Les méchants en littérature
(illustrations d'Olivier Tallec)
éditions Gallimard
collection "folio entre guillemets"





Sur vos tablettes et autres supports numériques : une édition des Fables de La Fontaine
avec des commentaires écrits par Isabelle Mimouni et rendus miraculeusement audibles par Bruno Salomone 
(édition Gallimard, collection Folio+Vidéo)




Personne ne se souvient de Raymond Famechon. Ce fut pourtant un fameux boxeur, un obscur gars du Nord qui en voulait et qui cherchait la gloire sur le ring, à la force du poing. La France entière le célébrait alors, Paris Match lui réservait sa une. Cet homme devait rester dans l’Histoire. Mais l’Histoire l’a pris, l’a broyé et l’a jeté dans ses poubelles.

Si vous voulez commenter L'Obscure Splendeur de Raymond Famechon... 




Du paradis qu’il a conçu et construit de ses propres mains, Zacharie Abortin a chassé ses enfants. Vieillissant, inquiet, menacé, il les réunit autour de lui pour décider du sort de son empire et de son étrange collection de tableaux où figure un Saturne de Goya…

Ce roman policier est dédié aux lecteurs dont l'oeil est actif... il n'y a pas que le coupable à trouver...


Si vous voulez commenter Le Silence de Saturne...


En collaboration avec Louise Mezel





En collaboration avec Sandy Venot









Le peintre impressionniste danois, Peder Severin Kroyer, chef de file de l’Ecole de Skagen, a séjourné en France à plusieurs reprises. Là commence la fiction, sur un secret de famille : un fils laissé à la garde d’un ami, un juge, digne de confiance ; offert en remerciement, un chef d’oeuvre, une toile admirable représentant la rencontre de la mer Baltique et de la mer du Nord, à Skagen. Mais, il y aurait eu des descendants, des héritages : un royaume à partager. Ces choses-là ne vont pas sans discorde. On se jalouse, on se hait, on n’hésite pas devant le meurtre.

L’enquête, alors, débute, une enquête que le lecteur doit réaliser seul, sans l’aide de personne, sans un détective avisé qui le mettrait sur la piste. Le voilà devant des bribes de la vérité, des morceaux disparates de la réalité, et des pièces manquantes pour un puzzle à reconstituer. A lui d’exercer son intelligence et sa perspicacité...




  Balzac est un écrivain réaliste, nous le savons, nous l'avons appris à l'école. Il s'est défini lui-même comme le « secrétaire des mœurs de son temps », l'« archéologue » du contemporain, qui observe, analyse, classifie.
   La Comédie humaine est ainsi devenue, pour les historiens de la France de la Restauration et de la monarchie de Juillet, une source d'informations inestimable.
   Pourtant, on remarque aisément que les personnages qui fascinent Balzac sont rarement des « antiquaires » (on désignait alors ainsi les archéologues) ou des historiens ; ce sont plutôt des savants, tel le Balthazar Claës de La Recherche de l'Absolu, et surtout des artistes : les Frenhofer, les d'Arthez, les Bernard Palissy, les Poussin...
   L'art, disons même les arts, sont au cœur de La Comédie humaine. Ils lui fournissent ses personnages, ses thèmes, ses principes esthétiques et ses fondements philosophiques.
   Ses personnages : la proportion d'artistes circulant dans La Comédie humaine est impressionnante. Ses thèmes : Un début dans la vie est consacré à l'architecture, Massimilla Doni et Gambara posent les questions de l'interprétation et de la conception musicale, Le Chef-d'œuvre inconnu, mais aussi Pierre Grassou, mais aussi La Rabouilleuse ou La Maison du Chat-aui-pelote s'inquiètent de peinture... Tous les arts, tous les métiers ont droit de cité, des plus humbles et des plus naïfs, comme l'art des enseignes, aux plus nobles ; ceux qui exigent un savoir-faire, telle l'architechtonographie des notaires, comme ceux qui exigent du génie.
   C'est qu'au fond, une seule et simple question hante l'auteur de La Comédie humaine, une question shakespearienne en diable : le monde est-il un théâtre, le théâtre est-il un monde ? La réalité n'est-elle qu'illusion, l'illusion vaut-elle la réalité ?
   Nous avons donc voulu nous confronter à la question de l'artifice. Autant dire qu'il fallait affronter le mythe du « réalisme » balzacien. Nous savons, certes, que les lecteurs de Baudelaire reconnaissent en Balzac un voyant, un visionnaire ; mais notre propos était de repenser son réalisme dans ce qui est, précisément, reconnu comme tel. Il fallait donc aborder de front les questions de la description et de la représentation. Partant de l'art du portrait, pour lequel il était facile de voir quel rôle pouvait jouer l'imagination de l'auteur, nous sommes allée jusqu'à la description des maisons bourgeoises et de la nature. Chaque fois, nous nous sommes demandé comment fonctionne le processus créatif, et toujours, nous avons rencontré la question du modèle, découvrant qu'il ne se trouve jamais a l'état naturel : le modèle n'est ni une personne, ni une maison, ni un objet, c'est une manière d'appréhender le monde qui a déjà été inventée par d'autres artistes. On pourrait, par esprit de provocation, dire que Balzac ne crée rien, qu'il recrée a partir des stéréotypes de l'imaginaire – stéréotype du portrait de jeune fille, stéréotype du jardin anglais, codification de la description de maison par les notaires.
   Le plus étonnant est que l'efficacité du style de Balzac trouve là sa source : présentant au lecteur des stéréotypes que celui-ci reconnaît, l'écrivain n'exige de lui aucun effort d'invention. Bien au contraire, il le renvoie à un imaginaire déjà constitué. C'est ce qu'on pourrait appeler le miracle du réalisme balzacien : le lecteur sait que « c'est vrai », puisque le code de reproduction du réel que l'auteur a adopté est clairement défini, préalablement établi. C'est ainsi que fonctionne la connivence entre l'auteur et le lecteur : Balzac joue sur des références que le Faubourg Saint-Germain (le lectorat postulé par l'écrivain) maîtrise.
   Et, paradoxalement, c'est parce que le patrimoine culturel de ces lecteurs privilégiés s'est démocratisé qu'il est possible de lire, aujourd'hui, La Comédie humaine sans « antiquiser ». L'illusion du réalisme repose sur des médiations atemporelles, sur des codes de représentation que nous connaissons encore : ce livre a pour objet de le rappeler.







