20 juil

Notre-Dame, le projet de loi de restauration définitivement adopté à l’Assemblée

Explication
Les députés ont voté, mardi 16 juillet, la version définitive du projet de loi concernant la conservation et la restauration de Notre-Dame.

La loi prévoit des dispositions avantageuses sur la fiscalité des dons. Elle conserve le recours très critiqué aux ordonnances et aux dérogations, tout en les encadrant partiellement.

À peine trois mois après l’incendie de Notre-Dame, les députés ont donné leur feu vert définitif, mardi 15 juillet, au dispositif législatif qui va désormais encadrer la restauration du monument. Malgré l’émotion partagée devant cette catastrophe, les parlementaires ne sont pas parvenus à élaborer un texte consensuel, à la hauteur de ce symbole national. Le vote a été obtenu par 91 voix pour, 8 contre et 33 abstentions. « Cela aurait été un beau signal qu’on se retrouve mais ce n’est pas très grave, a minimisé le ministre de la culture Franck Riester, en visite sur le chantier de Notre-Dame le lendemain. L’important est que nous disposons du dispositif législatif pour engager cette restauration historique. » 

Rédigé dans la précipitation quelques jours après l’incendie, de l’avis même de certains parlementaires issus de la majorité, le projet de loi aura souffert jusqu’au bout d’avoir été lancé sur des bases imprécises. La discussion parlementaire a tenté d’améliorer le texte initial, sans parvenir à de substantiels changements. La critique de l’opposition comme des spécialistes du patrimoine a porté sur le caractère exceptionnel de cette loi et sur la possibilité ouverte par l’article 9 de déroger à la réglementation existante.

Que prévoit la loi à propos des dons ?
Le texte prévoit l’ouverture d’une souscription nationale ouverte à compter du 16 avril 2019, placée sous l’autorité du président de la République. Les fonds recueillis sont exclusivement destinés « au financement des travaux de conservation et de restauration (…) et de son mobilier dont l’État est propriétaire », ainsi qu’à la formation des professionnels dont les compétences sont mobilisées par le chantier. Quatre institutions peuvent recevoir les dons : le Centre des monuments nationaux (CMN), la Fondation de France, la Fondation du patrimoine et la Fondation Notre Dame.

Ces dons bénéficieront d’une fiscalité très avantageuse. Ils seront déductibles à 75 % de l’impôt (contre 66 % dans le droit commun), dans la limite de 1 000 €. Cette mesure exceptionnelle s’appliquera jusqu’au 31 décembre 2019.

Qui va gérer cette manne et la restauration ?
La loi prévoit la création d’un établissement public, placé sous la tutelle du ministre de la culture. Chargé de la gestion des dons et de la restauration de Notre-Dame, il pourra en outre réaliser des travaux d’aménagement des environs de la cathédrale et élaborer des programmes culturels et éducatifs.

Il est doté d’un conseil d’administration comprenant des représentants de l’État (pour moitié), des personnalités désignées à raison de leur compétence, des représentants de la Ville de Paris et des représentants du culte affectataire (le diocèse de Paris), dans le respect de la loi de 1907 sur l’exercice public des cultes et de la loi de 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État. Un conseil scientifique lui est associé, tandis que la commission nationale du patrimoine et de l’architecture doit être tenue informée et consultée sur l’avancement des travaux.

Le chantier pourra-t-il déroger à la réglementation existante ?
Au cours de la discussion parlementaire, les critiques se sont concentrées sur l’article 9 et sur la possibilité de déroger à la réglementation existante, concernant le patrimoine, l’environnement, la voirie ou la propriété des personnes.

Devant cette opposition, le gouvernement a été contraint de préciser les dérogations possibles au code du patrimoine. Elles concerneront l’archéologie préventive, les « installations temporaires », ou encore l’autorisation de « certaines publicités ». Pour le reste, le projet de loi limite à un an l’autorisation donnée à l’État de prendre par ordonnances des décisions dérogeant aux règles de voirie, d’environnement et d’urbanisme.

