Monteverdi Al lume delle stelle

Claudio Monteverdi

Al lume delle stelle

un voyage musical « à la lumière des étoiles »

voir aussi : Monteverdi quelques concerts

 

Écouter: Claudio Monterverdi, Non m'è grave il morire (Madrigali, Libro II),
du spectacle Monteverdi : Al lume delle stelle
, extrait du CD ci-dessus
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« Lorsqu’il s'éteint à Venise le 29 novembre 1643 dans sa 76e soixante-seizième année, le compositeur crémonais Claudio Monteverdi met un terme à plus de cinquante années d'un labeur acharné, exprimant la conscience franche et lucide d'un compositeur, dont l’œuvre marque une évolution décisive de la musique savante occidentale. A travers neuf livres de madrigaux, dont l'ultime est posthume, plusieurs grands ouvrages voués à la maîtrise du théâtre lyrique nouvellement effervescent, un important catalogue d’œuvres sacrées, et malgré quantités d’ouvrages à jamais perdus, nous voyons le portrait d'un humaniste intègre, homme dans son temps accordé aux potentialités des innovations instrumentales tournées vers l’avenir.

« Le compositeur moderne construit ses œuvres en les fondant sur la vérité », écrit‑il. Cette vérité, la voici énoncée à l'aube du huitième livre des Madrigaux « guerriers et amoureux » :

« J'ai reconnu que les passions ou les émotions de notre âme sont au nombre de trois principales : la Colère, la Modération et l’Humilité et Supplication, ainsi que c'est démontré par la nature même de notre voix qui possède les notes basses, moyennes et hautes. Sachant que les contrastes ont le don d’émouvoir notre âme et que tel est le but de toute bonne musique, je me suis appliqué, non sans beaucoup de peine, à retrouver cette expression musicale qui avait été perdue. J’arrivais à exprimer à peu près le sentiment que je recherchais, à cela près cependant que le texte ne pouvait s'adapter à la rigidité des instruments ».

Les contrastes, l'émotion, la traduction musicale de palpitations psychologiques augurent de la richesse et des innovations qui en résultent : couleurs instrumentales associées aux divers personnages, éclatements des mesures,étirement des cadences, naissance du trémolo moderne, motifs, musicaux caractéristiques, etc... Par la grâce de cette alchimie d'un souverain équilibre formel avec les frémissements du corps et de l'âme, la musique de Claudio Monteverdi est éternelle dans l'air du temps.

Le spectacle Al lume delle stelle est un hommage à la force poétique et dramatique portée par la musique de Monteverdi, que j’ai conçu comme un opéra imaginaire évoquant les émotions éternelles au cœur de l’homme ».

Texte de présentation au spectacle : Patrick CRISPINI

Le spectacle Al lume delle Stelle (à la lumière des étoiles...), inspiré par le titre d’un poème de Francesco Petrarca, mis en musique par le compositeur vénitien Claudio Monteverdi est une production imaginée et conçue par Patrick Crispini. À partir d’un choix de célèbres madrigaux du compositeur vénitien, le spectacle propose un parcours musical et poétique à travers une trame dramatique ressemblant à un opéra imaginaire. Débutant « sous les étoiles », la première partie du spectacle évoque les émotions et les sentiments humains confrontés à la nature, à la naissance de l’amour, à la passion dévorante, puis aux tourments des sentiments et à la mort de l’être aimé.

De l’épopée individuelle, le voyage s’oriente dans la deuxième partie vers un engagement des héros dans l’Histoire et les enjeux du pouvoir. Mais l’aventure, comme il se doit, se termine joyeusement dans un hymne à la beauté et à la danse.

Un spectacle en costumes et instruments anciens

Les madrigalistes interprètent les œuvres en costumes et instrument historiques et une scénographie originale accompagne la musique et lui donne une dimension dramatique. Le spectacle est prévu pour pouvoir être présenté en plein air ou dans un lieu fermé.

