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LE guide touristique du Médoc – Patrimoine du Médoc -
l’église Saint Jacques

de Castelnau-de-Médoc


http://youtu.be/xRyjaiqLCkQ
  

La partie la plus ancienne semble être le choeur au chevet plat ajouré d'une grande fenêtre flamboyante, et la chapelle de gauche.


La chapelle de droite et le bas-côté la prolongeant avec des arcs de formes ogivales de tradition gothique, qui le fait communiquer avec la nef centrale, peuvent être datés de 1676. S'il existe une similitude entre tous ces éléments, chapelles, bas-côtés, ogives... cette ressemblance vient d'une imitation involontaire, pour conserver la symétrie et non d'une construction simultanée.


Seul le portail, qui n'avait nul besoin de ressembler à un élément préexistant, fut réalisé dans le style contemporain de l'époque. 
Source : Jacques Delahaye 

 











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 Qui était Saint-Jacques-de-Compostelle ?

 

Les os de cet apôtre très saint, transportés en Espagne et déposés en son extrême, c'est-à-dire face à la mer Britannique, y ont reçu le culte avec une fameuse vénération de la part de ces gens" (Floro de Lyon).

 

La légende veut qu'après la mort de Jésus, les apôtres se partagèrent le monde pour y prêcher la parole du Christ. Ainsi, Jacques partit évangéliser la péninsule ibérique, à l'extrémité du monde connu. Puis, au bout de sept ans, il revint en Palestine où il trouva la mort. Son corps aurait alors été volé par ses disciples qui l'embarquèrent dans un bateau doté d'un équipage angélique et, après sept jours en mer, ils débarquèrent en Galice, près de Iria Flavia (actuel Padrón).
La dépouille de l'apôtre fut déposée sur une pierre qui s'ajusta au corps du saint et se transforma en sarcophage. Les disciples se heurtèrent alors aux populations locales profondément
anti-chrétiennes mais, grâce à une série de miracles, ils parvinrent à inhumer leur maître.
Puis la tombe fut oubliée avant d'être redécouverte huit siècles plus tard : elle devint alors le lieu d'un pèlerinage.

 

Ce culte, très local à ses origines, était déjà suffisamment assuré au IXème siècle pour que Théodomir, évêque d’Iria Flavia, jugea utile de transférer son siège auprès de la tombe de l’apôtre, sur le site de l'actuelle ville de Compostelle. En 951, les textes font mention du premier pèlerin étranger. Au début du XIe siècle arrivèrent les Flamands et les Allemands. À la fin du siècle, grâce à un immense travail collectif auquel participa l’Occident tout entier, hommes d’Église et laïcs, âmes charitables et marchands, dévots et politiques, le pèlerinage était bien lancé et Compostelle était en passe d’occuper dans la chrétienté la place tenue par La Mecque dans le monde islamique.

 

Dès le IXème siècle, l'apôtre devint l'emblème de la "Reconquista" (Reconquête) de l'Espagne catholique contre les occupants arabes (invasion de la péninsule ibérique en 711, mais la ville de Saint-Jacques ne fut pas touchée par la conquête musulmane et la reconquête s'organisa autour de la Galice, des Asturies et de la Catalogne).

 

De nombreuses légendes font part d'apparitions du Saint-Patron sur les champs de bataille. Ainsi, en 884, lors de la bataille de Clavijo (près de Logroño) où Ramiro Ier vainquit les troupes arabes, un chevalier vêtu de blanc apparut au milieu des soldats espagnols : il montait un destrier blanc, portait un étendard blanc à croix rouge, et, encourageant les troupes chrétiennes, permit de remporter la victoire. Tous reconnurent en lui Saint-Jacques, le "Santiago Matamoros"
(Saint-Jacques Tueur de Maures). Mais la ville de Compostelle ne fut pas à l'abris des attaques arabes : devant l'importance que prenait le culte de l'apôtre, le chef de guerreAlmanzor
(le Victorieux), véritable dictateur au génie guerrier, détruisit et incendia Compostelle, profanant le sanctuaire et remmenant les cloches de la ville à Cordoue, capitale du grand califat.