Le chantier exposera-t-il de la publicité ?
L’article 9 précise que l’interdiction de toute publicité sur les immeubles classés ou inscrits s’applique au chantier de Notre-Dame. Toutefois, la publicité « ne présentant pas de caractère commercial et visant exclusivement à informer le public sur les travaux » ou « à faire mention des donateurs » peut être autorisée. En revanche, de la publicité commerciale pourra être affichée sur les palissades du chantier et les autres installations temporaires.

Le texte de loi prévoit-il une reconstruction de Notre-Dame à l’identique ?
Non. Le sénat a voté, à eux reprises, la mention d’une restitution du monument « dans le dernier état visuel connu avant le sinistre ». L’assemblée nationale en a décidé autrement.


Vendredi 19 juillet 2019




Bonjour à toutes et à tous,

  • En juillet et août, la permanence de la maison Paroissiale, Place Antoine de Morlhon est ouverte de 9h à 12h
  • Samedi 20 juillet Jean François Lagarde donnera une conférence sur les cloches et le carillon, à l’institut François Marty.
  • Info Fête de St Jacques de Compostelle : Le jeudi 25 juillet Pèlerinage de 17km, soit 5h de marche. La participation aux frais est de 5€, mais c’est gratuit pour les enfants. Paiement au départ de la Collégiale à partir de 7h. Inscription Paroisse Ste–Emilie ou office de tourisme jusqu’au 22 juillet.
  • Du 5 au 10 août, à la Collégiale, le Monastère orthodoxe Ste Elisabeth de Minsk (république de Biélorussie), organise une exposition-vente caritative d’icônes, CD, souvenirs, miel, tisanes. Cette manifestation est réalisée pour le soutien des enfants polyhandicapés (200 orphelins), soutien des femmes avec enfants au centre d’accueil du Monastère (50 personnes), soutien des sans-abri au Centre de Réhabilitation pour les hommes. Merci de faire bon accueil à leur démarche.
  • Info vacances : Bonne nouvelle ! Les vacances sont là ! Comme l’année dernière, les pères Vital Ohochi pendant le mois de juillet, et Herman Kadjo au mois d’août, voleront encore au secours des prêtres de Sainte Emilie du Villefranchois et de La Pentecôte en Quercy-Rouergue. Ce qui permettra à ces derniers de bénéficier de quelques moments de repos bien mérité !
  • Réservons donc à nos chers pères un très bon accueil et un excellent séjour !
Et à toutes et à tous je souhaite de passer une bonne période estivale ! Dieu veille !

P. Florent Dixneuf et P. Jonas Touré


18 juil

Spectacle : « Les Lumières du Moyen Âge » encore plus fortes

Le son et lumière, présenté l'an dernier, est étendu à quinze jours. Avec de nouveaux tableaux et de nouveaux effets.

Après l'expérience de l'an dernier, et son succès, le spectacle « Les Lumières du Moyen Âge », retraçant l'histoire de la ville, sera, cet été, à l'affiche beaucoup plus longtemps. En effet, la municipalité a décidé d'étendre l'opération sur une durée de quinze jours. « Nous voulons qu'un maximum de personnes profitent de ce spectacle, des touristes mais aussi des Villefranchois », exprime Serge Roques. Ce son et lumière gratuit se déroulera du 25 juillet au 7 août, à partir de 22 h, sur la place Notre-Dame, « une des plus belles de France », selon le maire. Lors de ces projections, d'une durée de près de quarante minutes, la collégiale et les façades des immeubles attenants deviendront un livre d'histoire à ciel ouvert, invitant le spectateur à remonter le temps. Le public sera transporté au temps de la création de la bastide. Une dizaine de tableaux riches en effets visuels impressionnants feront revivre les épisodes forts qui ont émaillé l'histoire de la ville jusqu'à la Renaissance. Avec de petites merveilles, comme le pèlerin de Saint-Jacques et la pluie d'étoiles, De nouveaux tableaux, de nouveaux effets sont aussi annoncés, les cinq cents ans de la consécration de la collégiale obligent. Les métiers associés à la construction de l'édifice seront ainsi mis plus particulièrement à l'honneur.

