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Pierre Crétois





Pierre Crétois


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Pierre Crétois

Agrégé de philosophie

Docteur en philosophie

Qualifié à la fonction de MCF (CNU section 17)

Chercheur associé au Sophiapol (EA 3932 Paris 10)

Langues maîtrisées : Anglais (lu, écrit, parlé) – Espagnol (lu ; écrit)

Latin (lu ; écrit) – Grec ancien (lu ; écrit) – Hébreu ancien (bases)

 

 

 

Axes de recherche

(pour une présentation abrégée de mon projet de recherche voir l’annexe D)

·         Théorie du droit de propriété, idéologie propriétaire, communs, alternatives au droit de propriété, paradigmes juridiques émergents concernant les biens et les régimes d’appropriation

·         Philosophie politique moderne XVIIe-XIXe siècles (notamment philosophie de Rousseau et philosophie socialiste du XIXe siècle)

·         Philosophie politique contemporaine : libéralisme, républicanisme, utilitarisme, socialisme, communisme, théories de la justice, théories du contrat social, théories de la démocratie.

·         Histoire des idées politiques

 

Activités d’enseignement

(pour le détail du contenu des enseignements consultez l’annexe B)

 

Enseignement supérieur

·         2016 : colleur à Paris I pour la préparation des épreuves d’agrégation portant sur John Rawls, Théorie de la justice

·         2015-2016 : colleur en classes préparatoires HEC

·         2014-2015 (deuxième semestre) Enseignant contractuel à l’université François Rabelais de Tours

·         2014-2015 (premier semestre) ATER temps complet à l’université François Rabelais de Tours

·         2013-2014 ATER temps complet à l’université François Rabelais de Tours

·         2011-2012 (deuxième semestre) ATER temps complet à l’université de Provence 

·         2011-2012 (premier semestre) chargé de cours à l’université de Poitiers pour les cours d’agrégation sur Rousseau 

·         2011-2012 (premier semestre) colleur en classes préparatoires aux Lycées Henri IV et Condorcet 

·         2010-2011 (second semestre) ATER temps complet à l’université de Poitiers 

·         2010-2011 (premier semestre) ATER temps complet à l’université de Provence

·         2009-2010 Monitorat à l’université François Rabelais de Tours 

·         2008-2009 Monitorat à l’Université de Tours 

 

Enseignement secondaire

·         2015-2016 au Lycée Fulbert de Chartres

·         2011-2012 (premier trimestre) au Lycée de Beaugency (académie d’Orléans-Tours) 

·         2006-2007 au Lycée-en-Forêt de Montargis (académie d’Orléans-Tours) 

·         2005-2006 au Lycée Pierre Bayle et au Lycée Polyvalent de Sedan (académie de Reims) 

·         2004-2005 stage de titularisation au Lycée de Briey (académie de Nancy-Metz) 

 

Jurys

·         2015-2016 : membre du jury pour les concours d’entrée à Polytechnique

·         30 septembre 2013 : participation au jury de Master 1 de Sayuri Shirase, « L’industrie et la liberté, Pensées de Saint-Simon », soutenu à l’université François Rabelais de Tours

·         30 septembre 2013 : participation au jury de Master 1 de Flora Gomes, « Enjeux du langage à l’ère cybernétique », soutenu à l’université François Rabelais de Tours

 

Responsabilités administratives

·         Année 2013-2014 : Organisation de la préparation à l’agrégation interne en partenariat avec le rectorat de l’académie d’Orléans-Tours 

 

Formation et titres universitaires

·         Année 2016 : audition pour un poste de sciences politiques à Paris 2

·         Année 2015 : audition classé 5e pour un poste de « philosophie politique » à Sciences-po Rennes

·         Année 2015 : audition classé 2e pour un poste de « philosophie moderne et contemporaine » à l’université François Rabelais de Tours

·         Année 2014 : audition classé 4e pour un poste de « philosophie sociale et politique » à l’université de Grenoble 2

·         Année 2012 : qualification en philosophie section CNU 17

·         Année 2007-2012 : doctorat de philosophie dans le cadre du laboratoire interdisciplinaire LIRE (UMR 5611) à l’Université Lyon 2 sous la direction de Juliette Grange (Professeure à l’Université de Tours). Titre : L’émergence de la notion contemporaine de propriété dans la deuxième partie du XVIIIe siècle. - Obtenu en novembre 2012 ; « Mention Très Honorable ». – Résumé du doctorat joint en annexe du dossier (annexe A)

·         Année 2005-2006 : Préparation de l’agrégation externe de philosophie (option latin) en candidat libre – admis rang 14e

·         Année 2004-2005 : DEA de Philosophie à Nancy II sous la direction de Juliette Grange : La théorie de la propriété chez Rousseau ; mention très bien

·         Année 2003-2004 : Admis au CAPES externe de philosophie rang 23e

·         Année 2002-2003 : Maîtrise de Philosophie à Paris 10 sous la direction de Francine Markovits : Descartes et la lumière ; mention très bien

·         Année 2002-2003 : Maîtrise de Lettres modernes à Paris 3 sous la direction de Bernard Alazet intitulée : J. Genet et la blessure mystique ; mention très bien

·         Années 1999-2002 : Hypokhâgne et Khâgne A/L au Lycée Fénelon (Paris)

·         Année 1999 : Baccalauréat L (Littéraire) au Lycée Guez de Balzac (Angoulême) 

 

 

Publications

 (A)  Ouvrages en nom propre

  1. Le renversement de l’individualisme possessif. De Hobbes à l’Etat social, Paris, Classiques Garnier, coll. des Anciens aux Modernes, 2015  (voir détail en annexe C)
  2. Analyse de l’œuvre de Benjamin Constant, De la liberté des anciens comparée à celles des modernes, dans le cadre du projet international Mouseion (publication en ligne - accès privé)
  3. Cours de culture générale pour les épreuves d’entrée en IEP 2013-2014, éd. du CNED. Thème : La culture
  4. Le Contrat Social livre I et II, Paris, Ellipses, coll. Focus, 2011

 

(B)  Direction (codirection) d'ouvrages collectifs ou de numéros de Revue

  1. Pierre Crétois, Caroline Guibet-Lafaye, Philippe Poinsot, Cédric Rio, L’appropriation privative des biens publics et des biens communs, accord de principe de la collection « le social et le politique », Presses universitaires de Paris-Ouest
  2. Pierre Crétois, Thomas Boccon-Gibod (dir.), Etat social, propriété publique et biens communs, Lormont, Le Bord de l'Eau, 2015 + introduction
  3. Pierre Crétois, Stéphanie Roza (coord.), « L'intérêt général » (volet historique), dossier en préparation pour la Revue Astérion (accepté pour publication moyennant quelques modifications, à paraître)
  4. Pierre Crétois, Stéphanie Roza (coord.), « L'intérêt général » (volet contemporain), dossier en préparation pour la Revue Klésis
  5. 2014 : Pierre Crétois, Stéphanie Roza (coord.), « Les contestations de la propriété. 1755-1848 », coordination d’un numéro de la revue de philosophie Corpus + corédaction de l’introduction du volume, 2014
  6. 2014 : Pierre Crétois, Stéphanie Roza (dir.),  Le républicanisme social, une exception française ?, Paris, Publication de la Sorbonne, 2014. + corédaction de l’introduction
  7. 2014 : Pierre Crétois, Raphaël Chappé (dir.), L’homme présupposé, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence, 2014. + corédaction de l’introduction

 

