant plus proche encore du Soleil, où les températures culminent à 700 K (environ 425 °C) — et ceci bien que l'atmosphère ne laisse passer que le quart de l'énergie solaire incidente.

À cette pression (9,3 MPa) et à cette température (740 K), le CO2 n'est plus un gaz, mais un fluide supercritique (intermédiaire entre un gaz et un liquide), d'une masse volumique voisine de 65 kg/m3.
La topographie de Vénus présente peu de reliefs élevés, et consiste essentiellement en de vastes plaines a priori volcaniques géologiquement très jeunes — quelques centaines de millions d'années tout au plus. 
De très nombreux volcans ont été identifiés à sa surface — mais sans véritables coulées de lave, ce qui constitue une énigme — ainsi que des formations géologiques, parfois uniques dans le Système solaire telles que coronae, arachnoïdes et farra, attribuées à des manifestations atypiques de volcanisme. En l'absence de tectonique des plaques identifiée à la surface de la planète, on pense que Vénus évacue sa chaleur interne périodiquement lors d'éruptions volcaniques massives qui remodèlent entièrement sa surface, ce qui expliquerait que celle-ci soit si récente. 
Entre ces épisodes de volcanisme global, le refroidissement de la planète serait trop lent pour entretenir un gradient thermique suffisant dans la phase liquide du noyau pour générer un champ magnétique global par effet dynamo.
Par ailleurs, des mesures d'émissivité à 1,18 µm réalisées en 20083 ont suggéré une relative abondance des granites et autres roches felsiques sur les terrains les plus élevés — qui sont généralement les plus anciens — de la planète, ce qui impliquerait l'existence passée d'un océan global assorti d'un mécanisme de recyclage de l'eau dans le manteau susceptible d'avoir produit de telles roches. 
À l'instar de Mars, Vénus aurait ainsi peut-être connu, il y a plusieurs milliards d'années, des conditions tempérées permettant l'existence d'eau liquide en surface, eau aujourd'hui disparue — par évaporation puis dissociation photochimique dans la haute atmosphère — au point de faire de cette planète l'une des plus sèches du Système solaire.
La planète Vénus a été baptisée du nom de la déesse Vénus de la féminité et de l'amour physique dans la mythologie romaine. 
Elle était déjà connue des Babyloniens à l'Âge du bronze, associée à la déesse Ishtar de la mythologie mésopotamienne.

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Vénus (mythologie)



Vénus est la déesse de l'amour, de la séduction et de la beauté dans la mythologie romaine. Elle est équivalente à la grecque Aphrodite et à l'étrusque Turan. Elle semble dériver de la déesse appelée Inanna chez les Sumériens, Ishtar chez les Akkadiens et Babyloniens, Astarté ou Athtart à Ougarit, Shaushka ou Shaushga chez les Hourrites, et Ashtart en langue punico-phénicienne.
Les autres figures pouvant correspondre à Vénus sont : Tlahuizcalpantecuhtli dans la mythologie aztèque, Kukulcan dans la mythologie maya et Freyja dans la mythologie nordique.
Après son assimilation à Aphrodite, Vénus est, par imitation, la déesse de la beauté, et la mère de Cupidon, dieu de l'amour, et fille de Gaia et d'Ouranos. Toujours selon la légende d'Aphrodite, elle est la femme de Vulcain (dieu de la métallurgie, dieu forgeron...), mais elle le trompe avec son frère, Mars, (dieu de la guerre.). Dans les récits fondateurs romains, et notamment l'Énéide de Virgile, elle est la mère du héros troyen Enée. Pour les alchimistes, (et principalement Michael Maier dans son œuvre principale Arcana arcanissima) elle représente le cuivre, étant née à Chypre dont le nom grec a donné en latin "cuprum", le cuivre.
Assimilée à l'Aphrodite grecque à partir du iie siècle av. J.-C., elle était célébrée avant cela sous de multiples formes dans la Rome impériale, et présentait des spécificités qui la distinguait probablement, à l'origine, de son homologue grecque.


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Publié le 07 juin 2012 par Émeline Ferard

