Un condamné à mort s'est échappé



                                                
  

    Le scénario se fonde sur les Mémoires d’André Devigny, résistant français arrêté par les Allemands en 1943 et enfermé à la prison de Montluc à Lyon. Fontaine (François Leterrier), de sa cellule, imagine un plan d’évasion minutieux, concevant avec une attention obsessionnelle tous les instruments de sa fuite ; cette préparation est le fil rouge du film. Son plan est compromis par l’arrivée d’un jeune homme dans sa cellule. Ils s’enfuiront finalement tous les deux.
Le film est habité par une tension permanente, suspendu aux préparatifs de Fontaine : décor dépouillé, mise en scène austère, répétitions visuelles et sonores, huit clos, rythme rigoureux des exécutions des prisonniers qui, tous, attendent leur tour.

    Le film, déclaré par François Truffaut comme « le plus décisif des dix dernières années », et remportant le prix de la mise en scène à Cannes en 1957, montre de manière épurée l’enfermement, l’attente et l’absolue solitude du prisonnier. Confrontant son personnage à des obstacles et des dilemmes (Fontaine hésite à éliminer son compagnon de cellule et tue une sentinelle sur sa route), Bresson soulève des questions morales et religieuses, en se penchant sur la puissance de la volonté individuelle. Un débat s’impose donc sur la problématique de l’évasion, et les réalités de ce fait.

    Débat
    en présence de Pierre Méheust, ancien président du GENEPI.
    Quels sont les enjeux réels des moyens mis en œuvre pour le risque zéro, quelles conséquences ?


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