Les plus belles pages de la littérature française

lectures et interprétations

Auteurs: Anne Armand, Marc Baconnet, Patrick Laudet, Isabelle Mimouni


Les plus belles pages

Quarante textes inoubliables, quarante morceaux de bravoure de la littérature française depuis la Ballade des pendus de François Villon jusqu'à La Modification de Michel Butor. Ces pages, nous les avons dans l'oreille et nous les gardons en mémoire. Mais pourquoi sont-elles si remarquables ? Quatre auteurs tentent d'en pénétrer les secrets et de faire partager au lecteur tout ce qui, par-delà la lettre, en fait la saveur et l'esprit. Ils montrent comment ces véritables bijoux au sein même de l'oeuvre font naître encore et toujours de fortes émotions et révèlent parfaitement les vibrations du monde.
En écho, des spécialistes des langues étrangères renouvellent notre regard sur ces textes d'exception si souvent traduits par nos voisins anglais, allemands, italiens ou espagnols. Que deviennent le funeste «gibet» de Villon, l'inquiétant «alambic» de Zola, ou la «madeleine» de Proust lorsqu'ils voyagent à l'étranger ? Comment, par exemple, le petit gâteau typiquement français retrouve-t-il ailleurs son goût et son parfum du passé, comment les traducteurs restituent-ils la chaîne imaginaire proustienne ? Les réponses, souvent inattendues, sont éclairantes.

Ces «lectures et interprétations», composées d'explications qui suivent le fil du texte ou qui mettent en relief leurs thèmes centraux, sont accompagnées d'encadrés comportant :
° des informations sur le contexte historique, social et culturel,
des mises en relation avec d'autres textes qui les ont inspirés ou qu'ils ont inspirés, un compte rendu des traductions du texte,
° des illustrations qui mettent en perspective la beauté de la page.

Et pour avoir toujours sous les yeux le texte expliqué : Un fascicule où sont rassemblés les morceaux choisis.

