Burkina Faso

Toute l'équipe de Planète Cœur a été heureuse de vous retrouver à l'occasion de la 
Conférence de Joseph-Mukassa SOMÉ sur le pillage des terres en Afrique :

  le Samedi 8 mars 2014 à La Queue lez Yvelines (salle de réception de la Bonnette). 

Docteur en anthropologie diplômé de l'Université Catholique de Paris et de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, le Père Joseph Mukassa SOME, originaire du Burkina Faso, a été choisi pour réorganiser la politique de développement de son pays.

Toute sa vie, il a été passionné par « la défense de la terre », jusqu’à passer près d’un an au Brésil avec ceux qui luttent pour les « Sans-terres ». S’appuyant sur les processus qui animent une société traditionnelle, ardent défenseur d’une agriculture familiale, il mène un combat pour éviter une spoliation (le landgrabbing) opérée par l’Etat ou des puissances étrangères.  
Le Père Joseph Mukassa SOME était ce jour-là à la Queue lez Yvelines pour présenter son combat et répondre à vos questions... Cliquer ici pour retrouver le compte rendu de cette soirée !
L'équipe du bureau, et Thierry, responsable du projet "Burkina" dans Planète Cœur

 
  
  
     

 
 

 
  

Novembre 2013 : publication d'un livre : "Mon combat pour la terre"

Yves BOURRON vient de publier un livre qui retrace bien le combat que soutient Planète Cœur pour aider les paysans burkinabés à garder la possibilité de cultiver leurs terres ancestrales au profit de leur famille. Découvrez ce livre sur le site de l'éditeur en cliquant ici

Vous pourrez alors commander ce livre directement en ligne chez l'éditeur ou bien chez votre libraire préféré !

Septembre 2013 : le véhicule de l'équipe des formateurs est en panne...

L'usage intensif du véhicule sur les pistes africaines est exigeant pour la mécanique. Aujourd'hui la mission de formation est bloquée en attendant la remise en état du véhicule... Du coup Planète Cœur a avancé en novembre les 1000€ nécessaires à la réparation, mais cette somme a été prélevée sur la subvention annuelle prévue pour couvrir une partie du budget de fonctionnement du programme...

Pour aider au financement de la mission du père Joseph Mukassa et de son équipe, grand merci à vous de bien vouloir adresser votre don à Planète Cœur en indiquant "Mission Burkina" sur votre chèque ou bien sur le formulaire de don en ligne. Si vous payez par chèque et si vous souhaitez recevoir un reçu fiscal, merci de bien vouloir joindre à votre chèque le formulaire téléchargeable ici (ce document n'est pas nécessaire pour les dons en lignes : tous les renseignements nécessaires à l'établissement de votre reçu fiscal figurent dans le formulaire de don en ligne).


Janvier 2011 : voici le courrier de Joseph Mukassa Somé, responsable du projet "Pastorale de la terre" pour le diocèse de Diébougou:

PROJET TRIENNAL « PASTORALE DE LA TERRE » AU BURKINA FASO.

CONSTAT.

Le Burkina Faso est un pays à plus de 65% d’analphabètes. Au niveau foncier, la terre appartient coutumièrement aux collectivités villageoises. Dans ce contexte survient une loi de reforme agraire nationalisant toutes les terres coutumières rurales cultivables. C’est une reforme profonde qui modifie de façon irréversible la distribution des terres jusque là gérée par le droit coutumier ancestral dans les villages.

Pour réaliser cette réforme, les chefs des terres et les propriétaires terriens dans l’ordre coutumier auraient dû être consultés. Malheureusement, sans instruction, ces décideurs dans l’ordre coutumier ne seraient pas à même de comprendre les textes qui devraient leur être soumis ni les enjeux qu’ils recèlent.

NOTRE  BUT DANS LE PROJET « PASTORALE DE LA TERRE ».

Notre but n’est pas d’orienter nos représentants locaux mais de les former par une alphabétisation fonctionnelle pour leur donner la liberté de lire, de comprendre les textes de loi à l’avenir et de choisir. Il est aujourd’hui, plus que jamais nécessaire, que ceux qui ont en charge le devenir des personnes, sachent lire, sachent discerner ce qui se cache derrière les mots, sachent juger la gravité d’une décision.

En les sortant de la prison de leur ignorance, en leur donnant la faculté de comprendre, nous les rendons  libres, de choisir le destin qu’ils auront voulu.

Pour réaliser cette formation nous proposons d’aller à leur rencontre dans leur village, de les réunir pour les instruire dans des structures construites à cet effet. Sept centres d’alphabétisation, d’enseignement et de formation populaire sont prévus où les formateurs se rendront. Ces lieux ont été choisis de telle sorte qu’aucun des participants à la formation n’ait à faire plus de quatre kilomètres à pied.  Ce projet a fait l’objet d’une rédaction envoyée pour financement dans les organismes étrangers.

 Justification du projet.

