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Ecole Thématique CNRS - Mèze (Hérault) 10-15 décembre 2012

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Les approches académiques et les enjeux pragmatiques des problèmes environnementaux se sont multipliées durant les dernières décennies, créant de nouvelles disciplines : éthique environnementale, éthique animale, économie de l’environnement, anthropologie de la nature, droit de l’environnement, gestion des risque, sciences de la participation, etc.. Celles-ci ont contribué ou se sont construites avec les sciences de l'ingénieur et de gestion afférentes. Ces approches sont issues de traditions culturelles et géo-universitaires hétérogènes : philosophie analytique anglo-saxonne, tradition critique allemande, anthropologie structuraliste, sociologie, sciences politiques, histoire du droit, etc. Parallèlement, un grand nombre des disciplines tournées vers l’action environnementale se sont dotées de discours de légitimation accompagnant ou justifiant leurs pratiques et leurs méthodes.

La réflexion critique des scientifiques associés à la décision et à l'action, ou des ingénieurs fournisseurs de « solutions », se développe au fur et à mesure que des controverses se font jour, que des conséquences inattendues apparaissent, que les assemblages technologiques complexes sont mis à l'épreuve des fluctuations environnementales. Les décideurs politiques se trouvent eux-mêmes confrontés à des arbitrages que les « experts » ne sont pas aptes à discriminer.

Ces différents acteurs de l'agir environnemental, scientifiques, ingénieurs, politiques, citoyens, sont collectivement engagés sur des terrains, où la réflexion sur ses fondements politiques et moraux est alternativement absente ou faiblement argumentée. Nous proposons dans cette école thématique de contribuer à réduire cela.

L’école thématique « Fondements moraux et politiques de l’agir environnemental » a ainsi pour but de confronter ces discours de justification issus du terrain et ceux des différentes disciplines académiques non seulement entre elles, mais aussi aux grands textes du corpus de philosophique classique, en échangeant avec les différents participants. L’ambition de l’équipe d’organisation étant de créer une école récurrente, il s’agira essentiellement dans cette première session de dresser un état des lieux des discours et des constructions théoriques qui légitiment l’agir environnemental. Cet état des lieux aura moins pour finalité de proposer un panorama que d’impulser une réflexion dynamique montrant les forces et les faiblesses de chaque construction théorique comparativement aux autres ; et d’expliquer comment le corpus classique dont nous héritons en morale ou en philosophie politique s’avère approprié ou pas à la recherche de justifications de l’agir environnemental. On proposera un espace original de dialogue entre les « penseurs » et les « acteurs », permettant de mettre les philosophes face à des questions et mises en perspective pragmatiques.