L'Onde et les Ondines

Une ondine (ondin au masculin)
est un génie des eaux dans la mythologie germanique
(où elle est également désignée sous le terme de nixe)
ou alsacienne.

Ondine est une nymphe ou naïade.
À l'inverse des sirènes,
les nymphes ne fréquentent pas la mer,
mais les eaux courantes, rivières, fontaines,
et n'ont pas de queue de poisson.
Durant l'été, elles aiment se tenir assises
sur la margelle des fontaines,
et se peigner leurs longs cheveux
avec des peignes d'or ou d'ivoire.
Elles aiment également
se baigner dans les cascades,
les étangs, et les rivières,
à la faveur des jours radieux d'été.
On dit que celles qui ont les cheveux couleur d'or
possèdent de grands trésors qu'elles gardent
dans leurs beaux palais immergés.

On attribue l'alimentation en eau des fontaines
aux larmes des Ondines,
et celle ci se tarit dès qu'une fée se sent offensée.
Ainsi, il est de coutume de laisser diverses offrandes
auprès des fontaines,
tels que guirlandes de fleurs, épingles
ou tessons de bouteilles,
qui sont pour les fées des eaux,
de véritables trésors scintillants et miroitants dans l'eau.

Légende alsacienne

Ondine est l'héroïne d'une légende alsacienne.
À sa naissance toutes les fées du voisinage
sont réunies autour de son berceau
et lui offrent des qualités nombreuses.
La fée qui est sa marraine lui offre notamment
une constance exceptionnelle.
Un jour, elle est enlevée par un jeune seigneur
qui réussit à se faire aimer
d'elle au point qu'elle refuse de le quitter
pour aller voir sa mère malade.
Pour punition, sa marraine la condamne
à toujours aimer le seigneur quoi qu'il fasse.
Celui-ci, fatigué d'elle, fait semblant de la croire infidèle.
Il dit qu'il ne la croira
que si elle va remplir un vase énorme
à la source du Niddeck.
Après trois jours de marche en portant ce poids énorme
Ondine épuisée tombe dans l'eau
en remplissant son vase.
La fée sa marraine arrive à son secours
et pour lui éviter de continuer à souffrir
à cause du châtelain,
la transforme en nymphe protectrice
des eaux du Niddeck.

Depuis, les jours d'orage,
on la voit apparaître
dans les vapeurs des eaux de la cascade.


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Bonne visite à vous tous...

…Et non, vous ne rêvez pas,
vous entrez bien dans le monde réel des ondines…



Qui n’a pas souhaité un jour changer le cours de son destin ? Devenir plus beau, plus riche, plus jeune ? Oui, mais comment ? Soit votre prochain cadeau d’anniversaire sera une baguette magique, soit vous ouvrez ce livre. Mais attention, ces pages n’abritent que de vraies fées : les dames du destin.Inquiétantes Parques, fileuses de mauvais coton ou belles jeunes filles à la longue chevelure, elles hantent les sombres forêts ou les eaux troubles et ne se montrent que pour bouleverser votre vie. Le lecteur rencontrera ici Mélusine, Morgane et toutes ces enchanteresses. Qu’elles soient grecques, alsaciennes, galloises ou corses, elles comblent de bienfaits mais sont aussi capables d’infliger la désolation.

Dépitées par l’ingratitude des hommes, elles auraient, dit-on, quitté notre bas monde, nous laissant seuls et désorientés, avec au cœur le chagrin insurmontable d’être passés à côté de notre destin.

Alors seuls l’imagination des peuples, leurs contes, leurs mythes et leurs légendes vous rappellent qu’il fut un temps où les fées enchantaient notre existence.

Fidèle à l’esprit de cette collection, Dominique Besançon nous offre ici un beau florilège de textes français et étrangers. Le thème de la fée y est traité sous ses multiples facettes : fées des bois, des eaux, de l’air… fées bienfaisantes, malfaisantes, souvent ambiguës et toujours fascinantes. Un choix appuyé de commentaires qui respecte la valeur symbolique de ce merveilleux personnage.

Passionnée de traditions et littérature populaires, Dominique Besançon a soutenu, en 1985, une thèse sur La Légende de la Mort, de l’écrivain et folkloriste breton Anatole Le Braz. Elle a, depuis, participé à une trentaine de publications : essais, préfaces, anthologies… pour la plupart consacrées à la Bretagne où elle réside.