(C)  Chapitres d’ouvrages scientifiques dans des collections à comité de lecture

  1.  « L’intérêt général de Rousseau à Robespierre », à paraître aux Belles Lettres coordonné par Jean-Philippe Heurtin dans le cadre de l’ANR « La loi en Révolution » (à paraître en 2016)
  2. Notices « Proudhon » et « enclosures » pour le Dictionnaire des communs, Cornu, Orsi, Rochfeld (dir.) à paraître aux PUF (à paraître en 2016)
  3. « Économie et commerce dans le Projet de constitution pour la Corse », pour la réédition critique du Projet de constitution pour la Corse de Jean-Jacques Rousseau dans le cadre des travaux du Groupe JJR chez Vrin (à paraître en 2016).
  4. Avec Caroline Guibet-Lafaye, « Y a-t-il une alternative à la conception exclusiviste classique du droit de propriété ? Une théorie inclusive de l’appropriation », dans Pierre Crétois et Thomas Boccon-Gibod (dir.), État social, propriété publique et biens communs, Lormont, Le Bord de l'eau, 2015
  5. « Jean-Jacques Rousseau, juriste » à paraître dans B. Méniel (dir.), Ecrivains juristes, Paris, Classiques Garnier (ANR juslittera) (à paraître, premier trimestre 2016)
  6. « Souveraineté et égalité chez Rousseau », dans Pierre Crétois et Stéphanie Roza (dir.), Le républicanisme social. Une exception française ?, Paris, Publications de la Sorbonne, 2014
  7. « La propriété dans le républicanisme de Rousseau : dépassement de la propriété privée ou alternative ? dans Christopher Hamel (dir.), Cultures du républicanisme, Paris, Kimé, 2014
  8. « Ce que Robinson nous apprend sur l’homme en société : la lecture rousseauiste du Robinson Crusoë de Defoe », dans Raphaël Chappé et Pierre Crétois (dir.), L’homme présupposé, Aix-en-Provence, PUP, 2014
  9. « Soi-même et les autres : l’homme en société chez Rousseau et Pettit », dans Raphaël Chappé et Pierre Crétois (dir.), L’homme présupposé, Aix-en-Provence, PUP, 2014
  10.  « L’Etat social chez les solidaristes : fondement de l’impôt », dans Socialismes, actes d’une décade de Cerisy, J. Grange et P. Musso (dir.), Bordeaux, Le Bord de l’Eau, 2011
  11. « Le paysage rural français à l’épreuve des clôtures », dans S. Messina et V. Ramacciotti (dir.), Metamorfosi dei Lumi 5, Il paesaggio, Torino, Edizioni dell’Orso, 2010
  12. Chapitre sur la « Profession de foi du Vicaire Savoyard », dans Le Mal, O. Bara (dir.), Paris, Atlande, 2010
  13. « Regardez, il n’y a rien à voir », dans Rituels de l’exhibition, Bernard Alazet, Marc Dambre (dir.), Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 2009 (réédité sous le titre « Les rituels de l’exhibition dans l’œuvre de Jean Genet », revue Raison Publique en ligne, décembre 2010, http://raison-publique.fr/article377.html [dernière consultation le 07/03/2014]) 

  

(D) Publications dans des revues scientifiques à comité de lecture

  1. « Dépasser la critique honnéthienne de Rousseau », à paraître dans les Rousseau Studies, Genève, Slatkine, 2016
  2. Avec Cédric Rio, « Est-il conséquent de mobiliser le concept de “dette sociale” dans une approche de la justice libérale ? Une lecture critique de John Rawls », à paraître dans les actes du colloque « L’endettement comme rapport social »
  3. Avec Caroline Guibet-Lafaye, « Réflexions politiques et éthiques contre la possibilité d’une autonomisation radicale des communs », accepté par la revue Ethique publique à paraître.
  4. « L'intérêt général au crible de l'intérêt commun », accepté par la Revue de philosophie Astérion
  5. « Moins de biens pour plus de liens : Jean-Jacques Rousseau, décroissanciste avant l’heure ? », dans le Numéro spécial d’Astérion consacré au topos du « doux commerce » coordonné par Eva Debray et Arnault Skornicki
  6. « L’impôt : la violence de l’Etat contre les propriétaires est-elle légitime ? », à paraître dans Raison publique, dossier "La politique et ses violences" coordonné par Emmanuel Nal.
  7. « La propriété repensée par l’accès », Revue Internationale de Droit Economique, 2014/3, t. XXVIII, p. 319-334. (Annexe C)
  8. « Le solidarisme des radicaux : un internationalisme introuvable ? », Les Cahiers Jean Jaurès, 2014.
  9. « Propriété et droit naturel chez Jean-Jacques Rousseau. Une lecture de l’épisode opposant Emile à Robert dans le livre II d’Emile », Rousseau studies, Genève, Slatkine, 2014.
  10. « Une mise en scène de l’individualisme possessif ? La figure de la Marquise de Merteuil dans Les liaisons dangereuses de Laclos », accepté par la revue Economie et société, revue d’histoire économique (article accepté à paraître en décembre 2016)
  11. « Locke : de la libération par la propriété à libération de la propriété », Philosophical enquiries, 2e semestre 2013, http://www.philosophicalenquiries.com/numero2sommaire.html
  12. « De la propriété de soi à la propriété des biens, itinéraire juridico-politique : Rousseau, Lemercier, Mably », Revue Corpus, 2014.
  13. « Moins de biens pour plus de liens : Jean-Jacques Rousseau, décroissanciste avant l’heure ? », soumis à la revue Asterion dossier sur le "doux commerce" coordonné par Eva Debray et Arnault Skornicki
  14. « Légitimité ou illégitimité de la violence d’État dans la politique de Jean-Jacques Rousseau », Les Études Jean-Jacques Rousseau, 2011
  15. « Le parti pris des choses, formation de l’individu républicain dans l’Émile de Jean-Jacques Rousseau », Revue Orages. Littérature et culture, 1760-1830, n°9, mars 2010
  16. « Territorialité de l’État chez Schmitt et Rousseau », Les Études Jean-Jacques Rousseau, 2010
  17. « La vertu : un concept pour penser les relations sociale et politique à même l’individu », Revue Corridor, « Penser l’être humain », Université de Picardie Jules Verne, n° 4, 2010
  18. Notices du Dictionnaire de la réception de Rousseau (T. L’Aminot, Y. Vargas dir.), « Bastiat » ; « Billaud-Varenne » ; « Carré de Malberg » ; « Durkheim » ; « Pettit » ; « Révolution française » (http://rousseaustudies.free.fr/Dictionnairereception.html [dernière consultation le 07/03/2014])

 

 (E)  Recensions

  1. D. Robichaud et P. Turmel, La juste part, Paris, Les liens qui libèrent, 2016 pour La Vie des Idées
  2. Cédric Rio, Justice sociale et générations, pourquoi transmettre un monde plus juste ? pour le site Revues.org
  3. Carlos Miguel Herrera (dir.), Rousseau chez les juristes, Paris, Kimé, 2013, recension pour la Revue Française d'Histoire des Idées Politiques
  4. « Un Rousseau dans tous ses états », recension de l'ouvrage de Céline Spector, Au prisme de Rousseau, Oxford, Voltaire Fondation, 2012 dans Acta Fabula, août 2014 : http://www.fabula.org/acta/document8806.php [dernière consultation le 13/08/2014]
  5. Vincent Duclert, Réinventer la République, Paris, Armand Colin, 2013, recension pour la Revue française de science politique. 

 

(F)  Traductions

1. De l’anglais. Albrecht Wellmer, « De la théorie critique », P. Crétois (trad.), à paraître dans les actes du colloque « Les perspectives de la démocratie face aux transformations du capitalisme », I. Aubert et J.-F. Kervegan (dir.), Démocratie et capitalisme. Un dialogue avec Jürgen Habermas, Paris, CNRS éditions, 2016.

 