Un parcours poétique et musical

Entre les séquences musicales, un récitant (comédien) enlumine le spectacle de textes divers anciens et modernes en résonance avec les thèmes évoqués par la musique et permet à un large public de suivre commodément l’évolution dramaturgique du spectacle.



Al lume delle stelle...
MADRIGALI DE CLAUDIO MONTEVERDI

Première partie : des étoiles à l’amour

« AI lume delle stelle » (1619) – poème : Torquato Tasso 7e livre, à quatre voix

« Hor ch'el Ciel e la terra » (1624) - poème : Francesco Petrarca (Canzoniere) 8e livre, à 6 voix
« Perchè t’en fuggi o Fillide (1638) - 8e livre, à trois voix
« Lamento della,Nimfa » (1638) - poème : 0. Rinuccini - 8e livre, à 4 voix
« Sestina,‑ Lagrime d’Amante al Sepolcro dell' Amata » (1614) – poème : S. Agnelli - 6e livre à 6 voix

Deuxième partie : entre jardin et cour

« Combattimento di Tancredi e Clorinda » (1624) - poème : Torquato Tasso (« Jérusalem délivrée »)

8e livre à 3 voix et ensemble de cordes
« Zefiro torna e’l bel tempo rimena » (1614) - poème : Francesco Petrarca (Canzoniere) - 6e livre à 5 voix
« A Dio, Florida bella » (1614) – poème : Gian-Battista Marino
« Qui rise, o Tirsi » (1614) - poème : Gian-Battista Marino - 6e livre à 5 voix
« Tirsi e Clori » (1619) – poème : A. Striggio - 7e livre ballet à 5 voix
« Altri canti di Marte » (1638) - poème : Gian-Battista Marino
« lntroduzione al ballo » (1638) – poème : 0. Rinuccini - 8e livre à 6 voix, ballet




L'ensemble de solistes Plain-Chant, créé en 1985 par Patrick Crispini, ayant précédé Voce Madrigalists, créé en 2001,
lors d'une représentation en plein air du spectacle Al lume delle stelle

Extraits de presse

« Al lume delle stelle » veut dire : à la lumière des étoiles. Dans ce spectacle, les étoiles étaient autant dans le ciel qui surplombait cette production que sur scène. Un groupe instrumental baroque très professionnel et inventif, et des chanteurs manifestement soudés par l’amour de cette musique… »

Info Spectacle – juin 2005

Le spectacle imaginé par le musicien suisse Patrick Crispini réjouit l’âme et le cœur. Grâce à une lecture baroque exigeante mais jamais austère, manifestement tournée vers des couleurs méditerranéennes, les jeunes artistes et les comédiens qui entourent le chef habitent littéralement la musique si belle du compositeur de l’Orfeo. On rit, on pleure, on a envie que cela ne s’arrête jamais…

Jacques Chailley – avril 1995

Vécu avec intensité par des voix jeunes et parfaitement stylées, le voyage musical conçu par le chef d’orchestre et compositeur Patrick Crispini est un moment de pur bonheur, qui relève autant de la musique que de la poésie. Les madrigaux de Monteverdi s’enchaînent avec un goût parfait et les « coutures » du montage artistique demeurent invisibles. De là, l’auditeur ressent une émotion progressive qui l’entraîne dans un parcours intérieur et que souligne la voix exceptionnelle du récitant. Osmose des voix, fusion des textes et des musiques, il faudrait citer chacun des interprètes de cette mémorable soirée au cœur des chefs-d’œuvre de Monteverdi…

Journal « La Suisse » – décembre 1990

Pour quiconque ne désire pas connaître tout l’univers madrigalesque de Monteverdi, le programme de Plain-chant, que dirige avec un sens infini de la nuance Patrick Crispini, aura été des plus judicieux, puisqu’il s’est étendu de la haute époque du Madrigal (livre VI, Lamento della ninfa) aux pièces les plus audacieuses du compositeur (Livre VIII, Introduzione al ballo, Altri canti di Marte) concluant ce programme en feu d’artifice. Or, le concert tout entier s’est maintenu en de pareilles cimes…

Journal « La Suisse » – mai 1985

Patrick Crispini a le souci de la couleur et de l’expressivité, de la poésie et de l’émotion. Il cultive le contraste selon le besoin des textes et traduit avec grande intelligence les palpitations transcrites en musique par le génial Monteverdi.