Avec Vie et mœurs des lutins bretons, paru chez Babel/Actes Sud en 1998, Françoise Morvan nous proposait de partir à la découverte du domaine des follets, korrigans, poulpiquets, nozegans et autres créatures plus ou moins portées à la facétie, qui, non contents de hanter la Bretagne, avaient nourri les enquêtes de terrain les plus méticuleuses des collecteurs de traditions populaires.

C'était aussi le moyen de combattre par l'humour les dérives identitaires et de retrouver la force vive du folklore, bien éloigné des stéréotypes auxquels on a pu le réduire. Pour prolonger cette enquête, elle nous invite à découvrir les fées des eaux, sirènes, ondines, fées des houles et dames des fontaines qui ont, depuis des siècles, bercé les rêveries des villageois : à partir des traditions populaires qui nous donnent à connaître ces fées si différentes, elle nous amène aux lisières de ces récits étranges, plus beaux parfois que les poèmes auxquels ils ont donné lieu, où le romantisme européen, puisant dans le Moyen Age, a trouvé sa source.
  • Fées des eaux

    Le culte des sources et des puits sacrés est toujours très important sur toute l'étendue de la Grande-Bretagne. On a souvent christianisé ces fontaines en les associant au nom d'un saint, et surtout d'une sainte, ce qui suppose évidemment le patronage antérieur d'une divinité féminine. D'ailleurs, d'une façon générale, les eaux douces sont l'objet d'une véritable dévotion : de nombreuses rivières, si l'on en croit les traditions populaires, sont liées d'une façon ou d'une autre à un être féérique ou divin. Tel est le cas de la Severn, qui est la Sabrina romaine et la Hafren galloise, de la Mersey, consacrée à la déesse Belisama, la "très brillante", de la Clyde où transparaît le nom d'une déesse Cluta, ou encore les diverses Braint et Brent dans lesquelles il n'est pas difficile de reconnaître le nom de Brigantia, autrement dit la triple Brigit irlandaise, mais en fait panceltique, assimilée à la Minerve gallo-romaine.

    Les légendes qu'on raconte sur toute l'étendue du territoire britannique concernant une fée des eaux, ou une dame blanche, ou une sorcière qui habite un palais sous la surface d'un lac, sont les souvenirs de rituels fort archaïques consacrés à la Déesse des Commencements. Certains lieux ont conservé cette tradition plus fortement que d'autres, notamment en Écosse ou au pays de Galles, régions montagneuses un peu à l'écart des mutations socioreligieuses. L'un des plus célèbres de ces lieux est le lac Bala, en Gwynedd (nord-ouest du pays de Galles), appelé aussi en gallois Llyn Tegid, non loin de la ville de Bala : d'après la légende du barde Taliesin, c'est là, au milieu des eaux, que se trouvait la demeure de Keridwen, un des visages quelque peu effrayant de la Mère divine, détentrice de tous les secrets du monde, mère involontaire du héros de cette histoire. Mais bien d'autres lacs recèlent des palais merveilleux, comme celui de Llyn Barfod, toujours au pays de Galles, où réside un peuple féérique dont une femme peut épouser un mortel à condition que celui-ci s'arrange pour respecter des interdits de type mélusinien. Et que dire de cette mystèrieuse Black Annis, cette "Anna la Noire" qui rôde la nuit au-dessus du Yorkshire, apportant indifféremment joies et malheurs selon que les humains sont bien ou mal disposés à son égard ? Elle n'est autre que l'aspect occidental de l'Anaïtis du Proche-Orient, celle qu'on retrouve en Bretagne armoricaine sous le nom de "sainte" Anne, et en Irlande sous le nom de Dana.

    Extrait de La grande déesse : mythes et sanctuaires de Jean Markale, chapitre "Notre-Dame-de-Partout", pages 261-263
  • l'onde, les ondes, les ondées, ondoyer, ondoiement
Baptême où seule l'ablution baptismale est faite, sans les rites et les prières habituels.
L'ondoiement est donné à un enfant en danger de mort.

Du mot ancien « onde » (unda : « eau courante »). L’ondoiement, rite simplifié du baptême en cas de danger de mort, consiste à verser de l’eau sur la tête de la personne que l’on veut baptiser, en prononçant les paroles sacramentelles : « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Voir Ablution, Aspersion, Baptême, Infusion.
Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

Baptême (Wikipedia - article très complet)
  • Unda : « eau courante » => Onna / Anna / Oann / Boann

    Le suffixe proto-Indo-Européen -onna-  ou -anna- pourrait signifier le fait de couler (eau vive, courante),
    le a final indiquant la féminité (Ica-onna - Sequ-ouanna).