La réalisation des scènes et récriture du scénario sont toujours l'œuvre de société périgourdine « Les Couleurs de la nuit », spécialisée dans ce type de prestations, en collaboration avec les élus, les services des festivités, culturels et patrimoine de la mairie.

La municipalité inscrit l'événement dans le cadre de sa politique d'animation de la bastide et de renforcement de l'attractivité touristique. « L'idée est d'amener du monde au centre-ville, d'alimenter le flux pour les commerces » répète Serge Roques. Des commerçants qui ont mis un programme d'animations en lien avec ce vidéo mapping. Par exemple, le vendredi 26 juillet, en attendant le spectacle, les visiteurs pourront profiter de la balade gourmande dans cinq commerces alimentaires. Et le lendemain, les boutiques resteront ouvertes jusqu'à 22 heures, soit jusqu'au début de la projection de l'histoire de la ville.

17 juil

Chrétiens et Musulmans ensemble pour Notre-Dame de Paris

Le mouvement spirituel Ensemble avec Marie organisait samedi 6 juillet une rencontre interreligieuse pour célébrer Notre-Dame, à proximité de la cathédrale ravagée par un incendie. Retour sur un rassemblement émouvant.

Ce samedi 6 juillet, les quais de Seine sont le théâtre d’une scène inédite. Sous le pont de l’Archevêché, deux jeunes hommes répètent, concentrés, un chant de louange. « Nous venons de la chorale de la Mosquée Mehfile Zainab, de la Courneuve », précisent-ils. Un peu plus loin, accompagné par un ensemble instrumental, on entend un refrain : « Toi Notre-Dame de Paris, tu es pour nous un trait d’union ». Ils sont chrétiens et musulmans et, côte à côte, s'unissent dans leur volonté de partager un moment de communion près de la cathédrale, qui s’élève à quelques mètres de là. 

Après plusieurs chants et prises de paroles, se succèdent des lectures du Coran et de l’Évangile. Les passants s’arrêtent, intrigués par l’harmonie des voix et l’alternance entre le français et l’arabe. « C’est symbolique ce qu’il se passe aujourd’hui », confie un des spectateurs, tandis qu’un autre salue « cet esprit d’unité qui fait la force de ce genre d’évènements ». Au total, une centaine de personnes s'attardent, témoins d’un élan de solidarité intense.

Notre-Dame, un « trait d’union » entre les religions
Un membre du mouvement, l’étiquette « Ensemble avec Marie » collée sur la chemise, explique : « Marie est une figure de convergence entre le catholicisme et l’islam, elle est très honorée dans le Coran, où elle est citée 34 fois. » Pour lui, le lien qu'elle représente entre ces deux religions ouvre une possibilité de dialogue, qu’Ensemble avec Marie s’attache à développer.

Inspirée par une initiative libanaise datant de 2007, Ensemble avec Marie est un mouvement porté par l'association chrétienne EFESIA, présidée par Gérard Testard, et une quinzaine de partenaires. Dan ce cadre, des rencontres interreligieuses sont régulièrement organisées. Mais le choix de dédier un moment spécifiquement à la cathédrale Notre-Dame est une première. « Il y a environ un mois, les musulmans de l’association ont exprimé leur solidarité pour Notre-Dame de Paris, mais ce n’était pas suffisant, confie Abdelkader Al Andalussy Oukrid, un des organisateurs, membre du Groupe d'Amitié Islamo-Chrétienne (GAIC). Ils ont alors décidé d’organiser cette rencontre inédite, qui sera d’ailleurs la clôture de la saison. » Une initiative qui a été saluée par les membres de l’association, mais aussi par les partenaires invités à l’évènement.