Conférences Universitaires

  1. 8 juin 2016 : intervention dans le cadre du colloque « La justice sociale par les armes (JISA). Radicalisation politique et lutte armée » sur le thème des revendications d’autonomie radicale dans la théorie et dans la lutte sociale
  2. 10 et 11 mai 2016 : participation au colloque “Rousseau et les sciences humaines” organisé à Caen : « Rousseau, père de la philosophie sociale et de la sociologie critique ? Dépasser la lecture honnéthienne de Rousseau »
  3. 27-29-30 avril 2016 : participation aux Rendez-vous philosophiques d’Orléans ayant pour thème « la domination » : « Rousseau, la domination : entre critique et norme »
  4. 28-30 janvier 2016 : participation au colloque « penser l’émancipation » organisé à Bruxelles : « les communs et l’émancipation »
  5. 10-11 décembre 2015 : participation au colloque sur l’endettement comme rapport social organisé à Nanterre avec le soutien du Sophiapol et du Labex Tepsis : « Est-il conséquent de mobiliser le concept de « dette sociale » dans une approche de la justice libérale ? »
  6. 1-3 septembre 2015 : Mancept Workshops in Political Theory - Governing the Commons, a Global Perspective.
  7. 11 juin 2015 : conférence au CNAM de Metz « L’approche par les communs : retour, rupture ou transition ? »
  8. 8 avril 2015 : participation à une journée d’étude organisée par le département de philosophie de l’université François Rabelais de Tours : « Formes d'institutionnalisation et de protection juridiques des communs : des licences basées sur la réciprocité à l'Etat-partenaire »
  9. 21-22 octobre 2014 : participation au colloque « antécédents du matérialisme » à Budapest : « De l'histoire des sociétés comme déploiement de la raison au déploiement de l'histoire comme raison des sociétés : des jusnaturalistes à Rousseau » 
  10.  5 et 6 juin 2014 : intervention dans le cadre du colloque organisé Paris 8 par Jordi Riba : « Existe-t-il une solidarité sans fraternité ? »
  11. 2-3 juin 2014 : colloque Penser autrement la propriété organisé par Caroline Guibet Lafaye et Sarah Vanuxem à l’Université de Nice Sophia-Antipolis : « Le paradigme de l’accès : subversion, abolition ou renversement de la propriété ? »
  12.  27-28 mai 2014 : intervention dans le cadre du colloque organisé à Paris 10 dans le cadre du Sophiapol « Etat social, propriété publique, biens communs » : « Une lecture de l’ouvrage de Pierre Dardot et Christian Laval, Communs »
  13. 24-25 avril 2014 : colloque Les tribulations de l’intérêt général organisé par Blaise Bachofen, Pierre Crétois, Eric Dufour, Edouard Jourdain, Claire Pignol, Stéphanie Roza dans le cadre du Laboratoire PLC (Philosophie, Langage et Cognition) à l’Université Pierre Mendès-France avec le soutien du CPJP (Centre de Philosophie Juridique et Politique, EA 2530) de l’Université de Cergy-Pontoise : « Repenser l’intérêt général par l’intérêt commun, de Lemercier de la Rivière aux solidaristes »
  14. 23-24 mars 2014 : colloque international L’internationale et les internationalismes organisé par La Société d’Etudes Jaurésienne avec le soutien du Centre Norbert Elias (UMR 8562) : « Le solidarisme de Léon Bourgeois : un internationalisme impossible ? »
  15. 19-20 février 2014 : participation au colloque international Penser l’émancipation organisé par Félix Boggio-Éwanjé-Epée, Alexis Cukier, Paul Guillibert, Stella Magliani-Belkacem, Frédéric Monferrand, Vincent Chanson, Stéphanie Haber, Emmanuel Renault dans le cadre du Laboratoire Sophiapol (EA 3932) : « La société de l’accès rend-t-elle caduque la propriété privée et ses critiques ? »
  16. 28 janvier 2014 : Journée d’étude Internet : un nouveau ‘doux commerce’ ? organisée par Pierre Crétois sous l’égide du Département de philosophie de l’Université François Rabelais de Tours : « Internet : de l’échange de biens sur un marché à l’accès aux ressources dans un réseau, un changement de paradigme? »
  17. 20 et 21 décembre 2013 : Colloque international Cultures des républicanismes organisé par le Groupe de Recherche d’Histoire de l’Université de Rouen (GRHis), le Centre d’Économie de l’Université Paris Nord, le Laboratoire de Recherche sur les Cultures Anglophones de l’Université Paris Diderot : « La propriété dans le républicanisme de Rousseau : dépassement de la propriété privée ou alternative ? »
  18. 5 juillet 2013 : Séminaire organisé par Antoine Garapon et Edouard Jourdain dans le cadre de la revue Esprit La corruption « La corruption n’est pas une affaire de pouvoir »
  19. 23 et 24 mai 2013 : Colloque international Représentations littéraires et théories économiques, théories comparées, organisé à la Maison des sciences économiques (Paris) par le PHARE (Pôle d’Histoire de l’Analyse et des Représentations Economiques, Université Paris I), FoRell (Formes et Représentations en Linguistique et Littérature, Université de Poitiers) et la Middle East Technical University (Ankara, Turquie), avec le soutien de l’Association Charles Gide pour l’Etude de la Pensée Economique : « Une mise en scène de l’individualisme possessif ? La figure de la Marquise de Merteuil dans Les liaisons dangereuses de Laclos »
  20. 27 avril 2013 : Colloque Les contestations de la propriété organisé par Yves-Charles Zarka et Tanguy L’Aminot dans le cadre du PHILéPOL (Centre de Philosophie, épistémologie et politique), de l’Université Paris Descartes, avec la collaboration de l’équipe Jean-Jacques Rousseau de l’Université Paris Sorbonne (UMR 8599) : « La contestation de la souveraineté patrimoniale chez Rousseau »
  21. 1er et 2 juin 2012 : Colloque international Le républicanisme social. Une exception française ? organisé par Pierre Crétois et Stéphanie Roza dans le cadre du CHSPM (Centre d'histoire des systèmes de pensée moderne (EA 1451)) à Paris I : « Souveraineté et égalité chez Rousseau »
  22. 4 juin 2012 : Journée d’étude Les dissonances du doux commerce, organisée par Eva Debray et Arnault Skornicki dans le cadre du GAP (Groupe d’Analyse Politique de Paris-Ouest Nanterre) et du Sophiapol (EA 3932) : « Pourquoi Rousseau n’aime-t-il pas le commerce ? »
  23. 21 février 2013 : Cycle de conférences « Vie politique comparée » organisé dans le cadre de l’UFR de droit de l’Université de Chambéry par Frédéric Caille : « La propriété chez Rousseau, une alternative à l’hégémonie de la propriété privée en France dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle ? »
  24. 6 février 2012 : Séminaire Le peuple organisé par Antoine Garapon et Edouard Jourdain à l’IHEJ (Institut des Hautes Etudes Juridiques) : « Pertinence de la notion de peuple primitif chez Rousseau »
  25. 21 et 22 mai 2012 : Colloque international Jean-Jacques Rousseau : nature/culture. Aux fondements des sciences humaines et sociales organisé par Yves-Charles Zarka, Tanguy L’Aminot et Anne Turney dans le cadre du PHILéPOL (Centre de philosophie, d’épistémologie et de politique), du CELLF (Centre d’Etude de la Langue et de la Littérature Françaises des XVIIet XVIIIsiècles), de l’Equipe Jean-Jacques Rousseau (UMR 8599) et de la New York University : « Pourquoi le droit de propriété n’est-il pas un droit naturel ? »
  26. 27 juin au 2 juillet 2011 : Décade de Cerisy Les socialismes organisée par Juliette Grange et Pierre Musso avec le soutien du Laboratoire LIRE (UMR 5611) et du Cluster 13 de la Région Rhône-Alpes : « Solidarisme et État providence »
  27. 12/13 mai 2011 : Colloque international de jeunes chercheurs en théorie politique What kind(s) of equality ? organisé par le département de droit de l’Université de Genève : « L’égalité juridique à l’épreuve des anthropologies de la dépendance »
  28. 23 mars 2011 : Journée d’étude Les robinsonnades organisée par Raphaël Chappé et Pierre Crétois à l’Université de Provence dans le cadre du CEPERC (Epistémologie et Ergologie Comparative, UMR 7304) et du Sophiapol (EA 3932), « Ce que Robinson nous apprend sur l’homme en société : une lecture rousseauiste du Robinson Crusoë de Defoe »
  29. 10 avril 2010 : Journée d’étude de l’Equipe J.-J. Rousseau (UMR 8599) Rugosité de Rousseau, organisée par Tanguy L’Aminot : « La force dans la politique de Jean-Jacques Rousseau »
  30. 19-20 février 2010 : Journées d’étude L’individu, organisées par Raphaël Chappé, Eva Debray et Cécile Lavergne, dans le cadre du Sophiapol (EA 3932) : « L’individualisme possessif à l’épreuve du républicanisme »
  31. 15-17 décembre 2009 : Participation au colloque international junior PPSM2 (Philosophie, Psychologie, Sociologie MoraleS) De l’être humain : philosophie, psychologie, sociologie morales, organisé par Solange Chavel et Anne Le Goff, dans le cadre de l’ANR TRAVDUC (Travail du care), du CURAPP (Centre Universitaire de Recherches Administratives et Politiques de Picardie, UMR 6054) et de l’IMM (Institut Marcel Mauss, UMR 8178) : « La vertu : penser la relation politique à même l’individu »
  32. 28 mai 2009 Doctoriales du laboratoire LIRE (Lyon 2 – ENS-LSH) : « L’étrange solidarité des citoyens chez Rousseau »
  33. 23 au 25 avril 2009 : Colloque international Rousseau et l’Allemagne organisé par Reinhardt Bach et Tanguy L’Aminot à L’Université de Greifswald : « Le Rousseau de Schmitt sur la question du territoire »
  34. 19 au 21 février 2009 : Colloque international Human inequalities organisé par Lukas Sosoe à L’Université du Luxembourg : « Allocation des ressources et mérite, une question républicaine »
  35. 16 février 2008 : Journée d’étude Les présupposés anthropologiques des philosophies politiques organisée par Eva Debray et Raphaël Chappé à Paris Ouest Nanterre La Défense dans le cadre du Sophiapol (EA 3932) : « Soi-même et les autres : l’homme en société chez Rousseau et Pettit »
  36. 24 novembre 2007 : Journée d’étude de philosophie politique organisée par Lukas Sosoe à l’Université du Luxembourg Libéralisme et républicanisme« Libéralisme et républicanisme, deux conceptions de la propriété »
  37. janvier 2007 : Colloque international Jean Genet, rituels de l’exhibition, organisé par le Centre d’Etudes sur le Roman des Années Cinquante au Contemporain (UMR 7171) à Paris 3, Sorbonne-Nouvelle, dirigé par Mac d’Ambre et Bernard Alazet : « Jean Genet : ‘regardez, il n’y a rien à voir’ »

