Le livre de Paul Thueux

Un livre, des enregistrements et un engagement : en terminer avec les rumeurs !














Ce livre 15 €   port compris. 232 pages
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Présentation par  Jean-Marc Berlière 

dans le bulletin «Lettre aux amis de la police et de la gendarmerie » à propos du groupe des pionniers de la Résistance à Pontoise


Juillet 1940, de jeunes (très jeunes) gens de Pontoise et Saint-Ouen L’aumône, récupèrent et cachent les armes abandonnées par l’armée française en retraite.
Pour quel usage ? Ils l’ignorent, mais ils espèrent qu’un jour les Anglais viendront aider les Français à se défaire du joug et de l’occupation allemands. 
Ces jeunes, catholiques, issus de la Jeunesse de l’Empire français, de mouvements scouts ou chrétiens, attendent en vain des adultes, de leurs aînés curieusement passifs dans cette protohistoire de la Résistance passée aux oubliettes, un encadrement, des conseils, une direction… De façon informelle, ils s’agrègent comme ils le peuvent à un mouvement — les « cadets de France — fondé début 1941 par un responsable du mouvement scout… La catastrophe survient en décembre 1941 quand ils tombent victimes d’une provocation montée par le Groupe 610 de la GFP. Après de longues filatures effectuées par une équipe de policiers de la Brigade spéciale criminelle de la PJ parisienne (le « 36 » quai des Orfèvres lui-même) ils sont arrêtés, jugés, début 1942, par un tribunal militaire allemand qui prononce des condamnations à mort et des peines de prison très diversifiées (mais qui s’avéreront souvent mortelles : les emprisonnés étant soit fusillés comme otages à la suite des attentats des FTP du printemps 42, soit déportés).

En 1945, un seul des jeunes du « groupe de Pontoise », Paul Thueux, revient des camps. Il a la douloureuse surprise de voir que tout le monde l’évite… Puis la rumeur se développe : des bruits, des ragots de trahison de la part des « FFS » (forces françaises de septembre) étrangement absents à l’époque des faits, mais très en vue en août-septembre 1944, après la bataille quand il n’y a plus que les médailles, les postes, les honneurs à récolter .

Et puis un long silence : comment parler de ces jeunes plutôt conservateurs, chrétiens, issus des classes moyennes, qui ont résisté avant les adultes, avant les « propriétaires » de l’antifascisme et leur ont quelque part donné une leçon de patriotisme et d’engagement qu’ils ont payé du prix le plus fort ? Aucun parti ne leur édifiera un « monument », Aragon était indisponible, Guy Môquet occupait tout le terrain…

Aucun président ne citera leur sacrifice ou leurs dernières lettres… 

Le CERN 95 a décidé de faire quelque chose pour sortir de ces pesanteurs, des calomnies et des silences complices. Il a aidé Paul Thueux, le survivant, exclu de toutes les commémorations, ostracisé, qui porte depuis près de 70 ans au cœur cette blessure ouverte, à rédiger ces mémoires qui retracent l’action de ces jeunes gens, puis leur calvaire (sa déportation, les prisons, les camps…).

Un témoignage fort qui pose par ailleurs le problème de l’usage et de la compréhension des rapports de police… L’Histoire peut aussi servir à redresser des torts et des erreurs…



Jean-Marc Berlière : Professeur émérite d’histoire contemporaine Université de Bourgogne CESDIP (CNRS/ministère de la Justice). Spécialiste de l’histoire des polices. 



Article du bulletin n° 77, édité en mars 2013, de la Société Historique de Pontoise.   


Claude Legout est Vice Président de la Société Historique et Archéologique de Pontoise, du Val d’Oise et du Vexin


SOMMAIRE 

Avant-propos de Jean-Marc Berlière  p 7


I    Des jeux de l’enfance aux engagements de l’adolescence            p 32

II    Les premières actions  anti-allemandes   p 43

III   Le piège et l’arrestation   p 48

IV   La prison à Fresnes et le procès de Saint-Cloud   p 62
V    La vie à Fresnes   p 81

VI  Au camp d’Hinzert    p 90

VII  Dans les prisons de Diez-sur-Lahn, de Brieg-sur-Oder p 99

VIII  Au commando de Löwen, suivi du retour à Brieg  p 105                                                               

IX   Transfert à  Dresde    p  113                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              

X   Le procès de Dresde  p 121

XI  Les  prisons de Berlin, Breslau, Sonnenburg ;
 le camp de Sachsenhausen    p 124.                                                                          

XII    Au camp-usine de Heinkel   p 131

XIII    La marche de la mort et la libération  p 142

XIV   De la caserne de Schwerin à l’hôpital de Loewen  p 153

XV   Le retour : Paris, Saint-Ouen-l’Aumône, Pontoise    p  159
XVI    Face à la désinformation et à la rumeur   p 170

     

        Documents   p 175  

  « Groupe Chabanne : vérités et  rumeurs »  p 220    par Jean-Pierre Dubreuil.

      Y aura-t-il un point final heureux? Par JF Couriol  p 229



Le cern95 a un site :  http://www.rene-nodot.org/   


rappel :



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