Journal « Loire-matin » – décembre 1984




Claudio Monteverdi (1567-1643) : une biographie

Crémone : la jeunesse (1567-1590)

Claudio Monteverdi est baptisé à Crémone le 15 mai 1567. Peu de renseignements nous sont parvenus sur sa jeunesse. Dans cette ville sous domination espagnole, ce fils de médecin apprend l’orgue, la viole, le chant, le contrepoint. Il est l’élève de Marc’Antonio Ingegneri, maître de chapelle ; il fréquente l’école de la maîtrise de la cathédrale et reçoit une solide instruction humaniste (grec, latin, lettres, arts). Il commence à composer des motets, des messes en style sévère et des madrigaux. Il est donc à la fois organiste, violiste et compositeur.

Mantoue : les difficultés (1590-1612)

À l’âge de vingt-trois ans, Monteverdi est chanteur et joueur de viole à la cour des Gonzague, dans l’entourage de Jachet de Wert, de Giovanni Giacomo Gastoldi, de Lodovico Grossi da Viadana, de Benedetto Pallavicino (qui meurt en 1601). Dans cette ville prestigieuse, il est d’abord maître de musique de la chambre, puis maestro di capella, et dispose en 1601 d’une douzaine de chanteurs et de sept joueurs de viole. Il travaille pendant vingt et un ans, tout en voyageant avec le duc Vincenzo Gonzague. À la mort de celui-ci, en 1612, le prestige de la ville disparaît, et Monteverdi est congédié par Francesco Gonzague.

Pendant son séjour à Mantoue, il a publié la Sanctissimae Virgini Missa senis vocibus ad ecclesiarum chorus. Ac Vesperae pluribus decantandae (1610) et son Orfeo a été représenté en 1607, à l’occasion du carnaval. Sa réputation dépasse largement Mantoue grâce à ses messes, motets, Vêpres, qui illustrent le style concitato opposant le chœur et l’orchestre, ou la voix soliste et l’orgue. Après Mantoue, à la recherche d’un poste, il retourne à Crémone et voyage à Milan et à Venise.

Venise : la maturité (1613-1643)

Le 19 août 1613, Monteverdi est nommé maître de chapelle à la basilique Saint-Marc. Dans cette ville prospère, il bénéficie d’un statut social plus élevé, contribue aux divertissements et aux festivités de la Sérénissime République. Il enseigne aux jeunes chanteurs deux techniques de composition exploitées dans la musique polyphonique : le canto figurato (traitement de la mélodie en ornementation) et le canto firmo (traitement de la mélodie en valeurs longues). Il compose des messes, des motets, des symphonies et dirige les chœurs ; il dispose d’une trentaine de chanteurs et de vingt instrumentistes ainsi que d’un vice-maître de chapelle chargé des répétitions. Son renom grandit après qu’il a assumé une succession difficile (Adrian Willaert, Andrea et Giovanni Gabrieli). Il compose des pages religieuses : deux messes complètes, un Gloria, des pièces pour les grandes fêtes de l’année liturgique et la fête de saint Marc. Plusieurs œuvres sont également publiées à Mantoue – le ballet Tirsi e Clori (1616), par exemple –, mais il refuse d’y retourner ; la même année, il compose le Combattimento di Tancredi e Clorinde. En 1620, il précise que son service à Saint-Marc l’a « quelque peu éloigné de la musique théâtrale ». Les commandes affluent de Bologne, Milan, Parme. En 1621, il écrit une messe de requiem à la mémoire du grand-duc Cosme II de Médicis. Après la mort de son fils à la suite d’une épidémie de peste, Monteverdi entre dans les ordres ; il sera ordonné prêtre en 1632. Mais le padre Claudio Monteverdi ne va pas pour autant cesser de composer de la musique profane. Il publie encore trois livres de madrigaux et, dans ses Scherzi musicali, fait appel au style recitativo. Avec la Serva morale e spirituale (1640), il revient à la musique religieuse, alors qu’en 1642, au théâtre San Cassio, L’Incoronazione di Popea connaît un succès considérable ; un an après, le 29 novembre 1643, il meurt à Venise. Joueur de viole, maître de chapelle, pédagogue, compositeur ayant conféré ses titres de noblesse à l’opéra italien naissant et ayant largement contribué à la magnificence des offices à Saint-Marc, Monteverdi apparaît comme l’un des meilleurs musiciens de son époque, autant apprécié pour sa musique religieuse que pour sa production dramatique.