 

Intervention dans des séminaires de recherche

  1. 6 juin 2016 : présentation et discussion de mon ouvrage Le renversement de l’individualisme possessif lors d’une après-midi de travail « Lumières, politique, utopie » à Nanterre
  2. 1er avril : participation au séminaire Pratiques utopiques organisé dans le cadre du Sophiapol (Nanterre) par Stéphane Haber, Christian Laval et Pierre Sauvêtre sur le thème de la démocratisation de l’économie
  3. 14 avril 2016 : intervention dans le cadre du séminaire du GEREP : « la république et le droit de propriété »
  4. 15 mars 2016 : intervention sur les communs dans le cadre du Séminaire POLIS de l’ULB coordonné par Justine Lacroix
  5. 4 décembre 2015 : répondant des interventions de Pierre Sauvêtre (Lille 3) et Eric Fabri (ULB) lors d’une séance du séminaire du GEREP sur les communs
  6. 14 novembre 2015 : invited to discuss Enzo Rossi (University of Amsterdam) paper « Libertarianism, Capitalism, Ideology: A Reality Check », Political Theory Seminar of ED Sciences po Paris
  7. 10 février 2015 : intervention dans le cadre séminaire de M2 de Philosophie politique contemporaine (J.-F. Spitz) – « Le concept de propriété aujourd'hui »
  8.  octobre 2014 : intervention dans le cadre séminaire du GEREP sur les communs
  9.  26 septembre 2014 : conférence à Genève sur le thème des communs dans le cadre d’un séminaire de master d’écologie politique et d’urbanisme
  10. 14 octobre 2014 : intervention dans le cadre d'un séminaire à Paris Ouest la Défense, « Les passions politiques chez JJR »
  11. 27 septembre 2014 : intervention dans le cadre du séminaire du Groupe Jean-Jacques Rousseau sur le Projet de constitution pour la Corse
  12. 3 février 2014 : Séminaire Questions de résistance : histoire, théorie et pratique organisé par Miryam Giargia et Elisa Reato dans le cadre du Sophiapol (EA 3932) à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense sous l’égide du Sophiapol : « Ce qui résiste dans la philosophie politique de Rousseau. La nature humaine en résistance »
  13. 9 novembre 2013 : Séminaire du Groupe Jean-Jacques Rousseau (UMR 5037) sur le Projet de Constitution pour la Corse
  14. 6 novembre 2013 : Séminaire de l’ANCo (Analyses Normatives Contemporaines) dans le cadre du CERSES (UMR 8137) et de Nosophi (Normes, Sociétés, Philosophies, appartenant à Phico, Philosophie Contemporaine, EA 3562) : « La propriété et les réseaux »
  15. 11 décembre 2010 : Séminaire de L’équipe Jean-Jacques Rousseau (UMR 8599) : « Qu’est-ce que Robinson nous apprend sur la propriété ? »
  16. 12 décembre 2009 : Atelier Ontologie sociale et métaphysique, organisé à l’Université François Rabelais de Tours par Raphaël Chappé et Pierre Crétois dans le cadre du département de philosophie de l’Université de Tours et du Sophiapol (EA 3932) : « La lecture durkheimienne de Rousseau »
  17. 26 octobre 2009 : Séminaire de méthodologie dans le cadre du Sophiapol (EA 3932) : « Comment juger de la pertinence de l’usage d’une certaine technicité métaphysique pour étudier un auteur qui semble pourtant y répugner ? »
  18. 31 mars 2008 : Communication dans le cadre du séminaire de Master de philosophie de F. Markovits à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, « La propriété chez Jean-Jacques Rousseau »
  19. 5 avril 2008 : Séminaire interdisciplinaire du LIRE équipe XVIIIsiècle (UMR 5611) à L’université de Lyon 2 : « Rousseau : l’économie de la simplicité »
  20. 29 mai 2008 : Séminaire interdisciplinaire du LIRE équipe XIXe siècle (UMR 5611) à L’Université de Lyon 2, « Le bien commun chez Rousseau »
  21. 15 décembre 2008 : Séminaire de Master de Francine Markovits à L’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, « La notion de domaine éminent dans L’Encyclopédie »
  22. 23 janvier 2008 : Réunion de l’équipe « metamorfosi dei lumi » de l’Université de Turin coordonnée par Simone Messina et Valentina Ramacciotti, « Le droit de propriété et le paysage dans la deuxième moitié du XVIIIsiècle »

 

Autres activités scientifiques

(A) Organisation de Séminaires

  1. 4 décembre 2015 : organisation d’une séance de séminaire sur « les communs » dans le cadre du GEREP
  2. 2015-2016 : coorganisation du séminaire « Droit et philosophie : regards croisés sur la norme juridique » avec le soutien du CERSA (UMR de droit public CNRS-Paris 2) et du Sophiapol (Laboratoire de philosophie Paris 10) avec Géraldine Aïdan (CERSA) et Raphaël Chappé
  3. 2015-2016 : coorganisation du séminaire du GEREP (Groupe d’étude des républicanismes et du bien commun)
  4. 2014-2015 : coorganisation du séminaire « Droit et philosophie : regards croisés sur la norme juridique » avec le soutien du CERSA (UMR de droit public CNRS-Paris 2) et du Sophiapol (Laboratoire de philosophie Paris 10) avec Géraldine Aïdan (CERSA) – 4 séances dans l’année
  5. 2014-2015 : coorganisation du séminaire du GEREP (Groupe d’étude des républicanismes et du bien commun) – 6 séances dans l’année
  6. 8 avril 2015 : organisation d’une table-ronde à l’université de Tours de le cadre d’une journée d’études organisée par le département de philosophie – « Hackerspaces et fablabs comme modèles d’innovation sociale ? »
  7. 11 décembre 2014 : organisation d’une séance de séminaire du GEREP sur le thème des communs - invités Sebastien Broca (LabEx Sites/CEPN), Jana Maria Lopes Saldanha.
  8. 30 octobre 2014 : co-organisation d’une séance de séminaire « Droit et philosophie : regards croisés sur la norme juridique » avec Géraldine Aïdan (CERSA) sur le thème des communs comme alternative à la propriété - invités Danièle Bourcier (CERSA), Sebastien Broca (LabEx Sites/CEPN).
  9. 12 juin 2013 : organisation d’une journée inaugurale à la préparation des concours internes de philosophie à l’Université de Tours avec le concours du Rectorat de l’Académie d’Orléans-Tours
  10. 27 juin-2 juillet 2011 : organisation d’une table-ronde junior Individualisme et socialisme dans le cadre d’une décade de Cerisy intitulée Socialismes organisée par Juliette Grange et Pierre Musso avec le soutien du Laboratoire LIRE (UMR 5611) et du Cluster 13 de la Région Rhône-Alpes
  11. 2009-2010 : coorganisation de l’atelier Métaphysique et ontologie sociale en collaboration avec Raphaël Chappé à l’Université François Rabelais de Tours dans le cadre du département de philosophie de l’Université de Tours et du Sophiapol (EA 3932), quatre réunions dans l’année : 10 octobre 2009, 12 décembre 2009, 23 janvier 2010, 20 mars 2010

