Nouvelle Zélande
Les deux îles de la Nouvelle-Zélande

Résumé d'une étape et le début d'une autre

Cette histoire commence ou l'autre finit, car nous quittons la Malaisie pour la Nouvelle-Zélande.  Nous sommes présentement à l'aéroport de Kuala Lumpur;  il est 14 heures quarante, le mercredi 15 mars 1995.  J'ai un peu le désir de faire un retour sur ce mois et plus qui vient de s'écouler.

C'est comme si c'était hier.  Nous venions de débarquer dans ce même aéroport.  On était fatigués, anxieux, incertains face aux gens, aux taxis, aux clients du restaurant qui mangent avec leurs mains.  Aujourd'hui, toutes ces habitudes et ces attitudes nous sont plus familières à tel point qu'on n'y porte même plus attention.

On s'est peu à peu imprégnés d'une culture différente de la nôtre par ses valeurs, ses religions, ses coutumes, ses mets et ses usages.  On y est plus à l'aise, au point de regretter de devoir partir en laissant derrière nous tant de choses encore à découvrir.

Mais la Nouvelle-Zélande nous attend au détour d'un vol de 11 heures (incluant une escale de ravitaillement à Brisbane) et auquel il faut ajouter un décalage horaire de 6 heures.


Organisation de la visite des deux îles

L'hôtel Albion, où nous aboutissons à 14 heures trente ce jeudi 16 mars, est une bénédiction pour notre corps repu de fatigue.  Une bonne douche et vite, un repos bien mérité;  ça dort très mal dans un avion, même si on a la chance d'occuper 3 sièges contigus.  Après un repos princier, on pense à organiser notre visite des deux îles, celle du Nord et celle du Sud, qui constituent la Nouvelle-Zélande.

Notre première visite pédestre nous conduit au centre d'information touristique;  chemin faisant, nous remarquons une façon de faire bien étrange :  aux intersections, la circulation automobile s'arrête complètement pour laisser la voie aux piétons qui traversent dans toutes les directions.  Durant cette période, en plus des feux de circulation appropriés, on peut entendre un bruit spécial indiquant cette priorité aux piétons;  et ça fonctionne très bien.

À partir d'ici, le prix pour l'hébergement grimpe de façon non négligeable, et il atteint les mêmes niveaux qu'au Canada.  Si l'on veut que notre voyage dure, il faut couper sur cet item en particulier.  Et la façon de le faire, c'est d'utiliser les auberges de jeunesse (Youth Hostel Association).  À l'auberge «City YHA» nous achetons notre carte de membre (24$) qui nous épargne sur le champ 21$ sur le forfait autobus;  le billet nous revient à 840$ par personne.

La tournée des deux îles prend au minimum deux semaines;  le temps que nous consacrons à la visite de la Nouvelle-Zélande est de 18 jours au total.  Il reste donc 2 jours à chaque bout du voyage pour replacer les choses entre les vols d'avion.  On se prépare consciencieusement à faire 14 jours d'autobus et on se procure un bon sac à provisions qu'on remplit de fruits, de légumes et d'amuse-gueule.


Tour guidé via les auberges de jeunesse

Première auberge de jeunesse de notre vie à Rotorua;  elle porte le joli nom de «Kiwi Paka».  Pas d'eau ni de toilette dans la chambre (pas de téléphone ni de T.V., il va sans dire).  Deux lits simples sans drap, une couverture de laine, une lampe au plafond, une prise électrique, une petite chaufferette, une porte et une fenêtre qui font la largeur de la chambre.  Cuisine, ustensiles, toilettes et douches font partie du bien commun.  C'est un nouvel apprentissage:  vivre en communauté.

Que je vous parle un peu de l'organisations de ces «Tours» à la mode néo-zélandaise.  Le voyage se fait en treize étapes.  À chaque jour, un bus part d'une étape vers la prochaine et il faut avertir la veille si l'on veut poursuivre le lendemain.  En journée, le trajet est ponctué d'arrêts aux endroits dignes d'intérêt pour les touristes que nous sommes tous.  Le midi, le guide-conducteur fait les réservations par téléphone pour les auberges de notre choix de la prochaine escale.  Et, en fin de journée, il conduit ses passagers à ces auberges.

