NIHON-BUYO, la danse traditionnelle japonaise
Shimehiro Nishikawa lors de représentation   Photo © Patrick Berger
à l'auditorium du Musée Guimet en 2014


Contact : Association ZEA : fait la promotion du Nihon-buyô et propose des cours et des stages dans le Marais. Durant l’année, les élèves participent à plusieurs représentations et démonstrations publiques (dont leur spectacle de fin d’année).

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Les pas sont glissés sur le sol (suriashi) alors que la posture principale (kamae) stabilise le centre de gravité au niveau des reins. 

Danser avec la respiration profonde permet d’unir le corps-esprit et de se retrouver dans un état de détente et d’harmonie, apportant ainsi des bienfaits pour le bien-être, tel qu’apportés par le yoga.

Le Nihon-buyô 日本舞踊 est constitué de trois éléments :

  • mai  : mouvements statiques et abstraits
  • odori : mouvements dynamiques et rythmiques
  • furi  : gestes mimiques traduisant l’expression dramatique et figurative.
Costume

Il s’est surtout développé depuis l’apparition du Kabuki, d’autant qu’il s’agissait alors de cacher le corps masculin des acteurs censés représenter des rôles de femme.

Les chorégraphies sont réalisées en intégrant le costume : par exemple, les manches, « sode », expriment des sentiments de façon subtile, tels que la timidité, la mélancolie, l’attachement, parce que les larmes sont essuyées avec les manches.

Les manches servent aussi à évoquer des phénomènes naturels comme le vent, la pluie, ou des objets comme un paravent, un oreiller, une lettre...

Décors

L’origine des décors se trouve chez une prêtresse qui aurait exécuté la danse dans l’antiquité en tenant à la main des feuilles de bambou, dans lesquelles on croyait que la divinité se logeait. Cet élément de décor, qui représentait un intermédiaire entre ce monde et le ciel, prit plus tard la forme d’un éventail sur scène. De ce fait, l’éventail symbolise encore aujourd’hui à la fois l’aspect sacré et rituel.

Dans le Nihon-buyô, l’éventail sert à évoquer des objets : coupe à saké, sabre, parapluie, canne, pipe, lettre, canne à pêche…, ou encore un paysage, un phénomène naturel : montagne, lune, pluie, vent, neige, brouillard, vague, fleur qui s’épanouit, pétales de fleur qui tombent…. Le recours à l’éventail permet également d’exprimer les émotions ou les sentiments.

A part l’éventail, on danse aussi avec le foulard, le parapluie, la petite percussion et plein d’autres décors très variés...

Thème

Les œuvres sont principalement tirées de mythes, de légendes, de la littérature ou encore d’événements historiques. Les principaux répertoires sont regroupés sous les noms de « sanbasô-mono », « shakkyô-mono », « dôjôji-mono », qui sont des adaptations des pièces du Nô « Okina  »,« Shakkyô 石橋 », et « Dôjôji 道成寺 ».


Nihon-buyô (danse traditionnelle japonaises, danse du Kabuki) se danse en kimono, généralement avec un éventail, qui exprime tantôt la nature (lune, montagne, vent, pluie, neige, vague….) tantôt des attitudes (écrire une lettre, pleurer, ouvrir un parapluie, boire le sake…)

Issue du théâtre Kabuki et Nô, la chorégraphie est définie souvent en fonction des paroles d’une chanson. Le thème des pièces est intimement lié à la nature : les végétaux porte-bonheur (pin, bambou, prunier), les fleurs (cerisier, chrysanthème, glycine, iris des marais), qui figurent aussi dans les motifs du kimono ou d'un éventail . Le sentiment est exprimé à travers le phénomène naturel ou la description du paysage.


Shimehiro Nishikawa lors de représentation     Photo © Patrick Berger
à l'auditorium du Musée Guimet en 2014