 

(B)    Organisation de Journées d’Etude ou de Colloques

  1. 10 juin 2016 : coorganisation d’une journée d’étude organisée dans le cadre de la Maison des Sciences Humaines et du CMH (CNRS-ENS) « pour un statut juridique des biens communs »
  2. 21-22 janvier 2016 : coorganisation d’un colloque international (PHARE CNRS-Paris 1, Sophiapol Paris 10, CMH CNRS-ENS) pluridisciplinaire (économie, droit, histoire, philosophie), « L’appropriation privative du collectif et du commun »
  3. 10-11 décembre 2015 : coorganisation d'un colloque international dans le cadre du GEREP (Groupe d’étude des républicanismes et du bien commun) : « L’endettement comme rapport social » avec le soutien du Sophiapol (Paris 10), de l’ISP (Institut de Sciences Politiques, Paris 10) et le MAPP (Poitiers)
  4. 24 et 25 avril 2014 : coorganisation d’un colloque interdisciplinaire (philosophie, droit, économie, théorie politique) « Tribulations philosophiques et politiques de l’intérêt général (1755-2013) » en collaboration avec Blaise Bachofen, Eric Dufour, Edouard Jourdain, Claire Pignol, Stéphanie Roza dans le cadre du Laboratoire PLC (Philosophie, Langage et Cognition) à l’Université Pierre Mendès-France et avec le soutien du CPJP (Centre de Philosophie Juridique et Politique, EA 2530) de l’Université de Cergy-Pontoise
  5. 27 et 28 mai 2014 : coorganisation du colloque international interdisciplinaire (philosophie, droit, économie, théorie politique) « Etat social, propriété publique et biens communs » en collaboration avec Thomas Boccon-Gibod dans le cadre du Sophiapol (EA 3932) à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  6. 28 janvier 2014 : organisation d’une journée d’étude « Internet : un nouveau ‘doux commerce’? », à l’Université François Rabelais de Tours dans le cadre du département de philosophie de Tours
  7. 2 et 3 juin 2012 : coorganisation du colloque international interdisciplinaire (philosophie, histoire) « Le républicanisme social. Une exception française ? » à l’université Paris I en collaboration avec Stéphanie Roza dans le cadre du CHSPM (Centre d'histoire des systèmes de pensée moderne (EA 1451))
  8. 28 mai 2011 : coorganisation de la journée d’étude « La démocratie représentative » en collaboration avec Pauline Colonna d’Istria et Naël Desaldeleer dans le cadre de la Fondation Jean-Jaurès
  9. 23 mars 2011 : coorganisation de la journée d’étude interdisciplinaire (philosophie, économie) « Les ‘robinsonnades’ et l’imaginaire économique et politique individualiste » en collaboration avec Raphaël Chappé à l’Université de Provence dans le cadre du CEPERC (Epistémologie et Ergologie Comparative, UMR 7304) et du Sophiapol (EA 3932)

 

(C) Activité de formation et conférences de vulgarisation scientifique

  1. 27 janvier 2016 : intervention dans le cadre d’un séminaire de formation continue des magistrats coordonné par A. Garapon et E. Jourdain à l’ENM sur « La figure de l’ennemi intérieur chez Rousseau »
  2. 11 décembre 2015 : participation à une journée de formation pour la formation continue des enseignants du secondaire sur la religion : « Rousseau et la religion »
  3. 26 novembre 2015 : intervention pour la formation continue dans le cadre du Collège des transitions sociétales à Nantes organisé par les Mines et le CNAM de Nantes
  4. 27 octobre 2015 : intervention pour la Centrale Générale des Services Publics wallonne à Bruxelles
  5. 12 mai 2015 : conférence dans le cadre du  mouvement Utopia, à la Maison des sciences économiques de Paris, « Réinventer un récit émancipateur par les communs »
  6. 13-16 avril 2015 : participation à la semaine de l'histoire de Saint Michel sur Orge organisée par Antoine Spire
  7. 13 mars 2015 : participation aux Assises Internationales du Journalisme
  8. 9 janvier 2015 : Conférence à Blois (ATTAC41) « Les transformations actuelles du droit de propriété »
  9. 27 novembre 2014 : intervention pour la formation continue dans le cadre du Collège des transitions sociétales à Nantes organisé par les Mines et le CNAM
  10. 12 juin 2013 : Participation à la journée inaugurale de la préparation des concours internes de philosophie à l’université de Tours : « Société, peuple, Etat chez Rousseau »
  11. 10 octobre 2013 : Participation à une journée de formation continue organisée par le rectorat à destination des enseignants du secondaire à l’université François Rabelais de Tours

 

(D)   Participation à des groupes de recherche

·         Participation à un groupe de recherche sur les communs coordonné à Sciences Po Paris par Séverine Dusollier

·         Participation aux Ateliers « pratiques utopiques », groupe de travail en philosophie/sociologie de l’économie et prospective coordonné par Stéphane Haber et Christian Laval

·         Participation au projet de recherche JISA (CMH ENS-EHESS-CNRS) « Political radicalization and armed struggle in Europe » (présentation synthétique du projet en annexe D)

·         Création du GEREP (Groupe d’étude des républicanismes et du bien commun) et participation aux travaux séminaires et colloques

·         Participation aux travaux du Groupe Jean-Jacques Rousseau (UMR 5037)

·         Membre de l’équipe Jean-Jacques Rousseau (UMR 8599) 


 

ANNEXE A

PRESENTATION DU DOCTORAT

 L’émergence de la notion contemporaine de propriété dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle – résumé

 

Mots clefs : droit de propriété, Jean-Jacques Rousseau, libéralisme, républicanisme, souveraineté, État social.

 

Ce travail traite de l’émergence de la notion contemporaine de propriété dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Il porte à la fois sur la philosophie du droit et de l’économie (notamment autour de la question de la propriété), sur la philosophie politique (l’opposition entre libéralisme et républicanisme) et sur la pensée de Rousseau qui constitue notre auteur de référence – nous l’étudions principalement dans les deux dernières parties. Il s’agit donc, conjointement, d’un travail d’histoire de la philosophie et d’histoire des idées. Nous y étudions, en quatre moments, la manière dont se constitue progressivement l’autonomisation du concept de propriété dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle et, plus largement, dans la pensée européenne (dans les deux premières parties) et nous exposons l’alternative critique que certains auteurs, principalement Jean-Jacques Rousseau, lui opposent (principalement dans les deux dernières parties). Notre thèse est que Jean-Jacques Rousseau propose une alternative non-communiste (au sens de la promotion d’un régime de communauté des biens) à la perspective libérale fondée sur l’individu naturellement propriétaire de lui-même et de ses biens. Cette alternative n’est pas isolée et, à notre sens, appartient à une tradition bien repérable qui refuse l’autonomisation du droit de propriété à l’égard de considérations politiques fondamentales.

-         Dans une première partie, nous contextualisons notre propos en mettant en évidence, à travers trois axes, les expressions concrètes de la propriété dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle (« l’individualisme possessif », la mise en clôture des champs et la liberté du commerce dans la doctrine physiocratique).

-         Dans une deuxième partie, nous avons montré l’histoire de l’autonomisation du concept de propriété par rapport aux exigences collectives ainsi que l’alternative à cette autonomisation que proposent Suarez et Rousseau, alternative qui donne une priorité à la loi par opposition à la tradition Occamo-lockienne qui fait primer l’individu propriétaire.

-         Dans une troisième partie, nous avons montré la manière dont Rousseau envisage que le droit de propriété exprime un rapport entre les hommes autant qu’un rapport des hommes aux choses et qu’en ce sens il doit toujours être subordonné à des considérations sinon collectives au moins politiques.

-         Dans une dernière partie, nous avons montré que loin de séparer pouvoir politique et pouvoir économique, imperium et dominium, Rousseau pense au contraire la parfaite subordination de l’un à l’autre notamment à travers le concept de « domaine éminent ».