La plupart des voyageurs passent quelques jours aux escales qui parsèment la route.  Si bien qu'on rencontre des nouveaux passagers à chaque jour (nous étions six seulement qui devions faire le voyage en 14 jours, donc sans arrêt prolongé).  Organisation efficace et très bien rodée.

Quelques visites en ce premier jour:  la grotte des vers luisants (glow worm caves) de Waitomo, le barrage d'Arapuni et son pont suspendu, Rotorua et ses sources thermales.  On doit s'habituer à ce nouveau rythme de vie, et le soir nous n'avons pas besoin de somnifère pour nous endormir.


Région de Rotorua et ses sources thermales

De Rotorua à Turangi, en ce 20 mars 1995, le bus se faufile vers des sites d'intérêt que je vous énumère un peu dans le désordre, tellement la journée fut bien remplie.  Départ vers 8h30;  après un bon café, on se rend sur les boisés du ministère des forêts et centre de recherche de Rotorua.  C'est ici que travaille Robert Beauregard, un Québécois rencontré avec sa famille à l'aéroport de Kuala Lumpur.  On peut résumer cette visite en signalant l'intérêt manifesté par les Néo-Zélandais (kiwi) pour la préservation et l'amélioration de leurs ressources naturelles que sont les forêts.

Parcours à pied d'une région perforée de jets d'eau chaude et de sources thermales formant des mares multicolores, résultat du mélange du souffre avec différents métaux.  Les grands pins aux larges ramures sombres découpent le ciel azuré de ce matin d'automne. 

Le vent fait virevolter les fumerolles de vapeur d'eau sulfureuse s'échappant des fissures de la croûte terrestre.  Des sentiers balisés nous permettent de visiter les multiples formes du phénomène.

Ici, c'est un geyser que nous pouvons observer à loisir.  Il obéit au doigt et à l'oeil au préposé à son explosion.  Son jet spectaculaire est en effet initié avec du savon en poudre déversé dans son ouverture.  Le savon permet de rompre la tension de surface de l'eau qui se met à jaillir à plusieurs dizaines de mètres de haut.  La vapeur fumante, telle une chevelure de femme emportée par le vent, fournit un spectacle qui ne laisse personne indifférent.

Un peu plus loin, le conducteur-guide arrête le bus le long de la route et invite tout le monde à le suivre pour une baignade en eau chaude.  Cette rivière est presque continuellement recouverte de vapeur ou de bruine à cause de sa température supérieure à l'air ambiant. Je n'y pénètre qu'à mi jambe;  c'est assez spécial.

La visite de l'usine électrique géothermique en impressionne plus d'un.  La vapeur extraite du sous-sol voyage dans des tuyaux en acier inoxydable à une vitesse de 200 km/h et actionne les turbines générant l'électricité.  La vue de ces immenses conduites serpentant la vallée au loin donne l'impression de démesure.

La dernière attraction de cette journée, le «bungy» mode Nouvelle-Zélande.  Lise, une Québécoise mariée à un Américain stationné au Japon depuis 3 ans, y fête son anniversaire de mariage.  Ils sauteront en tandem, les quatre pieds attachés ensemble.  L'émotion est grande dans la foule au moment de la dernière enjambée.  Tout le monde retient son souffle quand le jeune couple disparaît sous la plate-forme de lancement. 

Il faut plusieurs secondes avant de les voir réapparaître au bout de leurs élastiques maintenant recroquevillés.  Ils se balanceront ainsi durant de longues minutes avant qu'un bateau pneumatique ne vienne les récupérer.

Ce soir à l'auberge «Bell Bird», après la douche, nous prenons un café avec les co-locataires tout en regardant la T.V.  D'autres sont absorbés par la lecture.  Je passe la soirée en complétant mon carnet de voyage.  Petite veillée familiale tranquille.


Wellington, la capitale

Au tournant d'une route, la mer apparaît dans une lueur de fin de jour, sous l'éclairage oblique du soleil trouant quelques nuages sombres.  Bienvenue à Wellington!

Notre bus passe dans le centre ville, devant le parlement circulaire, déborde le port sur la gauche et nous mène au Mont Victoria.  On en fait en partie de l'ascension à pied et se présente à nous une vue stupéfiante de la capitale.  Les cheveux tournoyant dans le vent perpétuel, nous regardons le jour s'éteindre lentement sur la ville.