Les Madrigaux et Scherzi musicali

En Italie, le madrigal est issu de la fusion du motet franco-flamand et de la frottola homorythmique et syllabique. Ces pages vocales, allant de trois à six voix au début, reposent sur un texte profane, galant, lyrique, érotique, correspondant au goût mondain. D’abord proche du motet de Johannes Ockeghem, de Jacques Arcadelt, de Giovanni Gabrieli, avec Monteverdi la forme s’éloigne progressivement du modèle. Ses quatre premiers livres se réclament de l’ancien contrepoint et de la prima prattica. À partir du cinquième, il applique les principes de la seconda prattica (style concertant avec basse continue). Après les Madrigali spirituali de 1583, le premier livre de madrigaux utilise une forme concise, de larges intervalles, des accords de quinte augmentée pour mettre en valeur les textes de Giulio Strozzi et du Tasse. Le second livre (1590), avec des paroles de Girolamo Casoni, Filippo Alberti, Pietro Bembo, subit un processus de simplification par rapport à l’ancien contrepoint. Le souci de raffinement, de subtilité pour traduire l’émotion des poèmes de Battista Guarini est très net dans le troisième livre (1592). Le quatrième (1603) reprend cette préoccupation déclamatoire pour traduire les plaintes, la passion, la douleur, les soupirs ; Leo Schrade y constate une « déclamation harmonisée » ; l’intérêt pour les parties extrêmes – basse et superius – y est évident. En 1605, le cinquième livre passe à cinq voix avec la basse continue ad libitum pour les treize premiers madrigaux, et la basse obligée pour les suivants ; des accords et intervalles plus audacieux renforcent le côté dramatique et l’expressivité, ce qui a provoqué, dès 1603, les réactions du chanoine Giovanni Maria Artusi à propos des imperfections de la musique moderne... Le sixième livre (1604), avec des poèmes de Pétrarque et de Giambattista Marino, contient le Lamento d’Ariane à cinq voix. Monteverdi continue à accentuer l’expressivité. Le septième livre (1619) va de deux à six voix, avec diverses combinaisons de solistes ; le musicien force sur l’ornementation, l’intensité émotionnelle et l’intelligibilité du texte (une voix chante sur un accompagnement instrumental). En 1638, le huitième livre, Madrigali guerrieri e amorosi, à six, sept et huit voix, avec Il Combattimento di Tancredi e Clorinda, évoque la guerre, la passion, la colère, la nature, le lyrisme, comme en une petite cantate, et se situe entre le madrigal, la cantate et l’opéra.En 1632, les Scherzi musicali marquent le sommet de la forme et du genre rappresentativo. En 1640, le recueil Selva morale réunit des madrigaux spirituels, et le neuvième livre (1651), publié après la mort du compositeur, contient des madrigaux et canzonettes à deux et à trois voix. Le motet et la frottola ont donc évolué, grâce à Monteverdi, vers le madrigal théâtral et les scherzi musicali, qui ouvrent la voie à la cantate (paroles galantes, mélodie agréable) ; le style récitatif ad imitatione della passioni dell’oratione annonce l’opéra et une esthétique nouvelle.