Nous concluons ce travail en développant longuement, en guise d’ouverture, l’évolution du débat sur la propriété (a) à la Révolution (autour de l’opposition Robespierre/Siéyès), (b) durant le XIXe siècle autour de la cristallisation du concept de propriété individuelle par les commentateurs du Code civil et certains hommes politiques (notamment A. Thiers), (c) enfin comment la contestation de l’absoluité du droit de propriété par les penseurs radicaux appelés solidaristes, à la fin du XIXe siècle, a pu permettre d’établir les bases d’un État social non collectiviste.

 

 

ANNEXE B

ENSEIGNEMENTS

(par souci de sobriété, nous ne détaillons pas tous les cours)

 

Secondaire (Terminales S, ES, STT, STI, STE)

Notions au programme des séries scientifiques, économiques et technologiques : le sujet (la conscience, le désir, autrui), la culture (le langage, l’art, le travail et la technique, la religion, l’histoire), la raison et le réel (la démonstration, la vérité, l’interprétation, le vivant, la matière et l’esprit), la politique (la société, l’Etat, la justice et la loi), la morale (la liberté, le devoir, le bonheur).

 

Supérieur (tous niveaux : L1, L2, L3, master, agrégations interne et externe)

 

·         Histoire de la philosophie moderne (tous niveaux)

CM Philosophie générale et métaphysique. Introduction à la philosophie de Kant (L1) : l’idéalisme transcendantal. Dans la suite de Descartes, de Hume et de Rousseau, Kant réforme et critique la métaphysique classique pour en déplacer les enjeux vers une philosophie du sujet qu’il caractérise comme un idéalisme transcendantal. Cette approche kantienne revêt la dimension de critique d’une métaphysique qui outrepasserait les limites de la connaissance possible. Elle renouvelle aussi profondément l’appréhension des actes de perception,  de cognition et de jugement en proposant une analytique de la raison plutôt qu’une ontologie au sens classique.

 

CM Philosophie moderne (L1) : liberté et libération chez Jean-Jacques Rousseau. La thématique de la liberté est centrale chez Rousseau soit négativement comme indépendance, soit positivement comme pouvoir de se donner des lois et comme accomplissement tant de l'espèce que de l'individu. Dans le cadre d'une réflexion politique et pédagogique ce sont les conditions de la liberté qui importent : comment la vie sociale vient-elle à bout de dénaturer l’homme et de l’insérer dans des mécanismes de servitude volontaire. Comment, dans un cadre où l’on ne peut revenir en arrière, établir les conditions de l’émancipation humaine ? La pensée de la liberté ne se donne pas alors seulement à penser dans une simple définition statique (du type libre-arbitre) mais aussi dans la pensée des conditions et du processus (individuels et sociaux) de libération.

 

CM Philosophie moderne (L1) : Descartes et la science. Ce cours a pour but d’approcher les grandes thèses de la philosophie cartésienne de la philosophie du sujet à la philosophie des sciences : comprendre le parcours intellectuel d’un auteur fondamental. L’objet du cours consistera à montrer que derrière un métaphysicien se cache un scientifique dialoguant avec les thèses aristotéliciennes et scolastiques pour dégager les bases du paradigme de la science moderne.

 

CM Philosophie moderne (L3-Agrégation externe) : Philosophie politique et pédagogie de Jean-Jacques Rousseau.

 

·         Philosophie politique (tous niveaux)

CM philosophie politique (L3) : La question de l’accès aux ressources et des biens en philosophie politique et dans les théories de la justice. La question des biens et de l’accès aux ressources est souvent considérée comme secondaire en philosophie politique par rapport, par exemple, à la question de la liberté, du pluralisme, de la représentation… Pourtant, elle a été centrale et reste toujours décisive. La question de la propriété et des modes d’appropriation ne relève pas de considérations individuelles mais porte sur les manières d’organiser les relations sociales quant aux choses. L’écologie nous impose de penser les biens communs, internet la question des communs (commons), la médecine la question de la propriété du corps (don d’organes, GPA…), l’Etat le statut du bien public, les enjeux de santé publique nous questionnent sur le brevetage du vivant et l’usage commercial des vaccins nécessaire à la survie des hommes. Or, nous nous apercevons que la propriété comme instrument pour monopoliser les accès aux biens peut représenter certes un élément important de la protection des personnes mais aussi un obstacle non négligeable à la réalisation de certains idéaux de justice.

 

CM de philosophie politique (L2) : Approches et critiques des théories du contrat social. Les théories du contrat social ont profondément marqué la manière dont la pensée politique de l'âge moderne a pu penser la souveraineté et la légitimité. Si, d'un commun mouvement, les théoriciens s'entendent à fonder, en dernière instance, le politique sur un individu naturellement indépendant du tout de la société et qui ne peut s'y intégrer que par un contrat volontaire, leurs approches ne sont pas pour autant univoques. Le cours sera donc consacré à une étude différenciée des approches du contrat social par quelques auteurs classiques (principalement Hobbes, Locke, Rousseau et Kant). Mais, penser la totalité politique comme artifice des individus est-il juste ?  À moins qu'au contraire ce que sont les hommes soit, avant tout, l'effet d'une ruse d'un ordre social normatif qui les dépasse ? Nous aborderons donc aussi certaines grandes critiques qu'ont pu opposer les contre-révolutionnaires (Joseph de Maistre) ou les sociologues (Durkheim) aux théories du contrat.

 

CM Philosophie politique (L2) : La Liberté. La liberté s’est imposée comme le concept majeur de la pensée politique moderne. Il rentre en tension avec deux autres concepts cardinaux que sont le bonheur et l’égalité. Le rôle du politique est-il de promouvoir le bonheur, l’égalité ou la liberté des citoyens ? Cet enseignement donnera l’occasion d’explorer de manière problématisée la structure de la pensée politique moderne.

 

CM de philosophie politique (L3 et agrégation interne) : La société

 

·        Philosophie générale, esthétique, épistémologie des sciences humaines

CM Philosophie Générale (L3) : L’individu. L’individu est une catégorie à la fois métaphysique, politique et psychologique. L’enjeu de ce cours consistera à articuler ces différents niveaux à travers de grands axes : principe d’individuation et processus d’individuation, unicité/unité de l’individu, identité et individualité, individu et relation. Le but principal étant de questionner la part de fiction (ou, plus précisément, de représentation) qui entre dans la conception que l’on se fait de l’individu et de ses relations avec la société et, plus généralement, son environnement.

CM d’esthétique (L3) : Théâtre et politique. Ce cours aura pour but de parcourir l’histoire du théâtre sous l’angle de son articulation avec la vie politique. Il s’agira de comprendre comment quelque chose de la pensée politique peut être à l’œuvre dans le théâtre, non sur le plan de la pensée articulée et rationnelle mais sur celui de la représentation. Il s’agira aussi de voir si le théâtre, comme dispositif artistique spécifique, est plus politique que les autres formes d’art. Ceci se fera à l’épreuve d’extrait d’œuvres théâtrales. Tragédie et comédie antiques n’étaient-ils que des miroirs de la vie politique athénienne ? Comment s’opère, plus généralement, dans le théâtre, la représentation du politique ? En quoi le théâtre serait-il plus politique que les autres arts ?

 

Séminaire de Master : épistémologie de l’histoire (4h) – épistémologie de l’économie (2h)

 

CM de philosophie générale (L1) : L’égalité comme concept normatif.

CM Epistémologie des sciences humaines (L2) : « L'écriture de l'histoire »

 

·         TD

TD Méthodologie de l’argumentation et du commentaire (tous niveaux) : Exercices de dissertation et de commentaire visant à s’approprier chacun des aspects des exercices et notamment les éléments techniques de l’argumentation et d’herméneutique.

TD d'un cours d'histoire de la philosophie sur le stoïcisme (L3) : « La dimension juridique et politique du stoïcisme impérial (Cicéron, Sénèque, Marc-Aurèle) »

TD Langue philosophique Latin et Grec (tous niveaux) : Dans le cadre de ce cours qui s’adresse aux niveaux L1, L2 et L3 et aussi bien aux latinistes débutants qu’aux latinistes confirmés, sont enseignés ou rappelés les éléments essentiels de la grammaire et de la syntaxe du latin ou du Grec à partir de textes philosophiques.