Notre guide-chauffeur nous conduit ensuite à l'auberge de notre choix, le «Down Town Backpaker», un vieil hôtel transformé en auberge de jeunesse.  Chambre passable avec toilette, douche et bain, ce qui est assez rare.  Visite des commodités sur place:  immense cuisine pourvu de cuisinières aux gaz et congélateurs de boucherie, salon de rencontre et salle à café, plus une très spacieuse salle à manger.  On a bien choisi notre auberge.

Ce soir, on se paye le luxe de deux grosses bières;  au menu du souper, une pleine assiette de salade accompagnée d'un sandwich rôti au jambon-fromage;  Barry Scott, un Anglais d'Angleterre, nous accompagne pour le repas.  Deux jeunes Danoises se joignent à nous avec leur spaghetti et nous échangeons sur nos origines et nos voyages respectifs.  Elles ont terminé leur secondaire, travaillé pendant 8 mois et voyagent pendant un an avant de poursuivre leurs études universitaires.

Après le souper, c'est une Canadienne de Vancouver qui se joint à nous.  Le sujet de l'indépendance du Québec se glisse dans la discussion et elle ne comprend pas grand chose aux aspirations des Québécois.  Mais la discussion est sereine et chacun y va de ses arguments sans vouloir gagner une bataille.

Dans la chambre, on entend le vent siffler par les interstices des fenêtres et autour du cadre de la porte;  ça fait un bruit vraiment spécial, favorable au sommeil.  On se couche vers dix heures quarante cinq et le sifflement du vent couvre nos ébats amoureux.  On dort comme des bûches jusqu'au petit matin.

À 10h45, nous prendrons le traversier pour passer le détroit de Cook qui sépare l'île du nord de celle du sud.  Allons-y pour une autre étape du voyage!


Le trajet de montagne

Après une nuit passée à l'auberge «Living Stream Haven», nous partons tôt le matin vers la zone des glaciers et le village de Franz Josef.  Nous sommes les seuls passagers du bus à avoir choisi l'auberge Holiday Park, les autres ont préféré les dortoirs du Château Franz Josef.  La journée fut intéressante par la diversité des paysages, mais un peu ennuyante à cause de la fine pluie qui dure depuis le matin.  Nous profitons de la beauté des lieux mais ne participerons pas à l'excursion pédestre de 4 heures qui se rend au pied du glacier.

Notre chambre est très jolie avec sa porte-patio offrant une vue de la montagne, qui semble toute proche.  Toilettes et douches communes sont juste en face.  La cuisine est spacieuse et proprette;  elle jouxte un salon et une salle de T.V. et partout de larges portes-fenêtres nous permettant d'admirer le paysage.

Ce midi, le repas a été plutôt frugal: un «scone» ou muffin avec crème et confiture.  Délicieux!  Puis nous avons visité un atelier d'artisans de pierres verte, le jade.  Arrêt au «Centre du bûcheron» et explications du maître des lieux.  Tout ça nous a creusé l'appétit et on pense souper assez tôt.

À la cuisine, on échange avec une dame d'Afrique du Sud et son mari;  ils ont entrepris un voyage de cinq ans autour du monde.  Ils se proposent de passer au Canada en juillet 1996.  Ensuite, vers 17 heures, on passe à la salle à manger.  Au menu ce soir:  steak, vin, courgettes et tomates, vinaigrette maison (recette de Louise) auxquels s'ajoutent les biscottes et le fromage;  la diète en prend pour son rhume.

La pluie s'est arrêtée et je sort faire un tour dans les environs;  c'est frais, même un peu frisquet, de lourds nuages restent encore accrochés aux montagnes.  Le ruisseau d'eau grise qui circule en bordure du terrain charroie de petits blocs de glace;  il prend sa source au pied du glacier et serpente dans l'étroite vallée.  L'atmosphère est moins lourde qu'à notre arrivée et j'en profite pour enregistrer quelques séquences vidéo de cet environnement unique.


