Aux portes fermées
J'ouvre les fenêtres de mon âme
Aux interdits des hommes
J'oppose la liberté de ma pensée
Aux jours de solitude
J'offre une fleur de beaux souvenirs
N'ai pas peur des fantômes
Déguise-toi et allume ta linterne
N'ai pas peur des lendemains obscurs
Goûte les douceurs de tes espoirs
N'ai pas peur des ravages de ces jours
Lève-toi et construit pour ceux de demain
À ce matin maussade qui réveille le mois
J'offre une fleur des temps plus clairs
À ce brouhaha des nouvelles et rumeurs
Je préfère la mémoire silencieuse de nos morts
Aux bourdonnements insensés de ces jours
Je préfère la tendresse des mots qui rassurent
Qu'est-ce qu'on fait
Quand il y a seul le silence ?
Laisser votre regard
Remplir de ma muse son absence
L'instant, celui même qui fuit
Si nous ne le regardons pas
avec toute notre âme
Le seul qui nous appartient
si nous le saisissons
Celui qui nous rappelle
Qu'on vit encore.