La musique religieuse

Les Sacrae cantiunculae, en latin – forme encouragée par la Contre-Réforme –, composés en 1582, s’insèrent dans la liturgie et sont écrits à trois voix ; ils reposent sur des textes en prose (Évangiles, livre de l’Ecclésiaste, psaumes) ; la déclamation en est soignée (notamment l’accentuation des syllabes). Monteverdi utilise l’écriture en imitation et des motifs brefs ; ces pages n’échappent cependant pas à une certaine monotonie. Avec les Madrigali spirituali (en italien, à quatre voix), elles appartiennent aux œuvres de jeunesse.Les Vespro della Beata Vergine ont été composées à Mantoue, en 1610, et publiées à Venise avec deux magnificats et la messe In illo tempore (d’après le motet de Nicolas Gombert). De nombreuses compositions sont dédiées à Marie, qui occupe une place importante dans l’hagiographie vénitienne. Cette œuvre frappe par la multiplicité des styles (psalmodie grégorienne, cantus firmus, thèmes grégoriens, style responsorial, mélismatique) et des moyens (huit voix, double chœur, mais aussi a voce sola, ou dialogue). Le Magnificat est un « concerto en miniature ». Les anciens tons d’église sont utilisés dans les psaumes, à côté du concerto soliste ou de l’écriture uniquement instrumentale dans la Sonata sopra Santa Maria.Le recueil Selva morale e spirituale, dédié à Eleonora Gonzague, contient une Missa a 4 da capella (sans accompagnement, mais avec une basse instrumentale non chiffrée servant de soutien dans les passages à découvert), des motets, psaumes, hymnes en latin et en italien pour voix solo. D’autres œuvres ont été publiées après la mort de Monteverdi dont, en 1650, la Messa a quattro voci e Salmi (Beatus vir ; Nisi Dominus...) avec instruments et basse continue. Monteverdi a mis en musique l’ordinaire de la messe, des psaumes en forme de motets, des magnificats, des antiennes et hymnes. Il a assimilé les divers styles a capella, recitativo et monodie, concertato (œuvres vénitiennes), à la manière de Palestrina (une messe de Selva morale). Tradition et modernité fusionnent.

Le « dramma per musica »

À côté des madrigaux lyriques, Monteverdi prend ses distances par rapport aux musiciens florentins qui critiquent le contrepoint, mais il s’en rapproche par le stile rappresentativo. Il peut être considéré comme le créateur du drame musical destiné à l’élite, dans le cadre de la riforma melodramatica.

Le 24 février 1607, Orfeo, favola in musica, sur un livret de Alessandro Striggio, est représenté à Mantoue pour les membres de l’Accademia degl’Invaghiti di Mantova ; l’œuvre rencontre un succès décisif et elle est éditée à Venise en 1609. Divisée en cinq actes, avec une ritournelle instrumentale au début, à la fin, et dans le corps du développement, elle comprend des chœurs entrecoupés de duos et de trios, et fait appel au stilo recitativo et expressif qui contraste avec l’ancien contrepoint ; des intervalles mélodiques audacieux renforcent l’expression vocale ; l’orchestre reste discret.

De l’Arianna (1618), seul le lamento – sommet d’expression – est conservé. La même année, Monteverdi compose le Ballo delle ingrate (cf. supra, huitième livre), célèbre par sa progression rythmique obtenue par augmentation et par diminution des valeurs, sur le texte de Ottavio Rinuccini. En 1615, il continue la série de ballets avec Tirsi e Clori. Andromeda (1618) est composé sur un livret de Marigliani ; le Lamento d’Apollon (livret de Alessandro Striggio) est perdu.

En 1624, Il Combattimento di Tancredi e Clorinda, madrigal scénique d’après la Gerusalemme liberata du Tasse, offre un bel exemple de style concitato (agité) pour traduire la violence et l’animation. L’année 1637 est marquée par l’ouverture du premier théâtre public d’opéra à Venise ; l’année 1641, par Il Ritorno d’Ulisse in patria (d’après L’Iliade d’Homère, chap. XII à XXIV). L’Incoronazione di Poppea renoue, en 1642, avec l’opéra historique romain, et peut être considéré comme le « premier opéra réaliste ». Selon Louis Schneider, Monteverdi a retrouvé « l’expression immédiate de la passion et le langage de l’âme ».


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