Relecture / Corrections


Pascale Goulias-Didiez

 

Une passion pour les livres

Mon expérience, en tant que relectrice-correctrice aux éditions Kauffmann, sises à Athènes et alors filiale des éditions Hatier, m'a ouvert de nouveaux horizons. J'ai pénétré dans le monde magique des mots, non plus en tant que simple lectrice, mais avec un regard nouveau sur les textes que je lisais et corrigeais.

J'étais déjà habituée aux corrections de par mon métier d'enseignante. Cependant, cette fois-ci, il ne s'agissait plus de productions scolaires, mais de textes de grands écrivains. La responsabilité du lecteur-correcteur, après celle du traducteur, est importante et participe à la promotion d'un écrivain et de ses livres.

J'ai adoré ce métier, peu connu du simple lecteur, ce travail de "fourmi", penchée sur les textes, "traquant" la coquille, la faute d'orthographe ou de sens, l'erreur de ponctuation...

 

J'ai apporté ma modeste pierre aux ouvrages suivants: 

 

 

 

 

Les dictionnaires français-grec et grec-français, éditions Kauffmann. Un travail passionnant et de longue haleine sur les langues française et grecque.
 

 

Toujours pour les éditions Kauffmann, j'ai relu et corrigé les livres suivants, Confluences (Hatier), de 1996 à 1998.


 

  

L'Honneur et l'Argent, de Constantin Théotokis (traduit du grec par Lucile Farnoux)

Constantin Théotokis (1872-1923) est un grand classique de la littérature grecque, auteur surtout de romans et de nouvelles, traducteur en grec moderne des grands chefs-d'œuvre de la littérature universelle (Schiller, Goethe, Shakespeare, Virgile...). Né à Corfou, il étudiera à Paris où il publiera son premier livre écrit directement en français et fera de longs séjours en Allemagne, en Italie et en Angleterre. Il rapportera de l'étranger une connaissance solide du marxisme et des convictions socialistes auxquelles il restera fidèle. Déjà publié dans la même collection: Le Peintre antique (en coffret avec L'Homme de pourpre de Pierre Louÿs).

 

 

 

La Rousse aux cheveux teints, de Kostas Moursélas (traduit du grec par Martine Bertrand et Vasso Hudelot)

En 1989, Kostas Moursélas, célèbre auteur de théâtre dont les pièces sont mises en scène et interprétées par les plus grands noms du monde du spectacle, écrit La Rousse aux cheveux teints qui trouve aussitôt plusieurs centaines de milliers de lecteurs. Cet événement, unique en Grèce, est suivi d'une remarquable adaptation télévisée qui battra également tous les records du genre. Les raisons d'un tel succès sont multiples: l'écriture cinématographique, sans fioritures; l'arrière-plan des événements historiques qui ont secoué la Grèce; mais surtout le personnage de Louïs, fabuleuse réincarnation de Zorba. Le livre a été publié en anglais et sortira prochainement en langue allemande.

 

 

 

La Supernova, de Pétros Abatzoglou (traduit du grec par Marie-Claude Cayla)

Pétros Abatzoglou est né à Athènes en 1931. Après de nombreux voyages et séjours à l'étranger (dont l'Angleterre où il s'exila sous la dictature), il vit à Athènes depuis 1974. Il est l'auteur de romans et récits dont certains sont déjà publiés en anglais, en allemand, en hongrois. En français: Monts et Merveilles, Ed. Noël Blandin. La Supernova est le deuxième volet d'une trilogie dont la première partie, Les choix de Mme Freeman, a été publiée dans la même collection.



 

Autobiographie d'un livre, de Michel Faïs (traduit du grec par Françoise Arvanitis)

Juif par son père, Michel Faïs est né à Komotini, en Thrace, en 1957. Après des études d'économie à l'Université d'Athènes, il devient journaliste et critique littéraire. Il collabore également avec de nombreuses maisons d'édition. Autobiographie d'un livre, son premier roman, a fait l'objet d'une adaptation théâtrale. En français: Naufragés de l'Histoire, Autrement N° 69, Mai 1993 (La Crète).

 

 


La Vie ça sera pour une autre fois, de Nikos Houliaras (traduit du grec par Marcel Durand)

Nikos Houliaras est né à Ioannina en 1940. Il a étudié la sculpture et la scénographie à l'École supérieure des Beaux-Arts en poursuivant parallèlement une carrière de musicien.

Il est l'un des peintres les plus connus de sa génération. Premier prix Parthéni en 1969 pour l'ensemble de son œuvre. Il a réalisé de multiples expositions individuelles et a participé à de nombreuses expositions collectives, notamment à la VIIIème biennale de la célébration d'Athènes capitale culturelle de l'Europe.