Si vous voulez que les hommes fraternisent, mettez les ensemble pour construire des cathédrales ! 
Ghaleb Bencheikh. 

Sensible au rapprochement interreligieux, Laurent Grzybowski – journaliste à La Vie et un des organisateurs de la rencontre – a, lui, écrit un chant islamo-chrétien francophone. Mais ce dialogue reste, selon lui, minoritaire et suscite de nombreuses réticences. « Ces résistances montrent que ce phénomène interpelle, qu’il fait bouger les lignes. L’évangélisation, ce n’est pas du prosélytisme, c’est une conversation à égalité », pense-t-il.

Reconstruire dans la fraternité
« Si vous voulez que les hommes fraternisent, mettez les ensemble pour construire des cathédrales ! » C’est le message qu’a porté Ghaleb Bencheikh, président de la Fondation de l’Islam de France, pendant cet évènement. Il souligne que la reconstruction de Notre-Dame de Paris est l’allégorie de la reconstruction de la Nation toute entière.

Car la consternation face à l’incendie de la cathédrale a été partagée par tous, indépendamment des traditions : « Pour beaucoup, c’était un sanctuaire, beaucoup plus que simplement la cathédrale des catholiques de Paris », constate Mgr. Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris.

Ghaleb Bencheikh voit la reconstruction à venir à la fois comme physique – puisque l’incendie a ravagé l’édifice-même – et politique. Il s’agira de recréer une cohésion de la nation, de faire dialoguer les différents cultes. « La voute commune sera celle de la laïcité, les arcs boutants seront ceux de la bonté et de la miséricorde », conclut-il.

17 juil

Pastorale des réalités du tourisme et des loisirs

La Pastorale du tourisme et des loisirs est une réalité relativement récente dans l’Eglise catholique : en France elle s’organise à partir des années 1950, au fur et à mesure que s’étend le temps libre, que développe le tourisme de masse et que l’accès aux loisirs se généralise. Il est difficile de résumer les différentes facettes d’une telle pastorale tant elle doit tenir compte de la diversité des populations et des problèmes rencontrés.

Donner une âme au temps libre
Un de ses premiers objectifs est de susciter les conditions qui aident les chrétiens à vivre leur foi et leur témoignage missionnaire dans le temps qu’ils consacrent au tourisme et aux loisirs. Elle encourage aussi à vivre ce temps comme un moment de grâce et de salut, par exemple en valorisant des attitudes de contemplation, de repos, de retour sur soi, d’attention aux personnes, d’intérêt pour la découverte des autres cultures. Une telle pastorale offre une opportunité pour des organisations chrétiennes de tisser des partenariats avec des organismes publics concernés, et d’entrer en relation avec des professionnels, des employés, des saisonniers.

Un rôle de vigilance critique
Dans la ligne de l’enseignement social de l’Eglise, une pastorale du tourisme garde un rôle de vigilance critique et ne perd pas de vue les personnes qui vivent d’emplois précaires, de conditions de travail difficiles, ou dont les droits parfois sont bafoués. En effet la préoccupation pastorale est que la visée ultime du temps libre, du tourisme et des loisirs reste la réalisation et l’épanouissement de la personne. Cela peut passer par la découverte de la nature, la connaissance du patrimoine esthétique et religieux, par le développement de relations humaines heureuses, ou par un déploiement de la vie spirituelle.

Le rapport pastoral au tourisme est habité par la conviction que le temps libre peut être un moment favorable pour la reconnaissance de Dieu et la pratique de la charité envers autrui. Il peut ouvrir à une action de grâces pour le don de la Création, pour la liberté, pour la joie d’être. Ce sont donc des essentiels de la foi chrétienne et de nos humanités qui peuvent être redécouverts et approfondis à l’occasion de ces moments de plus grande disponibilité.

Père Jean-Yves Baziou,
Prêtre accompagnateur de la Pastorale du tourisme


Téléphoner, venir, écrire à la Paroisse Ste Emilie du Villefranchois ? Facile !

