Fête de la Lumière à Lacuisine


Fête de la Lumière à Lacuisine


Les temps changent.

Les traditions aussi.

A Lacuisine, les générations se succèdent,

l’envie d’être ensemble subsiste.

 

Cette année encore, pour « prolonger » la tradition du grand feu,

nous allons remonter encore dans le temps

et nous inspirer d’une fête ancienne.

 

Samedi 6 février, Lacuisine vivra à l’heure de la

Fête de la Lumière.

Cortège aux flambeaux, lâcher de lanternes, lumignons,... 

Musiques et libations rituelles…

 

La Chandeleur, une fête un peu oubliée.

Que les Chrétiens ont dédiée à la présentation de Jésus au Temple et plus particulièrement à la purification de sa mère, la Sainte-Vierge.

Fête de purification à la sortie de l’hiver, la chandeleur évoque les chandelles allumées au milieu de la nuit, du temps des Romains

Chez les Celtes, les paysans parcouraient les champs en procession en portant des flambeaux, priant la déesse Brigit de purifier la terre avant les semailles.

Depuis l’Antiquité jusqu’au cœur du Moyen-âge, l’Ours a également été l’objet d’un culte à travers l’Europe. La sortie d’hibernation de l’ours a donc été célébrée début février, au moment où l’ours sortait de sa tanière.

Plus près de nous, la chandeleur a aussi été l’occasion de cortèges aux flambeaux et aux lampions, où les enfants s’en vont chanter de maison en maison, espérant recevoir du lard, des petits pois et des biscuits.

Enfin, depuis le Moyen-Age, la chandeleur est aussi la fête des crêpes. On les confectionnait avec les restants de réserves de farine de l’hiver. Leur beau disque symbolise à merveille l’astre de la lumière : le soleil.

 

Pour le Comité,

Anne-Kristine, Françoise, Dominique, Fred, Patrick

 

 

« A la chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur »


Chandelours.

Cette histoire s’est un peu égarée dans les circonvolutions du temps, entre la Roche Pinco et le Rocher du Chat.

Durant cette époque, lointaine et oubliée, bien avant celle des Comtes, vivaient sur les berges de la Semois quelques familles de trappeurs.

A quelques instants à peine de leurs demeures en bois, vivait l’Ours. L’Ours majestueux de la Grotte de l’Ours. Bien que ce voisinage n’ait jamais causé de désagrément ni à l’un ni aux autres, chacun se gardait de s’aventurer trop près.

A l’époque, les humains, bien que croyants, étaient païens. Ils croyaient surtout que des forces supérieures régissaient leur destinée.

C’est ainsi que l’Ours, animal gigantesque et solitaire, faisait l’objet de leurs dévotes attentions.

Chaque année, quand l’Ours venait à sortir de sa longue hibernation, les humains renouaient avec un rite ancestral, répété donc de génération en génération depuis l’aube du monde : la grande procession de l’Ours.

Petits et grands, aux premiers jours de février, s’équipaient de torches, de lumignons, de lanternes et de lampions. Une procession nocturne toute superstitieuse s’en allait du village jusqu’à la petite grotte, au son des casseroles et des binious, pour déposer la cuisine de printemps en offrande à la divinité. Il s’agissait d’une sorte de bouillie dont les anciennes connaissaient le secret. Un habile mélange des réserves restantes de l’hiver. Du précieux: un peu de viande et de poisson séchés. Puis de la farine et un peu de miel. Le tout mitonné avec savoir-faire et bon goût.

Le précieux colis déposé à l’entrée du Trou de l’Ours, chacun regagnait son foyer, convaincu que la lumière vaincrait les ténèbres, que le printemps était bientôt là, que le soleil triompherait de l’hiver. Avec un peu de farine et des œufs, on s’offrait un soleil tout chaud, une crêpe échangée à la lueur des chandelles, tandis que les étincelles du feu crépitaient haut dans le ciel, se laissant porter, ardentes, au gré d’un souffle doux.

Cette coutume a vécu ainsi tant que les humains ont pu la perpétuer. Nul ne sait d’ailleurs quand ni comment elle s’est arrêtée. L’Ours a disparu. La Roche de l’Ours aussi. Les païens se sont convertis.

Aujourd’hui, au beau milieu du village, tout en pierre dorénavant, ce sont l’église et son clocher qui appellent aux rites et aux célébrations. De ces cérémonies d’antan, seule subsiste la trace de la cuisine qui était offerte à l’Ours. Lacuisine, c’est le nom que s’est donné le village.




Bienheureux les Tordus, ils raniment la Lumière.

 

Ce sobriquet leur vient du temps où on les traitait de mécréants (*), semble-t-il. Les habitants du village de Lacuisine le portent pourtant avec une sorte de fierté. Est-ce de là que leur vient ce goût pour l’originalité ? 

Par un subtil mélange de légende usurpée et de rites issus du fond des temps, les Tordus donc, célèbrent une Fête de la Lumière qui puise des racines dans Imbolc, la celtique Chandeleur, et dans les vestiges retrouvés d’une coutume locale dédiée au réveil d’hibernation de la divinité ourse.

Mais qu’importent les justifications après tout. Ce qui compte, c’est la fête à laquelle sont conviés petits et grands, jeunes et vieux, nés natifs et étrangers, d’ici et d’ailleurs.

Cortège de chahut aux flambeaux, lâcher de lanternes volantes, cracheur de feu et spectacle de pyrotechnie, artistes et musiciens , illuminations sobres à la bougie et aux chandelles… voilà tout un programme gratuit et largement ouvert.

Une organisation du Comité des Familles de Lacuisine, avec l’appui du Syndicat d’Initiative de Lacuisine-Martué, du Centre culturel du Beau Canton et de Radio Sud.

(*)http://fr.wikipedia.org/wiki/Lacuisine

 

 


Les premiers signes de la fin toute proche de l’hiver sont déjà là. Les bourgeons prennent forme, quelques premières pousses de perce-neige se risquent à affronter la gelée.

Depuis des temps immémoriaux, c’est aussi le moment que se choisissent les humains pour célébrer le redoux et le retour de la lumière. Les fêtes du solstice vont céder le pas aux célébrations rituelles de purification des champs, de chasse à l’hiver, au bonhomme hiver, à la sorcière, chandeleur, carnavals, grands feux,…

A Lacuisine, les crêpes de la chandeleur se marieront au tafia de l’Ours et aux bières artisanales. Voilà un temps nouveau, proposé par le Comité des Familles de Lacuisine, avec l’appui du Syndicat d’Initiative de Lacuisine-Martué, du Centre culturel du Beau Canton et de Radio Sud.

Fête de la Lumière, samedi 6 février, pour les familles, les jeunes, les enfants, les parents, les aînés… 

 

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