Los Angeles
Le Sud-Ouest américain

Los Angeles: la ville et le cinéma

Il tombe une pluie fine maintenant;  quelques heures auparavant, c'était la flotte, au point que certaines routes ont subi des dommages.  Mais, on ne passe pas à Los Angeles sans se rendre dans l'un des studios d'Hollywood.  On visitera la ville puis "Universal Studio" au coût de 128$US pour deux.

Le tour de ville précédant la visite des studios nous démontre comment les Américains sont suffisants et imbus d'eux-mêmes;  l'épithète "le plus" prend ici toute son importance.  Le plus riche, le plus gros, la plus étendue, le plus long, le plus beau ....  Voir ces maisons de multimillionnaires ultra-protégées ne m'impressionne pas outre mesure;  quand on est obligé de vivre avec des gardes armés à sa porte, la vie ne doit pas être si agréable que cela.

Chez Universal, visites des plateaux de tournage des principaux films avec les scènes et décors originaux.  Je me rappelle du décor de TRAM avec ses effets spéciaux et ses tremblements de terre que l'on peut revivre, de celui de la séparation des eaux de Moïse, de Backdraft ou l'histoire d'un incendie spectaculaire et de E.T., le petit bonhomme venu d'ailleurs.


Santa Monica et L.A. centre-ville

Belle journée que ce 9 février 1995.  Tôt ce matin, nous prenons le bus de la ville que nous partageons avec les moins bien nantis de cette cité.  Notre but est de visiter Santa Monica et son rivage pittoresque pour ensuite aller au centre-ville.

Sur la jetée (pier) qui s'avance vers le Pacifique bouillonnant, nous découvrons le charme de ce paysage maritime. En bas, serpentant la plage, une promenade bitumée sur laquelle plusieurs garçons et filles patinent sur roues alignées et s'en donnent à coeur joie.  En haut, de vieux pêcheurs basanés agacent le poisson;  les prises sont encore bien maigres en ce début de matinée.

Tout ce quartier bordant la mer présente un cachet sud-américain-espagnol;  l'architecture, les colories, les myriades de boutiques tire-l'oeil (tape-à-l'oeil), la langueur de vivre et la farniente des résidants.  Dans le magnifique parc qui longe la plage, les «cameramen» d'une station T.V. réalisent des interviews de quelconques vedettes.

Prenons ensuite le bus destination centre ville.  À pied, on se rend à l'hôtel de ville;  elle est en rénovation, mais on peut en visiter une partie.  Nous traversons le marché, faisons un tour à la station Union et à la poste.  Cet environnement de style espagnol convient bien à notre tempérament latin.  On lance une pointe vers le marché chinois;  des producteurs y tournent un film sur le trafic de la drogue.  On s'y attarde par curiosité, comme quelques dizaines d'autres badauds.

La journée tire à sa fin, la fatigue nous gagne;  et il faut encore se taper une bonne heure en bus pour rejoindre notre hôtel.  Los Angeles n'est décidément pas construite pour les piétons ou les adeptes du transport en commun.  On n'a qu'à y compter le nombre d'autos, en moyenne trois par résidence, pour s'en convaincre.


Gigantisme: l'aéroport de L.A.

Ce matin du 13 février, réveil hâtif et déjeuner au 10ième avec des Québécois en partance pour la Thaïlande.  Nous préparons nos valises, c'est aujourd'hui la grande envolée.  Arrivé à l'aéroport avec quelques heures d'avance, on en profite pour visiter ce qui doit sûrement être le plus grand aéroport du monde.  Et je crois bien que cette fois-ci, les Américains ont raison.  Quelle démesure!  Ce sont des dizaines de bus qui font la navette entre les huit modules d'arrivée/départ qui constituent l'aire des passagers.  Et chacun de ces modules se compare sans honte avec l'aéroport de Mirabel.

C'est une vraie fourmilière où chacun semble connaître sa tâche et savoir où il doit aller.  Même les avions semblent obéir à cette orchestration céleste et attendent à la queue leu leu le moment du décollage pendant que d'autres tournent dans le ciel espérant qu'on leur libère un bout de piste.

Il est 14h00 quand le Boeing 747 de la Malasian Air Line s'approche du module d'embarquement.  Notre vol est prévu pour 15h20, j'ai donc quelques bonnes minutes pour compléter mes notes de voyage et pour calculer que nous serons dans les airs pendant 19 heures 5 minutes auxquelles s'ajoute une escale à Tokyo d'une heure trente;  au total vingt heures trente-cinq minutes de Los Angeles à Kuala Lumpur.


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