Extrait du livre :
Quarante textes, certains très connus, d'autres moins, mais tous d'auteurs célèbres, sont proposés à votre lecture. Ils sont d'époque, de genre, de contenu et de longueur variés, afin de représenter au mieux toute la diversité qu'un lecteur peut rencontrer. Ils disent de façon différente quelque chose sur le monde, sur les émotions qu'il nous procure et qui nous semblent tantôt si éloignées, tantôt si proches de nous.
C'est la seule contrainte que nous nous sommes imposée. Pour le reste, nous les avons choisis comme un lecteur grappille dans sa bibliothèque ou dans celle des autres, comme on retient soudain pour soi un tableau, une oeuvre d'art, une mélodie, une sculpture, un bon vin, par affinité, par goût, par envie, par plaisir, avec le désir de les faire partager.
C'est ainsi que des pages que nous aimons deviennent tout naturellement nos plus belles pages, celles d'un moment ou de toute une vie, et il en va ainsi de chacun d'entre nous : à chacun ses plus belles pages. Elles sont innombrables, et personne ne peut décider que telle page est la plus belle. Il ne s'agit pas d'un superlatif absolu, mais relatif à chacun des lecteurs que nous sommes.
Cet ouvrage s'adresse à toute personne qui veut, précisément pour son plaisir, lire ou relire des textes qui tous incarnent des aspects essentiels de la création littéraire.
L'acte de lire a été tellement analysé, disséqué, et le commentaire de textes a atteint un tel degré de sophistication qu'on peut craindre que trop souvent il n'éloigne de la lecture la plus naturelle et la plus gratifiante un grand nombre de lecteurs qui ne sont pas des professionnels de l'enseignement, et qu'il ne rebute, hélas, trop d'élèves, et de parents, parfois surpris ou lassés par ce qui leur apparaît comme une scolastique qui occulte le plaisir de lire.
Constater cela, ce n'est pas revenir à une facilité simplificatrice et quelque peu démagogique. Nous savons tous que la lecture demande toujours, à un moment ou à un autre, un effort. Ce n'est pas non plus vouloir ignorer tout ce qui s'est cherché et trouvé de nos jours dans le domaine de l'histoire littéraire, de l'analyse linguistique et de la psychanalyse. Les avancées sont indéniables, les théories sont souvent éclairantes, les pratiques parfois défaillantes.
Nous souhaitons remettre en accord les attentes du lecteur et les exigences des spécialistes. Quel que soit le niveau des attentes et des exigences, il importe toujours que les deux puissent se rencontrer. Ce devrait être la préoccupation majeure de tout pédagogue. C'est en tout cas l'objectif visé par cet ouvrage. Il n'ignore rien des acquis de ces trente dernières années, et il les utilise quand cela est nécessaire, mais il les intègre dans le fil de la lecture sans dogmatisme. Il évite d'employer tout terme trop technique, voire pédant, qui demanderait à lui seul une longue explication...



    Colloque BNF Novembre 2011
table ronde animée par Véronique Jacob, directrice éditoriale Folioplus Classiques

Lire-ecrire-publier a l heure du numérique table ronde

   
 

 
 
 
 
 
 
 
 





Pour répondre aux exigences de la nouvelle épreuve TPE, les Éditions Foucher proposent deux nouveaux supports pédagogiques : le Carnet de bord et un site Internet offrant des ressources complémentaires (www.tpefoucher.com). Le Carnet de bord s'adresse en priorité aux élèves de première et terminale de toutes les sections des filières générales et technologiques. Il accompagne l'élève et l'enseigna
nt tout au long du projet de Travaux personnels encadrés jusqu'à la présentation finale devant les examinateurs. Ce projet est mené par un groupe dont chaque membre doit assumer différentes tâches. Les enseignants, et plus largement l'ensemble de l'équipe pédagogique en assurent l'encadrement. Le site complémentaire au Carnet de bord: www.tpefoucher.com a été conçu en relation étroite avec le Carnet de bord. À tout moment, les élèves peuvent s'appuyer sur les informations, les documents et les outils signalés dans le Carnet de bord par la rubrique "pour vous aider".










Ce nouveau manuel a pour objectif de faciliter la tâche des enseignants soucieux de fixer les savoirs fondamentaux tout en développant le goût des élèves pour la littérature. Les chapitres sont organisés autour des différents genres et abordent l'ensemble des objets d'étude des classes de seconde et de premières (générales et technologiques). Organisé en trois parties distinctes, chaque chapitre propose : une approche des notions par un texte de référence et des textes regroupés en deux corpus d'approche différente et de difficulté progressive ; un cours qui fixe les acquis et donne :- les caractéristiques des genres et des mouvements littéraires, - une méthode pour développer les compétences nécessaires à la réussite des épreuves du baccalauréat, - une étude systématique de la langue accompagnée d'exercices - un lexique raisonné qui permet d'enrichir son vocabulaire, de nuancer ses propos et d'affiner sa pensée. une ouverture culturelle sur la littérature étrangère et sur les autres arts.Cet ouvrage privilégie la cohérence des choix afin de rendre les savoirs accessibles. À la fois innovant (sélection de textes originaux) et sécurisant (séquences complètes et immédiatement opérationnelles), le manuel comporte une iconographie pertinente qui vient prolonger la réflexion. L'ensemble est présenté dans une maquette qui facilite le repérage.Le guide pédagogique propose pour chaque chapitre une présentation, des compléments d'informations et des prolongements. Il fournit des propositions pour la composition de corpus complémentaires et les corrigés des exercices.