 

source : http://membres.lycos.fr/morala/Nephilim/Aides/Compostelle/compostelle.htm

 

 

Saint Jacques en Espagne

La " Légende Dorée ", rédigée vers 1260 par le moine dominicain génois Jacques de Voragine relate l'histoire de Saint Jacques le majeur en Espagne. Parce qu'elle mêle faits authentiques et merveilleux il est difficile d'y séparer le vrai du faux. Peu importe, le but de ce recueil, qui figure parmi les premiers ouvrages imprimés de l'Histoire, n'est pas de faire oeuvre scientifique mais d'édifier; c'est ce qu'on appelle l'hagiographie. Souvenons-nous que la période du Moyen-Age fut celle des chansons de geste et des romans de chevalerie, mêlant faits authentiques et fiction. C'est ainsi que la legenda devint peu à peu légende, dans le sens de récit issu de l'imagination.

Legenda ou légende, l'histoire de Saint Jacques en Espagne ? Laissons à nos lecteurs le soin d'en juger à travers ce que révèle la Légende Dorée.

- " Saint Jacques, apôtre, fils de Zébédée, après l'Ascension du Seigneur, prêcha en Judée et dans le pays de Samarie; il vint en Espagne, pour y semer la parole de Dieu; mais comme il voyait que ses paroles ne profitaient pas, et qu'il n'y avait gagné que neuf disciples, il en laissa deux seulement pour prêcher dans le pays, et il revint avec les autres en Judée. "

- " Après la mort de Jacques, ses disciples enlevèrent son corps pendant la nuit par crainte des juifs, le mirent sur un vaisseau; et, abandonnant à la divine providence le soin de sa sépulture,
ils montèrent sur ce navire dépourvu de gouvernail; sous la conduite de l'ange de Dieu, ils abordèrent en Galice, au royaume de Louve. Il y avait alors en Espagne une reine qui portait réellement ce nom et qui le méritait. "

Ils lui dirent: - " Le Seigneur Jésus-Christ t'envoie le corps de son disciple, afin que tu reçoives mort celui que tu n'as pas voulu recevoir vivant. "

Suivent les intrigues de la reine, le miracle des taureaux devenus doux comme des agneaux,
la reine croit et devient chrétienne.

- " Tout ce que les disciples demandèrent, elle le leur accorda; elle dédia en l'honneur de
Saint Jacques son palais pour en faire une église qu'elle dota magnifiquement. "

Que faut-il penser de ce récit ? Y arracher l'ivraie du merveilleux moyenâgeux, n'est-ce pas prendre aussi le risque de détruire le bon grain de la vérité ?

Savez-vous par exemple que lors de fouilles archéologiques effectuées à Compostelle de
1946 à 1954 on découvrit des ruines romaines (dont un autel de Jupiter) sous la basilique
Saint Jacques ? La reine Louve de la Légende Dorée n'était-elle pas sous protectorat romain du temps de l'Apôtre Jacques ? Et ce prénom de Louve (qui rappelle la louve romaine), était certainement porté par de riches patriciennes de l'empire des grands Césars de Rome.

Enfin, comme il n'est pas de hasard en géographie sacrée, on a également découvert que ces ruines romaines étaient installées sur une antique nécropole remontant à l'âge de Bronze.
La providence ne fait jamais rien au hasard.

Compostelle

Bien des siècles après la reine Louve, vers 830 après Jésus-Christ une étoile mystérieuse indique à un berger l'emplacement de la tombe de Saint Jacques le majeur sur les ruines de l'ancien palais de Louve, recouvert par les champs. La nature avait repris ses droits. On exhume alors les reliques du corps du saint. Cet endroit est ensuite appelé"campos stella", le champ de l'étoile. Et c'est l'origine du nom de lieu Compostelle. Des miracles se produisent, très vite affluent les pèlerins. Le roi Alphonse II ordonne alors la construction d'un sanctuaire sur le "campos stella". Saint Jacques de Compostelle devient au Moyen-Age un des quatre grands lieux de la chrétienté avec Jérusalem, Rome et le mont Saint Michel. Les abbés de Cluny y organisent à partir du XIème siècle des pèlerinages.

Saint Jacques est devenu le patron de l'Espagne, du Nicaragua, du Guatemala et de l'Uruguay. Notre paroisse de Caussade (capitale française du chapeau) sait que Saint Jacques est également le patron des chapeliers et des meuniers.

Source : www.gallican.org/jacques.htm

 

 


z_castelnau_egl     Castelnau de Medoc

 

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