Vous avez entendu parler ou vous connaissez le Diocèse de Diébougou et les activités actuelles de l’abbé Joseph Mukassa Somé qui a été formé en Amérique latine dans les domaines agraires et fonciers pour accompagner la réforme agraire de couleur soviétique au Burkina Faso. L’abbé Mukassa est chargé  après sa formation, des domaines fonciers et de la pastorale de la terre consistant en un accompagnement des paysans dans l’application de la réforme agraire dans le diocèse de Diébougou. Malheureusement, pour des raisons de santé le docteur lui a interdit de conduire une voiture sur de longues distances. Néanmoins le travail de bureau lui est fortement recommandé dans l’état actuel de sa santé mais il n’a pas de secrétaire pour saisir les différentes conférences de sensibilisation-conscientisation et les supports de formation.   Pour accompagner les masses paysannes dans le déroulement de la réforme agraire il lui faut un assistant qui soit en même temps un comptable pour  bien gérer le projet pastorale de la terre.  Il faut donc  un secrétaire comptable diplômé avec un minimum de 3 ans d’expérience.

Un chauffeur qualifié est payé au Burkina Faso 65.000Fcfa / mois, toutes charges comprises,  soit l’équivalent de 99 €/mois. Pour une année, il faut 65.000Fcfa x 12 =  780.000Fcfa, l’équivalent de 1183 €.

Prise en charge de l’animateur du projet, carburant et frais de tournées y compris l’intendance, un forfait de 200.000Fcfa/mois, soit 304€, toutes charges comprises. Pour une année il faut 200.000 x 12= 2.400.000Fcfa, l’équivalent de 3.658€.

Budget total pour un an d’entretien d’un animateur avec chauffeur : 3.180.000Fcfa soit 4.841 €/an. C’est le budget total pour conduire le projet pastoral de la terre au Burkina Faso pendant un an.

Budget triennal : 4.841€ x 3 = 32.379€. La somme de 14.523€ est nécessaire et indispensable pour mener correctement le projet pendant trois ans.

Vous pouvez contribuer par chèque en passant par l’association française Planète Cœur, habilitée à établir des reçus fiscaux, en précisant au dos du chèque « pour le projet Burkina Faso». Votre contribution pour la défense des droits des pauvres paysans qu’on exproprie de leurs terres cultivables donnera lieu à un reçu fiscal envoyé en janvier de chaque année, vous permettant une économie d’impôt sur le revenu correspondant à 66% de votre don.

Voici l’adresse de l’association : «Planète Cœur, Mairie 50 bis, rue nationale- 78740. La Queue lez Yvelines. France ».  Le trésorier de Planète Cœur, Hubert Leman, remettra une liste exacte des différentes participations au père Mukassa, directeur du projet « Pastorale de la terre » au Burkina Faso. Ce dernier enverra au fur et à mesure, une lettre de remerciement à chacun des donateurs. Votre participation permettra d’avancer dans le processus de défense des pauvres paysans expropriés et spoliés de leurs terres coutumières cultivables dans l’application d’une reforme agraire inspirée du régime soviétique au Burkina Faso. L’Eglise dans ce projet « Pastorale de la terre » est du côté des pauvres. Merci par anticipation pour votre geste de participation si modeste soit-il. « Qui donne au pauvre, prête à Dieu. »

LE DIRECTEUR DU PROJET "PASTORALE DE LA TERRE".

PERE JOSEPH MUKASSA SOME


Pour télécharger ce courri
er au format pdf, cliquer ici



Novembre 2010 :

Thierry DOLIDON nous invite à soutenir la mission du P. Joseph Mukassa SOMÉ au Burkina Faso :
celui-ci conduit une action très efficace et très méthodique pour
empêcher la spoliation des terres des paysans par des entreprises d'agrobusiness.

Exposé bref : au Burkina Faso, selon la loi coutumière la terre ne peut être ni possédée ni vendue : elle appartient à Dieu. Des «chefs des terres» coutumiers attribuent une surface à toute personne qui en fait la demande, pour l'usage mais pas pour la propriété ; que ces personnes soient locales ou étrangères.

Or des sociétés d'agrobusiness, y compris françaises, usent de ce malentendu culturel pour "acquérir" une terre à vil prix,  grâce à une perfidie odieuse  : elles obtiennent d'un chef coutumier l'attribution d'une terre, moyennant un petit cadeau très symbolique, mais ensuite elles vont faire enregistrer cette terre au cadastre, comme leur propriété, alors que le chef ne peut pas imaginer avoir donné définitivement et perdu une terre dont il est responsable, puisque la terre ne peut être ni donnée ni vendue.
Par ce procédé de duperie, les paysans sont dépossédés de leur terre ancestrale, leur trésor le plus précieux et leur dignité, et deviennent ouvriers agricoles ou chômeurs et se retrouvent dans des bidonvilles, déracinés de leur société et de leur culture, et futurs migrants.