TD du cours magistral « mécanisme et finalisme » (L3) : "mécanisme et finalisme au XVIIe siècle : Galilée, Descartes, Hobbes, Spinoza, Newton, Locke »

 

ANNEXE C

Présentation de quelques publications

 

  1. « La propriété repensée par l’accès », Revue Internationale de Droit Economique, 2014/3, t. XXVIII, p. 319-334. Ce document sera adressé en cas d’audition

 

Dans les nouveaux cadres de l’échange économique (internet, achat de services, partage…), le droit de propriété ne disparaît pas, il change de fonction : il devient d’abord un droit d’administrer les accès aux ressources dès lors pensées comme des supports de biens dématérialisés : expériences ou fonctionnalités notamment. Il n’est donc plus nécessaire de s’approprier matériellement les ressources pour en jouir. Ainsi, l’idée de penser une nouvelle économie non comme acquisition de ressources matérielles sur un marché mais comme ouverture au plus vaste groupe de l’accès aux « biens d’accomplissement » en particulier (éducation, nutrition, socialisation…) dont les ressources sont les supports (sans être en elles-mêmes ces biens d’accomplissement) ouvre la possibilité d’un monde de partage susceptible d’être articulé avec l’utopie des communs.

 

In the new framework of present economic exchange (internet, purchase of services, sharing ...), the ownership does not disappear, but its function changes: firstly, it becomes a right to manage access to resources which are thought as medias for dematerialized goods: experiences or functionalities. It is no longer necessary to physically acquire the resources to enjoy it. Thus, the idea of a new economy not theorized as acquisition of material resources in a market but as an opening access to the wider group to “accomplishment goods” (education, nutrition, socialization...) which the resources are only medias opens the possibility of a world of sharing which may be articulated with the utopia of the commons.

 

2.       Le renversement de l’individualisme possessif. De Hobbes à l’Etat social, Paris, Classiques Garnier, coll. des Anciens aux Modernes, 2014 

Ce livre trace la genèse théorique de l’État social depuis la philosophie de Hobbes jusqu’aux penseurs « solidaristes ».

À partir de l’installation du thème de l’ « individualisme possessif » qui, au XVIIe siècle, participe à l’autonomisation du droit de propriété, notamment sous la plume de John Locke, s’est aussi constitué à la faveur de son « renversement » le thème d’une propriété subordonnée des considérations civiques – chez Jean-Jacques Rousseau notamment.

Dans ce sillage, l’État social qui naît à la fin du XIXe siècle en exigeant que l’individu honore sa dette envers la société en payant pour des services publics est l’expression d’une alternative possible à l’atomisation d’une société façonnée par la propriété privée.

Cet ouvrage s’inscrit dans le sillage d’un texte capital pour l’histoire des idées, le texte de Macpherson intitulé La théorie politique de l’individualisme possessif. Ce texte, très discuté mais toujours actuel par sa puissance théorique, trace une genèse de la pensée libérale à partir du motif de l’individu propriétaire de lui-même. Pour Macpherson l’État moderne est alors chargé de garantir cette propriété de chacun sur soi et apparaît donc comme un élément fondamental du système capitaliste. Etienne Balibar dans un important article de 2000 avait déjà repéré l’existence d’un « renversement de l’individualisme possessif » chez Marx et Rousseau. L’ouvrage proposé ici s’inscrit dans ce sillage. Il ajoute, néanmoins, à la proposition d’Etienne Balibar une généralisation qui permet de mettre en perspective l’histoire de l’État social. L’ouvrage repose donc sur l’usage d’un concept précisément défini et exposé pour rendre compte à la fois de toute une tradition de pensée républicaine alternative à la pensée libérale et pour théoriser la genèse d’une réalité importante pour l’histoire institutionnelle française : l’État social, la propriété sociale et les services publics.

 

Table des matières

Introduction

PREMIERE PARTIE

HOBBES CONTRE LOCKE

UNE DIALECTISATION DE L’« INDIVIDUALISME POSSESSIF »

Hobbes : d’une anthropologie individualiste à son « renversement » politique

La « tragédie des communs »

La propriété n’est pas le fondement de l’autorité

Une propriété assujettie au souverain L’« individualisme possessif » hobbésien en question

 

Locke : de l’« individualisme possessif » comme norme politique fondamentale

L’autonomisation de la propriété dans Le Second Traité du gouvernement civil de John Locke

Une légitimation du droit de propriété ?

De la communauté originairement négative des biens

La médiation laborieuse

Le droit de propriété ne saurait, par nature, avoir de conséquences néfastes

Droit de propriété et institution des gouvernements

Est-il légitime de considérer que la théorie lockienne présente les prodromes de l’économie néo-classique ?

 

DEUXIEME PARTIE

PERSPECTIVES PHYSIOCRATIQUES

ABSOLUTISME ÉCONOMIQUE ET AUTONOMISATION DU DROIT DE PROPRIÉTÉ .

Du monde infini à l’univers clos : les clôtures en France

Comment se dessine l’impérieuse nécessité de la clôture

Des champs ouverts aux champs fermés Un combat idéologique

 

De la libération de la propriété à la libéralisation du commerce

La grande transformation physiocratique

Le système physiocratique : l’équilibre du tableau économique

La physiocratie : de la théorie à la pratique

.

TROISIEME PARTIE

JEAN-JACQUES ROUSSEAU

LA PROPRIÉTÉ EN RÉPUBLIQUE

La propriété et la république

Rousseau contre la féodalité

Un usage anti-féodal du motif de l’allégeance

L’allégeance républicaine comme aliénation au cours de laquelle rien n’est perdu

 

Souveraineté et distribution

Souveraineté et égalisation des conditions en république

La république rousseauiste est-elle redistributive ?

 

QUATRIEME PARTIE

PERSPECTIVE SOLIDARISTE DE LA CONSÉCRATION

DE LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE AUX PRÉMICES DE L’ÉTAT SOCIAL

Le moment révolutionnaire ou la constitution d’un débat

Sieyès : graver le droit de propriété absolu dans le marbre du droit naturel

Robespierre : soumettre la propriété aux exigences civiques

 

L’affirmation du dogme de la propriété au xixe siècle

La rhétorique des thuriféraires de la propriété

Le chant d’amour d’Adolphe Thiers

Le contrat social en question, la destination politique du droit à la fin du xixe et au début du xxe siècles

 

Les prémices de l’État social et la remise en cause du dogme du droit de propriété

 

La situation politique des solidaristes et la naissance de l’État social

Une solidarité sociologique avant d’être morale Bourgeois (1851-1929) : théorie de la dette sociale

Fouillée (1838-1912) : une théorie non-collectiviste de la « propriété sociale »

Duguit (1859-1928) : la « destination sociale » des biens

 

Conclusion

Bibliographie

Index

 

 

3.       Thomas Boccon-Gibod et Pierre Crétois (dir.), Etat social, propriété publique et biens communs, Lormont, Le Bord de l’Eau, 2015.

Et si les biens communs, par ou en dehors de la propriété publique, constituaient l’une des armes pour permettre de penser une société nouvelle qui permette se sortir de l’impasse du « tout marché » ? Certes, la propriété publique se donne souvent comme un moyen efficace de lutte contre les déséquilibres sociaux induits par le marché. Mais ne servirait-elle pas en réalité de soutien, ou au mieux de paravent, à la logique individualiste d’appropriation? Elle serait alors vouée à l’échec, faute de s’attaquer radicalement à la cause même du mal : le primat de l’appropriation individuelle, source perpétuelle d’inégalités en contradiction flagrante avec l’idéal démocratique dont elle se réclame pourtant. C’est pourquoi, la question du statut de la propriété publique constitue une porte d’entrée stratégique pour comprendre les modes de mise en œuvre de la démocratie réelle dans les États modernes. Cet ouvrage collectif invite ainsi à confronter la notion de propriété publique à celles, aujourd’hui en vogue, de propriété commune et de biens communs, porteurs d’une conception radicalement égalitaire des relations sociales, en deçà des institutions politiques, et notamment étatiques. Dans un cadre juridique fortement marqué par la notion de propriété, comment les biens communs ont-ils été pensés? Comment peuvent-ils l’être aujourd’hui et quelles sont les voies concrètes d’institutionnalisation du commun? Peut-on considérer que, historiquement, l’État républicain en France en a été une forme à un degré ou à un autre? Et quel est, dans cette perspective, l’avenir même de l’État social?

