Down by law


    Réunis dans une cellule de prison par « erreur », trois « innocents » se rencontrent sans avoir rien en commun, ils se voient forcés de se supporter.
Ils décident ensemble de s'évader : alors, des liens plus forts se soudent. Le film se concentre sur les relations qu'entretiennent ces trois personnages. Comme souvent chez Jim Jarmusch, beaucoup de silence mais aussi une lente progression vers la folie. Paranoïa, faim, perte de l'orientation seront les clés de cette progression. Un bel exemple d'affection entre « copains de galère » au sens propre comme au figuré.

    Jim Jarmusch part de la rencontre de ces trois hommes en prisons pour nous donner sa représentation de la prison. Les hauts murs qui protègent, qui cachent, fascinent et nourrissent les fantasmes laissant une grande part à l’imagination. Chacun a sa vision de ce monde que l’on ne voit pas ou peu. Jarmusch a choisi d’évoquer au travers de son film aux abords légers la folie et l’absurde. L’absurde de la situation de ces trois hommes qui n’ont rien en commun et que la justice décide d’enfermer à longueur de journée dans une même cellule. Jarmusch suggère l’envie naturelle de quitter cet univers absurde, de s’évader, et  explore cette piste pour le plaisir du spectateur.

    Débat
    en présence d’Aurélie Ouss (sociologue).
    La prison prend parfois, bien que trop rarement, la place au cœur du débat. Chacun, alors, est amené à donner son avis sur cette institution, avis fondé sur sa représentation du monde carcéral. Comment se construit-on une vision d’un monde qu’on ne voit souvent que par des fenêtres médiatiques courtes et déformantes, par les on-dit, par la littérature et le cinéma qui donnent des vues d’artistes d’un prison qui n’est plus, est ailleurs, ou n’a même parfois jamais été ?






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