Maison paroissiale
Place Antoine de Morlhon
12200
Villefranche de Rouergue 
  • lundi au vendredi : 9:00 à 12:00 et 14:00 à 18:00
  • samedi : 9:00 à 12:00 et 14:30 à 16:30
 Tél : 05 65 45 21 27 

compteur de visite

20 juil

Les mots du pape – La compassion, pierre de touche des chrétiens
« Ne nous laissons pas entraîner par l’insensibilité égoïste. La capacité de compassion est devenue la pierre de touche des chrétiens, à la suite de l’enseignement de Jésus. Jésus Lui-même est la compassion du Père envers nous. Si tu vois dans la rue un sans-abri couché et penses : “C’est l’effet du vin, c’est un ivrogne”, demande-toi non pas si cet homme est ivre, mais si ton cœur ne s’est pas endurci, s’il ne s’est pas transformé en glace. La miséricorde, face à la vie humaine en état de nécessité, est le vrai visage de l’amour. Et c’est ainsi qu’on devient de vrais disciples de Jésus et qu’on manifeste le visage du Père. “Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.” Dieu, notre Père, est miséricordieux, parce qu’Il a de la compassion ; Il est capable de cette compassion, de se rapprocher de notre douleur, de notre péché, de nos vices, de nos misères. »

20 juil

Un peu d'humour.. 
Une petite pluie serait la bienvenue..

20 juil

Communiqué de la Chorale de Notre Dame

La Chorale de la Collégiale Notre-Dame n'effectue pas de 
répétition de chants pendant les mois d'été.

20 juil

Le chrétien est toujours jeune

« Ou bien l’on est jeune de cœur, d’âme, ou bien l’on n’est pas pleinement chrétien ». L’homélie de la Messe célébrée par le Pape François à Sainte-Marthe dans la matinée du mardi 28 mai, a été un véritable hymne à la vie, à la vitalité, à la « jeunesse de l’Esprit », qui s’oppose à la dérive lasse de tant de personnes « retraitées » dans leur âme, abattues par les difficultés et par la tristesse parce que « le péché vieillit ». Un vent de joie fondé sur le « grand don que nous a laissé Jésus » : l’Esprit Saint.

Le point de départ de la réflexion du Pape a été le passage évangélique du jour (Jean 16, 5-11), qui rapportait un passage du discours d’adieu aux apôtres au cours de la dernière Cène. En effet, le Seigneur offre à ses amis une véritable « catéchèse sur l’Esprit Saint ».

Le trouble intérieur des apôtres – qui devant le drame de Jésus et l’incertitude sur l’avenir, « commencent à comprendre le drame de la passion » – peut être comparé à la réalité de chaque chrétien. A cet égard, François a rappelé que dans la prière de collecte du jour, « nous avons demandé au Seigneur qu’il maintienne en nous la jeunesse renouvelée de l’esprit », en élevant ainsi une invocation « contre la tristesse dans la prière ». C’est précisément la question : « L’Esprit Saint fait qu’en nous il y ait toujours cette jeunesse, qui se renouvelle chaque jour par sa présence ».

L’Esprit Saint est celui « qui nous accompagne dans la vie, qui nous soutient ». Comme cela est exprimé par le nom que Jésus lui donne : « Paraclet ». En effet, « le mot paraclet signifie : "Celui qui est à côté de moi pour me soutenir" afin que je ne tombe pas, afin que j’aille de l’avant; afin que je conserve cette jeunesse de l’Esprit ». Voilà pourquoi « le chrétien est toujours jeune, toujours. Er quand le cœur du chrétien commence à vieillir, sa vocation de chrétien commence à diminuer. Ou bien l’on est jeune de cœur, d’âme, ou bien l’on n’est pas pleinement chrétien ».