  • Icauna a Gaulish Goddess : Flowing
 Axona
 Aisne
 Sequana Seine
 Matrona
 Marne
 Garunna Garonne
 Meduana Mayenne
 Vingenna Vienne
 Icauna Yonne
 Idannus Ain
 Rhodanus Rhône
 Viciona Vilaine
 Divonna Divonne

Note transmise par Pascale BREGNON au sujet de la plus longue rivière française la Marne :

Elle prend sa source à Balesmes (Haute Marne), tout près de la grotte où le rebelle gaulois Sabinus s'était réfugié avec sa femme pendant neuf ans, avant d'être capturé par les Romains. Elle se jette dans la Seine à Charenton-le-Pont. Son nom viendrait de Matrona, mère nourricière, mais ce nom semble issu du gaulois matra, mère, et de la racine hydronymique très courante onna (cf. l'Yonne). La Marne,qui a inspiré de nombreux peintres, est donc la "mère nourricière "du Val de Marne…

  • En breton plusieurs mots commençant par Ana sont en rapport avec la sagesse, la connaisssance, la vision, l'éveil :
- Ana oudegezh : Connaissance,
- Ana out : Connaître,
- Ana t : Évident.

Ce sens se retrouve dans le nom de la rivière Sin Ann (Sinand) qui provient d'une jeune fille qui, ne voulant rien d'autre que la sagesse, alla de la Terre de Promesse à la Source de Connla qui est sous la mer pour chercher la connaissance. Mythe semblable à celui de Bo Ann et de la rivière Boyne.
  • Boann (Irlandais)  : Parmis le peuple Celtiques, les rivières étaient la résidence de Déesses puissantes d'inspiration et de fertilité. Tel était le cas dans l'Irlande Celtique, où la Déesse de la puissante Rivière Boyne était Boann ("Celle des vaches blanches"). Il est dit que Boann était une femme curieuse qui avait entendu parlé du Puit magique de Segais à la source de Boyne. Là, neuf noisetiers magique grandirent et donnèrent des noix de connaissance. Les noix tombèrent dans le puit, où ils furent mangées par un petit saumon - la créature la plus sage du monde. Même les Déesses n'avaient pas le droit d'approcher du bosquet, mais Boann, non dissuadée, voyagea jusqu'au Puits de Segais. Furieux et défensif de son trésor, le puits se leva des profondeurs et se déversa en une puissante inondation, noyant Boann qui s'approchait. Mais il ne put jamais retourner à sa place originale, dans les profondeurs de la Terre, et par conséquence dut donner ses eaux, qui apportait de la nourriture spirituelle et mentale aux humains, coulant à travers les montagnes Irlandaises.
Déesse Celtique (irlandaise) de la Rivière Boyne et mère de Mac d'Angus Og par le Dagda. Elle était la femme de Nechtan, un dieu de l'eau. De même, Boann était une déesse d'eau et un de ses mythes concerne l'eau. Selon la légende, il y avait un puits sacré (Sidhe Nechtan) qui contenait la source de connaissance. On a interdit à tous de s'approcher de ce puits, à l'exception du dieu Nechtan (le mari de Boann, comme cela été noté) et ses domestiques. Boann a ignoré les avertissements et a marché à grands pas jusqu'au puits sacré, violant ainsi la sainteté du secteur. Pour cet acte, elle a été punie et les eaux du puits souillé gonflonflèrent et se transformèrent en une rivière faisante enragée, une rivière qui l'a poursuivie. Dans quelques versions, elle a été noyée; tandis que dans d'autres, elle a réussi à dépasser les courants. Dans l'un ou l'autre cas, cette eau est devenue la rivière que l'on a connu dorénavant comme la Boyne et Boann est ensuite devenu la déité présidente.

Un autre aspect du mythe de Boann est qu'elle a porté Angus. Elle et le père de tous les Tuatha de Danaan, le Dagda, engagés dans une affaire illicite qui a abouti à la naissance de ce dieu d'amour. Cependant, depuis Boann et le Dagdha ont voulu tenir leur rendez-vous secret, ils ont employé leurs pouvoirs divins pour que la gestation ne se déroule pas en neuf mois, mais en un jour unique - ou c'est ce qu'il a semblé, car le soleil fut gelé dans le ciel pendant ces neuf mois, ne se couchant ni ne se levant jamais. Ce jour magique, Angus est apparu dans le monde.

Elle détient les pouvoirs de guérison. Variantes : Boannan, Boyne.

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