La mission du P. Mukassa : la "pastorale de la terre", consiste à former les responsables, les chefs des terres, pour empêcher que ces entreprises ne puissent spolier les paysans en usant de cette ruse. Elle consiste aussi à prendre toutes sortes de dispositions concernant l'organisation de la société, l'agriculture, le partage des ressources naturelles, la formation, afin d'empêcher ces spoliations. C'est très pensé et très articulé.
Envoyé par son évêque, le P. Mukassa s'est formé pendant un an au Brésil, au contact de l’Église locale, qui assure une défense analogue, par des moyens très méthodiques et très efficaces. Au Burkina Faso, il sait s'entourer d'un réseau de spécialistes. Il a besoin de moyens matériels pour circuler et faire circuler des formateurs.
C'est très rentable : chaque euro versé à cette mission empêche une catastrophe dont les conséquences sont sans commune mesure.

Le P. Mukassa est très économe de son budget, car il en a un besoin criant. Je le connais personnellement, nous nous sommes rencontrés en France et au Burkina Faso. Il cumule un zèle infatigable pour la défense des pauvres, une énergie incroyable, un talent de communicateur hors pair, la connaissance des langues et des cultures et coutumes locales. Il est Docteur en sociologie de l'Université catholique de Paris et de l’École Pratique des Hautes Études. Ancien vice-recteur de l'université catholique d'Abidjan, il est très à l'aise aussi bien avec un ministre (tous sont ses anciens élèves) qu'avec un villageois de la brousse, et toujours plein d'humour.
Il a coutume de dire : jamais le manque de moyens ne nous empêchera de défendre les pauvres.
Son activité n'est pas parachutée de l'étranger : c'est une demande locale, criante et justifiée, pour empêcher la perpétration de crimes révoltants.
Il est vraiment le rempart des pauvres qui sans lui ne seraient défendus par personne.

Pour l'aider : vous pouvez faire un don à l'association Planète Cœur, habilitée à vous fournir une attestation fiscale qui vous remboursera les 2/3 de votre don. Planète Coeur transmettra directement et intégralement au P. Mukassa tout don que vous déciderez de lui adresser avec la mention «Burkina Faso».
L'association Planète Cœur abondera votre don, en ajoutant à votre don une subvention votée en Conseil d'Administration en fonction des versements que vous aurez effectués !

Planète Cœur
Mairie                                      
78490 La Queue lez Yvelines

Merci de votre attention !
J'ai essayé de faire bref ; si le sujet vous intéresse, je puis vous fournir des documents plus détaillés.

Thierry Dolidon


Décembre 2009 :

Le P. Mukassa SOMÉ, que nous avons reçu à l'été 2008 dans le secteur de Montfort l'Amaury, continue au Burkina Faso, avec beaucoup d'énergie, la mission que lui a confiée l'évêque de Diébougou : empêcher que les paysans soient dépossédés et expulsés de leur terres ancestrales, par des manœuvres de gros propriétaires immobiliers du pays ou de sociétés étrangères (les Chinois sont aussi très actifs dans ce domaine ici...).

Les paysans dépossédés perdent alors non seulement leur seul moyen de subsistance, mais aussi leur dignité, et vont grossir les bidonvilles, déracinés et livrés à tous les trafics. Il s'agit de défendre à la fois les plus faibles, et la dignité de l'Homme : qu'il puisse rester chez lui, dans son tissu social, dans la richesse de la culture et des traditions de sa communauté, au lieu d'être bafoué, déraciné et brisé.


Le P. Mukassa, que Thierry DOLIDON (de Garancières) a vu à Diébougou et Ouagadougou en novembre 2008, est un homme très organisé et plein d'idées, et qui sait s'entourer des bonnes personnes ; nous avons l'assurance qu'il utilise au mieux toutes les ressources mises à sa disposition.

L'association Planète Cœur transmettra directement et intégralement au P. Mukassa tous les dons que vous déciderez de lui adresser avec la mention «pour le P. Mukassa SOMÉ» à cette adresse :
Planète Cœur
Mairie
78490 La Queue lez Yvelines

Comme Planète Cœur vous enverra un reçu fiscal, si vous êtes imposable sur le revenu votre don vous coûtera seulement un tiers de son montant ! Et si votre don nous arrive avant le 31 décembre, la réduction d'impôt sera prise en compte sur vos revenus de 2009 ! Compte tenu des moyens dont dispose le P. Mukassa, tout don aura son importance et sera accueilli avec gratitude !

Le numéro de décembre d'Agora magazine contient un petit article sur le Burkina Faso, justement à Diébougou, écrit par Thierry DOLIDON, à la suite de son séjour de 4 semaines au Burkina Faso, au cours desquelles il a aidé à mettre en place des moyens informatiques destinés à aider les réseaux formés par le P. Mukassa à défendre les paysans pour qu'ils puissent autant que possible accéder à la propriété de leurs terres ancestrales...

Grand merci pour votre appui !


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Hubert Leman,
28 sept. 2013 à 02:13
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Hubert Leman,
20 oct. 2009 à 04:01
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Hubert Leman,
2 févr. 2011 à 06:51
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