Certains pourraient s’effrayer face aux difficultés et dire : « "Mais comment puis-je... ?" : il y a l’Esprit. L’Esprit t’aidera dans cette jeunesse renouvelée ». Cela ne signifie pas que les douleurs manqueront. Paul et Silas, par exemple, souffrirent beaucoup d’avoir été battus : « le texte dit que le geôlier, en voyant ce miracle, a voulu se convertir et les a conduit chez lui et a soigné leurs blessures avec de l’huile... des blessures graves, profondes... ». Mais malgré la douleur, ils « étaient pleins de joie, ils chantaient... ». Voilà la jeunesse. Une jeunesse qui te fait voir toujours l’espérance ». L’Esprit nous aide à nous repentir, à laisser de côté le péché et à aller de l’avant avec cette joie ».

C’est pourquoi François a exhorté à laisser de côté ce qu’il a défini comme la « tristesse païenne », en expliquant : « Je ne dis pas que la vie est un carnaval : non, cela n’est pas vrai. Dans la vie, il y a des croix, il y a des moments difficiles. Mais dans ces moments difficiles, on sent que l’Esprit nous aide à aller de l’avant, comme pour Paul et Silas, et à surmonter les difficultés. Le martyre également. Parce qu’il y a cette jeunesse renouvelée ».

« Demandons au Seigneur de ne pas perdre cette jeunesse renouvelée, de ne pas être des chrétiens à la retraite qui ont perdu la joie et ne se laissent pas porter de l’avant... Le chrétien ne va jamais à la retraite ; le chrétien vit, il vit parce qu’il est jeune – quand c’est un vrai chrétien ».




17 juil

Un nouveau regard sur Villefranche

Yves Prieto a réalisé quelques belles images de Villefranche de Rouergue, illuminée par les fusées du feu d'artifice traditionnel du 14 juillet.
Cliquez sur les images ci-dessous pour les apprécier en plein écran.


https://drive.google.com/file/d/1Br0KwuTKql-T2ABQy0vqOWPNEBJkYBqU/view?usp=drive_web

https://drive.google.com/file/d/1QxBdJ34avuXx0ot56VfLJIuneTBWZQWY/view?usp=drive_web

https://drive.google.com/file/d/1P4SLg3ey88j7hy9BSIjXm-wyvAU70vpA/view?usp=drive_web

14 juil

Laurent Voulzy à la Collégiale

Yves Prieto a réalisé quelques belles images du concert de Laurent Voulzy qui s'est produit dans la Collégiale Notre-Dame, vendredi 12 juillet dernier.
A voir d'autres photos choisies pour vous, en page "les images".

13 juil

L’aumônier militaire, un prêtre auprès des soldats

Jean-Yves Ducourneau, prêtre de la mission Saint-Vincent-de-Paul est aumônier militaire en poste à Saint-Maixent (Province de Poitiers). Pour les festivités du 14 juillet, il recevra de la Grande Chancellerie la Croix de la Légion d’honneur. Après 32 ans de carrière dans l’Armée, le « Padre » quittera son poste d’aumônier militaire pour s’engager dans la réserve citoyenne. Il revient sur ces années d’engagement passées auprès des troupes militaires françaises.

Père, comment est née votre vocation sacerdotale ? Pourquoi vous êtes-vous engagé en tant qu’aumônier militaire ? 
J’ai commencé très jeune dans le milieu militaire, dès l’âge de 14 ans, en tant qu’enfant de troupes puis sous-officier. Mon premier théâtre d’opérations à l’étranger était à Djibouti où je suis resté une année. J’ai réfléchi, au cours de ce séjour, d’un point de vue humaniste sur le sens de la vie et la pauvreté. Ce moment de réflexion m’a permis devenir prêtre en 1994 au sein de la Congrégation de la mission (Lazaristes).

Mes expériences d’aumônier de prisons et de bénévole auprès de l’Association d’aide aux Gens de la Rue « Aux Captifs, la Libération » m’ont permis de comprendre que la misère n’a pas de frontières. Il n’y a qu’un seul médecin de l’âme, le Christ. Je rejoins l’aumônerie militaire en septembre 1996. Je suis alors parti en opérations extérieures à l’étranger (Opex), sur plusieurs lieux de conflits où est présente l’Armée Française : au Tchad, en Macédoine, au Liban, au Kosovo, en Côte d’Ivoire, au Darfour, en Centrafrique et deux fois en Afghanistan.