En littérature, il s'est fait connaître avec le roman Je m'appelle Loussios, moi (1979) et le recueil de nouvelles Bakakok (1981). Son œuvre très riche comprend des recueils de poèmes et de nouvelles, des romans et des textes sur la peinture dont Peinture-Texte, premier prix en 1978 à l'Exposition internationale de Leipzig.

Bakakok ou Le Chemin d'Ali Baha, Dans la Maison de mon ennemi ainsi que Je m'appelle Loussios, moi ont été publiés dans la même collection.


 


Les Contes grecs, d'E.T.A. Hoffmann (traduits par Édouard Degeorge)

E.T.A. Hoffmann (1776-1822) est l'un des romantiques allemands les plus connus, considéré comme le créateur du genre fantastique. Ces deux contes délirants, écrits à la fin de sa vie, constituent une sorte de manifeste du récit fantastique et de satire de la grécomanie qui agita l'Europe, et particulièrement l'Allemagne, à l'époque du soulèvement de la Grèce contre le joug ottoman. 


 


La Médaille et la Rouille, L'Image de la Grèce moderne dans la presse littéraire parisienne (1794-1815), de Georges Tolias

Georges Tolias est né à Athènes en 1959. Docteur de l'Université Paris-Sorbonne (1993), il est actuellement chargé de recherches à la Fondation nationale de la recherche scientifique d'Athènes. Il travaille sur des sujets relatifs à la réception de la Grèce moderne par l'Occident européen et en particulier l'histoire de la géographie et de l'archéologie grecques.

Principales publications: The Cartography of Hellenism (1830-1930)(1992); British Travellers in Greece, 1750-1820 (1995); La Fièvre des Marbres, Témoignages sur le pillage des antiquités grecques 1800-1820 (en grec) (1996).


 


Mythologie, de Nikos Bakolas (traduit du grec par Léa Rotis)

Nikos Bakolas est né en 1927 à Thessalonique. Sa ville natale est la figure centrale de son imposante œuvre romanesque pour laquelle il a obtenu en 1988 le Premier Prix national du roman.

Ce récit, publié en 1977, donne en raccourci l'étendue d'un talent qui n'est pas sans rappeler celui de Faulkner dont il est le traducteur.


 


Je meurs comme un pays, de Dimitris Dimitriadis (traduit du grec par Michel Volkovitch)

Né en 1944, Dimitris Dimitriadis a fait des études théâtrales à Bruxelles et Paris avant de retourner vivre dans sa ville natale, Thessalonique. Après Je meurs comme un pays (1979), sa première œuvre publiée, il a écrit des poèmes (Catalogues 1-9) et surtout des pièces de théâtres, dont l'une a été montée en français par Patrice Chéreau. Il a également beaucoup traduit: Genet, Blanchot, Bataille, Beckett, Gombrowicz, Euripide, Molière, B.M. Koltès...

Une première traduction française de Je meurs comme un pays, due à Pascal Terras, est parue en 1983 dans la revue Les Temps modernes.


 


Le Notaire, de Nikos Vassiliadis (traduit du grec par Jean-Marie Verlet)

Nikos Vassiliadis, né en Macédoine en 1942 de parents réfugiés, a fait des études de lettres classiques à Thessalonique où il vit actuellement. À l'âge de 47 ans, il a publié un premier roman qui l'a imposé comme un prosateur de grand talent. Le Notaire, son dernier livre, a reçu en Grèce un accueil unanime.


 


La Princesse Isabeau, d'Anguélos Terzakis (traduit du grec par René Bouchet)

Anguélos Terzakis (1907-1979) est l'auteur d'une œuvre considérable (romans, essais, théâtre) qui fait partie du patrimoine littéraire de la Grèce. Il a reçu l'Ordre du Mérite des Arts et des Lettres de l'Académie d'Athènes en 1969 et a été élu académicien en 1974.

La Princesse Isabeau, son unique roman historique, connaît, depuis sa première publication en 1937, un succès sans cesse renouvelé. Un roman captivant qui brosse une fresque haute en couleur de l'occupation des chevaliers francs en Grèce aux XIIIème et XIVème siècles et met en lumière, derrière une trame d'aventures denses et fortes, la rencontre de deux cultures.



J'ai également corrigé une thèse et une biographie :

  • Les Histoires de la littérature néohellénique de 1780 à 1880, de Dimitris Dolapsakis (2007)
  • Album de ma vie, d’Ann Szedlecki, Fondation Azrieli, Canada (2010)