La vie de «Backpacker»

Nous sommes maintenant presque des habitués des auberges de jeunesse et nous y prenons goût à mesure que nous y prenons notre place.  Au bout du compte, c'est dans la tête que tout se passe, qu'on apprend cette manière d'être et de vivre qui est faite d'amitié et d'honnêteté.  Il n'y a pas ici de place pour la suspicion ou la crainte de se faire voler;  tous les bagages sont laissés dans une salle et les gens partent pour une excursion.

De même, la nourriture est identifiée avec un marqueur accroché près du réfrigérateur et chacun identifie sa pitance.  Les cuisines sont relativement propres, cela dépend beaucoup des locataires que nous sommes.  Le service de cuisine et les ustensiles sont dépareillés et sont parfois manquants si tous les convives se présentent tous en même temps.  Mais on tire toujours son épingle du jeu.

Vers 9 heures, les portes principales ferment et si nous devons sortir, on nous remet une clé ou un code pour revenir.  La qualité du gîte est variable, l'éventail des services aussi.  Mais partout, c'est acceptable et bien vivable.


Queenstown, la coquette

Cette journée du 26 mars s'annonce très belle, pleine de soleil.  Elle débute par le lavage et le séchage, corvée qui exige 55 minutes.  Ensuite, départ pour la ville à la recherche d'un téléphone, celui de l'auberge étant réservé pour les affaires.  Dans une cabine téléphonique «Credit-Card», il suffit de signaler le 000919 et l'afficheur indique «free call»;  c'est que nous rejoignons ainsi Canada Direct qui s'occupe de la facturation.

C'était hier la fête de Ghislaine, notre grande fille et quand sa voix répond à l'autre bout de ce long fil, nous ressentons beaucoup de plaisirs et d'émotion.  Puis ce fut au tour de Julie de nous réchauffer le coeur par sa présence vocale.  C'est dans ces moments privilégiés que l'on mesure tout notre attachement envers les nôtres.  Tout se passe bien dans notre coin de Québec et on poursuit notre route l'esprit en paix et le coeur serein.

On pousse un peu plus loin notre balade en ville;  elle est très jolie, cette ville de lacs et montagnes.  L'architecture des hôtels, commerces et maisons a la chaleur des villages touristiques que l'on retrouve dans toutes villes consacrant une grande part de ses activités aux sports d'hiver, en particulier le ski.  Comme la saison ne s'y prête pas encore, les remonte-pentes servent à transporter vers la cime les parachutistes qui virevoltent en duo depuis là-haut.

La route nous conduit aux «Jardins de Queenstown», un magnifique parc qui s'étire le long du lac Wakatipu.  S'y retrouvent agencés au hasard de la promenade fleurs d'automne, rosiers multiethniques, arbres exotiques et gigantesques, petits sentiers sinueux, mare à canards et autres animaux aquatiques.  Délice pour les yeux et repos pour l'âme.

De retour à l'auberge Alpine Lodge, on se prépare un bon goûter, la marche nous a creusé l'appétit.  En soirée, en compagnie des autres locataires, on visionne à la T.V. la finale de rugby Canada-Argentine.  Ensuite, le sommeil vient nous cueillir comme des roses.


La nage avec les dauphins

Je crois que nous avons quitté Christchurch vers 9 heures ce matin en route pour Kaikoura.  Nous nous sommes arrêtés pour le café après un bout de route.  Un peu avant Kaikoura, en haut d'un promontoire, une vue magnifique des environs.  Louise a bien hâte d'arriver en ville;  elle tient plus que tout à faire l'excursion en mer et nager avec les dauphins.

Ce 29 mars restera pour elle une journée chargée d'émotion.  Malgré son impatience et sa hâte, Louise reste craintive et sur le qui-vive.  C'est que, pour elle, tout est une première fois: -le costume «wet-suit»; -les lunettes; -le «snorkel»; -les pales et la pleine mer, loin de la terre ferme.  Ce qui fait qu'elle n'en profite pas autant qu'elle aurait dû.  Le bon côté, c'est que des dauphins, il y en a des centaines et des centaines, et ils sont enjoués.  Ça saute à gauche et à droite, ça culbute hors de l'eau et ça se donne en spectacle.  Il faut vraiment voir cela une fois dans sa vie et on a eu la chance d'être là à un moment privilégié.  Pour Louise, cet événement restera le point culminant du voyage.