Quelle est votre mission actuelle ?
Je suis à Saint-Maixent l’Ecole (Deux-Sèvres) à l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active (Ensoa). Je suis disponible pour les élèves et les promotions extérieures. Je ne partirai plus en Opex. Après plus de 32 ans d’armée, je vais m’engager dans la réserve citoyenne pour vivre une autre mission. Je termine mon temps à l’aumônerie militaire cet été.

Comment participez-vous aux festivités du 14 juillet cette année ?
Cette année, la Fête Nationale revêt un caractère particulier puisqu’on m’octroie la Croix de la Légion d’honneur. La République reconnait les services rendus par un prêtre de l’institution militaire. C’est aussi un honneur pour le Diocèse aux Armées. Seuls quelques aumôniers ont déjà obtenu ce grade de chevalier de la Légion d’honneur. Dans le mémoire rédigé par la Grande Chancellerie, il est fait mention de mes écrits qui mettent en exergue le monde militaire. L’ouvrage, Les cloches sonnent aussi à Kaboul, itinéraire d’un soldat de Dieu (Editions les Béatitudes) m’a fait connaitre de la hiérarchie militaire. J’avais reçu le deuxième prix de la Légion d’honneur en 2012. Ce livre souligne l’accompagnement spirituel des soldats par des prêtres sur les terrains de guerre.

Comment définissez-vous la figure de l’aumônier militaire ?
Il est le conseiller spirituel du commandement. Le « Padre » est l’homme du « C » car il est à la fois christique, conseiller, confident, consolateur, confesseur, charitable et « communicateur du ciel ». Je suis fasciné par la phrase : « Jésus qui parle aux disciples d’Emmaüs ». Jésus entre dans la difficulté avec ses hommes. Il n’a pas peur d’entrer dans leur histoire, de marcher avec eux pour les amener à quelque chose de plus grand, l’éveil de la foi. Je prêche auprès des militaires pour leur ouvrir le cœur vers la spiritualité.

En quoi consiste la mission d’aumônier militaire ?
J’accompagne les soldats sur le terrain dans des missions difficiles et partage leur quotidien (Opex) mais j’assiste également les familles de défunts. J’aime beaucoup l’expression : « fraternité d’armes » même si elle est paradoxale. Comment pouvons-nous être frère si on a des armes ? Cette fraternité d’armes passe par des fraternités de larmes. Ma mission est que cette fraternité devienne une « fraternité d’âme ».

De plus, le lien avec les populations locales est très important en opérations extérieures. C’est une qualité de se décentrer du camp militaire pour aller aux « périphéries » environnantes. Nous sommes là pour construire quelque chose et « entrer en relation avec ». Par exemple au Liban avec la Princesse de Bourbon-Lobkowicz, ambassadrice honoraire de l’Ordre de Malte au Liban, nous œuvrons auprès de la population locale et les communautés religieuses locales comme les Filles de la Charité à travers des dons alimentaires, des quêtes ou des dons vestimentaires.

La fonction d’aumônier a-t-elle évolué en trente ans ?
Elle a évolué progressivement. Quand j’étais sous-officier, le « Padre » était au cœur du dispositif car il était seul et recevait une ordonnance. Aujourd’hui il doit se faire connaitre auprès des militaires. J’appelle tout le monde par son prénom pour créer une proximité avec eux. Cette proximité est appréciée car l’aumônier – par définition – est hors hiérarchie. Il n’a plus le grade de capitaine depuis la guerre d’Algérie pour ne pas être coupé de la base. Si nous sommes hors hiérarchie, nous ne sommes pas hors discipline. Nous sommes aumôniers militaires et pas militaires aumôniers ! Certes, il faut savoir être sportif mais ce n’est pas notre but premier. A l’armée, l’habit fait justement le moine. Nous sommes habillés comme les soldats. L’aumônier n’est pas le Père du régiment mais il est un repère, il rappelle cette paternité divine et donne des repères humains et sociétaux.

