Biographie

Pascale Goulias-Didiez

 

Traduire,

c'est ouvrir une porte sur une autre culture.


Je suis arrivée à la traduction par des chemins détournés.  Comme Ulysse j'ai pris mon temps, mais le voyage en valait la peine!

Après des études à l'École Normale de Rouen, j'enseigne le français à Northampton, en Angleterre en tant qu'assistante. C'est là que je découvre la littérature anglo-saxonne (Jane Austen et les sœurs Brontë, D. H. Lawrence, Thomas Hardy, Nathaniel Hawthorne, Henry James et John Steinbeck...). Je me rends régulièrement à Londres pour passer la journée à la librairie Foyles. J'en ressors à chaque fois avec des dizaines de livres! Une véritable boulimie! Je reviens ensuite travailler quelques années dans ma ville natale en tant qu'institutrice, mais mon expérience anglaise m'a donné envie de continuer des études. Je prépare donc parallèlement une licence d'anglais (+FLE) au CTE de l'université de Caen. Ce qui me permettra d'enseigner l'anglais à des adultes en cours du soir.

Grâce aux échanges entre universités, j'obtiens une bourse pour aller étudier aux États-Unis, à Reed College, Portand, Oregon. Une merveilleuse expérience, une université avec des profs très compétents et disponibles, de petits effectifs (maximum de vingt étudiants par cours), des méthodes d'apprentissage révolutionnaires et... le rêve, une bibliothèque ouverte de huit heures du matin à deux heures du matin, et 24 heures sur 24 en période d'examens!

Après un séjour en Normandie pour quelque temps, les pieds me démangent à nouveau (comme disait un ami canadien) et je décide de repartir, cette fois-ci pour l'Allemagne afin d'améliorer mes connaissances dans la langue de Goethe. Pour cela, je participe à un échange franco-allemand entre enseignants et je pars en Bavière apprendre aux petits Allemands la langue de Molière.

Retour une fois de plus en Normandie, mais j'ai envie d'apprendre une nouvelle langue en immersion totale, de quitter de nouveau ma terre natale pour d'autres horizons. J'hésite entre le danois et le grec. Finalement, grâce à une bourse Erasmus, je me retrouve à l'Université d'Athènes et je m'attaque sérieusement à la langue d'Homère version moderne! Obligée de travailler pour survivre (je ne suis pas rentière!), j'entre aux éditions Kauffmann (à l'époque filiale des éditions Hatier) où, grâce à mes connaissances en allemand, je suis recrutée pour établir des relations avec les éditions Klett. En même temps, je suis lectrice-correctrice, ce qui m'amène tout naturellement à la traduction. Après cinq années passées dans la capitale, je m'installe à Ioannina, loin de la pollution athénienne, afin de fonder une famille, mais aussi pour me consacrer à la traduction dans la paix reposante des montagnes épirotes.

Je traduis principalement du grec moderne et de l'anglais vers le français. La littérature grecque contemporaine est extrêmement riche de jeunes auteurs talentueux qui ne sont malheureusement pas connus à l'étranger. J'aimerais que les lecteurs francophones aient eux aussi la joie de les découvrir un jour.

 

Vous trouverez également sur cette page quelques liens qui vous révèleront une partie de mes goûts littéraires et artistiques...