Ce soir là, le ciel s'est mis dans tous ses états pour nous charmer.  Il est découpé par la cime des montagnes dont il rougit au passage les blancs nuages.  Sur la plage, un vieil homme sirote une boisson, encerclé par des mouettes qui l'approchent sans crainte.  Derrière lui, coule un petit ruisseau sur lequel des canards créent des ondes reflétant les couleurs pourpres du ciel.  Quelle belle soirée!


Downtown Backpacker, Wellington

Après l'inscription et le dépôt des bagages, c'est la course vers le supermarché pour refaire nos provisions.  Au menu pour ce soir: steak minute, légumes, pain, fruits et vin.  Dans la salle à manger, une conversation en français attire notre attention, et vue la rareté du phénomène en ces contrées, ça nous intrigue.

On fait connaissance avec un jeune couple de Québécois parti en novembre pour travailler aux récoltes en Australie.  Ils viennent d'entreprendre leur voyage en Nouvelle-Zélande avec «Magic Bus» et se dirigent vers l'île du Sud.  Enfin, Louise a la possibilité de parler en français;  et elle en a raconté des choses, emportée qu'elle était dans la narration de nos expériences d'itinérants

Cette nuit là fut particulière.  À 5 heures trente, l'alarme à feu retentit dans tout l'hôtel et oblige les chambreurs à sortir avec diligence via l'escalier vers l'extérieur.  Plusieurs camions de pompier sont déjà dans la rue et l'activité est fébrile.  Les pompiers s'engouffrent dans le Downtown Backpacker à la recherche du sinistre.  Une demi heure plus tard, on retourne chacun chez soi;  une fuite d'eau était à l'origine de la fausse alerte.


City YHA, Aucklank

Le café est excellent ce matin, au sallon-cuisine-réception de l'auberge City YHA.  Un peu plus loin, en face de moi, une asiatique déguste un croissant au beurre et son compagnon, adossé au mur, consulte un dépliant touristique.  Là-bas, aux autres tables, des touristes, seuls ou en petits groupes, s'offrent le petit-déjeuner.  La cuisine est juste derrière, en tournant le coin sur la gauche.  Sur le mur du fond, une immense peinture de l'île du Nord et du Sud.

C'est notre dernière journée complète en Nouvelle-Zélande.  Aujourd'hui, notre compagnon de voyage, Barry Scott, nous quitte pour un périple aux États-Unis, point d'entrée Los Angeles.  Il fut un bon copain tout au long du tour des deux îles et on le quitte à regret.  On profite du temps qu'il nous reste pour une balade en ville.  Nous sommes partis de Karangahape, avons longé Queens St. jusqu'à Quay St. ou le Waterfront.  Nous y avons remarqué de très beaux voiliers et des embarcations plus onéreuses les unes que les autres.  On en profite pour prendre le goûter sur les quais.

Déjà, nous vivons en fonction du prochain pays à visiter, l'Australie.  Que dire des 18 derniers jours, sinon que le pays est magnifique, que sa diversité est remarquable, que la nature y est prodigieuse, spectaculaire et qu'on a su la conserver.  On a parcouru ce pays en troisième vitesse, c'était trop rapide, mais on a un aperçu global du territoire.

Sauf dans les quelques grandes villes, la vie ici se déroule comme il y a une vingtaine d'année, dans le sens de la confiance que l'on fait aux gens, du fond d'honnêteté que l'on ressent à leur contact.  Plus d'ouverture et de spontanéité, moins de criminalité et de tricherie.  Des écriteaux du genre: «Si vous utilisez la sécheuse, mettez de l'argent dans la boîte» indique un peu le degré de confiance que l'on rencontre.  Ici, nous avons appris un nouveau mode de vie, celui des «backpackers» et ce fut une découverte.  La qualité des auberges, même si elle est inégale, est toujours acceptable.

Un seul point à signaler, c'est le fait que dans les auberges, on ne rencontre que des étrangers, pas des gens du pays.  Notre principal point de contact avec la réalité néo-zélandaise, c'était notre chauffeur-guide.  Il faut trouver d'autres occasions pour se frôler aux gens du pays.

Beauté de la nature environnante, conservation des sites d'intérêt, variété des paysages, probité des habitants résument l'impression qu'il nous reste de notre séjour en Nouvelle-Zélande.

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