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Rilke L'Ange et la Rose


Parcours poétique et musical d’après l’œuvre de

(1875 – 1926)

Se laisser tomber de la hauteur des mots
dans l'unique et commune mélodie.
La mélodie des choses R.M.Rilke

Le spectacle

À travers quatre âges d'une vie humaine - l’être né, l’être adulte, l’être mûr, l’être achevé – et les quatre éléments associés à cette trajectoire - eau·terre·feu·air -, composé exclusivement de textes en français et en allemand, puisés dans l’ensemble de l’œuvre du poète Rainer-Maria Rilke, le spectacle conçu par le chef d’orchestre Patrick Crispini, enluminé par un climat sonore et musical imaginé par l'auteur, fait revivre sous une forme inédite une trajectoire unique au cœur de l'homme. Le spectacle est présenté en langues originales (bilingue français allemand), version française ou italienne (traductions originales).

La production existe en 3 versions différentes :
- version scénique pour 3 comédiens, groupe de danseurs, orchestre symphonique, lumières, costumes, et scénographie originaux (durée : 2h. environ) ;
- version de chambre, pour 2 récitants, 4 musiciens et bande sonore (durée : 1h. 40 environ) ;
- version récital pour 1 récitant et bande sonore (durée : 1h. 20 environ).

Rainer-Maria Rilke

Né à Prague le 4 décembre 1875, mort des suites d’une leucémie le 29 décembre 1926 en Suisse, marqué par une enfance terme et désenchantée, Rainer‑Maria Rilke n'aura de cesse de reconstruire peu à peu le lieu de l'accueil, où la poésie est territoire de l'esprit. Apatride, promeneur solitaire, ayant parcouru sans cesse une Europe en pleine mutation, à la recherche d'une lignée aristocratique perdue, il va tisser d'une plume incessante des liens affectifs précieux ; mais sans ancrage, avec de multiples « muses », à travers une correspondance considérable. Auprès d'Auguste Rodin, dont il deviendra pour un temps le secrétaire, il va, peu à peu, conforter la certitude d'un art vrai né dans le travail inlassable. Du château de Duino, près de Trieste, à la vieille tour de Muzot, à Veyras au-dessus de Sierre (Valais), sa dernière résidence, il accomplit la décantation progressive des mots à la dimension d'un jardin, qu'exprime le vers énigmatique gravé selon sa volonté sur sa pierre tombale à Rarogne :

Rose, ô pure contradiction,
volupté de n'être le sommeil de personne sous tant de paupières.