Mes Poèmes

 REPRODUCTION STRICTEMENT INTERDITE

Le détenteur des copyrights publiés dans ces pages n'autorise aucun usage de ses créations, en tout ou en partie. 
Les archives de CopyrightDepot.com conservent ces mêmes documents qui permettent au détenteur de démontrer ses droits d'auteur et d’éventuellement réclamer légalement une compensation financière contre toute personne ayant utilisé une de ses créations sans autorisation. 
Conformément à nos règlements, ces documents sont assermentés, à nos frais, en cas de procès pour violation de droits d'auteur.


Je vais tremper ma plume poétique à l'encre des nuages de ma lande septentrionale. 
Je viens ensuite déverser sur ces pages les fruits de mes jardins secrets. 
Ces vers qui font que ma vie est un peu moins terne, un peu moins froide.

Handicapé depuis 1990, la poésie est pour moi une manière de sortir de ma léthargie. 
Nul besoin d'apprendre quelque manière d'écrire. 
Quand on a le cœur qui saigne, il suffit de le laisser couler. 
Parce que le monde fait partie de ma personne. 
Les pauvres dans les rues, 
Les enfants que l'on frappe, 
Les femmes que l'on traîne dans la boue, 
Les hommes qui s’entre-tuent sur les champs de bataille.
Parce que je fais partie de leur monde, comme ils font partie de moi, de nous..
 
Alors je prends la plume pour témoigner de leur souffrance. 
Et c'est un peu une manière d'exorciser la mienne. 
J'ai l'impression de vivre plus près d'eux et même de vivre en eux. 
Peut-être parce que je suis tout simplement des leurs. 
J'écris et j'écrirai, avec le mal des mots, avec le mal des verbes, avec le mal des vers. 
Et je déposerais, en épigraphe, sur chaque manuscrit de mon vivant,
Autant de mots d’amour qu’il existera de douleurs en ce bas monde. 
Vous voyez… Je n’ai pas fini d’écrire !... 

© Copyright : Gérard SANDIFORT alias Sandipoète


Dés que mon inspiration me le permettra je reviendrai sur ce récit concernant ma façon de tenir mon rôle d'écrivant.


J'ÉCRIS LA NUIT

Quelquefois je prends la tangente
J'emporte feuillets et calame
Loin de tout ce qui me déchante
Je m'en vais au gré de mon âme

L'humanité contrariante
N'a pas ouvert le bon sésame
Moi, sur mon ile insignifiante
J'essaie de retrouver la trame

Maigre pensée outrecuidante
De l'aède en plein mélodrame
Ma rêverie si délirante
Va se perdre en un feu sans flamme

Pour trouver la rime alléchante
Prise à la brume diaphane
Mon âme parfois délirante
Rêve des lieux qu'elle profane

Dans le calme et la plénitude
J'entends ma respiration
J'aime l'endroit où la quiétude
Berce l'imagination

L'obscurité est le prélude
À toute concentration
J'y découvre la complétude
Au rêve : interprétation

Pour trouver le bruit, l'amplitude
Mon envie de perfection
A besoin de la solitude
Source d'argumentation

Un son lointain... Béhatitude !
J'allume et je prends mon crayon
J'écris ma quête infinitude
Grâce à mon inspiration




Puis vient l'heure où je pose la pointe de ma plume,
Près du papier couché sur ma table de bois,
Je cherche vainement, mais mon esprit s'embrume
L'idée qui fera naître un vers qui ne vient pas.

Lassé d'écrire ainsi des mots qui se bousculent
Sans rien faire émerger du fond de mes pensées,
Lentement je m'évade au bout d'un crépuscule,
Où se trouve l'Eden de mes rêves cachés !

Et je plonge en mon âme. Mon regard s'est éteint.
Plus rien autour de moi ne pourra m'ébranler.
Ma contemplation m'a transporté si loin,
Que pour en revenir il faudra m'éveiller !



RÊVERIES HAÏTIENNES

A demi assoupi près d'un vieux lauracée
La bise me disait grâce aux ailes d'Éole
Que la belle saison langoureuse d'été
Arriverait bientôt sur la terre créole

Au loin on entendait l'océan de Neptune
Les vagues sur la grève mourraient mollement
Et moi je regardais se perdre sur la dune
Hélios qui traversait notre azur doucement

Quelques oiseaux disaient dans un chant de tendresse
C'est lui c'est notre calme qui est revenu
Tandis que profitant de la douce allégresse
J'écoutais leur babil joyeux et continu

J'avais oublié l'heure et c'est Pêcheur de lune
Qu'enfin je regagnais la fin de mon sommeil
Il me fallait laisser ma si belle lagune
Haïti attendra car mon coeur se réveille

Le gros avocatier, l'anis et la grenade
Le vent chaud et le sable attendront bien demain
Je reviendrai bientôt dans ma douce balade
Ô ! Climat doucereux d'archipel si lointain

© Gérard SANDIFORT alias Sandipoète