 

Avec les contributions de: Serge Audier (Paris 4), Pierre Bauby (Paris 8), Rémi Baudoui (Genève), Thomas Boccon-Gibod (Paris 10), Fabrizio Carlino (Paris 10), Philippe Chanial (Caen), Pierre Crétois (Tours), Pierre Dardot (Paris 10), Jacques Fournier (ex Secrétariat de l’Elysée, PDG SNCF, Conseil d’Etat), Bernard Friot (Paris 10), Caroline Guibet Lafaye (CMH CNRS-ENS), Emmanuel d’Hombres (Institution catholique de Lyon), Christian Laval (Paris 10), Daniela Mone (Naples 2), Judith Rochfeld (Paris 1), Mihaela M. Similie (Paris 8) et Fabien Tarrit (Reims).

 

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION

PAR THOMAS BOCCON-GIBOD & PIERRE CRÉTOIS .....................5

 

 

PREMIER CHAPITRE : LE CHAMP THÉORIQUE DU COMMUN À L’ÉPREUVE DE LA CATÉGORIE DE « PUBLIC » • 19

 

·         LE « COMMUN » CONTRE L’ÉTAT ? SUR LE DÉBAT ITALIEN AUTOUR DES « BIENS COMMUNS » ET DU « COMMUN » 

PAR SERGE AUDIER ...................................................... 21

 

·         AUTOUR DES USAGES DE L’HÉRITAGE ALTHUSSÉRIEN DANS LE DISCOURS POST-OPÉRAÏSTE SUR LE COMMUN

PAR FABRIZIO CARLINO ................................................. 51

 

·         PROPRIÉTÉ, APPROPRIATION SOCIALE ET INSTITUTION DUCOMMUN

PAR PIERRE DARDOT & CHRISTIAN LAVAL ........................... 67

 

·         LES MODÈLES DU DROIT PRIVÉ FRANÇAIS POUR ACCUEILLIR LES « COMMUNS »

PAR JUDITH ROCHFELD .................................................. 81

 

·         Y A-T-IL UNE ALTERNATIVE À LA CONCEPTION EXCLUSIVISTE CLASSIQUE DU DROIT DE PROPRIÉTÉ ? UNE THÉORIE INCLUSIVE DE L’APPROPRIATION

PAR PIERRE CRÉTOIS & CAROLINE GUIBET-LAFAYE ................105

 

 

DEUXIEME CHAPITRE : À LA FRONTIÈRE DU COMMUN ET DU PUBLIC : LA PROPRIÉTÉ SOCIALE • 127

 

·         LE SERVICE PUBLIC, L’ÉTAT SOCIAL ET L’ESPRIT DU « COMMUN»

PAR THOMAS BOCCON-GIBOD .........................................129

 

·         LA PROPRIÉTÉ SOCIALE CONTRE L’ÉTAT ? FORMES ET RAISONS DE LA SOCIALISATION DANS LA TRADITION DU SOCIALISME ASSOCIATIONNISTE

PAR PHILIPPE CHANIAL ................................................149

 

·         LA COTISATION SOCIALE, UN COMMUN FONDATEUR D’UNE PRODUCTION ALTERNATIVE

PAR BERNARD FRIOT ...................................................165

 

·         LA PRODUCTION DE « PROPRIÉTÉ SOCIALE » : DES SERVICES PUBLICS DE L’ÉTAT À L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

PAR EMMANUEL D’HOMBRES ..........................................183

 

·         ÉTAT SOCIAL, PROPRIÉTÉ COMMUNE ET PROPRIÉTÉ DE SOI

PAR FABIEN TARRIT ....................................................205

 

 

TROISIEME CHAPITRE : LES INSTITUTIONS PUBLIQUES PORTEUSES DU COMMUN • 225

 

·         URBANISME, PROPRIÉTÉ PUBLIQUE ET COMMUN

PAR RÉMI BAUDOUI ....................................................227

 

·         LE RÔLE DES COLLECTIVITÉS LOCALES DANS LA GESTION DESBIENS PUBLICS CONSIDÉRÉS COMME BIENS COMMUNS

PAR DANIELA MONE ...................................................245

 

·         DE LA CONCEPTION EUROPÉENNE DES « SERVICES D’INTÉRÊT GÉNÉRAL » À LA CRÉATION D’UN STATUT D’ENTREPRISE PUBLIQUE EUROPÉENNE ?

PAR PIERRE BAUBY & MIHAELA M. SIMILIE .......................263

 

·         ÉCONOMIE DES BESOINS ET GESTION PUBLIQUE

PAR JACQUES FOURNIER ................................................283

 

 

ANNEXE D

Présentation du projet JISA (Coordonné par Caroline Guibet-Lafaye DR à UMR CMH CNRS-ENS)

« Political radicalization and armed struggle in Europe »

During the 1960s and 1970s, Western Europe and Turkey experienced major waves of social protest, particularly among workers and students. The Rote Fraktion Army was born in Germany in 1970. In 1970 also, the Brigate Rosse (BR) started their activities in Italy. In 1979, Action Directe, in France, and Partiya Karkerên Kurdistan (PKK) in Turkey were created. Radical left groups were numerous in Turkey. To study the political radicalization of the left-wing organizations and their use of armed struggle, we have gathered together an international and multidisciplinary team of researchers (historians, sociologists, political scientists, philosophers and a historian of art).

To understand the activism proper to these groups as well as their organisation, we refer to the “frame analysis” theory (Benford and Snow, 2000). The first part of the study focuses on a comparative sociology of activists profiles of the radical left involved in armed struggles, both in democratic states (i.e. “open” regimes) and in authoritarian regimes (i.e. “closed” regimes).

This analysis aims to define a typology of activists and organisations, which enables us to identify which activists are likely to commit themselves to more radical political activities. The historical part of this research aims to shed light on international solidarities and points to the networks in which these groups were/are involved in Europe and in Turkey. The normative and philosophical part of the investigation is devoted to an analysis of the “politics of meaning” (Hall, 2012) of these organizations, to the study of legitimization of violence and to the ethics of armed struggle, within the groups of the radical left.

 

 

Abrégé du projet de recherche

Mon projet de recherche porte sur trois axes :

(a) les transformations actuelles du droit de propriété, les régimes d’appropriation alternatifs,

(b) les transformations des modes d’organisation du travail et l’anthropologie spécifique qui les accompagne (autogestion, post-opéraïsme)

(c) les transformations de l’Etat.

Ces trois axes s’intègrent à mon parcours de recherche qui s’est porté d’abord sur la constitution du droit de propriété à l’âge moderne comme symptôme et point d’appui de l’émergence d’une anthropologie et d’une idéologie individualiste. Cette approche inspirée de Macpherson a été dialectisée au sein de mon travail de thèse sous la forme de l’opposition entre « individualisme possessif » et, selon la figure proposée par E. Balibar, son « renversement ».

Dans cette perspective mes recherches post-doctorales portent, depuis deux ans, sur les transformations actuelles du droit de propriété dans le sillage des « communs » et des nouvelles émergences de modèles présentés comme des ruptures (post-fordisme, post-capitalisme, post-industrialisme…) notamment autour de pratiques innovantes comme celles à l’œuvre dans les communautés numériques (à travers les licences libres, GPL, CC) et dans les fablabs ou les hackerspaces (qui, autour des travaux de Bauwens, mettent en place une série de licences adaptées aux pratiques d’une économie pair à pair, comme les licences basées sur la réciprocité). Cela me conduit à considérer que le droit de propriété n’est qu’une manière parmi d’autres de régler les rapports sociaux quant aux choses. De ce point de vue, une anthropologie moins individualiste et plus interactionniste est très utile pour étayer cette approche normative nouvelle. Dans ce cadre, ce qui compte est moins les titres de propriété sur les choses que la distribution de l’accès à leurs fonctionnalités.

Ce volet portant sur les modes d’appropriation alternatifs, serait incomplet sans une étude sérieuse des nouveaux modes d’organisation du travail (notamment basés sur l’autorité distribuée plutôt que basés sur une autorité pyramidale) et de la structuration institutionnelle de ces rapports par le recours à la notion d’Etat-partenaire, investissant les agents d’un pouvoir (empowerment) d’auto-organisation libre plutôt que celle d’Etat-souverain.

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Pierre Cretois,
20 janv. 2014 à 01:03
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Pierre Cretois,
7 mars 2016 à 04:03
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Pierre Cretois,
8 avr. 2014 à 23:43
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Pierre Cretois,
19 juin 2012 à 00:29
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