Transit de Vénus - devant le Soleil le 08 juin 2004 

réalisé avec un T114/900 motorisé et Toucam Pro au foyer. Crédit C. Diot

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Entre mardi et mercredi, la planète Vénus est passée devant le Soleil sous la forme d'un petit disque noir qui a pu être observé par de nombreux astronomes et curieux. Un phénomène qui ne se reproduira pas avant 2117.
C'est un évènement astronomique rarissime qui s'est produit ces derniers jours dans l'espace. 
La planète Vénus est passée entre le Soleil et la Terre devenant ainsi visible devant l'astre solaire. 
Prenant la forme d'un petit disque noir, elle a pu être observée dès 18H00 GMT mardi dans le ciel limpide d'Amérique. 
En revanche, d'autres régions du monde et notamment l'Europe ont dû attendre plusieurs heures voire le lendemain avant de pouvoir assister à leur tour au phénomène. 
Mais encore fallait-il que la météo soit clémente... 
En Asie, de nombreux curieux ont ainsi été déçus de ne pas pouvoir observer cette éclipse un peu particulière alors cachée par les nuages.
Une déception d'autant plus grande que le phénomène n'est pas près de se reproduire. 
Alors que le précédent s'était produit en 2004, le prochain passage de Vénus est en effet programmé pour 2117. 
"Autant dire qu'il y a bien peu d'entre nous qui seront encore là", a souligné mercredi auprès de l'AFP Claude Catala, président de l'Observatoire de Paris. De plus, "la meilleure chance pour l'Europe" de pouvoir à nouveau observer le transit de Vénus n'interviendra que 8 ans après, en 2125, a renchéri Robert Massey, de la Société royale d'astronomie de Londres.
Outre l'Asie, l'Europe n'a pas non plus connu des conditions très optimales pour observer le passage de Vénus. 
"On n'a malheureusement rien vu du tout depuis Paris, puisque il a fait plutôt mauvais au moment propice. 
C'est la dure vie des astronomes. 
Mais on n'est pas déçu pour autant, parce que l'Observatoire de Paris a envoyé des astronomes un petit peu partout dans le monde pour maximaliser les chances d'observation", a relevé Claude Catala.
Un coup de pouce pour étudier les exoplanètes
Ainsi, le passage de Vénus a tout de même été très fructueux et a permis de collecter de nombreuses données. 
"Au XXIe siècle, on utilise le passage de Vénus devant le Soleil pour étudier l'atmosphère de Vénus. 
Le deuxième intérêt scientifique majeur, c'est de développer les techniques d'observation des exoplanètes", a détaillé le président de l'Observatoire de Paris. 
Dans ce contexte, le Solar Dynamics Observatory de la NASA n'a bien évidemment pas raté l'évènement et a même obtenu de nombreux clichés et vidéos dont celle ci-dessous.

Magellan (sonde spatiale)

Magellan est une sonde spatiale interplanétaire américaine lancée en 1989 qui a réalisé la première carte détaillée de la surface de Vénus. Pour parvenir à percer la couche épaisse de nuages qui entoure la planète, la sonde a mis en œuvre un radar à synthèse d'ouverture qui est utilisé pour la première fois dans le cadre d'une mission interplanétaire. Au cours de sa mission la sonde a également mesuré le champ gravitationnel de la planète.
Le projet Magellan résulte de la résurrection d'un premier projet, baptisé VOIR, arrêté pour des raisons budgétaires. Pour pouvoir développer Magellan, la NASA dut sacrifier tous les instruments autres que le radar et réutiliser de nombreux composants développés dans le cadre d'autres missions. La mission fut une réussite totale et s'acheva le 12 octobre 1994. La sonde porte le nom du navigateur et explorateur portugais Fernand de Magellan.

Le Magellan vaisseau spatial, appelé aussi le mappeur Radar Vénus , était un 1035 kilogrammes (£ 2.280) robotique sonde spatiale lancée par la NASA le 4 mai 1989, de cartographier la surface de Vénus en utilisant Synthetic Aperture Radar et mesurer la gravité planétaire. C'était la mission interplanétaire premier à être lancé à partir de la navette spatiale , le premier à utiliser une phase d'inertie supérieure de rappel et a été le premier vaisseau spatial à tester aérofreinage comme une méthode de circularisation d'une orbite. Magellan était la quatrième mission réussie, la NASA a financé à Vénus et mis fin à une interruption de onze années américaine d'exploration interplanétaire.


À partir de la fin des années 1970, les scientifiques ont fait pression pour une mission de cartographie radar de Vénus. D'abord en cherchant à construire un vaisseau spatial intitulé Venus Orbiter imagerie radar, il est devenu évident que la mission serait en dehors des limites des contraintes budgétaires au cours des années suivantes et a été annulé en 1982. Recommandée par le Comité d'exploration du système solaire, une proposition de mission a été présenté de nouveau dépouillé et accepté comme le mappeur radar de Vénus en 1983. La proposition comprenait une portée limitée et un seul instrument scientifique primaire. En 1985, la mission a été rebaptisée Magellan , après le seizième siècle explorateur portugais Ferdinand Magellan , pour son exploration, la cartographie et la circumnavigation de la Terre, un objectif de cette mission aurait pour Vénus. 
Les objectifs de la mission comprenait :
Obtenir des images radar quasi-mondiales de la surface de Vénus avec une résolution équivalente à l'imagerie optique de 1 km par paire de lignes. 
( primaire )
Procurez-vous une carte topographique quasi mondiale avec 50 km spatiale et résolution de 100 m vertical.
Procurez-près-données globales du champ de gravité avec 700 km de résolution et 2-3 milligals précision.
Développer une compréhension de la structure géologique de la planète, y compris sa distribution de la densité et de la dynamique.
Le satellite a été conçu et construit par Martin Marietta et JPL gestion de la mission prévue par la division NASA. Elizabeth Beyer a été gestionnaire de programme et Joseph Boyce a servi en tant que scientifique principal programme pour le siège de la NASA;. Pour les opérations au JPL, Douglas Griffith a servi de Magellan chef de projet et R. Stephen Saunders a servi en tant que scientifique responsable du projet 

Magellan (satellite)
Magellan (sonde spatiale)

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