Australie

L'Australie

Australie, nous voici!

Australie l'immense!  L'île continent!  Pour en faire complètement le tour, il faut évidemment plus que trois semaines, le temps qu'il nous reste avant notre vol de retour.  On fait le choix d'en découvrir une partie seulement, celle entre midi et midi quinze si l'on visualise l'Australie comme une grosse horloge, la partie dénommé «Queensland» où passe le «Great Dividing Range».

Vol sans histoire entre Auckland et Brisbane, sauf à l'approche du continent;  une perturbation majeure met tous les passagers sur le qui-vive.  Mais le gros 747 de la Malaysian Airline est tout neuf et résiste bien à la torture des éléments.  L'atterrissage se fait sans histoire. 

Nous sommes le dimanche 2 avril 1995.  Ciel soleil-nuages et température de 28°C. Les appels depuis l'aéroport pour trouver un logement sont fructueux;  une dame assez âgée vient nous prendre et nous conduit au «Courtney Place Backpaker», une auberge avec chambre pour deux à 30$.  Mais elle nous fait aussi visiter un petit logement non loin de là;  on le trouve bien à notre goût et pour 45$ par jour, ça vaut la différence.  C'est le grand luxe, fauteuils de cuir, T.V. super-écran, laveuse-sécheuse, frigo, cuisinière, deux grandes chambres, climatisation et quoi encore.  On commence toujours notre séjour dans un nouveau pays par un logement plus luxueux que ceux que nous habiterons le reste du voyage et c'est le cas aujourd'hui.

Ce soir, on prend une sérieuse décision :  en Australie, nous louerons une auto et nous conduirons à gauche.  La surveillance des dépenses tout au long du voyage nous permet d'envisager ce petit supplément.  Puisque nous devons revenir à Ottawa le 22 avril, nous louons pour deux semaines au coût de 560$.  Notre mode de transport nous permet maintenant un surplus de bagage;  on s'équipe d'une petite glacière flexible et l'emplissons de provisions. 

Demain matin le grand départ;  l'employé de «CAN DO Car Rental» viendra nous prendre à 9 heures.

Notre minime «DAIH» est toute blanche, automatique et elle produit de l'air climatisé;  elle semble pleine d'énergie et en forme pour entreprendre les quelques 4 000 km que nous prévoyons parcourir.

Mercredi 5 avril;  il est 10h30 quand nous effectuons notre départ motorisé de Brisbane centre-ville via la route #1. Cette première se déroule bien, mais on ne peut se permettre de conduire sur le pilote automatique comme on le fait chez-nous.  Les ronds-points pris par la gauche, c'est pas trop évident au début.  Et vogue la galère, la côte Nord-Est est devant nous!


Excursion dans l'arrière pays

Maroochydore, le mercredi 5 avril 1995;  on prépare une excursion à l'intérieur des terres.  Notre hôtesse Helen nous indique les points d'intérêt et nous partons avec nos provisions de légumes et de fruits frais.  Cette promenade en campagne dans l'arrière pays est très apprécié;  odeurs d'herbe et de fleurs, terrains très accidentés et atmosphère rupestre.  Nous visitons une fromagerie et en dégustons les produits;  traversons une plantation d'ananas pour aboutir à une forêt d'eucalyptus ou nous pique-niquons sur les rives d'une petite rivière.  Certains sites sont beaux à vous en couper le souffle, comme cette petite chute insolente qui dégringole d'une hauteur impressionnante en s'éclaboussant sur la nature qui l'entoure.  On couvre un total de 200 km dans un décor enchanteur et une route de gravier du nom d'«Obi-Obi Road».

Au retour, une saucette dans la piscine d'eau salée du YHA, puis longue promenade sur la plage sablonneuse qui s'étire à perte de vue dans les deux directions.

Le soir, après un copieux repas, on converse quelques heures avec nos hôtes et un dénommé Dean originaire de Nelson en Nouvelle-Zélande;  il est veuf et il vient passer ses étés à Maroochydore avec son fils.  Sa femme est décédée suite à des problèmes rénaux;  elle ne voulait pas qu'on poursuive plus longtemps la dialyse;  lui était professeur à la polytechnique.  Dans les auberges, en Nouvelle-Zélande on a rencontré beaucoup d'Australiens;  en Australie, ce sont des  Néo-zélandais.


Un matin à Rockhampton

Il n'est pas encore 8 heures et rien ne bouge dans cette ville historique de Rockhampton. La température est exquise et le ciel est bleu;  le centre-ville propre et vieillot ravi les yeux dans notre marche matinale.  Une large rue piétonnière, une architecture Nouvelle-Orléans et une douceur de vivre propre aux pays chauds.

Dès l'ouverture des commerces, nous achetons timbres et cartes postales;  c'est un matin propice pour écrire quelques mots à ceux que nous aimons et qui sont si loin.  On se rend ensuite au RCAQ, l'équivalent australien de notre CAA et achetons quelques cartes routières.  Après un café à une terrasse, nous reprenons la route du nord, vers la chaleur.


Airlie Beach, YHA #10

Assis dans l'auto, toutes les portières ouvertes, à l'ombre d'un arbre énorme, en face d'une plage qui s'étire sur plus de 500 mètres en largeur et quelques kilomètres en longueur, nous regardons la marée montante sur «Conway Beach».  Un premier plan de filao se découpe sur la plage beige qui se prolonge vers une mer dont le vert se renforce à mesure que le regard s'éloigne vers les îles bleues verdâtres qui façonnent l'horizon.

Sur la plage, des milliers de petits crabes bleus marchent en rangs serrés comme une armée de soldats se préparant à la bataille.  Ils changent rapidement de direction en conservant leur formation homogène et rectiligne.  On dirait des bleuets animés à six ou huit pattes.  Louise s'amuse à les faire dévier de leurs parcours et trouve plaisir à leur allures de pois bleus.  Il est 14h00 en ce vendredi 7 avril 1995 et on profite du temps qui passe.

Ce soir, nous logeons au #10 du YHA d'Airlie Beach.  L'auberge est en plein centre-ville et ça risque d'être un peu bruyant, le soir venu;  mais notre chambre est pourvu d'une douche, une toilette, une T.V. et un petit frigo.  Après le souper, vers 20h30, sur le balcon de notre logis, nous voyons apparaître un étrange petit animal.  Il ne semble pas trop craintif et Louise tente de lui donner quelque nourriture.  On nous dira plus tard que c'est probablement un opossum ou un «goanna»???;  ça ressemble assez à un kangourou miniature.

Au matin, nous discutons de notre itinéraire à partir d'ici.  D'après la gérante du YHA, la visite de Cairn et son récif de corail est un «must», il ne faut surtout pas manquer ça.  C'est un périple de près de huit heures en auto et nous décidons de l'entreprendre.


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