Quelles difficultés avez-vous rencontré sur le terrain ?
Dire la messe dans des zones de guerre peut-être difficile. Parfois, j’étais menacé de mort et le commandement de l’armée me déconseillait de me rendre dans certaines zones risquées. Aller à la messe nécessitait parfois de prendre des véhicules blindés. Les militaires qui m’accompagnaient à l’office étaient tous volontaires. Il faut montrer que cette liberté peut-être à risques mais si je ne peux pas sortir de ma base, quelle est au final la crédibilité de ma mission ?

Comment gérer les longues missions ou la confrontation avec la mort lors d’opérations en théâtres extérieures ?
Il faut être équilibré dans sa vie pour pouvoir vivre pleinement la mission car nous sommes souvent isolés des communautés ou des bases. L’aumônier militaire catholique doit avoir un fort enracinement spirituel. On ne peut pas envoyer n’importe qui n’importe où. Le discernement est primordial. Nous devons être présents quand il faut, remonter le moral des troupes quand il y a en a besoin, savoir se mettre en retrait si nécessaire, savoir faire preuve de fraternité, être copain de sport…. Et bien sûr, faire corps avec les soldats et par extension avec les familles de militaires.

Après avoir rédigé plusieurs ouvrages sur le quotidien de la vie d’aumônier militaire sur des lieux de guerre et les différences facette de la mission, vous publierez prochainement Le Café du Padre (Edition Salvator), un livre sur l’importance d’accueillir l’autre et de se laisser accueillir. En quoi est-ce important de se laisser accueillir par un régiment en mission?
Quand je vais dans les bataillons et les compagnies, je dois me faire connaitre des militaires et me laisser accueillir. Je bois de nombreux cafés avec eux car c’est un prétexte de lien social ! Je souhaite mettre en exergue l’importance de l’accueil en Eglise. L’accueil de l’aumônerie militaire est quelque chose d’extraordinaire car nous avons un panel hétéroclite à l’image de la société française : des catholiques pratiquants, des agnostiques, des athées et des personnes d’autres confessions (musulmans)… C’est une grande richesse car je peux engager des discussions. Quand je prêche aux militaires, je ne fais pas de sermons ni de théologie. J’essaie de me mettre à leur portée. J’ai eu dans mon passé la joie de travailler avec des personnes en difficultés. J’ai la passion des âmes. C’est, pour moi, ce supplément d’âmes qui est au-dessus de la fraternité d’armes.

Dates à retenir

Du mercredi 24 juillet, 18:00, au 31 juillet 2019 à 10:00
Autour du cœur de Jésus
Retraite organisée par l'Institut des Sœurs de St Joseph
Accueil St Joseph à Rodez (en pension complète et en chambre individuelle)
Intervenant : Père Xavier Jahan, SJ
Renseignements : Accueil St Joseph 05 65 87 14 90
Accueil St-Joseph
9 rue Jean XXIII 
12000 Rodez 

du 22 au 28 juillet 2019
Stage de musique liturgique à Lourdes
rens : Cathy Leblanc 06 32 42 54 14

du 24 au 28 juillet 2019
Ecole de prière au Couvent des Dominicaines de Monteils
enfants de 7 à 10ans et jeunes de 11 à 15 ans
P. Raphaël Bui 06 12 31 46 00 ou Fr. Philippe Arnal 06 26 32 40 96

du 3 au 30 juillet 2019 inclus
Le secrétariat de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sera fermé pour congés.

En juillet et août 2019
La Maison paroissiale est ouverte de 9:00 à 12:00.

dimanche 25 août 2019 à 11:00
Messe en direct depuis l'abbatiale Sainte Foy de Conques

7 et 8 septembre 2019
Journées mariales de Ceignac